NON au vote obligatoire. Oui aux vraies réformes institutionnelles
Communiqué de presse de Auteur Gérard Gautier

Publié le 15/02/13 10:53 -- mis à jour le 00/00/00 00:00
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Au moment où, en France, la crise s'amplifie, où les voyants sont plus que jamais au rouge, où la misère gagne, 10 députés de l'U.M.P. viennent de proposer une réforme qui devrait avoir, nul ne peut en douter, une conséquence directe sur l'amélioration de la situation sociale et économique du Pays.

Venant quelques mois après la proposition de loi «opportuniste» concernant la reconnaissance du vote blanc votée en novembre dernier par le député de la Côte d'Or François Sauvadet et la fine équipe de Borloo, voici un nouvel « enfumage » des politiciens.

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Après la campagne qui a mobilisé les députés à l'Assemblée Nationale pendant de longues journées, autour du mariage des homosexuels, une belle brochette de ces homos érectus, conscients qu'il fallait trouver de nouvelles ressources pour diminuer le déficit de la France, pas à court d'imagination, ont déposé une proposition de loi « visant à rendre l'exercice du droit de vote obligatoire. »

Lorsque a été créée, en 1989, l'association Blanc C'est exprimé, le vote obligatoire était inscrit en corollaire à la reconnaissance du vote blanc.

Près de 80% des plus de 3 000 personnes qui avaient réagi, en envoyant un courrier, réfutaient cela. D'où sa suppression immédiate, les arguments le justifiaient. De plus, lors de l'enquête réalisée dès ce moment-là, il était démontré que de nombreux Pays qui avaient adopté cette obligation la remettaient en cause.

La raison souvent invoquée était le fait de la lourdeur de la gestion administrative à mettre en place pour collecter le fruit des sanctions qui découlent logiquement de cette obligation. Les raisons sont multiples qui permettent de « justifier » de son non respect. (certificats médicaux, témoignages, déplacements professionnels imprévus… mauvaise foi évidente…)

Ce que nos « législateurs » et à travers... n'ont pas oublié : « en cas d'abstention, un électeur encourt une amende de 15 euros...sauf à apporter la preuve de son impossibilité de l'avoir fait par procuration ou d'un cas de force majeure".

Il faudrait donc se réjouir puisque la conséquence d'une loi dans ce sens, participerait à la relance de l'emploi, au moment où l'on supprime des fonctionnaires « grâce » à la création d'une nouvelle administration pour collecter les fonds et « suivre les dossiers ».... ?

Une nouvelle « usine à gaz. »

Il est très curieux de constater que souvent ce genre de proposition qui procède de « cumulards » qui pour la plupart, font montre, n'ayant pas le don d'ubiquité, « d'absentéisme » au sein des instances auxquelles ils appartiennent.

Nos 10 « enfumeurs » veulent faire oublier que la participation à la vie politique est un baromètre de la confiance que les citoyens portent aux élus, aux institutions. Elle reflète la santé de la démocratie. Or depuis de nombreuses années, à chaque scrutin la montée des abstentions est confirmée.

A qui la faute ?

La responsabilité des politiques et ils le savent, est pleinement engagée dans le manque de confiance que les citoyens leur portent.

- Alors à quand le courage pour les vraies réformes qui les concernent ?

- A quand un véritable statut de l'élu ?

- A quand la fin du cumul et de la professionnalisation de la vie politique ?

- A quand la limitation du nombre de parlementaires ?

- A quand, enfin, la réalisation d'économies budgétaires avec la suppression d'institutions inutiles, CESE National, Chaînes parlementaires... dispendieuses.

NON au vote obligatoire. Oui aux vraies réformes institutionnelles

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