Marianne, un journal qui n'aime pas l'Interceltique

Un succès populaire et intergénérationnel
Un succès populaire et intergénérationnel

L'article du 28 juillet 2017 de Marianne Magazine fait mention du festival d'une curieuse façon en se moquant de groupes tels que Tri Yann ("mégastars celtiques qui sévissent depuis 45 ans"), Arvest, groupe de fest-noz, devient "une chorale de paroissiens à la retraite".

Autant on peut reprocher parfois aux médias, comme ils le font d'ailleurs pour les Vieilles Charrues ou le Bout du monde, de ne donner que le positif des festivals bretons en usant de l'hyperbole de façon souvent abusive, autant on ne peut accepter la réduction d'un des plus grands festivals de France, si ce n'est le plus grand (750 000 festivaliers) et le plus long (10 jours) à la "douzième édition du concours d'accordéon".

On connaît la vision jacobine et franchouillarde de Marianne, le journal bien nommé. Mais tomber à ce point dans une vision réductrice d'un festival qui propose une programmation extrêmement variée, avec un off, du théâtre, de l'audio-visuel, des expositions, c'est tout simplement ignorer et insulter le travail de 1500 bénévoles et des programmateurs qui travaillent une année pour sélectionner des artistes étonnants.

Les Écossais, habitants d'un petit pays aux musiciens nombreux (ils étaient 200), jeunes et connus dans le monde entier, montraient tout simplement que la musique traditionnelle, populaire, et de qualité, n'attend pas les salons parisiens pour exister...

Pour lire l'article :

(voir le site)

©agence bretagne presse

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Auteur de l'article :

Kerne Multimédia

Docteure en Breton-Celtique à l'Université de Rennes 2 et au groupe Ermine-CRBC, enseignante au lycée Diwan. Autres sites : Tv bro Kemperle et Tvlise Diwan Karaez. Contributrice à l'ABP depuis 2005 : des centaines d'articles, des centaines de vidéos en français, comme en breton.

Vos commentaires :

Xavier G.
Mardi 15 août 2017

Celui-ci est plus intéressant : (voir le site)

Jiler
Mardi 15 août 2017

Il ne manquerait plus que ça, que les nullités de la presse parisienne disent du bien de nous!

Ca me rend heureux de voir le fossé qu'il y a entre ce que nous faisons , et l'obscurantisme parisien.

Luigi Barsagli
Mardi 15 août 2017

Concernant Tri-Yann, comment leur donner tort ?

p
Mardi 15 août 2017

Racisme franchouillard courant: si Amy Mc Donald avait eu un nom arabe ou juif, "Marianne" s'en serait-il moqué?

En témoigne encore l’article consacré par le journaliste Frédéric Pliskin au CD « Bretonne » de Nolwenn Leroy dans "Le Nouvel Observateur" du 10 mars 2011. La chanteuse reprend des airs bretons traditionnels, naguère popularisés par Alan Stivell et Tri Yann, auxquels elle ajoute des textes inédits où elle revendique, sans fiel ni chauvinisme, une bretonnité rayonnante. « La pochette montre la chanteuse à cinq ans, en Bigouden, comme une preuve génétique de sa bretonnante traçabilité », écrit Pliskin: aurait-il utilisé les mêmes mots s’il s’était agi d’une artiste juive ou berbère en costume traditionnel? On aurait crié au racisme... Mais l’intelligentsia française, ou plus exactement parisienne peut, depuis toujours, se permettre de tels écarts. Le journaliste raille l’« accent breton digne de Shakira » de Nolwenn Leroy: F. Pliskin parle-t-il si bien le breton qu’il puisse se permettre de critiquer l’élocution d’une jeune femme qui apprend courageusement une langue menacéee? Il va jusqu’à se gausser de son « nom si peu républicain » et de son « prénom de sainte décapitée »: comme si on était responsable de son patronyme: l’aurait-il fait si son nom avait eu une origine étrangère? « Garantie née coiffée. Après le bébé-éprouvette, le bébé-cornette. De toute évidence, le fichu de Nolwenn se porte mieux dans l'opinion que celui de Diam's », persifle encore Pliskin: mais qu’y a-t-il de comparable entre la photo d’une enfant, vêtue par ses proches d’un costume traditionnel dénué de connotation idéologique et la tenue polémique d’une rappeuse dont le but est de provoquer?

Et que dire des Rolling Stones, qui "sévissent" depuis 55 ans? Aucun jugement artistique argumenté: du mépris...

Tout cela est écœurant, mais réjouissant, ça prouve que les jacobins sont bien emmerdés par le succès que rencontre les festivals et artistes bretons!

Jacques
Mardi 15 août 2017

Franchement, on se fiche de ce que peu écrit un journal français...!

Si on y apporte de l'importance c'est parce que nous n'arrivons pas à assumer notre Bretagne et le fait qu'elle n'est pas Française... et la grande messe du FIL cache mal cette situation et nous sert principalement à vivre cette Bretagne par procuration au-travers des autres nations celtes qui elles s'assument bien mieux que nous...

La preuve, le milieu militant breton ne parle que de régionalisme ou d'autonomisme et considère l'indépendantisme et le nationalisme comme des tares réservés à l'extrême droite... pour eux, la Bretagne est une région de France quitte à faire le grand écart avec l'histoire... mais comme nous le dit Fanny l'Ecosse, elle, est un "pays"...! Tout comme les Bretons se sont félicités (pour ne pas dire plus) de la venue au FIL d'un leader charismatique indépendantiste et nationaliste au titre que lui est Ecossais et non Breton, ce qui nous autorise à revoir nos conviction sur ces définitions...

Marianne porte bien son nom, ils ont le droit de penser ce qu'ils veulent... C'est leur problème pas le notre... nous avons bien d'autres sujets en Bretagne à nous indigner et la liste est longue.

PS : Se moquer de Tri-Yann est légitime. Leur relation avec le parti socialiste français et ses barons de Loire-Atlantique qui ont bloqués la réunification le justifie amplement. D'autant que je regarde à l'instant une émission de TV Britannique qui montre la Bretagne (la petite) sous sa forme B4... (Donc merci aux amis politiques des Tri-Yann).

Ar Vran
Mercredi 16 août 2017

Encore une fois cela démontre que les pseudo périodiques (hebdomadaires) français sont irrécupérables car tout information qui vient de l'extérieur du pépriph parisien se trouve systématiquement dénigrée.

La meilleure solution pour les Bretons serait de ne plus acheter ses feuilles de choux, cela permettrait d'avoir enfin une nettoyage salutaire de cette presse bien pensante parisianiste.

Reun Allain
Mercredi 16 août 2017

@ Luigi Barsagli, personnellement j'éviterais de me faire l'avocat des thèses parisianistes. Ils n'ont pas besoin de nous pour juger de ce qui est bon ou pas chez les Bretons, nous sommes capables de juger selon nos critères sans leur aide.

d. valy
Mercredi 16 août 2017

réponse a jacques

je suis bien d'accord avec toi jacques ; les tri-Yann se sont servi de la Bretagne pour leur compte perso;

mais non jamais totalement servi la Bretagne ; et quand je vois jossic faire le beau au réunification de la Bretagne et n'avoir rien

fait sur Nantes pour la Bretagne a part bien sur servir les barons socialistes .je peux vous dire que les subventions aux assos

bretonnes sous jossic on été bien maigre .

Jacques Losay
Mercredi 16 août 2017

Nous on aime bien Marianne, le seul organe de presse qui nous apprend quelque chose

On aime bien aussi le Festival Interceltique, qui n'est pas sacré et peut être brocardé.

Un Lorientais

Lheritier Jakez
Mercredi 16 août 2017

Ces "périodiques" vivent grace aux encarts publicitaires et abonnements de complaisances dans les collectivités et annexes.Peu de lecteurs.

Exprimer nos avis même en partie constructifs devient pratiquement impossible dans nos médias locaux-presse,radio,télé,..car les rédactions dépendent des contacts politiques locaux pour les conférences de presse et des encart publicitaires,donc pas touche.....

Analyser l'esprit et les coûts des festivals en Bretagne c'est norma!

Exemple sur St Nazer on ne peut rien dire sur Les Escales depuis des dizaines d'années.....?

Fréquentation exacte(% de nazairiens ,) ,budget engagé et bilan réel,programmations partiales et surabondante,date..etc..avec une fréquentation stagnate depuis plus de 30 ans...C'est la main mise politique sur ce festival qui exclut la grande majorité des familles nazairiennes et d'alentour.

Ce n'est plus nos fêtes.C'est pour les touristes qui peuvent voir ces programmations à la Villette,Lyon,Marseille etc..Ces touristes ne voient rien des nos programmations bertonnes et celtiques.

Nous subissons la démocratie organisée,bouclée ......Avec une presse entretenant le mur de la honte :Loire Atlantique écartée des médias du reste de la Bretagne.....

Jossique (des Tri Yann)a soutenu en son temps,la liste de Mr Batteux -anti réunification sur St Nazer,alors,....continuons les combatssur Nantes et ailleurs.

Repensez les programmations des festivals, et encourager les présences associatives bretonnes qui ont des objectifs et des produits à proposer.

En gros:faire 50% traditionnel et 50 % innovation bretonne et celtique.

Comme nous l'avion fait en 1967 à Casson,il faut travailler sur les organisations de vrais évènements populaires bretons.

Il n'est pas nécéssaire ,non plus, d'avoir trop de groupes (avec surcoût financier),mais ouvrir et favoriser les groupes locaux débutants et innovants.

Paul Chérel
Mercredi 16 août 2017

Bonne analyse philosophique de Jacques ! D'ailleurs on peut se demander si l'article peut être classé comme une pub involontaire ou le contraire pour Marianne. Marianne, les Bretons n'en ont rien à "cirer". Plus les journaux français diront d'imbécillités, plus leurs fins de mois seront difficiles ! Il ne leur restera que leur mouchoir pour pleurer. La France n'aura plus d'argent pour leur assurer la survie. A l'heure d'Internet, il serait bon qu'ils réfléchissent à cet aspect financier de la question. Lire la presse française, c'est perdre son temps et son argent et perdre en même temps sa liberté de jugement et réflexion. Il en va de même de la famille des radios France numérotées. Ils couvrent la France de ridicule pour leur chauvinisme et leur étroitesse d'esprit. Paul Chérel

Yann Gwern
Jeudi 17 août 2017

Laissons Marianne dans sa fange parisienne...Cependant, il faudrait quand même cesser de s'extasier bêtement sur le succès des festivals "bretons"...Celui de Lorient a assuré sa longévité en écartant toute revendication nationale. C'est toujours ce que l'état français tolère, que la province chante et danse avec la dimension supplémentaire de "l'interceltique". Et en encourageant le métissage qui n'est autre que la dilution mondialiste de tout particularisme...

Icaro
Jeudi 17 août 2017

Le FIL est une vitrine de la Bretagne sous contrôle (français et maintenant mondialiste) : beaucoup de fantasme celtique et de culture de consommation, mais rien sur la question bretonne. L'opium des militants bretons en somme. Les médias de l'idéologie dominante peuvent ricaner sans risque...

Emilie Le Berre
Jeudi 17 août 2017

On ne bat que les chiens qui se couchent

Paul Chérel
Jeudi 17 août 2017

@icaro. C'est partiellement vrai mais il ne fut pas jeter le bébé avec l'eau du bain. Faute de réelle existence d'une "question bretonne" - pour dire quoi, entendre quoi et arriver où ? -, le festival , surtout du fait qu'il se qualifie d'interceltique, peut servir de tremplin pour une union politique et économique de pays ayant des cultures assez voisines et subissant des traitements assez voisins de la part de pays qui se les sont appropriés brutalement ou sournoisement. Ce n'est évidemment pas l'objet d'un festival mais cela peut servir d'amorce. Un modèle à suivre, ce sont les BRICS. pourquoi pas les rejoindre en leur ajoutant la lettre K pour "KELTIE ou Keltia et former une union BRICKS qui ne déformera pas du tout sa prononciation ? Les medias de l'idéologie n'auront plus qu'à aller se rhabiller. Paul Chérel

Icaro
Vendredi 18 août 2017

@Paul Chérel

La question bretonne, c'est avant tout une réflexion sur la communauté bretonne, son organisation sociétale, son histoire, ses langues, ses modes de vie, son environnement, les moyens et les raisons de leur préservation et de leur transmission. La musique et la cuisine sont les seuls aspects tolérés par le système capitaliste que nous subissons, parce qu'ils sont compatibles avec une consommation de masse.

L'aspect politique et économique (le pouvoir et l'argent) sont secondaires.

Le rapprochement entre pays celtiques est vain, à mon sens : la proximité culturelle est lointaine, les politiques subies sont différentes… tout ça est donc assez relatif et relève plutôt d'une vue de l'esprit élitiste. En revanche, le rapprochement entre les peuples de France me semble plus judicieux : nous sommes francisés et subissons la même politique d'assimilation. Bizarrement, un tel rassemblement n'existe pas ! Pourquoi ?

yanneutch
Vendredi 18 août 2017

Réactions bien promptes et peu de mesure... Que ne voit-on autant d'énergie à se battre !

Marianne, c'est le jacobin Eric Conan, mais aussi Perico Legasse, auteur il y a des années d'un article "Oui, la Bretagne pourrait être indépendante!", que certains commentateurs n'oseraient peut-être pas revendiquer.

Quant au FIL, on n'a pas le droit de critiquer ? Juste de communier dans cette Bretagne festivalière qui ne dure que 3 mois ? Lire la PQR revient à lister sans fin les fêtes, notre peuple apparemment aime faire la fête. Bientôt les mois noirs et reviendront le chômage, le suicide agricole, l'ethnocide, le rapt ferroviaire.

Rappelons que le Festival a en partie quitté Brest pour agitation autonomiste...

spered dieub
Vendredi 18 août 2017

Petit rappel Fanny toi aussi tu avais bien critiqué Denez Prigent ,lui reprochant à tort de ne pas mettre en avant le breton alors qu'il ne chante quasiment que dans cette langue,mais après tout c'était ton droit .Pour le festival si tout n'est pas parfait il a le mérite d'exister ,il ne faut pas rejeter le bébé avec l'eau du bain .Si Marianne est effectivement jacobin ,les querelles .les coups bas ,l'orgueil ,la jalousie au sein du milieu breton sont bien plus nuisibles que cet article .

LE MEE Jean Louis
Samedi 19 août 2017

Il faut nuancer votre jugement sur "Marianne". Ainsi dans le dernier numéro on peut lire un remarquable article sous la plume de Périco Legasse (critique culinaire très compétent) sur les vins Bretons de Loire Atlantique.

Paul Chérel
Samedi 19 août 2017

@Icaro. Merci pour la réplique. "La question", telle que résumée, est posée depuis des temps. Pour quel résultat ? Néant ! Arriver où ? demandait en plus mon message. Votre réponse « «politique et économie" sont secondaires » est très significative. Nous ne demandons rien, nous n'exigeons rien, seulement un peu de reconnaissance et laissez-nous tranquilles. Cela me semble TRES insuffisant. Quant au "rapprochement", qu'il serait mieux de qualifier de "combat commun" ou pour le moins de "revendications communes" on peut toujours espérer y arriver UN JOUR dans quelque siècles peut-être. Même en Bretagne toute seule à quatre ou cinq départements, on n'y arrive pas. (cf; la dernière ligne du message de "Esprit Libre") . Peut-être faudra-t-il compter d'abord sur les Corses ou les Alsaciens pour nous montrer le chemin? Pourquoi pas même sur les PIcards ? ? Paul Chérel

Icaro
Samedi 19 août 2017

@Paul Chérel

Si la question bretonne n'a apportée aucun résultat, c'est parce qu'elle a été politisée par un mouvement élitiste qui a eu peu d'égard pour la condition du peuple. Voyez les neobretonnants qui sont aujourd'hui essentiellement des bobos alors que les derniers natifs sont plutôt issus du monde paysan.

D'ailleurs, on pourrait se poser la question si l'Emsav n'est pas là pour éloigner le peuple de sa culture… Jugez le résultat.

La question bretonne, pourquoi faire? préserver une société humaine à taille humaine : entraide mutuelle, autonomie, transmissions de la culture… bref, tout ce que le capitalisme a besoin de détruire pour établir son empire commercial mondial. Militantisme breton et mondialisme sont antinomiques.

La politique et l'économie sont secondaires dans le sens où il faut d'abord une société bretonne avant de faire de la politique et de l'économie bretonne. On ne met pas la charrue avant les bœufs. Les partis actuels s'adressent à des Bretons zombies et sous perfusion mondialiste. Ca ne peut pas marcher.

Concernant le combat commun des peuples de France, il ne sera validé par le pouvoir profond mondialiste qu'en cas de Frexit, mais pour des raisons peu vertueuse : assurer sa domination en cassant l'unité française.

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