Non-ratification de la Charte européenne des langues minoritaires... Annonce d'un enterrement programmé !
Communiqué de presse de Christian Troadec

Publié le 28/10/15 13:30 -- mis à jour le 00/00/00 00:00

Les amis politiques de Marc le Fur au Sénat viennent d'enterrer définitivement la promesse de François Hollande de ratifier la Charte européenne des langues minoritaires. Ce n'est pas vraiment une surprise et à un mois des élections régionales, personne ne s'attendait à une autre attitude. Si la droite, majoritaire dans cette assemblée, a balancé les dernières pelletées de terre sur une possible ratification, ce sont bien les amis PS de Jean-Yves Le Drian qui avaient creusé la tombe en ne prenant pas le dossier à bras-le-corps lorsqu'ils avaient la majorité dans les deux assemblées ! La ficelle, même peinte en rose, est un peu grosse aujourd'hui lorsqu'on entend des élus socialistes ou leurs obligés, tenter de faire porter le chapeau à d'autres. Les socialistes ont eu tous les pouvoirs, pas plus sur la réunification de la Bretagne que sur la Charte des langues ils n'ont été capables de respecter leurs engagements. Chez les amis de Marc le Fur comme chez ceux de Jean-Yves Le Drian, il y a beaucoup trop de démagogie et de communication cyniquement organisée au mépris de celles et ceux qui défendent sincèrement les langues régionales. Re 'zo re ! Trop c'est trop ! Le 6 décembre prochain, les Bretonnes et les Bretons pourront rappeler à ces messieurs qu'en politique le dire c'est bien mais le faire c'est mieux !

ChristianTroadec

Maire de Carhaix

Tête de liste « Oui la Bretagne » aux régionales

Christian Troadec

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Vos 6 commentaires
SPERED DIEUB
2015-10-28 16:12:23
Oui il faut obliger Marc Le Fur à prendre ses responsabilités face à ces amis politique .Sa sincérité est à l'épreuve cette fois
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An Floc'h
2015-10-28 20:56:05
Ca, c'est envoyé ! Vers le 2nd tour !
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Damien Kern
2015-10-28 23:25:31
Afin que la liste soit complète, on peut ajouter les sénateurs radicaux de gauche qui ne ratent jamais ce genre d'enterrement.
Le parti radical est un très vieux parti. Avant sa scission, dans la 1ère partie du siècle dernier, on les surnommait : "les jeunes turcs". Tout un programme.
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konan Lasceau
2015-10-29 11:22:36
Au restaurant "Le FRAANCE", le nouveau Chef "françois" n'a qu'un seul menu "la tête de veau" et tous les convives (depuis 1789) sont priés de parler français et d'avaler un menu indigeste. A la fin du repas, la note est salée et le garçon de salle indique que vous devez verser un pourboire obligatoire sinon les vigiles ne vous laisseront pas sortir. (A noter qu'on y refuse les illettrés, les sans dents, et les vieilles peaux )
Qui empêche ces convives Bretons, Basques, Alsaciens et Corses d'ouvrir leur propre restaurant avec des menus différents et de s'associer entre eux pour faire face à la mégalomanie du Chef "françois" ?
Tel est la triste condition du mouvement universel certains restaurants ferment (Le Yougoslave, l'URSS, Le Tchécoslovaque ... le menu unique était indigeste.) ou restent ouverts encore quelque temps malgré l'absence de clients et d'autres ouvrent !
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Damien Kern
2015-10-29 14:23:52
M. Troadec.
Je vous propose d'interpeller les autres listes sur 2 points qui pourraient figurer dans la liste des promesses électorales.
- L'adoption de cette charte par le conseil de Bretagne. Une manière de retourner le problème. Finalement quels sont les députés/sénateurs bretons compétents pour décider pour l'alsacien, corse, flamand ... ?
- Une suggestion excellente de l'UDB était d'élire les députés européens sur B5. B4 serait déjà une avancée. Pourquoi pas 1 député par département. A débattre.
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Konan Lasceau
2015-10-30 12:37:27
Le Français, du latin abâtardi et créolisé !
LA MISE A MORT DE LA LANGUE DES BRETONS PAR LA FRANCE .
I – LES ORIGINES : LE BRETON INSULAIRE DE LA BRETAGNE, ET LE BRETON DE L'ARMORIQUE : UNE FILIATION ETABLIE PAR LES LINGUISTES. LE BRETON : UNE LANGUE D'ORIGINE CELTE, ANTIQUE. LE FRANCAIS : UNE LANGUE ISSUE DU LATIN, RECENTE.
LA LANGUE DES BRETONS : SON ANTIQUITE; SON EVOLUTION.
On pense que les Celtes qui arrivent dans l'embouchure de la Tamise, vers le 5 ème siècle avant Jésus-Christ, et qu'on désigne sous le nom de Bretons, constituent, du temps de César, une civilisation particulière. Celui-ci, dans son célèbre ouvrage La guerre des Gaules, leur consacre de longs développements. Nul doute, en effet, s'ils sont bien issus de la branche celte, qu'ils sont distincts des Gaulois.
La langue est un élément important de toute civilisation. Bien sûr, ces hommes, pourvus comme les autres des organes de la phonation…. PARLENT !!!!! Et les Bretons – car ce sont des Bretons authentiques, nul doute à cet égard -, …… ne parlent ni le grec, ni l'hébreu, ni l'araméen, ni l'égyptien, ni le latin ! Ils parlent LEUR LANGUE, le breton.
Beaucoup plus tard, par vagues successives, un certain nombre d'entre eux émigrent en Armorique (la Bretagne actuelle), du 3 ème siècle au 10 ème siècle – croit-on, sans certitude absolue à cet égard. Bien sûr, ils transportent avec eux leur idiome. On ne sait pas grand chose de cet idiome, malgré les travaux de Fleuriot et d'autres.
La langue que parlent les Bretons du temps de César (est-elle unique ? S'agit-il de langues voisines, plus précisément de formes proches les unes des autres, c'est à dire des » dialectes » issus de la même matrice ? ). Comme toutes les autres, elle évolue. Du 5 ème au 10 ème siècles de notre ère, elle se scinde très progressivement en plusieurs branches : le gallois (Pays de Galles), le cornique (Cornouaille anglaise), et le breton armorique, le nôtre. La langue parlée par les Bretons de (Grande) Bretagne est du breton antique, celle qui donnera, par l'évolution naturelle des choses, les trois langues ci-dessus, qui conservent une grande parenté pendant des siècles. Les témoignages conservés prouvent que les habitants du Pays de Galles, de Cornouaille, et de la Petite Bretagne, considèrent QU'ILS APPARTIENNENT A LA MÊME NATION, pendant de longs siècles. De même, des témoignages attestent que pendant plusieurs siècles, les trois peuples (les Gallois, les Cornouaillais d'Outre-Manche, les Bretons d'Armorique), se comprennent, leurs langues ayant la même origine.
LE FRANCAIS : DU LATIN PARLE, DU LATIN ABÂTARDI, UNE LANGUE CREOLE ?
Longtemps, la position de Brunot, éminent linguiste, dont le monumental ouvrage a fait autorité (Histoire de la langue française, A. Colin, Paris, 1907, réédition 1966), a tenu lieu de religion :
» Le français n'est autre chose que le latin parlé dans Paris et dans la contrée qui l'avoisine, dont les générations qui se sont succédé depuis tant de siècles ont transformé peu à peu le vocabulaire, la grammaire …. par une progression graduelle … »
Cette manière d'analyser les choses, pour n'être pas entièrement fausse, est trop simple. Le français, comme l'admettent aujourd'hui les linguistes, est très probablement le patois (ou le dialecte, disent certains auteurs) de Paris et des régions avoisinantes. Mais ce n'est pas seulement du latin déformé ou abâtardi. Cet idiome est une langue » créole « , c'est à dire composée de différents éléments – une sorte de « moyenne « , en quelque sorte, des différentes langues confrontées au quotidien dans cette région : le latin écrit et parlé par les érudits – considéré comme la langue noble par excellence -; le latin populaire, parlé par le peuple; le peu qui reste de la langue des Francs (le francique); enfin, ce qui reste du gaulois de cette région, qui est un langue celte. Dire que le vieux français est du » latin abâtardi « , est partiellement exact, dans la mesure ou la langue mère, la » matrice » est le latin; mais en réalité, le vieux français est une » mixture » dans laquelle les autres langues parlées tiennent aussi leur place, si faible soit-elle (Google : Les origines de la langue française, par Michèle Perret, professeur de linguistique). Peu à peu, cet idiome évolutif gagne en importance, et s'étend géographiquement avec le développement de la dynastie issue de Hugues Capet (élu roi théorique de la Francia occidentalis en 987); les régions qui passent sous le contrôle des Capétiens au fil des générations adoptent peu à peu le langage du peuple qui entoure Paris : c'est la théorie de » l'extension du francien, dialecte de l'Ile-de-France, en suivant les progrès politiques de » la tâche d'huile capétienne » » (Cerquiglini, page 6).
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