Marion Maréchal Le Pen à Saint-Malo: Le Front-National ennemi N°1 de la Bretagne !

-- Politique --

Communiqué de presse de Parti Breton
Porte-parole: Sébastien Girard

Publié le 23/02/15 21:38 -- mis à jour le 00/00/00 00:00

Le Front-National organisait une réunion politique samedi 21 février dernier à Saint-Malo dans le cadre des élections départementales. Pour l'occasion, Marion Maréchal-Le Pen, députée du Vaucluse, était venue en vedette nationale pour exhorter les Bretonnes et les Bretons à voter pour ce parti français ultranationaliste.

Mais que peuvent attendre les Bretonnes et les Bretons d'un tel parti qui a déclaré la guerre à la Bretagne ? En étant contre ce qui fait la spécificité de la Bretagne, notamment la langue bretonne, son identité culturelle, sa légitime revendication de bénéficier d'un statut politique spécifique, de Brest à Saint-Malo et Nantes, qui nous permette d'être économiquement et culturellement efficaces à l'échelle mondiale et européenne. Quel intérêt peuvent avoir les Bretonnes et le Bretons de voter pour un parti anti-européen qui veut sortir la France de la zone euro ? Au contraire, les Bretonnes et les Bretons l'ont prouvé depuis toujours sont un peuple ouvert sur le monde et profondément européen.

Contrairement au Front National, le Parti Breton milite pour l'émancipation politique de la Bretagne du contrôle centralisateur du pouvoir parisien pour avoir les moyens de fructifier tous nos atouts dans le cadre européen. La faillite des partis de gouvernement ne doit pas conduire les Bretonnes et les Bretons à voter pour un parti dont le seul objectif est d'utiliser le mécontentement populaire pour prendre le pouvoir du peuple pour au final établir un pouvoir centralisateur et uniformisateur bien dans la ligne de tous les pouvoirs uniformisateurs français que la Bretagne subit depuis des siècles. Le Parti Breton ne se positionne pas par rapport au Front National du point de vue moral et pleurnichard habituel, mais comme un adversaire résolu à le combattre comme étant le pire à rejeter en termes de libertés publiques et de libres expressions des droits nationaux de la Bretagne.

Emile Granville, porte-parole du Parti Breton, le 22/02/2015

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