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- Communiqué de presse -
Les parents de Merville répondent aux mensonges de l'Inspecteur d'Académie

En réponse à certaines informations, sans fondement, actuellement propagées dans la région un communiqué a été publié ce matin dans le Télégramme et repris partiellement dans Ouest France, par M. Mercier, Inspecteur académique du Morbihan. Il invite chacun à juger en conscience de son action en faveur du breton.

Pierrick Le Feuvre pour Collectif de parents Ecole maternelle Merville Lorient le 14/09/06 14:11

[Lorient - Bretagne - France ] Dans un communiqué publié ce matin dans le Télégramme et repris partiellement dans Ouest France, M. Mercier, Inspecteur académique du Morbihan, déclare (c’est nous qui soulignons) :

"Certaines informations, sans fondement, sont actuellement propagées dans la région au sujet de l’enseignement du breton à l’école Merville de Lorient. Soucieuse de rétablir les faits et de permettre à chacun de juger en conscience de l’action conduite en faveur du breton, l’inspection académique dément catégoriquement ces rumeurs."

La gravité du propos ne nous échappe pas. Nous serions donc des colporteurs de rumeurs et les informations que nous avons communiquées seraient sans fondement. A vous donc de juger « en conscience » !

M. Mercier poursuit. "L’école Merville compte aujourd’hui cinq emplois et un emploi à mi-temps. Avec un demi-poste de plus que l’an dernier, elle dispose donc dorénavant des moyens nécessaires à l’ouverture d’un deuxième groupe bilingue."

Nous répondons. L’école de Merville à fonctionné l’année dernière avec cinq emplois et un emploi à mi temps, soit 5,5 postes. Il n’y a donc pas aujourd’hui de demi-poste de plus que l’an dernier. Mieux, la rentrée s’est effectuée cette année avec quatre emplois et deux emplois à mi temps, soit 5 postes, donc un demi poste en moins.

M. Mercier poursuit : "A compter de jeudi, l’école aura, pour l’enseignement bilingue, un professeur des écoles supplémentaire sur le demi-service, dont l’implantation a été décidée le vendredi 8 septembre. Elle sera donc en mesure d’organiser l’enseignement bilingue en deux groupes au lieu d’un seul l’an dernier."

Nous répondons. A compter d’aujourd’hui, l’école disposera donc de quatre emplois et trois emplois à mi-temps, soit 5,5 postes comme l’an dernier. Pourquoi pas dès la rentrée ? Pourquoi avoir attendu le 8 septembre ? Notre mobilisation doit y être pour quelque chose...

Les problèmes sont-ils pour autant résolus ? M. Mercier poursuit. : "A titre provisoire, pour tenir compte des contraintes d’organisation, l’enseignement en breton nouvellement implanté se fera l’après-midi et l’enseignement en français le matin. Cette organisation sera inversée dans les tout prochains jours.'

Nous répondons. Ainsi, ces nouvelles dispositions ne sont encore que provisoires ! Et c’est heureux car, dans la pratique, elle sont dignes du Père Ubu. En effet, ce matin, l’inspection a dépéché sur l’école un 3e mi-temps remplaçant pour assurer l’enseignement en français des enfants bilingues des Moyennes et Grandes Sections. Cet après-midi, un 4e mi-temps devrait venir pour assurer l’enseignement en breton de ces enfants : il s’agit de la personne qui assure le matin le remplacement du mi-temps bilingue de la maternelle de Pont-Scorff, lui aussi toujours non pourvu.

Quel méli-mélo ! Mais bon ! A partir d’aujourd’hui, soit 11 jours après la rentrée, ces dispositions transitoires devraient enfin permettre que l’enseignement bilingue soit assuré dans l’école. Nous nous en réjouissons, tout en saluant la bonne volonté et la compétence de l’équipe enseignante qui doit encore s’adapter à ce nouveau mode de fonctionnement provisoire.

Pour autant, pourquoi compliquer encore la vie interne de l’école avec maintenant 4 enseignants à temps partiel pour permettre l’enseignement du breton à nos enfants ? Ne serait-il pas plus simple d’affecter deux enseignants bilingues à plein temps ? Comme on l’apprend à l’école, 4 fois 0,5 égale 2 fois 1 ! En terme de budget, ça ne change rien ! Les enseignants bilingues sont bilingues : ils parlent aussi français. Quand M. Mercier leurs parlent, ils le comprennent ! Les effectfifs actuels de la filière bilingue de l’école sont conformes aux prévisions annoncées dès novembre par la directrice. Alors ? Pourquoi l’Inspection Académique n’en a-telle pas tenu compte ?

Comme toujours, la vérité est ailleurs ! L’Inspection Académique n’a pas su, ou pas voulu, anticiper la situation alors qu’elle disposait de toutes les informations. Elle ne soutient pas suffisamment le développement de l’enseignement bilingue.

A l'opposé de ces méthodes, nous pensons qu'elle doit

- augmenter le nombre de postes à temps complet et titulariser les vacataires sur la base d'un principe simple : une classe, un enseignant,

- assurer une véritable information aux parents sur cette possibilité d’enseignement.

- avec les autres acteurs de l'Education Nationale, organiser l'augmentation du nombre d’enseignants bilingues formés à l’IUFM et prévoir leur affectation après formation de façon anticipée,

Pour notre école, comme celle de Pont-Scorff, les services de l’Académie ne trouvent pas de candidat pour occuper un demi-poste d’enseignant vacataire à temps partiel, payé 550 euros net par mois. A ce prix, il n’y a plus de volontaire.

Nous ne cherchons aucune polémique. Notre seul souci est que nos enfants, inscrits en classe bilingue, bénéficient des mêmes condtions que les autres : une classe, un enseignant. Nous maintenons que l’affectation sur notre école de deux enseignants bilingues à temps complet constitue la seule solution fiable et durable.

En ce onzième jour après la rentrée, en dépit des « bricolages » de l’Inspection Académique, la situtation sur l’école demeure instable. Nous attendons toujours la nomination d’un enseignant bilingue pour l’année complète.

Nous restons solidaires des autres écoles de Bretagne confrontées aux mêmes difficultés : Pont-Scorff , Languidic et Bulat-Pestivien. Nous restons mobilisés et continuons à appeler tous les défenseurs de l’enseignement bilingue à soutenir notre action.

Participez au deRobienthon

Lancée hier matin, la 2e édition du deRobinethon a déjà permis de récolter plus de 1 000 eurosen promesses de don à M. Gilles de Robioen, Ministre de l'Education Nationale. Plus de 500 connexions au site depuis hier matin.

Des contacts avec d'autres écoles nous ont permis d'apporter des informations sur Pont-Scorff, Languidic et Bulat-Pestivien où l'Inspection Académique des Côtes d'Armor refuse d'ouvrir une classe bilingue alors que 19 enfants sont inscrits .Une impression de déja-vu !

Continuez à nous apporter vos messages de soutien et à faire des promesses de don.

(voir le site)

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