"N'utilisez plus le nom du Pays basque pour justifier vos crimes" a demandé clairement le président du Pays basque, José Juan Ibarretxe, à l'organisation armée ETA. Cette injonction faisait suite à l'attentat qui, vendredi 7 mars, a coûté la vie à l'ex-conseiller municipal du Parti Socialiste d'Euskadi (PSE) Isaías Carrasco.

"N'utilisez plus le nom du Pays basque pour justifier vos crimes" a demandé clairement le président du Pays basque, José Juan Ibarretxe, à l'organisation armée ETA.

Cette injonction faisait suite à l'attentat qui, vendredi 7 mars, a coûté la vie à l'ex-conseiller municipal du Parti Socialiste d'Euskadi (PSE) Isaías Carrasco. Les lectures qui en ont été faites les jours suivant agacent le leader basque qui pense que c'est "lui donner [à ETA] le rôle politique principal qu'il ne mérite pas".

Ibarretxe a réclamé d'ETA le dépôt des armes et d'arrêter "d'agresser le peuple basque".

Le Parti Nationaliste Basque (PNV) avait demandé aux citoyens basques d'aller voter "massivement" aux législatives de ce dimanche. Pour sa part, Eusko Alkartasuna (EA) a réitéré qu'ETA est "le premier ennemi" du peuple basque et lui a refusé "n'importe quelle sorte de légitimité". Aralar a dit que la "réponse la plus irréfutable" qui peut être donnée à ETA était d'aller voter dimanche.

Les nationalistes basques dans leur majorité ont ainsi montré leur rejet de la violence. En substance, les actions d'ETA gènent le président basque dans l'organisation du référendum sur l'autodétermination prévu en octobre. Ainsi, il privilégie la voie des urnes et démocratique plutôt que la violence.

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