Nuit celtique de Rennes : Vers une apothéose du genre
Dépêche de Philippe Argouarch

Publié le 27/04/07 8:53 -- mis à jour le 00/00/00 00:00

Si pour Frédéric de Saint Sernin, le président du stade rennais FC qui co-produit le spectacle, c’est une opportunité « pour renforcer l‘identité du club », pour Jean-Pierre Pichard, ancien directeur du festival de Lorient et de tant d’ autres nuits celtiques de Nantes à Bercy, c’est un retour aux sources. Pichard a passé 15 ans de son enfance à Rennes et avait commencé comme sonneur dans le bagad de la ville. Il a même déjà joué sur ce stade lors de la mi-temps d’une demi-finale de la coupe de France en 1971. Rennes avait gagné. Pichard aime gagner et on a aucun doute qu'il gagnera ce nouveau pari. La moitié des billiets est déjà vendue.

Jean-Pierre Pichard nous confie que « la scène sera la plus complexe de tous les montages qu’il a entrepris ». Il y aura 4 scènes à l’image d’une hermine géante qui ira d’une zone de réparation à l’autre. Un stade n’est pas fait pour faire des concerts, encore moins pour la harpe celtique, mais Pichard s’est entoure « des techniciens les plus compétents » pour faire du stade de Rennes un nouvel opéra de Sydney en quelque sorte.

Alan Stivell finira la première partie avec 400 musiciens de bagadoù. Au programme une re-interprétation de la gavotte finale de sa symphonie celtique Tir Na N-Og avec la participation de Dan ar Braz et de la violoniste Dominique Dupuis. Ce sera selon Alan « une grand messe [...]très intense » et « que du bonheur selon » Dan ar Braz.

Si certains morceaux qui seront joués ont un certain âge, les musiciens qui les joueront ne sont pas figés dans le temps mais continuent d' évoluer comme le montre Dan avec son dernier CD médité sur les bords du Nil. Quant à Alan Stivell, il est toujours sur les sentiers d’harmonies nouvelles, sur le revival d’une ancienne balades des Hébrides, ou sur des concoctions nouvelles de tous ces sons plus ou moins magiques, éthérés ou incantatoires, dont seul il a le secret. Ancré dans la tradition, il a su devenir un des acteurs d'une musique bretonne contemporaine, evolutive, et bien vivante.

Ce sera le samedi 2 juin au Parc des Sports de la route de Lorient.

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Philippe Argouarch

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Philippe Argouarch est un reporter multi-média ABP pour la Cornouaille. Il a lancé ABP en octobre 2003. Auparavant, il a été le webmaster de l'International Herald Tribune à Paris et avant ça, un des trois webmasters de la Wells Fargo Bank à San Francisco. Il a aussi travaillé dans des start-up et dans un laboratoire de recherche de l'université de Stanford.
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