-- Histoire de Bretagne --

Parlement de Bretagne : à Lanrodec samedi, le futur a déjà commencé !

Reportage de Nantes Multimédia (porteparole Maryvonne Cadiou) publié le 21/12/16 16:54

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Le Bro Gozh va Zadoù historique, jour du Réveil du Parlement de Bretagne, Lanrodec, 17 décembre 2016. Nantes Multimedia

Ci-dessus le mp3 du Bro Gozh va Zadoù historique, jour du Réveil du Parlement de Bretagne, Lanrodec, 17 décembre 2016 qui a terminé la cérémonie.

Alors que la Bretagne est depuis plusieurs jours, en cette fin d'automne, noyée dans un brouillard épais, faut-il voir comme de bon augure pour le Parlement de Bretagne que cette journée de samedi à Lanrodec ait été radieuse, avec un soleil aussi chaud qu'en été ? Alors que le brouillard dense revint dès le lendemain...

Peu à peu ils arrivent, les futurs parlementaires, leur famille, leurs amis, les électeurs accompagnés ou pas des amis et famille aussi, qui en voiture, qui en camping-car (pour ceux qui avaient prévu de passer la nuit sur place), qui par le train... de toute la Bretagne, dont du Vignoble nantais (André Corlay et famille), de Saint-Sébastien-sur-Loire (Anne Cadorel et son mari), et, pour les parlementaires de la diaspora, ils venaient de Mayenne, de Paris (Jean-Marc Furon), de l'est de la France (Jonathan Le Bris)..., Christophe Bourdelier s'est fait excuser de Pologne.

Solidarité, entraide sont déjà en action dans cette aventure du Parlement de Bretagne ! Car, comme demandé sur (voir ABP 41452), certains étaient arrivés à l'aurore, avec du matériel, les boissons, la sono prêtée, le pillig, les machines à raclette pour le dîner... et pour aider à la mise en place de la «Table ronde qui sera en fait un losange», rectitude des bancs obligea !

À l'extérieur le barbecue ronflait déjà pour griller les saucisses du déjeuner.

Nous remarquons un menhir près de l'entrée de la grange de Jo Baron. C'est lui qui l'a transporté là, et redressé, alors que « enfoui dans un champ proche, il accrochait toujours la charrue» nous dit-il en posant à côté pour ABP ! (Voir les photos).

Comme à Surzur le 27 novembre (voir ABP 41355), une sympathie spontanée naissait entre toutes-tous ; la joie de se retrouver, ou de faire connaissance, présidait à toutes les conversations, la cordialité était naturellement de mise entre tous ces Bretons amoureux de leur pays et désireux d’oeuvrer pour lui ou d'assister à cette journée historique du Réveil du Parlement de Bretagne tant d'années après sa mise en sommeil.

Peu à peu le décor de la salle s'organise, tapissée de drapeaux bretons, la table du serment est garnie de l'emblème du Parlement de Bretagne, des chandelles noires et blanches, aux couleurs de la Bretagne (chandeliers soudés par l'artiste Jean-Loup Le Cuff, bougies noires trouvées en Grande-Bretagne), de la coupelle pour le sel de Guérande, du gobelet en poterie pour le chouchen et du livre pour prêter serment. Ce sera :

Coûtumes générales du Païs et Duché de Bretagne et usemens locaux de la mesme province avec les les procez-verbaux des deux reformations, les notes de M. Pierre Hevin, doïen des Avocats du Parlement, les arrests recueillis par le même auteur sur les articles de la Coûtume, l'Aitiolodie de Messire Bertrand d'Argentré, Sénéchal de Rennes..., Rennes, Vatar, éd. 1748 pour le tome 3.

La presse locale arrive : Ouest France, Le Télégramme et l'hebdomadaire local du mercredi L'Écho d'Armor et d'Argoat (voir le site) (1). France 3 région Bretagne est là aussi, filme le décor et procède à des interviews ; la chaîne diffusera un reportage d'une minute 48 secondes le soir même dans le Journal télévisé (2).

Les parlementaires prennent place sur les premiers bancs, les électeurs et les amis sur les bancs de derrière - certains électeurs, qui vont aider lors de la cérémonie, ont revêtu leur écharpe spéciale, à liseré vert (voir sur les photos).

Nous signalons ici que, bien qu'il y ait des femmes parlementaires, ce n'est pas par erreur ni par mépris que nous avons tout rédigé au masculin, mais pour des commodités de rédaction.

Nous en profitons pour remercier Didier Lefebvre, inventeur du titre pour l'article de Surzur (voir ABP 41355) : ...retour à Surzur, retour vers le futur ! , car nous n'avons eu qu'à nous en inspirer pour la suite ici !

La cérémonie débute dans les temps. Jean-Loup Le Cuff - le président de l'association Kelc'h an Dael (KAD, le Cercle du Parlement) à l'origine de l'idée du réveil - guide le déroulement des intronisations selon le rituel qu'il avait annoncé sur (voir ABP 41452).

Mais auparavant il tient à raconter l'histoire de Jo Baron - notre hôte - et des portiques écotaxe, de sa condamnation imméritée, de sa relaxe récente. Jo Baron, ému, remercie.

Il explique aussi l'origine de sa propre écharpe rouge, ornée d'un statère, copie d'un objet trouvé en Bretagne.

Ensuite Jean-Loup Le Cuff précise le Réveil :

« Les Bretons n'ont jamais voté la dissolution du Parlement, il peut donc être réveillé, par une nouvelle élection reconstituante à laquelle nous allons procéder aujourd'hui. Ce que KAD a réussi à faire après environ 5 ans de travail. Les échanges depuis 2011 sur les réseaux sociaux, après une manifestation à Kemper pour la langue bretonne en 2012 ont décidé de la création de KAD ».

« C'est la première fois que nous faisons cette cérémonie, ce genre d'élection n'a jamais eu lieu et il y a de l'improvisation dans la mise en place ! » (3)

« L'ancien parlement comportait les trois ordres : la noblesse, le clergé et le tiers-état ».

« Le nouveau sera sous le signe de la démocratie ».

« La nouvelle démocratie bretonne est en marche » (il est 15 h 30).

Puis il lit le texte du serment en français, traduit en breton phrase par phrase, à la volée, par Fañch Dupuis. Jo Baron fait la traduction en gallo.

Le livre du serment

Jean-Loup Le Cuff avait prévu d'apporter un authentique ouvrage de Bertrand d’Argentré, grand juriste et historien breton, l’édition de 1628 du «Commentaire des Coutumes de Bretagne». Mais un problème de dernière minute en finissant de souder les chandeliers, a fait que ce livre est resté chez lui...

Qu'importe, il contacte Servane Huonic, directrice de l'IDBE (Institut de Documentation Bretonne et Européenne (voir le site) ). En voisine à Guingamp, elle arrive illico avec un livre de remplacement, moins ancien mais qui convient tout à fait car il est aussi relatif à Bertrand d'Argentré.

Comme elle le signale dans son commentaire - merci à elle - qui a aidé à rectifier l'info, nous donnons le lien de la bibliothèque de l'IDBE : (voir le site) .

La cérémonie

Les parlementaires présents, appelés tour à tour par ordre décroissant des nombres de voix obtenues à Surzur, prêtent serment, la main gauche sur le Livre de Bertrand d’Argentré, la main droite sur le coeur, prennent un peu de sel breton de Guérande, boivent un peu de chouchen - le salé et le sucré de Bretagne, ou symboles de la mer et de la terre de Bretagne - puis vont signer le serment dans l'autre grand livre, Celui des Cycles parlementaires 2017-2019 (voir photo n° 39, copie d'écran de FR3 mieux placés que nous, et ph. n° 25 pour la reliure [de qui ?]).

Certains oubliaient le chouchen, rappelés à l'ordre en riant par Jean-Loup [ndlr : Qui a dit ou dit encore que les Bretons sont alcooliques ? !]

Avant de prêter serment, chacun se présentait brièvement, disait ses souhaits et ses buts pour la Bretagne, un bref résumé de leur profession de foi, en somme.

Puis comme André Corlay avait lu tout le texte du serment (4), concocté en français par Jean-Loup, mais lu en breton et en gallo avant le début de la cérémonie, chaque parlementaire déclara « J'adhère au texte lu par André ».

Le rituel suit son cours : sel, chouchen, signature, dans le recueillement de toutes-tous, avec juste les clics des photos, sans oublier ensuite les applaudissements pour chacun des nouveaux intronisés.

Ils passent après, pour recevoir leurs écharpes spéciales (5), dans les mains d'Odile et Antoinette - les fidèles secrétaires de Kad - promues « habilleuses » pour la circonstance et retournent sur leur banc.

Glanes de Jean-Loup Le Cuff

Entre les intronisations, JLLC passe parfois des messages.

- Les écharpes (voir aussi la note 5)

Jean-Loup précise que les écharpes sont actuellement fixées avec une épingle, qui sera remplacée par un pin du Parlement (en commande) que chacun pourra porter librement, dans toutes occasions. Si leur vue suscite des questions, surtout parmi les jeunes Bretons, il est conseillé d'en parler...

- Les bougies ne fondent pas vite, comme vous pouvez le remarquer. Pour les éteindre, on ne les soufflera pas. Il y a une superstition qui dit que ce serait une âme qui s'envole... On se mouillera donc les doigts.

- Les écharpes devront être rendues après chaque session, pour éviter copies ou détournements. Cela illustre aussi la notion de partage - elles ne seront pas personnelles. Au bout de trois ans, si la personne n'est pas réélue, elle pourra garder son écharpe.

Glanes des Parlementaires

Nous avons noté au vol quelques déclarations percutantes :

Charles de Kermenguy :

« Nous occuper de l'économie de la Bretagne, sans détruire la France ».

David French :

« Je suis naturalisé Breton » (6).

Jakez de Poulpiquet :

« Nous n'avons pas en Bretagne les élus que nous méritons. Il y en a qui trahissent. Un exemple typique : nos députés socialistes ont voté contre la réunification (ils sont aux ordres du parti), les conseillers régionaux ont voté pour la LGV (la Ligne à Grande Vitesse qui doit mettre Brest à 3 h de Paris...) au lieu de voter pour finir la route centrale = la 4 voies du milieu, comme on dit, qui serait un vrai plus pour les Bretons chez eux... ».

Jean-Luc Latouche :

« Travailler avec les collègues, arriver à une vraie nation ».

Alain Le Bris :

« Je ne suis pas de droite, je ne suis pas de gauche, je suis breton. La droite et la gauche ont été créées pour diviser...».

Karol Dolu

« Pour beaucoup, je ne suis pas bretonne car je suis née à Saint-Nazaire et j'ai grandi en Bretagne Sud Loire, à Saint-Brévin les Pins ; j'ai appris à jouer de la bombarde et à parler breton dans cette ville de l'autre côté de la Loire. Mais j'ai longtemps entendu que nous n'étions pas bretons ».

Éric de Gaudemont

« J'ai écrit ma profession de foi avant d'entrer à l'hôpital ».

« Mon désir de toujours est de me battre contre toutes les injustices, tous les racismes et toute la bêtise de ceux qui n’ont que la haine et le rejet dans leurs actions ou dans leurs propos».

« Le malheur des Bretons [dû ?] au nombre de bars en Bretagne, comme quoi les Bretons seraient alcooliques, cela m'énerve. La Première guerre mondiale a été une boucherie et les femmes ont tenu les bars avec la permission jacobine. La Bretagne a été martyrisée par l'État français, présentant les Bretons comme de la chair à canon. C'est important pour moi depuis que je suis revenu en Bretagne ».

Les détails sur le fonctionnement du Parlement

Donnés par Jean-Loup Le Cuff.

À 17 h 10

« Les Parlementaires auront à rédiger un règlement intérieur et à désigner un correspondant pour les communiqués de presse ».

À 17 h 30

« On aura une Cour de justice, avec des Archives ».

« En interne, pour d'autres cas bretons comme celui de Jo, cela nécessitera d'avoir un avocat, de le payer».

« Les dons sont possibles, soit à KAD, soit au Parlement ». « Si aucune précision n'est donnée, alors le don sera réparti moitié/moitié ».

Il précise « On commence par être électeur, puis on entre dans KAD, pas l'inverse ».

« On ne veut pas être récupéré, sinon tout est foutu ».

Le projet de site dédié au Parlement de Bretagne

Le site de Dael Breizh, paragraphe rédigé spécialement pour ABP et communiqué par Alan Viaouet - parlementaire, informaticien, maître d'oeuvre du site.

Prochainement sera mis en ligne le site du nouveau parlement à l’adresse : (voir le site)

Ce site est organisé sur plusieurs niveaux d’accès :

- En tant que simple visiteur : informations sur le parlement et ses activités, possibilité de contacter ce dernier et une page pour s’inscrire en tant qu’électeur ;

- En tant qu’électeur : informations sur les débats, une page pour voter (lorsque nécessaire) et un forum afin d’échanger entre électeurs ;

- En tant que parlementaire : même structure que pour les électeurs ;

- Un dernier niveau pour le triumvirat du Dael et celui de KAD sur la même organisation.

Hors la section visiteur, l’accès ne sera possible qu’après identification.

Le vote final du jour : Élire le Triangle

Il est demandé aux Parlementaires : « Qui voudrait se présenter au Triangle des Présidents ? »

Cinq noms sont donnés. Chacun vote dans le chapeau breton.

Il est évidement tenu compte des procurations données aux Parlementaires.

Élus

1 - Yann Kez Gaultier, 23 voix, président ;

2 - André Corlay, 17 voix, premier vice-président ;

3 - Mary Olivo, 9 voix, deuxième vice-présidente.

Une fois le Triangle de présidence du Parlement élu, leurs écharpes parlementaires sont échangées contre des écharpes de Présidence à liseré rouge.

Chacun va féliciter les élus, se précipite pour la photo - que nous prendrons plus tard car ce sera bientôt le moment du Bro Gozh historique et nous ne voulons pas perdre notre perchoir privilégié pour la vidéo (7) ! Il sera mené au micro par Anne Cadorel, électrice, et Davy French, parlementaire, avec les trois premiers couplets.

Alors le nouveau Président fait une petite allocution en son nom et celui du nouveau Parlement de Bretagne installé.

La présence d'une femme dans ces postes est largement soulignée positivement dans la soirée qui a suivi, avec un succulent dîner.

De Jean-Loup Le Cuff, ce qui a été supprimé de son interview sur France 3

La raison ? Nous l'ignorons. Manque de temps à cause d'un minutage serré pour le Journal télévisé, ou contenu indisposant ?

À la journaliste de France 3 qui lui demande :

« Vous êtes indépendantiste ? » Jean-Loup Le Cuff répond :

« Le mot indépendance aujourd'hui ne veut plus rien dire ».

« La France est-elle indépendante en Europe ? »

« L'Europe est-elle indépendante dans le monde ? »

« Nous, Bretons, nous voulons simplement instaurer une véritable démocratie en Bretagne réunifiée, où nos enfants apprendront à l'école leur histoire, leurs langues et leurs cultures. Et également bien sûr pouvoir gérer nous-mêmes notre fiscalité, car nous seuls savons ce qui est bon pour le peuple breton ». [ndlr : ce qui, ajouté à la déclaration de Jakez de Poulpiquet ci-dessus dans Glanes de Parlementaires, ne peut manquer de faire tilt].

L'interview de Yann-Kez Gaultier zappée sur France3

Après le passage du reportage sur France3 et vu que l'interview de Yann-Kez n'y est pas passée (mêmes raisons ? mais le contenu était différent), nous avons, le lendemain, interrogé celui qui était devenu le président du Parlement breton, qui nous a répété les grandes lignes de son discours.

« Après 5 années de gestation nous vivons une journée historique suite à l'élection nationale bretonne de Surzur le 27 novembre (lien ci-dessus), les parlementaires élus sont désormais investis dans leur nouvelle fonction ».

« J'ai l'honneur d'avoir été choisi pour assurer la fonction de président, et, avec mes deux vices-présidents, Marie Olivo et André Corlay, enclencher la première [vitesse] ! »

« Concernant les parlementaires de la diaspora, nous réfléchissons à la mise en place d'un système de correspondance propre à l'esprit breton de partage, de respect, de solidarité, et sans querelles (!), comme savent l'avoir les Bretons de conviction ».

« Nous avons tout à faire, à construire de toute pièce, et nous le ferons sans copier les existants ».

Notes

(1) L'Écho d'Armor et d'Argoat : a publié un grand reportage le mercredi suivant : (voir le site) . Reportage de Gaël Arcuset Le Parlement de Bretagne est ressuscité. Il a réapparu chez Jo Baron, samedi 17 décembre, à Lanrodec (Côtes-d’Armor). Avec un lien actif vers un article sur son histoire de portique (30 nov.).

(2) France 3 région Bretagne : (voir le site) Titre : Ils créent un «parlement de Bretagne»

Extraits :

Les sympathisants de l'association Kelc'h an Dael ont remis au goût du jour un «parlement de Bretagne». 33 «élus» réclament la réunification voire l'autonomie de la Bretagne et le développement de la langue bretonne.

Une cérémonie était organisée hier dans les Côtes-d'Armor.

Interviews [video]

- Jakez de Poulpiquet, élu au «Parlement de Bretagne, Dael Breizh» ;

- Jean-Loup Le Cuff, président de l'association Kelc'h An Dael ;

- Alan Viaouet, élu au «Parlement de Bretagne, Dael Breizh».

Dans l'assemblée ce samedi après-midi, il y avait des informaticiens, des universitaires, des artistes, des gens qui se sont parfois déjà engagés dans un parti politique mais qui ont été déçus. Ils espèrent que leur parlement de Bretagne sera l'occasion de pouvoir reparler d'autonomie de la Bretagne. Parmi les 33 élus, 9 font partie de la diaspora bretonne et n'ont pas pu assister à la création de ce parlement un peu particulier.

Légalement, le Parlement de Bretagne n'existe plus depuis la fin de la révolution française.

Encore 6 jours en replay ?

(3) «l'improvisation dans la mise en place !» Nous pouvons certifier, pourtant, au vu de nos photos, que le moindre détail a été prévu...

(4) Le texte du serment : en PDF à venir.

(5) Les écharpes spéciales ont été dessinées par un des parlementaires, Yann-Kez Gaultier, faites à Nantes par une Bretonne, sur une machine professionnelle. Un des motifs, avec des maillons emboîtés, symbolise l'Alliance (voir photo).

(6) David French : Il raconte à ABP dans un français parfait avec une très légère pointe d'accent - ce qui nous a fait donc l'interroger par la suite - qu'il est anglais, né dans le Kent, et est devenu Breton de coeur ! Il a un passeport britannique mais, ayant quitté la Grande-Bretagne depuis plus de 20 ans, il n'a plus le droit d'y voter.

Il a quitté l'Angleterre à 28 ans pour la Normandie d'abord, pendant 6 ans (pour fuir Mme Thatcher). Y rencontrant des Bretons, dont un l'emmène un jour au Festival de Lorient, il se dit « C'est en Bretagne que je veux vivre ». Il vend sa maison de Normandie, s'installe en Bretagne, fait partie d'un Cercle celtique, apprend l'histoire de Bretagne et le breton.

Un jour à Karaez dans un bar il parlait breton avec Andrew Lincoln, président de Diwan de l'époque et les clients n'en revenaient pas : Deux Anglais qui parlent breton !

Il connaît des chansons bretonnes, dont celles du Barzaz Breiz, il les chante chaque fois que possible, en soirée chez des amis. Il a même écrit un treizième couplet de An Alarc'h, le chant qui célèbre le retour du duc Jean IV en Bretagne.

En effet les rapports entre la Bretagne et l'Angleterre l'intéressent particulièrement ; il nous conte même, brièvement, l'histoire de l'assassinat d'Arthur Ier de Bretagne par Jean-sans-Terre... !

(7) vidéo : d'une médiocre qualité, nous demandons aux lecteurs de nous excuser... car, en plus, nous n'arrivons pas à la télécharger. Nous en avons fait un mp3 !

Quelques communiqués précédents :

Résultat des premières élections nationales et parlementaires bretonnes ! (voir ABP 41338) ;

Le même article relayé par l’UNPO : (voir le site) ;

Élections du Parlement de Bretagne : retour à Surzur, retour vers le futur ! (voir ABP 41355) ;

Tous les autres communiqués sur le site de KAD : (voir le site) .

Il nous restera à scanner le serment en breton et à ajouter aussi celui en français pour les présenter en PDF.

Nous demandons à celles-ceux qui ne se voient pas en photos lors de leur intronisation, de nous excuser.

Document PDF 41498-charte_elu_elections_nationales_bretonnes_17_decembre_2016.pdf Charte de l'élu aux élections nationales bretonnes, 17 décembre 2016. Source : Parlement de Bretagne
©agence bretagne presse

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