À l’occasion de la réunion organisée ce jour à la préfecture de Nantes en présence de Sébastien Lecornu, secrétaire d’État à la Transition écologique et solidaire, au sujet de Notre-Dame-des-Landes, la Coordination Rurale de Loire-Atlantique (CR44) a réaffirmé sa demande d'un retour à l'état de droit.

« Alors que le projet d'aéroport a été abandonné, il est intolérable que des agriculteurs ne puissent toujours pas accéder à certaines parcelles sous la pression des zadistes. C'est bien à l’État de faire respecter la loi et rien que la loi pour un traitement égal de tous ! », explique Catherine Laillé, présidente de la CR44.

La CR44 milite activement pour que les terres libérées suite à l'abandon du projet d'aéroport restent à vocation agricole

Les agriculteurs historiques qui le souhaitent doivent être prioritaires pour récupérer les terres dont ils ont besoin pour garantir la pérennité de leurs exploitations notamment en assurant l'autonomie fourragère pour l'alimentation des animaux.

Un état des lieux devra ensuite être réalisé pour connaître les surfaces agricoles restantes qui pourront être libérées pour répondre à de nouvelles installations, qu'elles soient conventionnelles, label, bio, en circuits courts… Seule condition : que les projets se fassent dans les règles de droit. Ainsi, les porteurs de projet doivent (s’ils ne le sont pas déjà) devenir agriculteurs et s'inscrire à la MSA comme tous les autres agriculteurs.

La CR44 reconnaît la légitimité de la Chambre d'agriculture, au sein du comité professionnel qui intègre l’ensemble des syndicats, à gérer le projet agricole de la zone et a ainsi voté la motion présentée en ce sens à la session chambre d'agriculture du 22 février dernier.

La Coordination Rurale attend des actes fermes de l’État pour un retour serein à l'état de droit sur les terres de l'ancien projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

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