Les Bonnets rouges à Nantes. Ouest France minimise et désinforme

-- Politique --

Communiqué de presse de OMEB
Porte-parole: Gilles Delahaye

Publié le 27/01/14 18:04 -- mis à jour le 00/00/00 00:00

La presse désinforme, minimise et ça se répand.

C'est maladif, obsessionnel chez Ouest France ce besoin de désinformer à propos des Bretons en Loire-Atlantique.

Une revue de presse sur France inter, dimanche matin mentionnait l'article de Ouest France de samedi, en en présentant juste le principal : la question du rattachement administratif. Désinformation indirecte grâce à Ouest France...

C'était particulièrement visible samedi soir dans le compte-rendu du rassemblement des Bonnets Rouges à Nantes, en effet puisqu'en titre :

(voir le site) Bonnets rouges, ils réclament le rattachement de Nantes à la Bretagne...

Ni la réunification de la Bretagne ni son rattachement à... ne sont la principale revendication des Bonnets Rouges

Qu'on se le dise !

L'article de samedi est titré Bonnets rouges. Ils réclament le rattachement de Nantes à la Bretagne

Si la réunification avait été le but samedi cela aurait été clairement annoncé et il n'y aurait pas eu... environ 200 personnes, revu à la baisse ce lundi... (1).

D'ailleurs ils étaient plus de 300 d'après des sources mieux informées et plus dignes de confiance.

Il semble que dès que Ouest France voit dans la rue un drapeau breton ou deux ce soit pour la réunification de la Bretagne. Mais pas forcément, ou pas que...

Le communiqué de presse que Ouest France a reçu pour annoncer ce rassemblement mentionnait bien que c'est le Comité vivre, décider et travailler en Bretagne qui l'organisait. Comité qui est aussi nommé des Bonnets rouges. Et s'ils avaient cherché un peu dans la Charte des Bonnets rouges (voir ci-dessous et en PDF) ils auraient compris que sa principale revendication est économique, comme les raisons du départ du mouvement en octobre 2013, né de la goutte qui a fait déborder le vase : l'Écotaxe, insupportable financièrement en Bretagne.

Le mot réunification qui fait mal à Ouest France - qui a décidément le clavier plus dur que la tête des Bretons - n'est même pas dans le texte de la Charte (voir ci-dessous), puisqu'il est évident qu'elle concerne toute la Bretagne.

Évidemment les militants et les drapeaux bretons à Nantes affirmaient la ville en Bretagne. Mais il faut dire aussi que les Bretons ne disent pas rattachement, ce en quoi se complaît la presse (pour minimiser...), mais réunification qui illustre tout à fait l'idée, puisque la Bretagne a été unie jusqu'à la guerre. Savoir le sens des mots n'est pas toujours l'apanage de la presse, ou juste assez pour les contourner...

Le double coup de pied de l'âne

Venus de toute la Bretagne (il y avait finalement assez peu de Nantais), sur Ouest France web samedi. Ben voyons ! Il y avait tous les membres du comité nantais des bonnets rouges. La moitié était des autres comités de Loire-Atlantique, les autres personnes venaient des 40 comités locaux du reste de la Bretagne. C'est vraiment orienté : peu de monde et peu de Nantais ! Faux.

Ce lundi en page Loire-Atlantique (p. 8), sur papier uniquement, Ouest France en rajoute une couche avec L'image du week-end commentée ainsi Ils étaient plus de 150 Bonnets rouges, venus de toute la Bretagne (avec finalement assez peu de Nantais)... . Suivi de Le rattachement de Nantes à la Bretagne était leur principale revendication .

Qui nous dira la différence entre un Bonnet rouge nantais et un Bonnet rouge non nantais ?

Ou - pour employer leur mot favori, oublié ici - entre un Bonnet rouge ligérien et un Bonnet rouge breton...

La charte des Bonnets Rouges en texte

Il semble nécessaire ici de copier le texte de la Charte in extenso en pleine page.

Notre volonté Vivre, décider et travailler en Bretagne

Nos objectifs

- Le maintien de l'emploi et du travail productif en Bretagne.

- L'aménagement et l'équilibre du territoire breton, en intelligence avec les populations concernées.

Nos revendications

- Le maintien de la gratuité de nos routes et la suppression de l'écotaxe. Cette taxe maudite détruit l'emploi, déséquilibre nos territoires et crée une distorsion de concurrence au détriment de la Bretagne.

- En finir avec les distorsions de concurrence et le dumping social. Ces inégalités détruisent nos emplois et altèrent nos relations avec les autres peuples.

- Libérer les énergies. L'avalanche de normes et de contraintes administratives décourage les initiatives, accentue l'irresponsabilité et avantage les tricheurs.

- Relocaliser les décisions nous concernant. Elles ont été confisquées par une machine bureaucratique qui ne fonctionne plus que pour elle-même.

Nos valeurs

- Dans notre péninsule armoricaine, nous sommes dépendants les uns des autres. La Bretagne se construira collectivement, au-delà des divisions entre professions ou sensibilités politiques.

- Nous portons les valeurs de progrès, de solidarité, de confiance et d'humanisme. Nous ne nous reconnaissons ni dans la haine ni dans le rejet de l'autre.

- Ceux qui ont cette volonté, ceux qui adoptent ces objectifs et ces revendications sont dignes de porter avec nous le bonnet rouge. Ensemble, en partant de la base, nous prendrons des initiatives constructives pour relocaliser les emplois et les décisions.

Note

(1) Environ 200, un peu moins de 200, plus de 150, ça c'est pour Ouest France. Mais France 3 Pays de Loire est pire avec 80 personnes environ (voir le site) qui donne la bonne raison en titre, reconnaissons-lui ce courage... Ils fêtent Anne de Bretagne, eh oui !

Quant à Presse Océan (voir le site) ils ont compté une centaine de Bonnets rouges...

Le quotidien gratuit Métro Nantes parlait ce lundi d'une centaine de Bonnets rouges qui ont déployé samedi après-midi un immense drapeau breton dans les douves du château des Ducs de Bretagne, à Nantes, à l'occasion de l'anniversaire de la naissance d'Anne de Bretagne... .

Document PDF 1.pdf Charte des Bonnets Rouges. Octobre 2013. Source : Comité vivre, décider et travailler en Bretagne
Voir aussi :
Cet article a fait l'objet de 1747 lectures.
mailbox imprimer
logo
L'Observatoire des Médias en Bretagne est basé à Rennes. Il est composé d'un collectif de plusieurs journalistes.

Vos commentaires :

L'auteur a décidé de ne pas autoriser les commentaires pour cet article.