Le Salon du livre Plumes d'Équinoxe au Croisic avec Yann Queffélec, Patrick Mahé, Catherine Vadon... reportage partiel
Reportage

Publié le 13/10/16 16:49 -- mis à jour le 00/00/00 00:00

Avec... et bien d'autres !

La richesse et la quantité des documents présentés, tant sur les stands qu'aux murs, ou même par-terre - les maquettes - laissent pantois.

La Ville a fait un beau cadeau à la Culture et aux résidents, et aux derniers touristes encore en vacances dans la presqu'île.

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Toutes les associations d'histoire locale du voisinage, liées à la mer et à la presqu'île, étaient présentes avec leurs publications - revues ou livres -, une trentaine d'auteurs-auteures choisis pour leurs ouvrages sur la mer... Voir les photos. Nous aurions voulu avoir le temps de discuter avec chacun-chacune...

En une après-midi, le dimanche, nous n'avons pas pu tout voir ni donc relater aussi ce qui s'est passé le samedi (La Breizh manif de Nantes le samedi 24 obligeait...).

Mais nous voulions aussi écouter Yann Queffélec prévu à 16 h.

Le Salon du livre Plumes d'Équinoxe eut lieu les samedi 24 et dimanche 25 septembre dans l'Ancienne Criée du Croisic.

( voir l'article ) en pdf le programme ou (voir le site) de la Ville du Croisic.

À l'entrée se tiennent les Bretons Yann Queffelec, écrivain, président d'honneur du salon, et Patrick Mahé, journaliste et écrivain, directeur de maisons d'éditions aussi.

Yann Queffélec présentait le Dictionnaire amoureux de la Bretagne de 2013 et la version illustrée, Ma première femme de 2005, Tabarly de 2008, et L'homme de ma vie de 2015, sur son père.

Patrick Mahé, conseiller municipal depuis qu'il est revenu à Vannes, sa ville natale, pour sa retraite, délégué à la Culture, à la langue bretonne et aux relations internationales.

Il y a créé le Salon du livre en Bretagne dans les jardins des remparts. Il est membre de l'Institut culturel de Bretagne.

Il présentait la réédition 2016 de Morbihan en vert et en bleu, photos de deux photographes professionnels : François Le Divenah et David Lefranc. Le texte est en français avec la traduction en breton à la suite. Il a dédicacé tous ses 10 exemplaires !

Culture Whisky a eu beaucoup de succès aussi. Les 10 sont partis.

Au stand de Jean-Marie Biette (ph. 18), voyant le titre de son livre, La Mer est l'avenir de la France, une visiteuse déclara " un livre qui devrait faire réfléchir le gouvernement..." que nous avons mis en légende de la photo. À une question de Jean-Marie Biette, elle répondit " J'ai vu mourir la compagnie Delmas-Vieljeux, où mon mari naviguait, absorbée par les Chargeurs réunis, puis avalée par Bolloré... Il n'y a plus de vraie marine marchande en France..."

Elle ne croyait pas si bien dire parce que nous trouvons l'article du Marin d'octobre 2015 avec la photo de l'auteur qui remet un exemplaire de son livre à François Hollande, en main propre au Havre, au pied du Bougainville.

Extrait de l'article du Marin :

Jean-Marie Biette le concède volontiers : lorsque son éditeur, séduit par son premier ouvrage, L’inconnu de Matignon, consacré à Jean-Marc Ayrault, lui a proposé d’écrire un nouvel opus, sur la France maritime cette fois, il s’est attaqué au sujet « non sans certaines idées reçues ».

Jean-Marie Biette, qui s’apprêtait à devenir secrétaire général du pôle mer du groupe Ouest France, auquel appartient Le Marin, est nantais, skipper émérite, a été journaliste à Nantes et Saint-Nazaire. Certains pans du monde de la mer lui sont aussi familiers que les côtes françaises ou espagnoles. Mais c’est à l’issue d’une longue enquête et de nombreux entretiens qu’il découvre, non sans émerveillement, un univers plus riche et bien plus positif qu’il ne le pensait.

La suite : (voir le site)

Au stand des Amis du Kurun, nous apprenons que l'association propose des promenades en mer sur le bateau de Jacques-Yves Le Toumelin, mais seulement aux adhérents de l'association : (voir le site) . Elle n'a plus de site propre mais une page facebook avec photos des événements auxquels le Kurun a participé : (voir le site) . Voir aussi (voir le site) avec quelques détails sur le Kurun.

Le Kurun nous a paru fraîchement repeint, mais il a été aussi bien restauré, consolidé, au chantier de Couëron près de Nantes : (voir le site)

Nous préciserons juste qu'il est revenu au Croisic de son tour du monde en 1952 et non en 1955. C'est de son voyage aux Antilles qu'il est revenu en 1955.

Catherine Vadon, (ph. 15 et 16), docteure en Océanographie, que nous avons retrouvée avec plaisir depuis nos brèves fréquentations à la bibliothèque du Museum de Nantes, nous apprit qu'elle était maître de conférences au Muséum national d'Histoire naturelle de Paris depuis 1983 ; elle aurait bien voulu devenir Conservateur du Museum de Nantes ; elle nous apprit également qu'elle est membre de l’Académie des Arts et des Sciences de la mer : (voir le site) page Catherine Vadon, avec ses livres.

Elle passe sa vie entre Paris et Le Croisic : (voir le site) du journal gratuit La Baule+ d'août 2012. Yannick Urrien rencontre Catherine Vadon, " une spécialiste mondiale des milieux aquatiques ", p. 28-29.

Entretien de Yann Queffélec avec J.-Y. Paumier

Dont nous avons pu noter des phrases malgré le bruit ambiant du Salon derrière la cloison... Une vidéo n'aurait pas été possible...

Yann Queffélec, présenté par Jean Bruneau (ph. 44), maire-adjoint en charge de la Culture, des Animations et de la Vie associative, est interrogé par Jean-Yves Paumier (ph. 45), chancelier d’honneur de l’Académie littéraire de Bretagne, rédacteur en chef de la revue Planète Jules Verne.

Il raconte :

Sa famille : " Mon père, 1,84 m et des yeux bleus " (1).

" Ma mère écoutait la lecture des pages que mon père avait écrites dans la journée, 8 ou 3-4 pages, dans le fauteuil du salon ".

" Je ressentais l'amour conjugal et une petite jalousie, derrière le carreau " [d'où il écoutait en cachette].

" À 8 ans je voulais émerveiller ma mère".

Écrivain : En 1970 " être écrivain dans le but d'émerveiller quelqu'un ". C'est sa rencontre avec Françoise Verny " Chéri tu as une gueule d'écrivain ", à Belle-Île alors qu'il était en panne de moteur, qui le décida. Il publia son premier roman chez Gallimard "Le Charme noir" en 1983.

Puis J.-Y. Paumier le fait développer sur son dernier livre sur son père. "Il y a eu un mal entendu avec mon père, je l'admire".

" Mais c'est apaisé ".

Il développe les qualités de son père, " qui n'avait pas la grosse tête ".

" Regarder ses yeux était aussi beau que de regarder la mer... "

" Quand j'ai eu le Goncourt " [pour Les Noces barbares, en 1985] " c'était la pire offense que j'avais pu commettre. Comme je n'ai pas pu lui téléphoner de chez Gallimard, je l'appelai d'une cabine de téléphone pourrie près du lycée Buffon ". [Mon père répondit] " Il paraît, oui, je l'ai appris par la femme de ménage ".

" Une fois il m'invita au restaurant pour me parler du livre et du prix. Il ne m'en dit rien, il ne parla que de lui pendant 2 heures ".

Puis " J'ai lu le livre, c'est très bien ".

" Et c'est tout ", continue Yann...

La mer : " L'océan faisait partie de notre respiration quotidienne, même à Paris, et revenir en Bretagne était important ".

La Bretagne : " J'ai toujours été fanatique de Bretagne, l'héliotropisme, contaminé très jeune par l'amour de la Bretagne... Je l'avais dans le sang. À l'Aber Ildut, il y avait des bateaux dans la famille ".

Être écrivain sur la Bretagne ?

" Plon me l'a proposé un jour. J'ai mis 8 ans à trouver la première phrase... :

'Ma Bretagne est d'amour, le pays de la mer', alors la suite fut plus facile "

" J'ai fait un dictionnaire car c'est la forme de la collection ".

" J'ai fait une version illustrée, augmentée de notices, dont celle sur Florence Arthaud, disparue récemment..."

" Les phares sont plus développés. C'est triste que les Ponts-et-Chaussées les laissent mourir sur pied, ils ont sauvé tant de monde... ".

(1) Son père Henri Queffélec devait recevoir le collier de l'Hermine en 1992 : (voir le site) , page des Récipiendaires sur wiki.

Mais comme il est décédé entre la décision et la cérémonie de Saint-Malo, l'Institut culturel l'a gardé dans ses tiroirs.

C'est ainsi qu'il a été remis à son fils en juin 2015, à l'occasion du Salon du livre de Vannes : (voir le site) avec les explications de Patrick Malrieu :

Henri Queffélec faisait partie de la première promotion des « herminés » de l'Institut culturel de Bretagne. En 1988, le collier de l'Hermine, de la première promotion, n'avait pas été jugé très joli...

Voir en bas de page la vidéo Yann Queffélec rend hommage à son père, 2'33 après 30 secondes de pub.

et

(voir le site) sur DailyMotion, 1'45.

Nota

L'édition de Plumes d'Équinoxe 2017 honorera tout spécialement Jules Verne.

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Correspondante ABP depuis février 2007.
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