Les licenciés de la Seita en appellent au ministre pour leur projet de Scop Breizh Tobacco
Communiqué de presse

Publié le 9/10/15 15:00 -- mis à jour le 00/00/00 00:00
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Rassemblement à Carquefou le 7 octobre 2015. Bonnets rouges, membres de Bretagne Réunie et musiciens... Copie d'écran.

C'est le 25 avril 2014 que les 327 employés de la plus grande usine de cigarettes de France se sont retrouvés sans travail. Si certains ont trouvé des CDI (contrats de travail à durée indéterminée), d'autres sont en recherche de reclassement, et seront payés par le groupe Imperial Tobacco jusqu'en juin 2016.

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D'autres encore ont le projet de fonder une Scop ou Société coopérative et participative, nommée "Breizh tobacco" qui devait sauver 15 emplois et proposer une cigarette bretonne en Pays Nantais. Sous l'impulsion du Breton Olivier Anezo, ils avaient obtenu la promesse - orale - du groupe de récupérer gratuitement les machines. Mais le groupe n'a pas tenu sa promesse et les porteurs de ce projet de coopérative assistent impuissants au démantèlement des machines qui a déjà commencé.

Olivier Anezo demande au ministre de l'Économie Emmanuel Macron d'intervenir pour obliger Imperial Tobacco à tenir ses promesses : « Le gouvernement n'arrête pas de vanter les mérites des Scop. Il a là une occasion de mettre ses actes en accord avec ses discours ».

Voir ci-dessous le projet de Breizh Tobacco, en PDF, rédigé par Olivier Anezo et Ludovic Colin en septembre 2014.

Des Bretons sont venus soutenir les ex-salariés de la Seita rassemblés ce 7 octobre à Carquefou devant l'usine fermée.

Ci-dessus la vidéo de 7' 05 par Yves Priou pour Breizh no Comment, titrée " Des ex-salariés de la Seita manifestent pour défendre le projet de la Scop “Breizh Tobacco” ".

Avec, au mégaphone, Olivier Anezo, porteur du projet de Scop, Nil Caouissin pour l'UDB (Union démocratique bretonne), Gilles Denigot tête de la liste bretonne des élections régionales en région PDL, et Jean-François Le Bihan président de l'association Bretagne Réunie.

Pour un premier appel à rassemblement : ( voir l'article ) où l'on rappelle (notes à relire) que la Seita ( Société d'exploitation industrielle des tabacs et allumettes ) n'a plus rien de français et est devenue Impérial Tobacco. Le rassemblement prévu le 4 a eu lieu le 7 octobre : ( voir l'article ) titré " Breizh Tobacco, ou la volonté de défendre l'emploi et de produire breton. Appel à rassemblement ".

Communiqué de Bretagne Réunie

Bretagne Réunie soutient vivement les salariés licenciés de la Seita de Carquefou qui ont choisi de “monter” la « Scop Breizh Tobacco ».

Ce mercredi 7 octobre les salariés de la future Scop ont invité tous ceux qui souhaitent défendre l'emploi en Bretagne à se rassembler devant les grilles fermées de la Seita, groupe Imperial Tobacco, pour dénoncer les manquements aux promesses faites par la direction de l'établissement, à savoir la cession des outils de production.

Bretagne Réunie, présente à ce rassemblement, ne comprend pas l'absence de représentants du Conseil départemental de Loire-Atlantique et du Conseil régional des PDL (Pays de la Loire) qui pourtant, à grands renforts de communication, prétendent faciliter le développement des entreprises de l'Économie Sociale et Solidaire.

L'argument consistant à dire que l'on ne peut pas soutenir cette entreprise pour des raisons de santé publique, à moins d'interdire la vente de tabac, n'est pas recevable.

Est-ce le nom de cette future Scop qui dérange ?

Signé Bretagne Réunie

Les reportages de la presse locale au 7 octobre

- Ouest France : (voir le site) , article titré " Scop de tabac. Des ex-salariés de la Seita en appellent au gouvernement ". Avec une vidéo : (voir le site) de DailyMotion, page de la vidéo.

- Presse Océan : (voir le site) , article titré " Les ex-Seita en appellent au ministre pour leur projet de Scop ".

Usine Seita de Carquefou

rue de la Mainguais

44470 Carquefou

Document PDF naissance_du_projet_breizh_tobacco_et_scop.pdf Naissance du projet de la scop “Breizh Tobacco”. . Source : Olivier Anezo, Ludovic Colin
Voir aussi :

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Correspondante ABP depuis février 2007.
Vos 1 commentaires
PIERRE CAMARET
2015-10-14 07:21:47
Mes chers compatriotes ,
Je viens de lire dans "ma presse" locale en Australie , que PHILIPPS MORRIS un des leaders mondiaux de la cigarette , vendait toutes ses installations en Australie , Usine et Bureaux ... mise a prix environs 14 millions d' Euros.
Phillips MORRIS a deja delocalise sa production, et la Direction des Ventes, en Coree du Sud , l' annee derniere .
Je ne suis pas dans le Tabac , mais dans Petrole , Gas et Mines .... j' ai donc toujours travaille avec des Multinationales ... ces gens la ne raisonnent pas a l' echelon national , mais Mondial et cela vous devez le savoir d' entrée.Leurs strategies de production , de ventes est a l'echelon mondial . Ils vont , ou ils peuvent faire le maximum de profit ( surtout que selon moi , leas beaux jours du Tabac , sont comptes).
Au cas de delocalisation , ce qu' il faille obtenir est un plan Social , si la Societe delocalise pour des raisons non economiques , pouvant couvrir 3 a 5 ans de salaires ,si la Societe a fait du profit ... plus biensur le remboursement des aides recues , si il y a lieu , lors de leur installation .
On ne lutte pas contre des Moulins a vent , le pot de fer et le pot de terre , mais une compensation maximale doit etre exigee.A votre Service.
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