Le tribunal de Quimper rejette le tilde pour Fañch

Fañch ne pourra pas porter son prénom avec un ñ. Ainsi en a décidé le tribunal de Quimper. Les parents ont appris la décision ce mercredi 13 septembre, par mail. Un appel est possible. "On ne lâchera rien" a déclaré le père à France 3. La décision du tribunal renvoie à la circulaire du 23 juillet 2014 relative à l'Etat civil et publiée au Journal Officiel qui liste les signes diacritiques autorisés par l'administration française et le "ñ", présent dans l'alphabet espagnol, dans le vieux français et bien sûr en langue bretonne, n'y figure pas. Pour Jean-Christophe, le père de Fañch, que nous avons eu au téléphone, "la balle est entre les mains des parlementaires bretons, c'est à eux de parler au Ministre pour faire rectifier la circulaire de juillet 2014".

Après la tentative de suppression des emplois aidés dont bénéficient les écoles Diwan, la fin d'emplois aidés de certaines associations culturelles, l'élimination de certains toponymes bretons cet été, l'annonce de la fin de l'émission bretonne de France3 Iroise, l'interdiction du tilde, on ne peut que conclure à une nouvelle vague de répression contre la bretonnité.

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La rédaction

la rédaction de l'ABP

Vos commentaires :

Naon-e-dad
Mercredi 13 septembre 2017

Faudra-t-il interdire (ou modifier) le clavier AZERTY pour rentrer dans la légalité ? Stupide et sectaire n’est-ce-pas ? A quand une France ouverte sur le monde et tolérante, avec une République qui respecte la devise dont elle s’est dotée : Liberté, Egalité, Fraternité? Les deux derniers termes pouvant se regrouper et concentrer en un seul plus explicite : Justice.

Liberté et Justice donc. Telles sont les deux véritables revendications et prétention de notre système politique. C’est le moment pour nos juristes – puisqu’il va y avoir appel - de mettre tout çà en pratique. Et, sur une affaire qui devrait être bénigne, de nous prouver que les mots ont encre un sens.

Autre façon d’aborder la question : on peut se demander aussi quel est le but de ces circulaires ministérielles, fabriquées à la va-vite ? Et surtout, pourquoi, il ne serait pas possible de les retoucher, surtout lorsqu’un point précis – c’est le cas ici – est passé inaperçu de ses rédacteurs. J’adopte volontairement le point de vue le plus distancié, espérant encore que cela ne relève pas d’une intention machiavélique, et pour tout dire politico-raciste.

E-keit-se emañ, kredapl-braz, ar Fañch bihan o vousc’hoarzhiñ !

J’imagine que pendant ce temps le jeune Fañch se contente de sourire !

Naon-e-dad
Mercredi 13 septembre 2017

Opala, j'avais oublié la première ligne de mon précédent message. La voici:

Pourtant le tilde figure sur le clavier « français » AZERTY. Exemple, pour obtenir le ñ, taper la combinaison suivante : altGr + 2 + n

Ar c'hlavier AZERTY zo GALLEK. QWERTY a vez graet deus an hini saoznek pe etrevroadel. Unan all zo,evel ma ouzer mat, evit a brezhoneg...

Tugdual Radiguet
Mercredi 13 septembre 2017

Qui pourrait prétendre que ce n'est pas un déni de la culture Bretonne?

Surtout que comme Naon-e-dad le rappelle il est parfaitement possible sur un clavier de type français d'avoir le tilde.

Il est donc plus facile d’appeler en Bretagne son fils Mohamed, ou sa fille Eunasthasia que d’appeler son fils Fañch.

Tant que ce n'est pas Breton, ça passe....

Mais les premiers responsables ne sont-ils pas les Bretons eux même?

Et plus particulièrement l'EMSAV qui n'est plus qu'un mot?

Tant que nous n'aurons absolument rien de sérieux à proposer aux Bretons, la coquille vide qu'est l'EMSAV ne pourra que s'offusquer devant de tel acte...

Mais c'est tout...

Il faut se faire une raison: la Bretagne est française, et bien française et l'état français peut donc agir à sa guise.

Y compris dénier la culture Bretonne. Puisque désormais française, il nous faut donc enlever les moindres traces de culture bretonne pour ne faire plus que parti de la culture française.

Alors non je ne m'offusque pas de ce refus.

Je m'offusque des causes: l'irresponsabilité du mouvement breton lui même qui au lieu de faire en sorte de devenir une vraie force, fait tout pour faire le jeu des français....

Restons donc ainsi et soyons juste les bouffons de la France... mais arrêtons de récriminer sans cesse l'état français quand nous faisons tout pour qu'il agisse ainsi.

Il est facile d'incriminer l'autre quand par nos dissensions continuelles nous sommes les premiers responsables de ce qui nous arrive...

Devenons une vraie force, et Nantes redeviendra Bretonne, et nos enfants pourront porter les prénoms que nous aurons choisi de leur donner.

Mais tant que nous ne nous organisons pas.... tant que nous ne faisons rien pour devenir une vraie force, ne nous plaignons pas.

Nous n'avons que ce que nous méritons....

Lannig Al louar
Jeudi 14 septembre 2017

@ Tugdual Radiguet

Je suis totalement en accord avec vous.

Ainsi, voilà maintenant près de 8 ans que j'essaie de convaincre les bretonnants autour de moi que nombre de mots du français nous viennent bien du breton, et non pas du latin, comme on nous en a largement convaincu , ou même, ce qui est très à la mode depuis quelques années, de la langue arabe (ce qui serait bien étonnant, cette langue n'étant en fait qu'une langue "véhiculaire", à savoir un ensemble de mots empruntés aux autres langues, voyageurs de passages, occupants , et plus ou moins déformés, rabibochés, à l'image des langues créoles)

Et malheureusement, les moins à l'écoute sont les bretonnants universitaires, la plupart sectaires et intégristes.

Pourtant mon propos est fort simple :

Nous trouvons dans la langue bretonne les racines de mots élémentaires du français, de l'allemand, de l'anglais.

Il en est ainsi par exemple du nom de nos mois de l'année. Et "Janvier " ne nous viens aucunement du nom d'un quelconque dieu antique "Janus".

( à savoir que je considère que le latin est de création récente, par les moines, vers le XIIIeme XIIIeme siècle, très probablement, et que le moyen-âge, tout comme l'empire romain, ne sont que de vastes supercheries, c.f. Anatoly Fomenko, "nouvelle chronologie ")

Janvier nous vient en fait de l'expression en breton "Yenn a yar ", "froid de poules", ( équivalent du français "froid de canard ")

"Yenn a jar " a ainsi donné en allemand "Januar", en anglais "January ", et en français "Janvier ".

Le nom des autres mois du début de l'année est ainsi en rapport avec la volaille, et même plus probablement avec le cycle de la reproduction des oies. Pour l'automne, le nom des mois est en lien avec l'arrivée des pluies, son intensité, sa répétition, puis pour décembre, sa diminution.

Je vous laisse chercher...

Pour en revenir à Yenn représentatif de "Froid mordant ", il désigne aussi l'animal, la "Hyène ".

Et Castor est aussi un mot venant du breton...

C'haz c'hoat... C'haz tor !

On vous a convaincu qu'un certain marin, venu de Venise aurait découvert l'Amérique sur le navire amiral d'un flottille portugaise ?

Allez, cherchez bien :

Amiral/Admiral c'est du breton !

Mauritanie, Mor an tann, la mer de feu, c'est du breton, Vénézuela, ar venez huella, le pays des grandes montagnes, c'est du breton

Amazonie, aman zo ni, c'est toujours du breton

Guarani ? C'est du breton ! Jaguar ? C'est du breton ! Perruche(t) ? C'est du breton !

Etc.. Etc... Etc...

Nitrate, Entrée, douzaine, garage, boutique, scaphandre, café...

Vous en voulez ?

Y'en a des tonnes, suffit de réfléchir 2 secondes !!!

Et, les brezonneg à 2 balles, retirez vos boutou-couettes, sortez vous la tête du cul, et apprenez donc à relever la tête.

La langue bretonne vaut bien plus que ce que vous croyez, et vous ne le voyez même pas !

Dn Gov
Jeudi 14 septembre 2017

@ Naon-e-dad :

Pour le clavier, c'est encore plus vrai puisqu'en janvier 2016, le ministère de la culture préconisait une nouvelle version permettant d'écrire correctement non seulement le français mais aussi les langues régionales. Et en juin 2017, l'Afnor proposait une nouvelle disposition de clavier dans ce but, incluant une manière plus facile d'écrire le ñ.

Un classique de l'administration française : la main gauche ne sait pas ce que fait la main droite!

Deskiñ a ran brezhoneg gant internet abaoe 2015-2016, ha kemer a ran perzh er wiki lignezel Rodovid (br.rodovid.org/wk/Degemer). Gallout a reer krouiñ ur wezenn-gerentiezh liesyezhek (e brezhoneg, galleg, h.a.) war al lec'hienn-mañ.

Gwenn Pelliet
Jeudi 14 septembre 2017

Je me sens offensée également avec cette décision de justice, car je porte un prénom breton, et élevée dans les milieux de cercles celtiques ; j'ai souffert également de rejet dans mon administration où j'ai travaillé, le fait de défendre la culture bretonne et les valeurs ; combien de fois ai-je été humiliée le fait de dire que j'avais porté la coiffe de Kemper !!!! Battons nous pour défendre notre identité culturelle, notre patrimoine, les transmissions de nos ancêtres. Enor, Enor d'ar Gwenn-ha-Du ha malloz ruz d'Ar C'hallaoued ! (Chanson An alarc'h, du Barzaz Breizh) ; dès qu'un compte bancaire sera ouvert pour le financement participatif pour les aider dans leurs frais de justice, je m'associerai au combat de Jean-Christophe et Lydie Bernard pour leur petit Fañch.

Lucien Le Mahre
Jeudi 14 septembre 2017

Le tribunal de Quimper a bien sûr rendu son verdict sur la base des lois existantes.

Cependant, devant l'aberration de l'interdiction du tilde alors que les langues régionales sont reconnues constitutionnellement comme patrimoine national depuis une décennie, j'imagine qu'une question à ce sujet aurait pu être posée à sa hiérarchie par un Président du tribunal insatisfait d'un tel dénouement et soucieux de cohérence.

Sinon, nous avons je crois 83 conseillers élus au Conseil Régional de B4 (dont sûrement un adjoint à la culture) ainsi que trois ou quatre dizaines d'élus parlementaires, dont celui de la circonscription du plaignant, qui ne pourront manquer de voir là une occasion d'honorer leur fonction en intervenant rapidement, ils sont là pour cela.

Et si le travail n'est pas fait par les professionnels payés pour ce travail, les associations et formations politiques bretonnes peuvent se regrouper pour demander justice.

Tout ceci étant possible car nous sommes avertis par une certaine presse.

Christine Churie-le Goal
Jeudi 14 septembre 2017

(voir le site)

Sans commentaire !

Yann Gwern
Jeudi 14 septembre 2017

Je propose une réplique peu coûteuse: décorer un max de noms français de tilde sur leur n : le 1er jacobin est tout indiqué...

Reun Allain
Jeudi 14 septembre 2017

Je suis comme Lucien Le Mahre, je suis consterné par l'inertie des élus bretons pour ne pas dire des élus en Bretagne dont la fonction est d'agir pour qu'un tel déni ne puisse plus se reproduire et que justice soit faite à la famille du petit Fañch.

Qu'on ne vienne pas nous dire qu'une loi du 2 Thermidor puisse être prorogée jusqu'en 2017 après la fin du régime de la terreur à la mort de Robespierre le 9 Thermidor. Ont succédé à ces régimes, l'Empire, la Restauration, l'Occupation allemande sous régime de Vichy . Autant de parenthèses, et j'en oublie, dans la République que celle-ci prétend rejeter mais se donne liberté de réinterpréter des lois à sa guise comme étant valides sans qu'on ne sache pourquoi. Comme par hasard elles sont anti-bretonnes ! C'est comme le Régime de Vichy dont on dit que c'est une parenthèse non républicaine tout en reconduisant comme acceptables des découpages administratifs décidés en 1941.

Jacques
Jeudi 14 septembre 2017

@ Reun Allain,

De quels élus Bretons parlez-vous?

De ceux qui sont encartés dans des partis politiques jacobins et dont la carrière dépend des instances parisiennes...

N'oublions pas que le principal parti politique du mouvement breton est le parti socialiste français....

Tant que les Bretons considérons qu'un tel vote est signe d'intelligence et d'ouverture...

Les problèmes de Diwan, de tilde, de fermeture de bureau de production télévisuel, de changement des toponymes, de réunification, sont au pire des sujets bien futiles face à cette ouverture d'esprit intelligente qui nous caractérise... au moindre une simple incompréhension entre humanistes des forces de progrès...

Qui entre la République et nous est le plus désolant....

Reun Allain
Jeudi 14 septembre 2017

Je suis comme Lucien Le Mahre, je suis consterné par l'inertie des élus bretons pour ne pas dire des élus en Bretagne dont la fonction est d'agir pour qu'un tel déni ne puisse plus se reproduire et que justice soit faite à la famille du petit Fañch.

Qu'on ne vienne pas nous dire qu'une loi du 2 Thermidor puisse être prorogée jusqu'en 2017 après la fin du régime de la terreur à la mort de Robespierre le 9 Thermidor. Ont succédé à ces régimes, l'Empire, la Restauration, l'Occupation allemande sous régime de Vichy . Autant de parenthèses, et j'en oublie, dans la République que celle-ci prétend rejeter mais se donne liberté de réinterpréter des lois à sa guise comme étant valides sans qu'on ne sache pourquoi. Comme par hasard elles sont anti-bretonnes ! C'est comme le Régime de Vichy dont on dit que c'est une parenthèse non républicaine tout en reconduisant comme acceptables des découpages administratifs décidés en 1941.

spered dieub
Vendredi 15 septembre 2017

Malgré tout ,j'ai un certain espoir ,l'actuel président de B4,Monsieur Chesnay Girard me parait bien plus déterminé à défendre l'ensemble des thématiques bretonnes ,que Monsieur Le Drian ..Il ne laisserait pas à mon avis passer un décret qui officialiserait une entité grand ouest .Le problème arriverait t-il avec les quelques conseillers régionaux, qui ont la fibre bretonne, à mobiliser la population bretonne pour faire face à cette éventuelle sinistre décision du gouvernement français ???

Anne-Edith Poilvet
Vendredi 15 septembre 2017

En France, on peut s'appeler Merdive, Clitorine ou Euthanasia mais pas Fañch !

Yvon Jaouen
Vendredi 15 septembre 2017

bonjour, pouvez vous mettre en ligne le jugement du TGI de Quimper, ce qui permettrait aux débatteurs d'ici et d'ailleurs de faire oeuvre utile, en l'analysant ligne à ligne, tant en droit qu'en argumentation. Merci d'avance.

Yvon Jaouen
Vendredi 15 septembre 2017

Bonjour. Pour apporter une pierre 'historique' (plutôt géographique) à la construction de la défense de Fañch, voici quelques exemples de cartes anciennes où l'on trouvera France écrite Frãcia, ce qui démontre bien qu'en interdisant le tilde la France se tire elle même une balle dans le pied et renie 2000 ans d'écriture

(malheureusement, ne pouvant passer les liens je donne juste les indications) :

* an 320 env Carte romaine copie 1200 dite de Peutinger : on y trouve

Pretor~u Agrippine/ Vendimno Mior~u / Casfello Menapior~u / A~ug viro Muduon etc. Etc.

* an 1000 env Frãcia editeur Lucas Brandis de Schass - 1475 original Lübeck woodblocks - Woodcut world map in Anonymous Rudimentum novitiorum – visible sur gla.ac.uk

* an 1121 - Lambertus a S. Audomaro - Liber Floridus 02 – liberfloridus.be ñ sur le nom Atheñ

* an 1150 - 1200 - Gervase of Tilbury – Ebstorf-Anglia_Britannia-2 Brittãnia maritima / ~eungaria

* an 1200 1225 env - Beatus. Commentaire sur l'Apocalypse – BNF Gallica Frãcia

* an 1251 env - Matthew Paris's 'Flowers Of History'Map Of Europe And The Mediterranean – bl.uk-onlinegallery Frãcia / Britãnia

* an 1482 GEOGRAPHIA DI FRANCESCO BERLINGHIERI FIORENTINO - Gallia novella – Bretagne Sã Malo / S Gi~vdas / Põtorson / Carad~e / arg~eton /

* an 1507 – 1508 mappemonde de Robert Guibé, breton (et oui !), évêque de Treguier, Rennes puis cardinal de Nantes

aller sur Gallica, taper Guibé, aller sur son ouvrage In hoc opere haec continentur Geographiae édité à Rome

(traduction Dans ce travail est contenu la Geographie de Ptolémée) aller vue 259 face au Nouveau Monde (oui, la première carte de l'Amérique imprimée - est

bretonne) vous y verrez côte à côte Britania / Frãcia au temps de Louis XII et de la duchesse Anne

aller enfin vue 277 vous y verrez la première (et unique) carte du duché de Bretagne, à là les tildes font flores sur les noms de nos villes.

Tout ceci pour dire (prouver) que le tilde est un élément du patrimoine européen, français et breton depuis la nuit des temps.

O vny29 [at] free.fr

Yvon Jaouen
Vendredi 15 septembre 2017

Bonjour. Pour apporter une pierre 'historique' (plutôt géographique) à la construction de la défense de Fañch, voici quelques exemples de cartes anciennes où l'on trouvera France écrite Frãcia, ce qui démontre bien qu'en interdisant le tilde la France se tire elle même une balle dans le pied et renie 2000 ans d'écriture

(malheureusement, ne pouvant passer les liens je donne juste les indications) :

* an 320 env Carte romaine copie 1200 dite de Peutinger : on y trouve

Pretor~u Agrippine/ Vendimno Mior~u / Casfello Menapior~u / A~ug viro Muduon etc. Etc.

* an 1000 env Frãcia editeur Lucas Brandis de Schass - 1475 original Lübeck woodblocks - Woodcut world map in Anonymous Rudimentum novitiorum – visible sur gla.ac.uk

* an 1121 - Lambertus a S. Audomaro - Liber Floridus 02 – liberfloridus.be ñ sur le nom Atheñ

* an 1150 - 1200 - Gervase of Tilbury – Ebstorf-Anglia_Britannia-2 Brittãnia maritima / ~eungaria

* an 1200 1225 env - Beatus. Commentaire sur l'Apocalypse – BNF Gallica Frãcia

* an 1251 env - Matthew Paris's 'Flowers Of History'Map Of Europe And The Mediterranean – bl.uk-onlinegallery Frãcia / Britãnia

* an 1482 GEOGRAPHIA DI FRANCESCO BERLINGHIERI FIORENTINO - Gallia novella – Bretagne Sã Malo / S Gi~vdas / Põtorson / Carad~e / arg~eton /

* an 1507 – 1508 mappemonde de Robert Guibé, breton (et oui !), évêque de Treguier, Rennes puis cardinal de Nantes

aller sur Gallica, taper Guibé, aller sur son ouvrage In hoc opere haec continentur Geographiae édité à Rome

(traduction Dans ce travail est contenu la Geographie de Ptolémée) aller vue 259 face au Nouveau Monde (oui, la première carte de l'Amérique imprimée - est

bretonne) vous y verrez côte à côte Britania / Frãcia au temps de Louis XII et de la duchesse Anne

aller enfin vue 277 vous y verrez la première (et unique) carte du duché de Bretagne, à là les tildes font flores sur les noms de nos villes.

Tout ceci pour dire (prouver) que le tilde est un élément du patrimoine européen, français et breton depuis la nuit des temps.

O vny29 [at] free.fr

Yvon Jaouen
Vendredi 15 septembre 2017

Bonjour. Pour apporter une pierre 'historique' (plutôt géographique) à la construction de la défense de Fañch, voici quelques exemples de cartes anciennes où l'on trouvera France écrite Frãcia, ce qui démontre bien qu'en interdisant le tilde la France se tire elle même une balle dans le pied et renie 2000 ans d'écriture

(malheureusement, ne pouvant passer les liens je donne juste les indications) :

* an 320 env Carte romaine copie 1200 dite de Peutinger : on y trouve

Pretor~u Agrippine/ Vendimno Mior~u / Casfello Menapior~u / A~ug viro Muduon etc. Etc.

* an 1000 env Frãcia editeur Lucas Brandis de Schass - 1475 original Lübeck woodblocks - Woodcut world map in Anonymous Rudimentum novitiorum – visible sur gla.ac.uk

* an 1121 - Lambertus a S. Audomaro - Liber Floridus 02 – liberfloridus.be ñ sur le nom Atheñ

* an 1150 - 1200 - Gervase of Tilbury – Ebstorf-Anglia_Britannia-2 Brittãnia maritima / ~eungaria

* an 1200 1225 env - Beatus. Commentaire sur l'Apocalypse – BNF Gallica Frãcia

* an 1251 env - Matthew Paris's 'Flowers Of History'Map Of Europe And The Mediterranean – bl.uk-onlinegallery Frãcia / Britãnia

* an 1482 GEOGRAPHIA DI FRANCESCO BERLINGHIERI FIORENTINO - Gallia novella – Bretagne Sã Malo / S Gi~vdas / Põtorson / Carad~e / arg~eton /

* an 1507 – 1508 mappemonde de Robert Guibé, breton (et oui !), évêque de Treguier, Rennes puis cardinal de Nantes

aller sur Gallica, taper Guibé, aller sur son ouvrage In hoc opere haec continentur Geographiae édité à Rome

(traduction Dans ce travail est contenu la Geographie de Ptolémée) aller vue 259 face au Nouveau Monde (oui, la première carte de l'Amérique imprimée - est

bretonne) vous y verrez côte à côte Britania / Frãcia au temps de Louis XII et de la duchesse Anne

aller enfin vue 277 vous y verrez la première (et unique) carte du duché de Bretagne, à là les tildes font flores sur les noms de nos villes.

Tout ceci pour dire (prouver) que le tilde est un élément du patrimoine européen, français et breton depuis la nuit des temps.

O vny29 [at] free.fr

Reun Allain
Dimanche 17 septembre 2017

Sous la plume de Anne Lessard (?) le Tgm du Dimanche consacre un article sur la réaction des réseaux à propos du Ñ "pour la vie":

(voir le site)

On aurait pu s'attendre à une orientation critique sur le jugement plutôt que sur le choix des parents dans un quotidien ayant ses lecteurs en Bretagne. Cet article semble aller dans le sens de la juge de Quimper contrairement à l'Express (pour une fois ?) qui diffuse sur l'hexagone. Finalement on n'est jamais si mal servi que par ceux que nous faisons vivre chez nous.

J'ai envoyé le commentaire qui suit mais je m'attends pour non conformité à leur charte de publication, bien qu'étant m'étant modéré au maximum sans dénaturer ma pensée.

*** Début *** L'article porte sur des réactions d'internautes. . Certes, c'est toujours assez distrayant mais ceux-ci ne seront que le reflet de la mousse en surface parce que le sujet est polémique bien que sans valeur sur l'opinion réelle .

S'en tenir à la seule motivation du tribunal qui juge que le tilde serait une menace pour l'unité de la République (car c'est bien le prétexte invoqué) est une plaisanterie. Le Droit évolue constamment par la jurisprudence. Le résultat fusse t-il symbolique sur le nombre de cas concernés démontre l’imbécillité d'un tel jugement: Ce signe diacritique s'emploie en breton et en basque. L'article 75-1 institue que «Les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France » bien qu'il n'accorde aucun droit particulier. Néanmoins le chemin d'un assouplissement de lois datant de la Terreur est quand même tracé . Au lieu de se saisir de cette opportunité les tribunaux en se raidissant donnent un signal qui va dans la direction contraire. On sait très bien que le prénom choisi par les parents marque leur identité culturelle mais de plus en plus cultuelle. Au bilan, l'interdiction d'un signe diacritique prive les Bretons d'un signe neutre sur le plan cultuel sans empêcher de marquer des préférences communautaristes religieuses. Ne dit-on pas que le Jacobinisme est aussi une forme de communautarisme religieux. ***Fin***

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