Lettre ouverte au Ministre de l'Europe et des Affaires Etrangères

J-Y Le Drian, candidat à la présidence de la Région Bretagne (2010)
J-Y Le Drian, candidat à la présidence de la Région Bretagne (2010)
Monsieur le Ministre,

Vous venez d'accepter de poursuivre votre engagement pour la France en acceptant d'intégrer le nouveau gouvernement français, cette fois en qualité de Ministre de l'Europe et des Affaires Etrangères, votre choix de sortir des intérêts d'un parti classique témoignerait de votre esprit d'ouverture et d'une certaine clairvoyance. Permettez-nous de vous féliciter pour vos nouvelles fonctions.

Breton vous-même, vous n'êtes pas sans connaître notre histoire, surtout pas les conditions qui conduisirent la Bretagne à perdre sa souveraineté. Autrefois Nation reconnue, enviée même, elle est aujourd'hui reléguée au rang d'une simple région administrative française, amputée qui plus est du pays nantais représentant plus du cinquième de la superficie de la Bretagne historique, pays breton le plus riche soit dit en passant.

Il ne vous aura certainement pas échappé, Monsieur le Ministre, au vu de vos sérieuses connaissances internationales et du fait d'être né breton, ce dont vous dites en être fier, qu'il existe toujours un traité international bipartite signé entre la France et la Bretagne : les lettres-traité de janvier 1499 (Pâques 1498) paraphées par les deux Etats et stipulant les clauses liées à l'Union de la Duchesse Anne de Bretagne avec Louis XII, Roi de France. En qualité de Traité, celui-ci fait force de loi, Breizh reste souveraine.

Dans la mesure où la France est signataire d'autres textes internationaux, à commencer par la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme et la Charte de l'Organisation des Nations Unies, textes ayant valeur contraignante pour tout Etat qui en est signataire, au nom des traités internationaux faisant force de loi en Droit International, nous vous rappelons que la Bretagne, dans la totalité de ses frontières historiques, est juridiquement souveraine, les droits de la Bretagne en tant que nation et ceux du peuple breton restent aujourd'hui spoliés.

C'est donc au nom du droit international et des droits fondamentaux du peuple breton que nous adressons cette présente lettre au représentant chargé des affaires internationales d'un Etat étranger pour Breizh: la France.

Alors que vous étiez candidat à votre réélection à la présidence de la région administrative Bretagne en 2010, vous aviez déclaré: "Je n'ai jamais pris mes ordres à Paris. La Bretagne c'est la Bretagne, et les Bretons décident en Bretagne". En 2012, vous deveniez Ministre de la Défense où clairement vous preniez vos ordres depuis Paris tout en gardant la présidence de Région. Monsieur le Ministre, les Bretons n'ont pas changé, la Bretagne non plus, peut-on en dire autant de vous ?

Malgré tout, nous ne pouvons croire que votre coeur ait cessé de battre pour Breizh. Notre Nation a plus que jamais besoin de tous ses enfants, de tous ceux qui oeuvrent pour qu'elle ne disparaisse pas. Nous espérons que votre action au sein de votre nouveau ministère saura traiter Breizh avec le respect et l'équité qui sont dus à son rang de Nation-Etat à part entière.

Renouvelant nos félicitations et vous souhaitant le succès dans votre nouvelle mission,

Nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, en l'expression de notre plus haute considération.

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Auteur de l'article :

AMBASAD VREIZH

Yann Varc'h Naoufel Furon, Président d'Ambasad Vreizh, Organisation Non-Gouvernementale. Mission: défendre les intérêts de la Bretagne et ceux de ses enfants. Breizh est Nation et demande à ce que tous les Bretons se fédèrent pour qu'elle puisse redresser la tête en encourageant le "Made in Breizh"! Ambasad Vreizh s'appuie sur son réseau international via ses ambassadeurs qu'elle nomme de par le Monde.

Vos commentaires :

KERNINON MICHEL
Lundi 22 mai 2017

Vous n'êtes pas sans ignorer... ce ne serait pas plutôt sans savoir ?

mélennec louis
Jeudi 25 mai 2017

Monsieur FURON,

Vous ne pouvez écrire une telle bafouille, qui est celle d'un esclave breton, en aucun cas celle d'un HOMME DEBOUT.

Vous ne pouvez ignorer que Le Drian, avec d'autres sires tels Auxiette, Urvoas, cette pauvre Lebranchu - qui n'est RIEN - sont les acteurs principaux de l'amputation renouvelée de notre territoire national, à Nantes et en Loire Atlantique.

Quand donc cesserez-vous de vous prosterner à genoux devant ces francs maçons, sans honneur, sans identité, seulement préoccupés de leurs carrières et de leur gros sous, en aucun cas de la Bretagne ?

VOUS NOUS HUMILIEZ. Aucun de nous ne se reconnait dans cette lettre absurde, qui nous rabaisse à l'état de suppliants, là ou nos droits sont éclatants.

Je vous remercie de retirer cette lettre absurde, et d'en rédiger une autre, digne d'un homme qui se tient DEBOUT.

Les "médias" "bretons" étant ce qu'ils sont, peureux, craintifs, LÂCHES, je publie - immédiatement - dans les réseaux sociaux : NOUS NE SOMMES EN AUCUN CAS DES SOLLICITEURS DEVANT CEUX QUI NOUS TRAHISSENT.

Ne recommencez pas, s'il vous plait, ce genre d'exercice : redressez vous, BON SANG !

DR LOUIS MELENNEC.

Yann Varc'h Furon
Jeudi 25 mai 2017

Monsieur Mélennec,

Il n'est nullement question de courber l'échine devant ces gouvernants, fussent-ils prétendus bretons, et certainement pas de solliciter quoique ce soit Le propos se voulait quelque peu ironique, d'où ce manque d' "agressivité" qui doit en ressortir. Par ailleurs, il serait illusoire d'attendre une réponse de M. Le Drian ou consorts, et il est peu probable qu'un jacobin prête attention à cette lettre.

La courtoisie de cette lettre ouverte n'est due qu'à celle que nous devons pour tout dirigeant étranger, car il est notoire que M. Le Drian n'a plus rien de breton dès lors qu'il a prêté allégeance à la France, une complicité flagrante et condamnable pour ce qui est des intérêts bretons.

Il se trouve que nous souhaitons être audible par la majorité des habitants de Bretagne, laquelle, vous en conviendrez, ne se considère pas breton... par ignorance. Peut-être est-il naïf de croire qu'en écrivant indirectement aux responsables de nos maux, aux complices des bourreaux d'antan, que des lecteurs apprendront certaines choses sur eux-mêmes, sur leur passé, et sur ce qui leur est volé: leur identité et leur liberté.

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