Lithographie Costumes Bretons

Le milieu du XIXe siècle est l’âge d’or des albums lithographiques, ils illustrent de nombreux récits de voyages liés à l’invention du tourisme.

Visite dans la poche de la grand'mère - Keepsake Breton vers 1843 - Éditeur Charpentiers Nantes 44 44065_1.jpg Visite dans la poche de la grand'mère - Keepsake Breton vers 1843 - Éditeur Charpentiers Nantes

La chromolithographie est un procédé d'impression en couleurs, moins coûteuse que l’impression sur plaque de cuivre et sera à l'origine de l'impression offset encore utilisée aujourd’hui.

La matière bretonne sera abondamment exploitée. Ses coutumes, ses paysages, ses costumes en font une contrée exotique et exaltante, à la fois si proche géographiquement et si lointaine du mode vie moderne des villes en pleine révolution industrielle.

Cette période artistique «romantique» donnera une image d’une Bretagne totalement fantasmée, berceau immuable d’une culture celtique éternelle.

La Bretagne devient à la mode !

Depuis 1820, le baron Taylor est le pionnier en publiant ses « Voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France ».

En 1829, paraît l'ouvrage de Balzac, « Les Chouans », qui installe cette figure rebelle comme dépositaire privilégié du génie de la Bretagne. Michelet, Victor Hugo, Mérimée, Stendhal, parcourent la Bretagne dans les années 1830.

Parmi les nombreux éditeurs lithographes, le plus prolifique sur la Bretagne est la Maison Charpentier de Nantes.

Pierre-Henri Charpentier et son fils, souhaitent dresser pour la Bretagne un inventaire des costumes qui allierait le document ethnographique et l’oeuvre artistique dans le style des recueils lithographiques «pittoresques et romantiques» de l’époque.

Leurs trois livres majeurs sont : «La Galerie armoricaine» (1845), «Nantes et la Loire-Inférieure» (1849) et «La Bretagne contemporaine» (1865).

Ils font notamment appel au peintre et illustrateur, François-Hippolyte Lalaisse, qui traversera la Bretagne durant les étés 1843 et 1844 en réalisant un abondant carnet de croquis.

Le collectage moderne !

Les lithographies originales de ce carnet de croquis ont été acquises et répertoriées en 1952 par Georges-Henri Rivière du Musée National des Arts et Traditions Populaires de Paris.

Elles ont été consultées en 1963 par René-Yves Creston pour la préparation de son livre «Costume breton» qui est devenu, comme le carnet de croquis de Lalaisse, une bible pour les cercles celtiques de Bretagne.

Les lithographies de Lalaisse et de bien d’autres artistes ont été transférées au MuCEM / Musée des Civilisations de l'Europe et de la Méditerranée de Marseille.

Elles sont désormais consultables sur le site internet Réunion des Musées Nationaux (voir le site)

D’autres organismes ont collecté et sauvegardé ces albums lithographiques sur la Bretagne :

La bibliothèque de Nantes principalement sur l’éditeur Charpentier (voir le site)

Le musée départemental breton de Quimper (voir le site)

Et l’énorme travail de numérisation de la bibliothèque universitaire de Rennes (voir le site)

Des collectionneurs privés parcourent également les brocantes et vide-greniers pour rassembler des reproductions de ces lithographies sur les costumes bretons.

C’est le cas de Norbert Guihéneuf qui a publié sur son blog des articles argumentés sur un grand nombre de lithographes : Lalaisse, Charpentier, Sinnett, Sorrieu, Coste, Deshays, Le Tendre, Valério, etc.

Articles lithographies costumes bretons (voir le site)

©agence bretagne presse

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Auteur de l'article :

Norbert Fest Noz

Site d'information et de promotion du Fest Noz

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