L'association Bretagne Réunie déclare avoir adressé un courrier à 350 candidates et candidats aux municipales 2026 en Loire-Atlantique pour leur demander un engagement écrit afin de soutenir une consultation des habitants sur le retour du département au sein de la région Bretagne. Les réponses sont sollicitées avant le 20 février 2026. L'association rendra compte.
L'association Bretagne Réunie annonce avoir adressé un courrier à 350 candidates et candidats aux élections municipales 2026 en Loire-Atlantique pour leur demander un engagement public : soutenir l'organisation d'une consultation des habitants sur le retour du département au sein de la région Bretagne.
Dans un communiqué, Bretagne Réunie estime que le maintien de la Loire-Atlantique dans la région Pays de la Loire constitue depuis plus de 70 ans un obstacle au développement et à "l'épanouissement" du territoire. L'association milite pour la réunification depuis la partition administrative de 1956. Elle invoque plusieurs éléments à l'appui : sondages favorables sur plusieurs décennies et "votations tests". Elle met aussi en avant sa pétition lancée en 2019, qui a recueilli 105 000 signatures en Loire-Atlantique, et est restées abusivement sans suite.
Bretagne Réunie demande aux candidats de répondre par écrit avant le 20 février 2026, via une adresse Gmail dédiée, avec une formule d'engagement "oui" en faveur d'une consultation des électrices et des électeurs du département. L'association indique enfin qu'elle informe les médias de la démarche et communiquera les résultats auprès de ses adhérents et sur les réseaux sociaux.
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Le communiqué
Source : Betagne Réunie
Commentaires (121)
* Si la place de la Loire-Atlantique est naturellement en Bretagne, pourquoi se donner la peine de consulter la population ?
* Lorsqu'un référendum est organisé, les personnes interrogées doivent pouvoir répondre oui ou non, sans aucune pression. Dans ce courrier, seule la réponse "oui" est présente. Aucun moyen de donner un argument contre. Est-ce que c'est neutre d'un point de vu politique ?
* Il est écrit que la Loire-Atlantique est séparée de la Bretagne "depuis plus de soixante-dix ans". D'après cet article ( https://www.slate.fr/story/95573/vichy-bretagne-nantes) , la séparation date depuis 1919. Est-il possible de corriger ça ?
Cela doit être soutenu par toutes les associations appartenant aujourd'hui (administrations) au dit Conseil Régional...
Lors de la réforme territoriale de 2014 (C'était pourtant le moment !), le CR B4 s'est bien gardé de faire une demande en bonne et due forme pour la Réunification. LCG, Bernadette Malgorn, Christian Guyonvarc'h et Daniel Cueff sont allés rencontrer le rapporteur de la loi sur la réforme territoriale, mais ils ne représentaient qu'eux-mêmes.
Quant au Conseil départemental de la Loire-Atlantique, il n'a jamais fait de demande de Réunification. En 1972, il avait fait une demande de fusion B4+PDL. Ensuite, que des vœux alambiqués de pseudo-réunification dans le grand ouest.
Ce n'est pas parce qu'un maire du 44 (ou de la B4) pavoise sa mairie avec un drapeau breton, qu'il est favorable à la Réunification. Il peut tout à fait être favorable au grand ouest.
« En tout état de cause, il nous
semble que la pétition ne peut concerner qu’une affaire relevant de la
compétence de la collectivité, ce que la Constitution exige de même désormais
que la loi (II de l’art. L. 1112-16 du CGCT). Or, la question du rattachement du
département à la région ne relève pas des compétences du département : elle va
bien au-delà de la possibilité qui leur est reconnue de demander la modification
des limites territoriales (art. L. 4222-1 du CGCT) et de solliciter la modification
des limites de la région par décret (art. L. 4122-1-1 du CGCT). »
Dans les conclusions du rapporteur public, la phrase que vous mentionnez est tronquée.
Elle est précédée de la mention "Or, la question du rattachement du
département à la région ne relève pas des compétences du département : elle va
bien au-delà de...", ce qui, j'espère que vous en conviendrez, en change radicalement le sens par rapport à celui que vous donnez.
Le rapporteur public considère que le changement des limites régionales n'est pas une compétence du département (ce que vous ne contestez pas) et qu'en conséquence, si un département demande la modification des limites régionales comme il en a le droit, il ne prend pas une décision pour régler une affaire relevant de ses compétences (pour reprendre les termes de l'article L1112-15 du code général des collectivités territoriales). Selon le rapporteur public, la demande d'un département de changer de région ne relève pas de son champ de compétence au sens de l'article L1112-15 du code général des collectivités territoriales et ne peut donc pas faire l'objet d'une consultation des électeurs dans le cadre prévu par le code général des collectivités territoriales.
Article L1112-15 du code général des collectivités territoriales : "Les électeurs d'une collectivité territoriale peuvent être consultés sur les décisions que les autorités de cette collectivité envisagent de prendre pour régler les affaires relevant de la compétence de celle-ci."
En réalité il n'y avait aucun argument contre cette fusion qui tenait. Hormis quelques personnes, pour des raisons très bassement matérielles (je mets bassement, car les enjeux financiers sont pourtant ridicules), qui ont intérêt à ce que le fromage reste partagé.
Par contre dur de se sentir breton dans le 44 quand l'appellation est accaparée par un échelon administratif conçu pour Rennes.
Malheureusement, ce recours, bien qu'issu d'une initiative de Bretagne Réunie, n'a pas bénéficié de la même attention et des mêmes moyens que les recours contre le traitement de la pétition par le département de Loire-Atlantique.
Le premier droit culturel est d'être officiellement reconnu comme breton par le cadre administratif quotidien (ce que n'est pas la Charte culturelle) : ce droit est reconnu aux habitants de B4 et refusé aux habitants de Loire-Atlantique.
Etonnant de trouver plus crédible de se référer à un vieux texte contredit par plusieurs référendums constitutionnels et dont la validité au niveau international n'est pas démontrée (en droit interne, le Conseil d'Etat a déjà jugé qu'il était aboli) plutôt qu'à un texte (le Pacte international relatif aux droits civils et politiques) en vigueur en France et dont l'organe de contrôle s'est déjà prononcé contre la France lors de l'examen de plaintes individuelles.
Je ne vois pas non plus de solutions là où il n'y en a pas et je ne vois pas comment les élus pourraient accepter d'organiser une consultation dont l'objectif affiché est de les forcer à se prononcer en faveur d'une réunification qu'ils ne souhaitent pas.
Concernant le traité de 1488, s'il avait une valeur au niveau international, qui pourrait s'en prévaloir et auprès de quelle instance? Votre phrase "je ne vois pas des solutions là où il n'y en a pas" s'applique tout-à-fait à ce traité. A l'inverse, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques est en vigueur en France (on peut l'invoquer devant les tribunaux) et le Comité des Droits de l'Homme a déjà constaté la violation du Pacte par la France lors de l'examen de plaintes individuelles.
Entre des élus qui, comme vous le dites avec raison et tant que les électeurs continuent de voter pour eux, ne souhaitent pas la réunification et n'ont donc aucune raison d'organiser une consultation dont l'objectif explicite est de leur forcer la main et le Comité des Droits de l'Homme qui n'a pas toujours les mêmes façons de voir que la France, est-ce qu'il est réaliste de penser qu'il sera plus facile de convaincre les élus ?
Désolé il va falloir rationaliser votre discours... Les échelon administratifs peuvent disparaître.. la France ne maîtrise plus rien même pas sa dette... alors l'administration et la politique peuvent très bien en faire les frais.
Concrètement cela veut dire quoi ? Une consultation organisée dans chaque commune qui s'y engage si le candidat est élu ? Ou bien, au niveau du 44 tout entier (auquel cas c'est un engagement qui n'engage à rien en fait) ?
Le terme "retour au sein de la Région Bretagne" est maladroit : le département de Loire-Inférieure devenu Loire-Atlantique n'a jamais fait partie de la Région Bretagne. L'indiquer n'a rien d'anodin ou d'anti-réunification car c'est précisément l'existence des départements qui ont conduit/permis cette situation. Et il est toujours bon d'utiliser les mots corrects. Sinon nous nous retrouvons en plus à promouvoir nous-mêmes l'objet de notre malheur. Un autre exemple qui n'est pas anodin : les médias français utilisent de plus en plus le terme "Région" quand ils parlent de l'Andalousie, du Pays Basque en Espagne etc Il n'existe pourtant qu'une seule "Région" en Espagne, celle de Murcie (car il y a la ville également), et ce n'est pas anodin comme mot puisque précisément la "Region de Murcia" est la communauté autonome d'Espagne qui a le moins de pouvoir (et d'identité historique, le Royaume de Murcie issu de la Reconquista étant historiquement bien plus étendu).
Ci-dessous, les derniers écrits de l'association "A la Nantaise" :
"Initialement, notre association souhaitait demander aux candidats de s'engager à organiser une votation de la population nantaise sur la réunification de la Bretagne.
Une analyse juridique a hélas démontré que la Ville ne peut organiser une telle votation, car le découpage territorial est de la compétence exclusive de l'Etat...
L'organisation d'une votation de la population nantaise concernant le découpage territorial..., cependant l'article L. 1112-15 du Code Général des Collectivités Territoriales ne le permet pas."
Cette consultation portait sur la réunification et sur l’assemblée de Bretagne.
Participation / inscrits : globale 12%, Loire-Atlantique 5%
Pour la réunification / inscrits : globale 10,54 %, Loire-Atlantique 4,5%.
Pour la Loire-Atlantique, pour la seule « grande ville », Saint-Herblain : taux de participation 3%.
Louis Le Pensec interroge les maires de Rennes et de Nantes pour savoir s'ils sont favorables à la Réunification. Réponse négative pour les deux. Affaire classée ! Les deux maires sont interrogés à la place de leur Conseil municipal. Et surtout, où sont les présidents des Conseils généraux ou régionaux ? Tout cela était certes informel, dans les locaux du ministère de la Mer (quel rapport ?).
Extrait 101ème Congrès de l’Association bretonne et de l’Union Régionaliste Bretonne – Pontchâteau – 29 juin-1er juillet 1973.
« Retour de la Loire-Atlantique.
La question du retour de la Loire-Atlantique à la région de esprits depuis la réforme régionale et ceux Bretagne a passionné les d'entre vous qui ont pu assister à la séance du C.E.L.I.B. de septembre 1972 et à notre assemblée générale de Quintin ce même mois de septembre se rappelleront sans doute les échanges de vues pas- sionnés sur cette question lors de ces deux réunions. Votre Président s'était engagé à l'époque à prendre contact avec le Président du Conseil Général de la Loire-Atlantique afin de voir avec lui quelle était l'opinion de son Conseil Général et les possibilités de rapprochement. J'ai été reçu très aimablement par M. le Vicomte du Dresnay qui m'a invitě à déjeuner avec le Comte Jean de Baudinière, autre Conseiller Général de la Loire-Atlantique. D'un échange très amical de points de vue qui a duré trois heures, il ressort que tous les membres du Conseil Général de la Loire-Atlantique seraient parfaitement favorables à la réunion de leur département avec la Bretagne, mais à la condition de n'être pas séparės pour autant de leurs départements limitrophes qui constituent la région économique des Pays de Loire, Il est bien évident, a souligné M. du Dresnay, que, depuis la création, dès lé début de la guerre de 1939-1944 d'une région économique de la Basse-Loire (1) Nantes est devenue la capitale administrative, économique et intellectuelle de cette région. Les Nantais accepteront difficilement, après avoir été caріtale régionale, de redevenir un chef-lieu de département sous l'autorité de Rennes; ils accepteraient beaucoup plus facilement de s'intégrer dans une région économique pius vaste ayant deux pôles d'attraction différents, Rennes et Nantes. De plus, a ajouté M. du Dresnay, en dehors des liens économiques qui ont constitué la nouvelle région, il y a une certaine affinité de traditions et d'idéal entre la Loire-Atlantique, la Vendée et le Maine-et-Loire; à une certaine époque de leur histoire leurs populations ont lutté côte côte et versé leur sang pour la même cause. Depuis, en novembre 1972, le vote du Conseil Général de la Loire-Atlantique n'a fait que confirmer les déclarations de M. du Dresnay. Au cours de l'année 1973 des votes des différents Conseils Généraux de Bretagne ont montré que l'unanimité était loin d'être faite à ce sujet. Cette question a encore soulevé d'ardentes discussions à l'Assemblée Générale du C.E.L.I.B. à l'automne de 1973. Il semble qu'elle n'ait guère progressé. »
Tout ceci reste d’actualité, 53 ans après.
Mais derrière, c'est le même.
Actuel adjoint, mais non reconduit.
Ceci explique peut-être cela.
Or , nous avons pertinemment que le Conseil Départemental de la Loire-Atlantique ne le veut pas car le PS est opposé dans les villes comme Nantes / Naoned , St Nazaire , l'opposition LR , LREM n'a pas cette appétence non plus , ni les Verts , ni le Modem ...
Oui , un référendum était et est possible .
C'est un problème démocratique plus qu'un problème de légalité dans les faits .
Un président de CD tient compte de ses élu(e)s pour d'autre raisons : vote du budget , de projets ...
Mais Grosvalet était un opposant résolu en 2020 et bien avant l'actuel président hostile à toute évolution .....
Quant à B4 , elle est amorphe .
C'est pour la consultation prévue par le code général des collectivités territoriales que la règle de la compétence s'applique.
Il est possible d'être en désaccord avec les conclusions du rapporteur public d'autant plus que la décision du Conseil d'Etat n'est pas motivée mais il n'est pas possible d'affirmer de façon péremptoire que le droit applicable est exactement l'inverse de ces conclusions. En tout état de cause, on peut penser que si jamais une nouvelle pétition des 100 000 était transmise au conseil départemental de Loire-Atlantique, celui-ci répondrait qu'il n'est pas compétent pour organiser une telle consultation (dans les urnes).
Vous écrivez "Or un vote consultatif en ligne a eu lieu en Alsace." Pour que cet argument soit pertinent, il faudrait que la justice administrative ait été saisie à propos de ce vote consultatif et que le Conseil d'Etat se soit prononcé non seulement dans un sens différent de la décision d'avril 2025 relative à la pétition des 100 000 mais aussi postérieurement à cette date. Avez-vous connaissance d'une telle décision, qui, étonnamment, n'aurait jamais été évoquée sur ABP?
Vous écrivez "Quand la pétition des 100 000 avait été transmise au CD 44, Grosvalet n'avait pas nié la compétence du CD 44". C'était avant la décision du Conseil d'Etat d'avril 2025. La réponse du département devrait être différente aujourd'hui.
Enfin Réunifier par la fenetre si pas possible par la porte? Regrouper B4 avec PDL ramenerait Nantes dans le jeu,quitte a revendiquer a l'instar des Alsaciens et Basques Une Collectivité a part dans leurs regions bidon ! Ca meriterais reflexion !....
Etonnant, non ?
Je ne m'aventurerai pas sur le succès d'un référendum sur la réunification par exemple, en terme de participation
Si un Grand Ouest était créé la question serait la mm . Ce débat est un faux problème .
La vraie question : c'est la réunification de la Bretagne ! La Loire Atlantique devrait rejoindre la Bretagne historique car il y a une demande populaire sur le sujet ....
Bretagnecréunie devrait mentionner que le "découpage Hollande n’a aucunement consulté les populations concernées. Il s'agissaitvuniquement de satisfaire les "pontes " locaux du PS. : Le Drian et Herault.
Il est aussi permis de se demander sinune prèsidence "tripartite " de B R. n’est pas un handicap.
Alliance Fédéraliste Bretonne- Emglev Kevredel Breizh.
"À la bretonne" communique sur facebook :
À la suite de notre événement public organisé à Nantes, quatre têtes de liste ont signé notre questionnaire :
✍️ Ont signé :
Margot Medkour
William Aucant
Mounir Belhamiti
Foulques Chombart De Lauwe
✅ Margot Medkour, William Aucant et Mounir Belhamiti ont répondu favorablement aux cinq engagements.
🟡 Foulques Chombart De Lauwe a répondu favorablement aux engagements 1, 2 et 5.
⏳ Nous attendons toujours la signature de Johanna Rolland.
👉 Nous le rappelons : seule la signature personnelle de la tête de liste, c’est-à-dire du ou de la future Maire, a une réelle valeur politique et vaut engagement clair auprès des citoyens.
📌 Nos 5 engagements proposés :
1️⃣ Désigner un·e adjoint·e délégué·e aux enjeux bretons
2️⃣ Organiser une convention citoyenne consacrée à la réunification de la Bretagne
3️⃣ Solliciter publiquement, par écrit, le ou la candidate soutenu·e à la prochaine élection présidentielle afin de demander l’organisation d’un référendum en Loire-Atlantique sur la réunification de la Bretagne
4️⃣ Renouveler cette demande chaque année, par écrit et publiquement, auprès du Président de la République et du Premier ministre, jusqu’à l’obtention d’une réponse officielle
5️⃣ Soutenir la création d’un tiers-lieu dédié à la culture bretonne, à l’issue d’une mise en concurrence pour le choix de l’association gestionnaire
📢 La mobilisation continue. Les Nantaises et les Nantais ont le droit à des engagements clairs et assumés.
✍️ https://www.facebook.com/alabretonne/?locale=fr_FR
[De plus , il n'y aura plus d'adjoint aux affaires bretonnes l'an prochain si élection de J. Rolland , mais un simple conseiller municipal .]
Cela semble remettre en cause votre commentaire du 16/2 de 22h46 dans lequel vous écriviez : "Mais à mon avis, la Réunification ne viendra pas de l'extérieur : il faut que les habitants de la Loire-Atlantique puissent s'exprimer".
Concernant votre affirmation sur le droit international, les droits culturels et les frontières administratives, vous n'apportez pas d'éléments concrets (c'est-à-dire des décisions précises du Comité des Droits de l'Homme) pour l'étayer. En outre, est-ce que vous considérez le simple fait d'être reconnu comme breton (qui constituait la base principale de l'argumentation du recours) comme un droit culturel?
Si ce n'est pas une inégalité de traitement, c'est quoi? Si cela ne porte pas atteinte à l'identité bretonne des habitants de Loire-Atlantique, comment le qualifier?
[ABP] On reproche souvent au Télégramme d'utiliser le mot "Bretagne" alors qu'il s'agit de la région administrative. Pourquoi ne pas utiliser les mots "région Bretagne" ? La Bretagne n'est-elle pas une région historique vieille de 1500 ans alors que la région administrative Bretagne ne date que de 1956 ? Est-ce une question d'économiser l'encre ou une politique délibérée?
[HC] Malgré une expérience à la direction de l'Hebdo que nous avions créé à Nantes et qui avait réveillé la Cité des Ducs un peu assoupie, nous sommes effectivement peu présents à Nantes. Ce sera peut-être une prochaine étape. Quant à l'intitulé " Bretagne " plutôt que " Région Bretagne ", nous n'y avions pas pensé. C'est que nous ne sommes sans doute pas aussi militants que vous de la réunification. Toutefois ce débat est clos depuis le 1er mars dernier qui laissait la possibilité jusqu’à cette date d’un droit d’option ( en fait de rattachement) dont aurait pu se saisir la Loire-Atlantique.
https://abp.bzh/abp-interviewe-hubert-coudurier-directeur-de-l-information-du-telegramme-47344
On pourrait imaginer une réalité alternative dans laquelle tout le monde ferait comme si le découpage régional n'existait pas mais ce n'est pas la réalité la plus probable car il est logique que le découpage officiel finisse par s'imposer. De fait, ce n'est pas la réalité dans laquelle nous vivons.
Il me semble très difficile à comprendre que quelqu'un favorable à la réunification puisse soutenir que ce n'est pas le découpage régional qui porte atteinte à l'identité bretonne de la Loire-Atlantique mais les journalistes qui s'y conforment.
Le but du recours déposé en 2004 était que le Comité des Droits de l'Homme (organe indépendant chargé de veiller au respect du Pacte international relatif aux droits civils et politiques [et pas du droit international en général...]) constate que le découpage régional est contraire au Pacte . Une telle constatation obligerait les pouvoirs publics à agir pour se mettre en conformité avec le Pacte et pour éviter des recours internes, alors qu'actuellement, comme vous le constatez, même une pétition signée par 100.000 personnes ne suffit pas à surmonter l'inertie, voire l'opposition, des élus locaux et de l'Etat.
En outre, qu'est-ce qui vous permet d'affirmer qu'un découpage administratif qui porterait atteinte à certains membres d'une minorité nationale ne serait pas considéré comme contraire au Pacte? Il n'y a pas d'article dans le Pacte qui sanctifie les frontières administratives internes aux Etats et même les frontières des Etats ne sont pas intangibles puisque l'article 1er du Pacte ( https://www.ohchr.org/fr/instruments-mechanisms/instruments/international-covenant-civil-and-political-rights) reconnaît le droit des peuples à l'autodétermination (même la France n'a pas émis de réserve contre cet article alors qu'elle a émis une réserve contre l'article 27).
En premier lieu, le responsable de l'opération chez Bretagne Réunie a décidé de privilégier l'aspect "communication" sur l'efficacité juridique. Il a ainsi été décidé de faire signer le plus largement possible le recours sans vérifier si chaque signataire remplissait les conditions pour agir (contrairement à ce qui a été fait pour la pétition des 100.000). Le responsable de l'opération savait que cela posait un problème de recevabilité mais disait qu'il serait traité ultérieurement. Résultat : le dépôt du recours a été retardé d'environ un an, l'impact en termes de communication a été faible, les signataires eux-mêmes semblant avoir rapidement oublié cette action, et c'est probablement la raison pour laquelle le secrétariat du Comité a refusé d'enregistrer le recours.
Le recours a été déposé le 25 février 2004 par l'avocat chargé du dossier qui est un militant breton très connu. Selon le responsable de l'opération, l'avocat ne l'aurait informé que fin 2013-début 2014 du refus d'enregistrement du recours par le secrétariat du Comité. L'enregistrement du recours est une première étape qui permet de vérifier que le recours n'est pas manifestement irrecevable, une des principales causes d'irrecevabilité étant l'action collective. Comme le recours avait les caractéristiques d'une action collective, on peut penser que le refus d'enregistrement est intervenu peu de temps après le dépôt. Si on retient la version du responsable de l'opération, l'avocat aurait donc attendu une dizaine d'années avant de révéler le refus d'enregistrement et l'aurait donc caché lorsqu'il a été interrogé au cours de ces années. Non seulement ça, l'avocat n'a jusqu'à présent jamais accepté de communiquer le courrier ou le courriel du secrétariat du Comité l'informant du refus d'enregistrement. On ne sait donc pas quelle était la motivation de ce refus même si on peut supposer que c'était la présentation sous forme d'action collective. Comment peut-on expliquer une telle rétention de l'information qui a conduit à enterrer cette action?
Concernant le droit au respect de la vie privée, l'article 17 prévoit que "Nul ne sera l'objet d'immixtions arbitraires ou illégales dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d'atteintes illégales à son honneur et à sa réputation." Le Comité s'est basé sur cet article pour juger que la France avait violé le Pacte en permettant la construction d'un hôtel sur un site funéraire traditionnel polynésien à Tahiti (Communication No. 549/1993 Francis Hopu and Tepoaitu Bessert v. France).
En suivant votre raisonnement, on aurait dû considérer que les pensions des anciens combattants ou la construction d'hôtels n'étaient pas abordées par le Pacte et qu'on ne pouvait donc pas invoquer ce dernier dans ce cadre.
La raison la plus probable du refus d'enregistrement du recours est le fait que le recours se présentait comme une action collective. En tout cas, c'est la raison qu'avait spontanément évoquée le secrétariat du Comité lorsque je l'ai interrogé, en 2014, pour essayer d'avoir du détail sur ce refus, détail que l'avocat chargé du dossier refusait (et refuse toujours) de communiquer. Le secrétariat n'avait pas pu me répondre précisément car le dépôt datait de plus de 10 ans et je n'avais pas les références précises du recours.
Je n'ai pas vraiment compris le rapport entre le recours et l'échange de courriers entre Grosvalet et le gouvernement. Est-ce une façon de dire que puisque Grosvalet n'a pas communiqué la réponse de la ministre, cela excuse le fait que l'avocat n'ait pas transmis le courrier qu'il a reçu du secrétariat du Comité ?
Je n'ai pas compris non plus ce que vous écrivez à propos de l'article 72.1 de la Constitution. Cela semble avoir pour objectif de montrer que la consultation est une solution plus prometteuse que le recours car la Constitution en parle alors que, selon votre raisonnement erroné, le Pacte ne parle pas spécifiquement du découpage régional mais votre dernière phrase dit le contraire puisque vous reconnaissez qu'il n'y a aucune volonté de mettre en oeuvre une consultation.
Vous déplorez à raison l'inertie des élus locaux et de l'Etat. Une décision du Comité contraire au découpage actuel obligerait à rouvrir les débats sur ce dernier, et pas seulement de façon théorique mais avec l'obligation de trouver une solution.
Aucun Maire de Nantes ou Président du 44 ne demandera un rattachement du 44 tout seul à la B4. Il serait temps d'ouvrir les yeux.
Je me demande même si 2013 n'a pas constitué la dernière chance de faire avancer le sujet de la fusion elle-même (...) Car demain, il ne sera plus du tout question de "réduire" le nombre de régions.
Il n'y en a déja plus que 12 en France continentale et alors que la France est le pays le plus vaste de l'UE, et l'un des plus dynamiques démographiquement. Les Régions sont par ailleurs sanctuarisées dans la Constitution, elles ne peuvent être supprimées d'un claquement de doigt.
Une fusion ne pourrait donc se faire qu'à la condition (pas forcément unique ou suffisante) que les élus des deux régions soient pour ou que les habitants consultés soient pour. Pour les élus, personne n'y croit deux secondes, mêmes pour la Haute et la Basse-Normandie les élus régionaux étaient contre. Ils ne scieront pas la petite branche sur laquelle ils sont assis.
Pour les habitants, qui prendrait l'initiative de les consulter ? L'Etat ? Mais si les élus n'en veulent pas ? Et même en cas de consultation, de très fortes chances que le résultat négatif (avec faible participation) l'emporte des deux côtés, et particulièrement en B4.
C'est une totale impasse. Quant à B5, qui croit que l'Etat va accepter cela ou que la Région PdlL n'aura pas son mot à dire, ou même que les élus du 44 demandent à quitter les PdlL ? Qu'est-ce qui pourrait bien les pousser à faire cela ?? Je ne vois pas 1% de chance que cela se produise. Toutes les conversations lues brassent de l'air, 12 ans après la division par 2 du nombre de Régions, c'est fâcheux. Les PdlL sont toujours là.
La pétition des 100 000 a été signée mais ce n'est pas un rapport de forces au sens sociologique du terme !
Les assertions péremptoires n'apportent pas grand chose à la situation .
Relation de domination entre deux parties.
Un rapport de force est une image prise à un instant T qui permet de déterminer l'état des forces en présence, et leur ascendance l'une par rapport à l'autre. L'expression s'est construite notamment grâce aux conflits sociaux.
Ça ne s'appelle pas "des rapports de forces sociologiques" , c'est la définition des rapports de forces en socio . Et le sociologue explique que la démocratie n'existe que dans les rapports de force !
Aux citoyens de ne pas voter pour n'importe qui ...
Ça irait vraisemblablement vers l'égoïsme de certains , sans autres formes de connaissances , sans se préoccuper du commun ... C'est manipulatoire , plus qu'autre chose . Surtout pas vague , du tape à l'oeil , ...
Quant au Grandwest , ils souhaitent le fourguer en l'obtenant des Bretons de guerre lasse et qui y verraient une "réunification" en son sein ! Et puis , on n'ose plus manifester du fait de la présence systématique d'une extrême droite violente qui s'y incruste . Il faut une absolue clarté à ce sujet , sinon la population favorable à B5 ne s'y associera pas .
Je serais curieux d'ailleurs de voir ce que donnerait une véritable étude sociologique sur Nantes et son agglomération concernant le sujet breton.
Notamment le rapport entre soutien déclaré pour la réunification de la Bretagne et le vote déclaré aux différentes listes électorales pour des élections locales, françaises et européennes. Mon intuition c'est que l'électeur RN du coin est peut-être en moyenne bien plus favorable à la Bretagne à 5 départements que l'électeur LFI ou PS.