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- Communiqué de presse -
Lettre des parents de l'école de Merville à Mesdames et Messieurs les Conseillers Régionaux de Bretagne
Cette lettre a été adressée par mail par le Collectif des parents de l'école Maternelle de Merville à M. Jean-Yves Le Drian, Président du Conseil Régional et à Mesdames et Messieurs les conseillers Régionaux des groupes UDF, UDB-Gauche alternative, Verts et PCF.
Pierrick Le Feuvre pour Collectif de parents Ecole maternelle Merville Lorient le 6/10/05 13:32

LORIENT (Bretagne-France) -/10/2005 - 14 heures. Cette lettre a été adressée par mail par le Collectif des parents de l'école Maternelle de Merville à M. Jean-Yves Le Drian, Président du Conseil Régional et à Mesdames et Messieurs les conseillers Régionaux des groupes UDF, UDB-Gauche alternative, Verts et PCF, qui, déjà par plusieurs interventions, notamment auprès de l'Inspection Académique du Morbihan, et du Rectorat à Rennes, nous ont apportés leur soutien. Une copie pour information a également été adressé à M. Jean-Pierre Thomin, Conseiller régional PS, Président de la commission "culture, patrimoine et sport", délégué à la politique linguistique.

Lorient, le 6 octobre 2005,

Monsieur le Président,

Mesdames, Messieurs les Conseillers,

Depuis maintenant 35 jours, 20 enfants lorientais attendent la création d'un demi-poste d'instituteur breton pour leur classe bilingue, à l'école maternelle de Merville.

La demande des parents, transmises dans les temps et dans les règles administratives par la directrice de l'école, n'a pas été prise en compte par l'Inspection Académique du Morbihan. Le développement de ce dossier au cours du dernier mois, a révélé, pour le moins, le manque d'anticipation de l'Inspection Académique du Morbihan qui n'a pas hésité à user de mauvaise fois, notamment devant la presse, pour décrédibiliser notre demande.

Par deux fois, les représentants de l'Etat ont répondu par une fin de non-recevoir à nos délégations : à la Préfecture du Morbihan où nous n'avons pu transmettre un courrier à un huissier qu'à travers des grilles fermées. A l'Inspection Académique où nos enfants ont pu, pour la première fois de leur vie, découvrir les uniformes des CRS à travers les grilles de la Cîté Administrative.

Ce mépris de l'Etat face à nos demandes légitimes s'est encore exprimé hier à la Préfecture. Alors que M. Merlin, chef de Cabinet de la préfète, Mme Allaire, nous avait donné rendez-vous à 10 h 30, nous avons été reçu, dans une salle glaciale, par un jeune subordonné qui semblait découvrir le dossier en même temps que nous le lui expliquions. "Il transmettra". Sic.

Malgré vos interventions, dont nous vous remercions, M. le recteur d'Académie continue de faire silence sur ce dossier, tout en déclarant à la presse qu'il "répondra à la demande des parents". Devrons-nous donner un dossier de 33 pages à M. Serge Guinchard en l'invitant à déjeuner d'un homard et d'une pomme pour que Monsieur le Recteur réponde à notre requête ? (1)

Cette hypocrisie et ce mépris des représentants de l'Etat n'a que trop duré. D'autant que nous savons que des situations analogues à la nôtre existent dans d'autres écoles, en particulier à Rennes-Gantelles et Redon-Korrigans.

Notre demande s'inscrit pleinement dans le cadre du Plan pour le développement de la langue bretonne, voté à l'unanimité par le Conseil Régional de Bretagne en décembre dernier.

Elle s'inscrit pleinement dans le cadre du Plan Etat-Région pour lequel, sur la seule rentrée 2005, l'Etat doit encore 9 postes. Il semble aussi que, alors que nous demandons un demi-poste d'enseignant en breton pour notre école, certains jeunes professeurs des écoles, sortis de l'IUFM avec une compétence en breton, sont nommés sur des classes francophones. Cette information mériterait, pensons-nous, d'être vérifiée par vous.

Nous avons décidé d'en appeler à M. Gilles de Robien, Le Ministre de l'Education Nationale doit, dans les délais les plus courts, donner à notre école, et aux autres écoles de Bretagne confrontés à des problèmes similaires, les moyens de fonctionner normalement. M. de Robien doit donner à la Bretagne les moyens de réussir son plan pour sauver la langue bretonne.

Il nous semble qu'une prise de position du Conseil régional de Bretagne sur ces questions est aujourd'hui d'une brûlante actualité.

En vous remrciant encore de votre soutien, nous vous prions, Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Conseillers Régionaux, de croire en notre haute considération.

Collectif des parents de la maternelle publique de Merville

(1) Une blague de 33 pages, adressée par un amateur de homard et de pomme, circule dans les écoles et lycées de Bretagne. Renseignez-vous auprès des directeurs d'établissements pour en savoir plus. Bien que déterminés, nous conservons notre sens de l'humour.

Collectif de parents pour l'ouverture d'une classe bilingue à l'école maternelle de Lorient Merville
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