Les aides à Ouest-France et au Télégramme enfin dévoilées

-- Media et Internet --

Enquete de OMEB
Porte-parole: Gilles Delahaye

Publié le 14/02/13 19:44 -- mis à jour le 00/00/00 00:00

Alors que le ministère de la culture s'est toujours refusé à devoiller les destinataires et les montants par média des aides à la presse et que les journaux eux-mêmes s'y refusent pudiquement afin d'éviter de montrer leur dépendance vis-à-vis de l'État, la Cour des comptes a, il y a quelques jours, dévoilé le pot aux roses.

Près de 20 millions pour Ouest-France et Le Télégramme chaque année

Ouest-France a reçu un total de 47,353 M€ sur la période 2009-2011, une moyenne de 15,784 M€ par an (6 centimes par journal). Le Télégramme a reçu 3,6 M€ par an en moyenne (5 cts par journal). Télé 7 Jours reçoit 7,3 M€ (10 cts par journal). Faut pas pousser Marianne dans les fossés, les médias nationaux passent avant.

Vous financez vos ennemis

Si vous n'êtes pas communiste, vous serez content d'apprendre que vos impôts servent à financer l'Humanité à hauteur de 6,761 434 millions par an. L'Humanité bat tous les records acec un financement de 48 centimes par exemplaire. Si vous êtes protestant, vous serez content de savoir que La Croix reçoit près de 10 millions. Si vous êtes Breton et connaissez votre histoire de Bretagne, vous serez sans doute très content de savoir que vos impôts subventionnent une vaste campagne de désinformation, via le Télégramme et Ouest-France qui, entre autres, mélangent volontairement la région administrative et la Bretagne historique.

Clientèlisme quand tu nous tiens

Si l'État avoue candidement d'un côté qu'il n'y a plus d'argent dans les caisses, il emprunte sans vergogne sur le futur de vos enfants et de vos petits-enfants pour être sûr et certain que ce sont de bonnes valeurs républicaines qui entrent dans les caboches des parents --eux-mêmes descendants de Bretons à l'esprit un peu trop indépendant et seulement récemment nationalisés. L'hexagone pourra être complètement désindustrialisé, l'État asphyxié par la dette, mais au moins vous crèverez en républicains heureux --même si vos enfants seront partis ailleurs pour trouver du travail et ne pas devoir rembourser ce qui a été jeté par les fenêtres de votre vivant.

Document PDF 2_4_2_plan_aide_presse_ecrite.pdf Le plan d’aide à la presse écrite 2009-2011 : une occasion de réforme manquée. Source : Cour des Comptes
Voir aussi :
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L'Observatoire des Médias en Bretagne est basé à Rennes. Il est composé d'un collectif de plusieurs journalistes.
Vos 6 commentaires
Jean-Loup LE CUFF
Vendredi 15 février 2013

Effectivement, on comprend mieux... Le révisionnisme antisémite est puni par la loi française, sans-doute à juste titre, mais le révisionnisme antibreton est lui subventionné par nos impôts... Deux poids deux mesures! Vous avez dit égalité républicaine? Justice et Liberté? On rigole...

Pierre CAMARET
Samedi 16 février 2013

J'ai appris quelque chose .J'ignorais completement cette subvention .
C'est a dire que l'Etat Francais , chaque annee "distribue"une subvention , sans quoi cette Presse disparaitrait ????
Bien , une aide a l'Information : mais en fonction de quelles criteres ce "pourboire "est distribue ??? pourquoi certains ont plus , et d'autres moins ???
Qui prend la decision finale ??? une commission influencee par des equilibres politiques ??.
Donc si on supprimait cette subvention ( il faut faire des economies ) quel est le pourcentage de cette Presse qui disparaitrait ????
Ce procede est il seulement Francais ou , bien est il repandu ????en Europe par exemple ??

Gilles Delahaye
Samedi 16 février 2013

@Camaret: Quelqu'un a envoyé ce commentaire sur mediapart:
Le fait est que dans beaucoup de pays, l'idée même de subventions directes semble incongrue.
En Allemagne, ce serait considéré comme une entrave à la liberté de la presse, même si la cour constitutionnelle fédérale a décidé en 1989 que des aides « qui seraient sans influence ni sur le contenu des publications ni sur le fonctionnement du marché des annonces publicitaires » pourraient être compatibles avec la liberté de la presse.
En Espagne, la loi de 1991 a supprimé les aides directes nationales, mais des communautés autonomes en octroient au titre de la promotion de la langue régionale.
En Grande-Bretagne, la presse ne bénéficie d'aucune aide directe (mais d'une TVA à 0%).
Au reste, en France, les subventions accordées directement aux titres reflètent moins leurs besoins réels que leur capacité à ficeler un dossier qui exploite toutes les failles de la législation et à exercer
Pour ce qui est du pluralisme, il existe deux dispositifs spécifiques:
Le fonds d’aide aux quotidiens nationaux d’information politique et générale à faibles ressources publicitaires (La Croix, L'Humanité, Libération...)
Le fonds d’aide aux quotidiens régionaux, départementaux et locaux d’information politique et générale à faibles ressources de petites annonces.
Ces aides sont censées permettre à ces rédactions « pauvres » de survivre et d'assurer la diversité des grilles de lectures de l'actualité, sinon des opinions. En réalité, le budget français consacre chaque année plus d'un milliard d'euro pour aider le seul secteur de la presse bien souvent dans des dépenses de fonctionnement et non de développement.
.

Pierre CAMARET
Samedi 16 février 2013

Tres interessant ce que vous dites .Je l'ignorais totalement
....... mais je fais le rapprochement avec le Journal "Les dernieres nouvelles d'Alsace "que je lis regulierement en ligne .Je suis, avec extreme attention la question du Conseil Territorial d'Alsace (qui Regroupera CR + 2 CGS- Bas Rhin /HautRhin) .Un referendum doit se derouler en Avril de cette annee .
Or DNA avait avait une page en Langue Allemande .... qui a disparu depuis plusieurs semaines ???.Les subventions ont elles ete coupees.
Je vais leur envoyer un Email ,pour connaitre la raison .

Michel Prigent
Dimanche 17 février 2013

J'ai lu récemment, je ne sais plus où, que "l'aide à la presse" avait été quasiment doublée pour atteindre 1,6 Md€ pour "modernisation de l'imprimerie, avantages fiscaux...." par decision du Sénat en 2009.
Il est vrai que les 37 000 journalistes (qui béneficient d'un régime fiscal particulier de 7 650 € de réduction sur leur revenu imposable- soit 2 000 € d'impot en moins) sont choyés par "nos" gouvernants qui veulent controler ce "4è pouvoir".

marc iliou
Dimanche 24 février 2013

Et tous les journaux hebdomadaires bretons qui se sont lancés dans l'édition générale n'ont jamais eu le temps d'avoir le nombre suffisant de lecteurs et n'ont jamais eu de subventions de l'état français !

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