Les algues bretonnes ou le retour de Merlin

-- Bio Santé --

Chronique
Par Philippe Argouarch

Publié le 22/10/20 20:42 -- mis à jour le 23/10/20 11:41

Merlin est de retour avec son lot de recettes magiques. Il revient pour réparer nos systèmes immunitaires dégradés et refourbir une alimentation industrielle dévitalisée. Parmi son lot de potion magique il y a les algues de nos côtes.

Les algues contiennent des protéines et en particulier les acides aminés dont a besoin le corps. Des vitamines C et E et surtout la vitamine B12 que les végans ne trouveront nulle part ailleurs dans le monde végétal. Elles contiennent tous les minéraux dont nous avons besoin pour rester en bonne santé. La microalgue spiruline contient plus de protéines par gramme qu’un steak. Elle jouera un rôle important pour nourrir la planète au 21e siècle.

Il est prouvé scientifiquement que les algues sont anti-cancer (1), anti-virales (2), anti-coagulantes, anti-oxydantes, anti-Alzheimer, anti-Parkinson (en particulier la Klamath de l’Oregon mais aussi la spiruline). Les résultats sur ces recherches sont publiés dans des documents et des papiers de recherches que l’on peut lire sur internet.

Les Japonais vivent en moyenne cinq ans de plus que nous et beaucoup d’experts ayant analysé la quantité étonnante de centenaires sur l’île d’Okinawa pensent que la consommation d’algues et en particulier de Kombus comme le Mozuku, la laminaria japanica, la dulse, le wakamé, et l’umibudô, une algue verte qui ne se conserve pas, y sont pour quelque chose.

Les alginates contenus dans les algues, ces substances qui sont utilisées dans l’industrie alimentaire comme gélifiants ne sont pas digestibles mais ont la faculté de fixer et d’éliminer les métaux lourds (3) qui, comme on sait, sont des poisons.

Ce n’est pas prouvé mais certains pensent que les Asiatiques résistent mieux au Covid-19 grâce à leur consommation régulière d’algues car les algues sont anti-virales. Une équipe de chercheurs coréens a prouvé in vitro que les fucoïdanes extraits des kombus attiraient le virus SARS-COV qui préfère s’y reproduire plutôt que dans des cellules humaines (voir notre article).

Sources

(1) Anticancer and Cancer Preventive Properties of Marine Polysaccharides: Some Results and Prospects

(2) Les activités antivirales des polysaccharides sulfatés

Sulfated Seaweed Polysaccharides as Antiviral Agents

Sulfated polysaccharides effectively inhibit SARS-CoV-2 in vitro

(3) The removal of heavy-metal ions by seaweeds and their derivatives

La chlorelle, l’arme anti-métaux lourds

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Philippe Argouarch est un reporter multi-média ABP pour la Cornouaille. Il a lancé ABP en octobre 2003. Auparavant, il a été le webmaster de l'International Herald Tribune à Paris et avant ça, un des trois webmasters de la Wells Fargo Bank à San Francisco. Il a aussi travaillé dans des start-up et dans un laboratoire de recherche de l'université de Stanford.

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