Communiqué de Christian Guyonvarc'h, vice-président UDB du Conseil régional de Bretagne. Nous prenons acte de l'alliance conclue entre Christian Troadec et le Parti breton pour les élections régionales. Nous ne pouvons manquer
Nous prenons acte de l'alliance conclue entre Christian Troadec et le Parti breton pour les élections régionales.
Nous ne pouvons manquer d'exprimer notre surprise et nos regrets sur le sens politique de cette alliance. En 2004 l'UDB avait permis à Christian Troadec de devenir conseiller régional en lui octroyant une place éligible sur la liste « Bretagne verte, unie et solidaire », au détriment de son ancien porte-parole Herri Gourmelen, alors conseiller municipal de Saint-Malo. L'UDB avait souhaité ce geste d'ouverture et consenti cet effort afin d'ouvrir la liste présentée par Les Verts et l'UDB à des représentants de la gauche alternative. Le maire de Carhaix incarnait alors l'action collective de renouveau du centre-ouest Bretagne et une certaine idée d'un développement plus équilibré et solidaire de la Bretagne. L'UDB ne regrette pas ce geste car elle croit à l'avenir d'un centre Bretagne vivant et innovant et elle continuera d'agir en ce sens.
En décembre 2008, à l'occasion de la séance budgétaire du Conseil régional, C. Troadec a décidé de rompre avec la majorité régionale, donc avec le groupe UDB-gauche alternative dont il faisait partie, au motif que les élus de gauche avaient porté à bout de bras le processus de fusion-coopération entre le CHUR de Brest et l'hôpital de Carhaix. Ma collègue Mona Bras s'était particulièrement investie dans ce dossier. Pointant du doigt les élus de gauche C. Troadec n'avait pas hésité à parler de « trahison ». Un an plus tard nous constatons avec satisfaction que cette fusion, à laquelle C. Troadec s'est fermement opposé, est ce qui a permis, en complément de la grande mobilisation populaire en faveur de la sauvegarde de l'hôpital de Carhaix, non seulement de sauver les activités existantes (maternité, chirurgie) mais d'en ouvrir de nouvelles comme les consultations de spécialistes et l'accueil d'internes ou de paramédicaux en formation. De façon tout à fait exceptionnelle la Région vient d'engager des crédits sur la formation de certains de ces personnels.
Nous n'oublions pas les choix des uns et des autres et nous tenons à les rappeler à la population. Bien entendu l'avenir de l'hôpital de Carhaix n'est pas assuré ad vitam aeternam (comme Brest d'ailleurs n'est pas assuré de son statut de centre hospitalier universitaire) mais ces menaces qui demeurent pour le moyen ou le long terme sont le fait de la politique du gouvernement UMP de N. Sarkozy qui conduit à l'affaiblissement du système de santé publique. La Région, elle, n'a jamais failli à ses engagements de solidarité et l'UDB est fière d'y avoir contribué.
Aujourd'hui C. Troadec annonce qu'il se présente aux élection régionales avec sa propre liste. C'est son droit. Et il rend publique une alliance avec le Parti breton, ce qui n'a rien de choquant en soi. Cependant le citoyen, carhaisien ou breton, a le droit d'être correctement informé sur les engagements des uns et des autres. Tandis que C. Troadec continue à revendiquer l'étiquette d'une « gauche alternative » engagée dans les luttes sociales, force est de constater que le Parti breton a toujours choisi ses alliés à droite. En effet, un des leaders du Parti breton, Emile Granville, adjoint au maire de Redon, a été élu en 2008 sur une liste comprenant plusieurs élus de l'UMP (parmi lesquels le 1er adjoint Louis Le Coz) ; et le maire-lui-même, Vincent Bourguet, fut le candidat de la droite d'Ille-et-Vilaine à l'occasion d'une élection cantonale partielle en juin 2009. Emile Granville fut la tête de liste du Parti breton aux dernières élections européennes. Cette liste comprenait deux autres élus municipaux : Sébastien Girard, élu à Saint-Jacques-de-la-Lande (35) sur la liste UMP de Serge Ponge, et Odile Fourniol, élue sur la liste du maire divers droite ex-UMP de Guidel François Aubertin, celui-là même qui prônait il y a peu de temps encore un accès plus facile pour les voitures au centre-ville de Lorient. Bel exemple d'engagement écologiste à l'heure du Grenelle de l'environnement et du sommet de Copenhague sur le climat !
Ces alliances à droite du Parti breton, C. Troadec, qui se dit toujours de gauche, ne peut les méconnaître. Refuser de choisir entre la droite et la gauche, voire tenir des discours de gauche tout en menant des politiques de droite, c'est nourrir la confusion comme il sied à Nicolas Sarkozy. Ce n'est pas notre voie. Les Bretons ont besoin de choix clairs.
Commentaires (2)
L'UDB ou Nous Te Déferons Bretagne. Ils pensent à L'UDB être et représenter la Bretagne. Ça se saurait non ?
Décidemment, l'udb, n'a rien compris! en plaçant le débat gauche-droite avant la défense de la bretagne, ce parti se comporte une fois de plus comme un serviteur de la gauche française, dès lors quel est l'intérêt de l'existence de ce parti en Bretagne? Comme les communistes français ont été avalés par le PS, l'UDB se dissous de la même manière dans le PS en Bretagne, cela sent la fin de ce vieux parti, qui n'a jamais su se démarquer du combat hexagonal, au contraire du Parti Breton, qui rejette ce positionnement jacobin, en choisisant de se battre d'abord pour la Bretagne et les bretons! Alors, non, le Parti Breton, n'est pas de droite, ni de gauche non plus d'ailleurs, pas dans le sens où l'entend l'UDB. Il y a au sein du Parti Breton, des gens de diverses sensibilités, mais qui ont tous en commun, la même vision de la bretagne: réunie, émancipée, autonome via un budget conséquent comparable aux autres régions autonomes d'europe (actuelement 10% de l'écosse..), représentée et reconnue au niveau européen et internationnal, disposant de véritables pouvoirs et non pas de la possibilité de répandre les miettes jetées par les politiques français (QU'ILS SOIENT DE GAUCHE OU DE DROITE !!!) Alors, pour le bien de la Bretagne, c'est manifestement vers la liste "nous te ferons bretagne", qu'il faut se tourner et non vers celle du Parti Socialiste. Alors oui: ni rouge ni blanc ou plutôt: rouge et blanc ensemble, pour n'exclure personne, mais, toujours, Bretagne d'abord ! Bevet Breizh, betek an trec'h.