Les Bretons et l'Islande (4). Yves de Kerguelen en mission en Islande
Chronique de Bernard Le Nail

Publié le 23/08/08 3:20 -- mis à jour le 00/00/00 00:00

Arrivé en vue des côtes de l'Islande le 25 mai 1767, Yves de Kerguelen devait passer plusieurs semaines dans la région, débarquant à diverses reprises dans la grande île. La frégate "La Folle" allait être de retour en rade de Brest le 29 septembre 1767, après avoir fait escale à Ostende, puis à Dunkerque. Pendant des semaines, Yves de Kerguelen et ses hommes consacrèrent une grande partie de leur temps à des travaux hydrographiques destinés à l'établissement de cartes marines plus complètes et plus fiables, mais ses rencontres à terre avec des administrateurs danois et des agents de la compagnie qui avait le monopole du commerce, lui permirent aussi de réunir des informations tout à fait intéressantes sur le pays. Laissons lui la parole :

"Pendant le séjour que j'ai fait en Islande, je n'ai rien négligé pour m'instruire de toutes les particularités de cette île, de la vie des habitants, de leurs mœurs, de leur religion et de leur gouvernement..."

Et, effectivement, le 22 juin, devant la menace d'un sérieux coup de vent, la frégate alla se mettre à l'abri dans la baie de Patrixfjord (Patreksfjördur, dans le nord-ouest de l'Islande) où la compagnie danoise avait un comptoir :

"Aussitôt que ma frégate fut amarrée, j'allai chez le directeur de la compagnie danoise, à qui je dis que le mauvais temps m'avait forcé de venir mouiller dans cette rade, que le Roi de France m'avait envoyé sur les côtes d'Islande pour mettre la discipline et faire régner le bon ordre parmi les pêcheurs français, pour les empêcher de commercer avec les Islandais, ni de rien faire contre les privilèges de cette compagnie. Le directeur me reçut avec une honnête froideur et ne parut point persuadé de ce que le lui disais..."

Yves de Kerguelen ne resta pas inactif et dès le lendemain et pendant les jours suivants, il fit procéder à des sondages et à des relevés dans le fjord :

"Cette baie est très grande et cinquante gros vaisseaux de guerre peuvent y mouiller très en sûreté. L'entrée en est très facile, il n'y a aucun danger..."

Le 28 juin, le navire qui avait quitté le Patreksfjördur, était entré dans un autre fjord dont il allait à son tour songer les fonds et relever les points principaux de la côte...

C'est évidemment la forme caractéristique des montagnes, celle d'anciens volcans, qui frappe d'abord les visiteurs qui aborde l'Islande. Voici ce qu'avait écrit Yves de Kerguelen en apercevant, le 25 mai 1767 au petit matin, après plusieurs semaines de navigation, le mont Hekla, premier point du pays distingué à l'horizon :

"Le volcan de cette montagne, un de plus considérables de la terre, est connu par ses éruptions fréquentes et quelquefois terribles..."

Il allait y revenir plus loin :

"L'Islande n'est, pour ainsi dire, qu'un composé de montagnes et de rochers escarpés qui se coupent en formant des chaînes presque parallèles, selon les quatre points cardinaux; mis entre les rochets et ces montagnes, il y a de belles plaines et de beaux vallons qui fournissent de très bons pâturages pour les troupeaux. Ces montagnes sont presque toutes stériles, incultes et toujours couvertes de neige et de glaces. Plusieurs de ces montagnes sont des volcans, mais le plus fameux de l'île et même de la terre entière est celui du mont Hekla : il a vomi en 1766 et jeté une si grande quantité de pierres que la mer en était couvertes à vingt lieues au large, dans la partie du sud.. Les montagnes couvertes de glaces se nomment Joekul ou Joekelen; il en sort l'été de grands torrents, dont les eaux troubles et sales répandent la plus mauvaise odeur..."

Yves de Kerguelen constata, sans réelle surprise, qu'il ne faisait vraiment pas chaud dans ce pays. À la mi-juin, il note que la température remonte de - 4° à + 3°, mais, le 29, à la suite d'un terrible coup de vent de nord-est, elle repasse à - 4 ° et le froid est vraiment insupportable pour tous les hommes à bord. Il voit passer de 'gros morceaux de glaces' (des icebergs) poussés par la tempête.

Il constate bientôt que la vie à terre n'est pas beaucoup plus facile : "Il est difficile de voyager dans ce pays. Il n'y a point de route pour les chariots et charrettes; on peut aller à cheval et transporter ses effets sur des chevaux; mis il y a bien des endroits où l'on ne peut aller qu'à pied et où les marchands sont obligés de tout transporter sur leur dos..."

Yves de Kerguelen parle de la population :

"L'Islande compte aujourd'hui plus de soixante-dix mille âmes : elle fut autrefois plus peuplée avant cette terrible peste, appelée peste noire, qui ravagea tout le Nord au milieu du quatorzième siècle."

... "L'Islande serait encore plus peuplée sans les fréquents tremblements de terre qui ont plus d'une fois fait périr bien des habitants".

En fait, Yves de Kerguelen surestimait l'importance de la population du pays. En 1703, l'Islande avait compté 50 358 habitants et encore 48 884 en 1783, mais à la suite de nouvelles graves éruptions (dont celle, terrible, du volcan Laki en 1783-1784) et des épidémies et famines qui s'ensuivirent, elle allait retomber à 38 363 habitants en 1786 pour remonter à 47 240 habitants seulement en 1801.

Les éruptions de 1783-1784 durèrent neuf mois et entraînèrent l'émission de la plus grande quantité de laves jamais émise à la surface du globe au cours des temps historiques. De giantesques fissures se formèrent sur une longueur de 25 km, entraînant la formation de 113 cratères. Une brume de cendres s'étendit sur tout le pays ainsi que sur l'Europe, l'Afrique et une partie de l'Asie. Les pâturages de l'Islande furent recouverts de cendres riches en fluor qui entraînèrent la mort de 11 000 bovins (50% du cheptel), de 200 000 moutons (79% du cheptel) et de 28 000 chevaux (76% du troupeau). L'Islande perdit le quart de sa population : 9 336 morts. Les particules répandues dans l'atmosphère abaissèrent la température dans l'ensemble de l'Europe, y entraînant des années noires de misère et de disettes (qui furent sans doute une des causes de la Révolution française)

Yves de Kerguelen est naturellement frappé par la vue des sources d'eau bouillante et par les fumerolles qu'il aperçoit dans les paysages du pays :

"On trouve en plusieurs cantons d'Islande des sources d'eau chaude."

"Il y a du soufre dans les montagnes et dans les plaines. On le reconnaît par les vapeurs qui s'élèvent de la terre et par le voisinage des sources chaudes..."

Il constate la rareté des arbres :

"Pour moi, je n'ai point vu du tout de bois et l'on m'a dit qu'il avait seulement en quelques endroits des broussailles et de petits buissons, tels que des ronces et des genévriers..."

Il prend acte de l'impossibilité de développer des cultures dans ce pays du fait de son climat rigoureux :

"Les légumes et les fruits ne peuvent venir en Islande parce que le froid est excessif et je pense qu'il est plus difficile de faire venir des raves en Islande que des ananas à Paris. Il n'est pas plus possible d'y faire croître du bled." Comme tous les voyageurs d'hier et d'aujourd'hui, il n'est pas sans remarquer les nombreux chevaux à demi-sauvages que l'on croise un peu partout :

"Il y a beaucoup de chevaux en Islande, la race en est petite... Les chevaux islandais ont beaucoup de force et de vitesse. On aperçoit dans les montagnes d'Islande des milliers de chevaux qui passent plusieurs années sans entrer sous aucun toit; ils ont l'instinct de rompre la glace avec les pieds pour trouver de la nourriture... Les chevaux qu'on retire des montagnes à cinq ans, deviennent ordinairement les plus beaux et les plus vigoureux du pays..."

En 2008, l'Islande compte 80 000 chevaux, toujours laissés en semi-liberté sur de très grands espaces...

Il note ensuite :

"Les Islandais élèvent beaucoup de moutons. Chaque ferme ou métairie a son troupeau; il y a des fermiers qui ont jusqu'à cinq bergeries. On laisse en certains cantons errer les moutons toute l'année, même l'hiver, dans les montagnes. On a seulement soin, quand la mauvaise saison commence, de retirer dans les bergeries les agneaux qui n'ont pas un an car ils ne pourraient supporter le froid comme les vieux moutons qui sont mieux fourrés. Ces animaux sont obligés de faire une ouverture dans la neige pour trouver de l'herbe...

L'Islande a beaucoup de bœufs et de vaches. Ces animaux sont de petite taille. Les bœufs ont un goût sauvage; les vaches donnent beaucoup de lait, quelques-unes en donnent vingt pots par jour; leur lait est admirable, c'est la nourriture et la boisson des malades, le petit lait est la boisson principale de ceux qui se portent bien, ils la nomment 'syre'. Elle devient aigre en vieillissant; c'est alors qu'il la trouvent bonne et saine..."

Yves de Kerguelen écrit encore :

"On ne voit en Islande aucune bête fauve. Il vient quelquefois des ours portés sur des glaçons du Groënland, mais, dès qu'ils ont pris terre et qu'on les aperçoit, ils sont tués à cour de fusil ou de lance..."

Cette observation faite par Yves de Kerguelen en 1767 reste toujours d'actualité puisque deux ours blancs ont encore débarqué en Islande, il y a quelques semaines, et ont tous les deux été tués : le premier a débarqué dans le Skagafjödur, fjord de la côte nord, le 3 juin 2008, et le deuxième, dans le même secteur, le 18 juin. Il n'y a que 300 km de distance à cet endroit entre la côte du Groënland et celle de l'Islande et, depuis 890, on a recensé dans les archives au moins 500 incidents de ce type. Les ours blancs sont une espèce protégée, mais, dans les deux cas enregistrés cette année, les paysans ont pu invoquer la légitime défense et on comprend effectivement que ces ours, ayant perdu toute leur réserve de graisse à la fin de l'hiver et ayant navigué plusieurs semaines sans la moindre proie à se mettre sous la dent, soient spécialement affamés et agressifs lorsqu'ils mettent pied à terre en Islande et aperçoivent des habitants ou du bétail...

Naturellement, pour un marin breton, c'est la richesse de la mer qui constituait le plus grand intérêt de ce pays désolé : "La quantité de poissons de toutes espèces qu' abonde sur les côtes d'Islande est prodigieuse. On en pêche toute l'année; cependant le temps le plus convenable est le mois de mars jusqu'au mois de septembre. On y prend des harengs, des cabeliaux ou morues, des égreffins, de hillebuts, des folles, des plies, des flaitans, des colins, des maquereaux, des rayes, etc. Tous ces poissons sont assez connus mais nous en avons pris qui étaient 'une grandeur extraordinaire. Nous pêchâmes un jour un flaitan qui pesait trois cent livres... Le poisson le plus commun qui fait la plus grande richesse des habitants est le cabeliau ou la grande morue que ces insulaires nomment forsch, c'est leur principale denrée marchande; ils en tirent leur subsistance en le changeant contre les choses sont ils ont besoin..."

Et Yves de Kerguelen s'interroge avec beaucoup de bon sens sur les risques d'épuisement de la ressource, non seulement dans les parages de l'Islande, mais aussi ceux de Terre-Neuve :

"On est surpris, vu la quantité prodigieuse de morues qu'on prend tous les ans sur le grand banc, dans le Nord, etc., que la mer n'en soit point dépeuplée"...

Il note encore plus loin :

"Après la morue ou le cabeliau, le poisson le plus connu sur les côtes de la mer du Nord, et le hareng, dont la pêche est d'un produit infini pour les nations boréales..."

Comme sur les côtes de l'Alaska, de la Colombie Britannique, dans l'estuaire du Saint-Laurent et dans les provinces maritimes du Canada, l'observation des baleines ('whale watching') est aujourd'hui en Islande une activité très prisée par les touristes. Yves de Kerguelen qui devait voir d'autres cétacés, quelques années plus tard, dans le sud de l'océan Indien lorsqu'il était à la recherche du mythique continent austral, constate :

"On voit une grande quantité de baleines, surtout l'été sur les côtes d'Islande. J'en ai vu douze ou quinze ensemble, à cinq ou six lieux de terre..."

Yves de Kerguelen s'intéresse aussi aux habitants du pays :

"Après avoir détaillé les productions d'Islande, il convient de faire connaître sa constitution, les travaux et la vie privée des Islandais. Ces peuples sont d'une taille ordinaire et d'un tempérament robuste; ils jouissent d'une santé admirable; une éducation mâle, une vie sobre, pénible et frugale contribuent sans doute à leur donner cette trempe forte. Ils sont en général alertes et bien faits; ils ont de belles dents et presque tous des cheveux blonds..." Manifestement, il a eu l'occasion d'approcher des familles islandaises chez elles car il donne de nombreux détails sur la vie des familles, l'intérieur des maisons, le travail des femmes et l'éducation des enfant, comme par exemple celle-ci :

"Ce qui m'a paru le plus singulier dans la façon d'élever les enfants, c'est qu'on les met en culotte et en veste au bout de deux ans..."

Il parle aussi de l'alimentation des Islandais :

"J'ai dit que la vie des Islandais était sobre et frugale; le lecteur en pourra juger sur ce que je vais raconter de leurs repas; ils vivent ordinairement de têtes de cabeliaux pendant l'été et de têtes de moutons pendant l'hiver: ils décolent la morue ou cabeliau pour la sècher ou la saler et les têtes se consomment dans le ménage. Un ménage ordinaire se nourrit avec trois ou quatre têtes de morues bouilles dans l'eau de mer. Ils font cuire dans l'eau leur poisson, la viande et tous leurs aliments. Les têtes de moutons qu'ils mangent l'hiver, sont le superflu des salaisons de ces animaux dont ils font commerce... Le pain est très rare en Islande; les pauvres n'en connaissent point l'usage et ne vivent que de poisson sec; ceux qui ont plus d'aisance mangent du pain les jours de réjouissance, comme noces, baptêmes, assemblées, etc. Ce pain leur et apporté de Copenhague. Il a la forme de galettes ou de biscuits de bord; il est fait de grosse farine de seigle et il est noir à faire horreur."

Yves de Kerguelen décrit aussi l'habillement des hommes et des femmes, leurs habitations et il souligne que "les briques et le bois coûtent prodigieusement car presque tous les matériaux sont apportés de Copenhague." Il est frappé par l'absence de toute agglomération d'importance (à l'époque, Reykjavik n'est encore qu'un très modeste village. "On appelle ville un amas de quelques maisons très voisines".

Il constate que les Islandais vivent dans une économie de troc :

"Les Islandais paient tout ce qu'ils achètent avec leurs denrées ou marchandises de ce pays. On n'y connaît point l'argent."

Il note que le pays exporte des poissons secs, du mouton salé, du bœuf salé, du beurre, de l'huile de poissons, du suif, de la laine brute, du wadmel (sorte de drap de laine de couleur naturelle), des camisoles grosses et fines, des bas et gants de laine, des peaux de moutons et de renards, du soufre, des plumes et des édredons... et qu'il importe toutes sortes de ferrures, des pains secs, de la bière, de l'eau-de-vie, des étoffes, des farines, de lignes de pêche, des planches, des bois de charpente, du tabac, de fers à cheval...

"Les Islandais commercent avec une compagnie de Copenhague qui a le privilège exclusif de venir en Islande moyennant une somme qu'elle paye au Roi; cette compagnie établit dans chaque port des facteurs ou directeurs qui ont des magasins pleins de marchandises qu'ils débitent pendant le cours de l'année aux insulaires."

C'est aussi cette compagnie qui fournit de l'alcool aux habitants :

"Les facteurs de la Compagnie danoise qui a des magasins en différentes partie des côtes, donnent de l'eau-de-vie en échange de poissons secs, de laine et d'autres marchandises du pays et de commerce fourni aux habitants le moyen de s'enivrer..."

On pourrait s'attendre à ce qu'une population aussi isolée et vivant dans une telle pauvreté soit largement analphabète (comme l'était alors la majorité des paysas bretons), mais Yves de Kerguelen est au contraire visiblement impressionné par le niveau d'éducation de la population :

"Les Islandais aiment les sciences et les arts; ils jouent beaucoup aux échecs, ils ont pour ce jeu le goût le plus vif. J'ai trouvé en Islande beaucoup d'habitants qui parlaient latin, plusieurs ont fit leurs études à Copenhague et les font avec succès. Il y aussi des collèges à Skalholt et à Holum où les Islandais envoient leur enfants qui réussissent presque tous les humanités"...

(Les collèges de Skalholt, au sud, et de Holar, au nord, avaient été créées pour la formation du clergé, mais s'étaient ouverts ensuite plus largement. C'est en 1800 qu'il fut décidé de transférer ces deux collèges réunis en un à Reykjavik. La première école primaire fut créée à la fin du XIXe siècle, mais, dès 1907, la totalité des enfants islandais, garçons et filles, recevait un enseignement donné par des maîtres de métier.)

Il évoque aussi très rapidement l'histoire religieuse du pays et la situation présente - deux diocèses luthériens, l'un pour le nord, l'autre pour le sud - et il termine par les institutions du pays sur lesquelles il ne trouve manifestement pas grand chose à dire puisque le souverain danois a abandonné tout le domaine économique à une compagnie commerciale privée et que le gouverneur général de la colonie qu'il nomme, réside en fait ... dans la capitale danoise :

"Le siège du conseil souverain se tient à Bessested sous la direction d'un grand bailli qui y réside. Le Roi entetient aussi pur la perception de ses droits un sénéchal qui demeure également à Bessested. Ces deux officiers principaux rendent compte au gouverneur général d'Islande, qui fait toujours sa résidence à la cour de Copenhague."

(Bessested est en fait Bessastadir, aujourd'hui quartier de l'agglomération de Reykjavik, où se trouve la demeure (plutôt simple) du président de la République islandaise, en bord de mer).

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Prochaine chronique : Un miracle économique fondé sur le poisson

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Bernard Le Nail est un écrivain fondateur de la maison d'édition LES PORTES DU LARGE. Contributeur ABP
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