-- Politique --

Marc Le Fur : La première loi de décentralisation sans décentralisation

Les métropoles prennent de plus en plus de place et il est donc indispensable qu'elles aient des territoires, des régions fortes pour les équilibrer. «Ecoutez les géographes» déclare Marc Le Fur. Evitons de faire des «petits Paris»...«qui assèchent le reste du territoire». Marc Le Fur demande la décentralisation du pouvoir réglementaire et une adaptation des compétences selon les régions.

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Philippe Argouarch est un reporter multi-média ABP pour la Cornouaille. Il a lancé ABP en octobre 2003. Auparavant il a été le webmaster de l'International Herald Tribune à Paris et avant ça, un des trois webmasters de la Wells Fargo Bank à San Francisco. Il a aussi travaillé dans des start-up et dans un laboratoire de recherche de l'université de Stanford. Voir le site et Voir le site

Vos commentaires :

PIERRE CAMARET
Jeudi 19 fevrier 2015

Marc LEFUR a raison dans ses demandes :decentralisation et adaptation . Une question importante : comment faire passer cela ( article 49-3 ,........ c'est de l'humour noir ).

Nous avons un premier Ministre , au sang chaud qui n'aime pas la contradiction .

Wait ( cela fait deja des decennies , comme le temps passe?) and see ( on ne fait que cela ).

Ron Kornôg
Vendredi 20 fevrier 2015

....Mais pendant le gouvernement Sarkosky la question n'a pas beaucoup avancé. Et si la droite revenait aux manettes, je doute fort que ces visions d'avenir aient des chances d'aboutir! Droite ou gauche, même combat centralisateur.

Le raisonnement de Marc Le Fur va cependant dans le droit chemin, comme je l'ai entendu ces jours dans la bouche du député Fillon, du droit des peuples à disposer d'eux même. Mais en France on nie le peuple breton, forcément.

Mr Le Fur n'ose peut-être pas encore prononcer le mot "autonomie"?

Tant que les pouvoirs des régions seront confisqués, cet Hexagone ne résoudra jamais ses crises intérieures! Une question constitutionnelle de fond.

PIERRE CAMARET
Vendredi 20 fevrier 2015

Exactement , je ne fais aucune difference entre Gauche et Droite sur ce sujet . Ils sont complices , sortis du meme moule de Pensee .

Je melange tout , qui est ce FILLON ?? ( ancien 1er Ministre de Sarko ???) il aurait dit Retour aux Regions , c'est le retour au Moyen Age ???

Brocèlbreizh
Vendredi 20 fevrier 2015

Monsieur Le Fur doit aller au bout de sa pensée:

Il quitte l'ump ,met son carriérisme de coté,et ½uvre pour l'autonomie des pays de france.Je partage rarement le conservatisme de la droite centralisatrice, mais sur ce sujet cet "élu" est sur la bonne voie.Ne manque plus ke le courage et la volonté...

Bilan:Une ébauche du bon sens.

Ron Kornôg
Samedi 21 fevrier 2015

Mais si, Pierre, c'est bien ce Fillon filloniste...! La bataille épique de cour d'école contre son pote Copé! Le voilà député de Paris, le summum de la réussite, tourner le dos à Kerfank dans la Sarthe pour les ors des palais parisiens! Allez, mais ce n'est pas le propos.

Oui, Marc Le Fur révèle à priori un discours, une position qui semble aller au delà des habitudes poussiéreuses de la politique française. Gare à lui si ses acolytes de droite devaient le trouver trop séparatiste, j'aimerais qu'il pousse un peu plus sa théorie décentralisatrice, quitte à mettre son poste dans la balance... Courage et n'ayons pas peur des mots: autonomie parlementaire et fiscale pour la Bretagne B5. Bretonnes, Bretons, tous unis pour l'autodétermination! N'est-ce-pas, fidèles intervenants sur ABP? Et ne faites pas cette fine bouche, pour certains aigris réacs, devant ce que j'écris tout haut ce que certains pensent... tout bas.

Ronan Badouel.

PIERRE CAMARET
Samedi 21 fevrier 2015

Eh . RON KORNOG . Je suis en phase avec vous .

C'etait "mon programme "il y a 55 ans .C'est le meme aujourdhui.

Reunification : Notre territoire industriellement le plus riche , nous a ete retire ???

Autonomie non regalienne.

Moi aussi je souhaite qu'il aille plus loin et que d'autres parlementaires Bretons de sa sensibilite , le rejoignent, si ils en ont le courage .

Je renvoie la droite et la gauche dos a dos .

Damien Kern
Dimanche 22 fevrier 2015

Rien contre les déclarations précédentes au niveau philosophique.

Cependant lancer des nouveaux partis n'a jamais marché. L'argent est dans le système, dans les médias et dans les partis nationaux. Ce sont des x 10 millions ¤.

Qui va payer un Le Fur bis hors UMP ? Qui va payer tout les députés, les conseillers généraux, les campagnes électorales, etc ... Comment AGP peut lutter contre Ouest France subventionné ?

Pourquoi ne pas imaginer que l'UMP ou le PS soient débordés par un des leurs ? Le bon timing c'est après l'élection, pas avant.

C'est d'ailleurs avec cette méthode qu'on a vu des leaders politiques émerger un peu partout dans l'histoire. On a aussi vu des scissions de partis.

Un politique qui acquière une popularité indépendamment des partis peut acquérir une indépendance. Mais au départ il lui faut un soutien. ( On a vu un G. Frêche exclu de partout résister à tout le monde - mais sans son adhésion initial au PS - il n'aurait jamais eu sa position )

Dans le lancement d'un site web, ce n'est pas le prix du développement technique, c'est le prix du marketing pour le faire connaitre qui prévaut.

Dernier argument : la majorité des gens suit le mouvement. Un changement peut intervenir sous l'action d'un leader médiatique, par la base ça me semble impossible.

Je n'ai aucune vocation politique. Mais j'encourage volontier ceux qui veulent agir pour l'autonomie de la Bretagne à s'engager dans les plus partis nationaux les plus influents PS,UMP, ..., ils en vivront bien et ils verrouilleront les bonnes places. Ils pourront aussi financer les associations qui leur plaisent.

Avec ce raisonnement, je mise sur Le Fur.

marclefur.bzh à la place de .fr. Je pense que si Le Fur continue, il va avoir des pressions. Ensuite sa force dépendra de ses convictions et de son électorat personnel hors UMP.

PIERRE CAMARET
Lundi 23 fevrier 2015

Well, Well Convaincre un grand parti Francais :Republicain , Jacobin , Une et Indivisible etc... etc..... de changer sa doctrine ??????? combien de siecles ???

Qu'il y ait a l'interieur de ces partis , des gens sains comme Marc LE FUR , cela fait plaisir , sans plus ,car the One man Show , Ein Mann für Alles , n'est guere pris en compte dans les rapports de force .

Je ne sais pas . Il est vrai que les partis Bretons attirent peu les electeurs Bretons ( j'ai une explication personnelle , a cela ) alors , alors je ne sais pas !

Les defiles 30 000 personnes , nos dirigeants s'en moquent et cela egalement n'est pas pris en compte . GHD , petition etc....... rien a cirer .Nous les dirigeants nous continuons sur nos valeurs republicaines , le peuple taisez vous .

Que faut il pour changer une revolte sanglante???? , je n'y crois pas . Une guerre perdue suivie d'une occupation ???? qui veut occuper la France ???

Alors la soumission , ceux qui soufrent de cela , car c'est insupportable a une ame fiere ..... et bien ils s'en vont ,en cela encourages par nos dirigeants: vous avez vecu trop longtemps a l'etranger , vous vous sentirez mieux ailleurs etc.....il faudrait que plus de francais s'installent a l'etranger ....... tout cela m'a ete personnellement dit et meme ecrit ( dans un language tres modere ).

Lucien Le Mahre
Lundi 23 fevrier 2015

La logique de décentralisation telle que généralement ressentie dans nos cantons, est expliquée ici de façon très claire par un Marc Le Fur dont, avec quelques trop rares autres élus nationaux (ex.P. Molac), la sincérité dans l'engagement breton ne me parait pas discutable...

J'y souscris d'autant plus qu'elle expose les conditions rationnelles et pragmatiques d'une régionalisation indispensable pour notre avenir à tous. Les raisons historiques, culturelles et émotionnelles qui nous imprègnent et font de nous ce que nous sommes (en Bretagne et ailleurs) tomberaient en effet à plat dans un hémicycle qui n'en a cure.

Quelques observations cependant...

A la fin de son exposé, l'orateur est amené à exorciser le spectre d'un "fédéralisme" qu'il sait répulsif pour une assemblée quasi déserte ce jour-là, mais qui reste engluée dans le confort aveugle d'une routine jacobine où elle trouve finalement son compte.

Pourquoi après tout renoncer à une décentralisation jacobine en trompe-l'oeil qui, au lieu d'opérer des choix courageux, continue à doublonner, à empiler, à cumuler et accumuler les strates d'un accablant millefeuille dans lequel trouvent leurs aises leurs féodalités recrées, puisqu'il suffit de dissimuler l'imposture sous des discours ardemment "républicains" ?

Dans le même esprit, le mot "autonomie", immédiatement urticant et donc contre-productif en un tel lieu, ne sera pas non plus prononcé et on le comprend, du moins tant que le contenu du terme sulfureux n'est pas renié.

Car si Marc Le Fur critique à juste titre les limites d'une décentralisation gouvernementale technocratique "qui ne décentralise rien", alors qu'elle avait suscité bien des espoirs ( notamment chez nous), il ne peut oublier le bilan de son propre camp hexagonal lors du précédent quinquennat, ni le farouche bastion jacobin que celui-ci recèle en son sein.

Ce bastion n'hésitant pas - rejoints par d'autres "ayants-droit" aux avantages garantis par le statu quo - à entonner le refrain conventionnel et s'approprier LA République (alors qu'ils n'en défendent qu'une des versions possibles), voire LA France (alors qu'ils n'en sont que des composantes idéologiques) ni à s'enivrer de déclarations universelles d'estrade, tout laissant les réalités à leur porte comme une domesticité aux sabots crottés.

Je l'ai déjà dit : une forme adaptée de "fédéralisme", inspirée de nos voisins espagnols, suisses, allemands etc... me semble au contraire une issue aux limites bientôt atteintes du jacobinisme actuel désavoué par une large proportion des électeurs tentés par l'abstention et le vote extrême. M. Le Fur le suggère lui-même à mots couverts dans son intervention.

Des "autonomies non régaliennes" comme le précise Pierre Camaret, négociées à la demande par chaque Région française (ainsi qu'en Espagne, mais comme cela a été aussi le cas pour la Polynésie et la Nouvelle Calédonie) seraient de mon point de vue mieux acceptées par la population et plus porteuses d'avenir dans le cadre européen que la recherche d'une autonomie bretonne seule... Sauf si nous y étions finalement contraints.

Car il s'agit disons... d'une intime conviction que je pourrais à l'occasion étayer plus solidement, tout en sachant par ailleurs que le monde est mouvement et que des évènements nouveaux pourraient m'amener à la faire évoluer...

Lucien Le Mahre
Lundi 23 fevrier 2015

La logique de décentralisation telle que généralement ressentie dans nos cantons, est expliquée ici de façon très claire par un Marc Le Fur dont, avec quelques trop rares autres élus nationaux (ex.P. Molac), la sincérité dans l'engagement breton ne me parait pas discutable...

J'y souscris d'autant plus qu'elle expose les conditions rationnelles et pragmatiques d'une régionalisation indispensable pour notre avenir à tous. Les raisons historiques, culturelles et émotionnelles qui nous imprègnent et font de nous ce que nous sommes (en Bretagne et ailleurs) tomberaient en effet à plat dans un hémicycle qui n'en a cure.

Quelques observations cependant...

A la fin de son exposé, l'orateur est amené à exorciser le spectre d'un "fédéralisme" qu'il sait répulsif pour une assemblée quasi déserte ce jour-là, mais qui reste engluée dans le confort aveugle d'une routine jacobine où elle trouve finalement son compte.

Pourquoi après tout renoncer à une décentralisation jacobine en trompe-l'oeil qui, au lieu d'opérer des choix courageux, continue à doublonner, à empiler, à cumuler et accumuler les strates d'un accablant millefeuille dans lequel trouvent leurs aises leurs féodalités recrées, puisqu'il suffit de dissimuler l'imposture sous des discours ardemment "républicains" ?

Dans le même esprit, le mot "autonomie", immédiatement urticant et donc contre-productif en un tel lieu, ne sera pas non plus prononcé et on le comprend, du moins tant que le contenu du terme sulfureux n'est pas renié.

Car si Marc Le Fur critique à juste titre les limites d'une décentralisation gouvernementale technocratique "qui ne décentralise rien", alors qu'elle avait suscité bien des espoirs ( notamment chez nous), il ne peut oublier le bilan de son propre camp hexagonal lors du précédent quinquennat, ni le farouche bastion jacobin que celui-ci recèle en son sein.

Ce bastion n'hésitant pas - rejoints par d'autres "ayants-droit" aux avantages garantis par le statu quo - à entonner le refrain conventionnel et s'approprier LA République (alors qu'ils n'en défendent qu'une des versions possibles), voire LA France (alors qu'ils n'en sont que des composantes idéologiques) ni à s'enivrer de déclarations universelles d'estrade, tout laissant les réalités à leur porte comme une domesticité aux sabots crottés.

Je l'ai déjà dit : une forme adaptée de "fédéralisme", inspirée de nos voisins espagnols, suisses, allemands etc... me semble au contraire une issue aux limites bientôt atteintes du jacobinisme actuel désavoué par une large proportion des électeurs tentés par l'abstention et le vote extrême. M. Le Fur le suggère lui-même à mots couverts dans son intervention.

Des "autonomies non régaliennes" comme le précise Pierre Camaret, négociées à la demande par chaque Région française (ainsi qu'en Espagne, mais comme cela a été aussi le cas pour la Polynésie et la Nouvelle Calédonie) seraient de mon point de vue mieux acceptées par la population et plus porteuses d'avenir dans le cadre européen que la recherche d'une autonomie bretonne seule... Sauf si nous y étions finalement contraints.

Car il s'agit disons... d'une intime conviction que je pourrais à l'occasion étayer plus solidement, tout en sachant par ailleurs que le monde est mouvement et que des évènements nouveaux pourraient m'amener à la faire évoluer...

Brocèlbreizh
Lundi 23 fevrier 2015

Des Français qui s'installent a l'étranger..

Cela pourrait t'il permettre un gain de place pour le démocrate breton sur son propre territoire?Je vous taquine humblement n'en doutez pas cher Monsieur Camaret.

L'idée est la suivante: C'est à l'habitant de Bretagne de savoir se fédérer par le vote.Indépendamment de la gauche et de la droite nationale (Le front est inclut/idem UDB et poissons pilotes)

Maintenant je vous retourne la question en verlan:

Quel devrait être le cheminement d'un élu qui veut travailler pour le citoyen breton?

Pour ma part:

je pratiquerai l'auto-décentralisme et je chercherai une alliance pour me fédérer tout en utilisant mon "assise" électorale.La digne représentation démocrate de l'élu mêlé au courage politique.

Une forme d'abnégation politique a l'opposé du carriérisme politique.

Est ce une utopie? peu importe.

De toutes les manières cela implique primo-facto une mutation républiquaine.Le premier usage étant l'application d'une carte culturelle bretonne actuelle convenable.(Nantes)Pour ce faire les citoyens de Bretagne de bonnes volontés ont "le monde de l'information", le media et le droit de mettre un bulletin dans une urne.C'est un ensemble "positif" en terme de Démocratie locale.

Un bon nombres de sondages témoignent de l'unité bretonne inébranlable: l'impôt routier écotaxe.La réunification nantaise(Terre de la Duchesse)et le chaos engendré par l'aéroport via une politique ..centralisatrice!Je fais l'impasse sur les plus ubuesques: Le radar fixe , l'organisation de la vitesse routière "égalitariste à outrance" ou encore le mythe fabuleux de la puissance de l'éolienne en terre Bretonne provenant de l'air... marin.

Ken emberr.

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