Le Parti Breton réclame la gestion directe de la compétence linguistique en Bretagne
Communiqué de presse de Parti Breton

Publié le 25/10/22 17:25 -- mis à jour le 26/10/22 17:49

Mercredi 19 octobre 2022, le collectif « Du galo en Bertègn » a dénoncé une inégalité de traitement du gallo avec le breton à travers un « Manifeste du gallo » soutenu par 300 signataires et 50 structures associatives. Ce texte défend le principe de territorialité des langues dans la signalétique et dans la mise en place de politiques linguistiques. Cette démarche visant de fait à cantonner le breton en basse-Bretagne a pour conséquence d’attiser la rivalité entre les militants associatifs, professionnels et politiques défendant ces deux langues en danger de disparition.

Ces tensions pour se partager le territoire et les subventions publiques subsisteront tant que le gallo et le breton auront le même statut de langues régionales. C’est pourquoi le Parti Breton / Strollad Breizh demande au Conseil régional de Bretagne d’intensifier les actions en faveur de l’obtention de la co-officialité du breton en tant que langue nationale du peuple breton. Il faut pérenniser la présence de cette langue sur l’ensemble du territoire breton et être soutenue sans aucune hésitation par les collectivités de Brest à Clisson.

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La langue gallèse, quant à elle, est toujours une réalité pour des milliers de locuteurs. Cet héritage est une chance et une richesse précieuse pour la Bretagne. Nous avons la responsabilité de défendre avec autant d’ardeur la présence du gallo en tant que langue régionale, notamment dans l’espace public. Des aides et des directives doivent être transmises aux municipalités pour accélérer la présence du gallo sur les panneaux d’entrées de ville ou encore garantir un soutien fort aux associations de promotion et d’apprentissage du gallo.

Enfin, le Parti breton est convaincu qu’un des principaux leviers de développement de nos langues est l’enseignement scolaire. Celui-ci doit concerner le breton et le gallo dans toutes les écoles bretonnes. Il est absolument urgent et nécessaire que la Bretagne obtienne un statut d'autonomie et gère elle-même la question linguistique. Notre devoir est d’assurer la transmission de notre patrimoine immatériel et de notre diversité culturelle à nos enfants.

Pour le conseil national du Parti Breton / Strollad Breizh,

Joannic Martin, porte-parole

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Le Parti Breton a pour but de rassembler, d'unir et d'organiser tous les bretons et amis de la Bretagne décidés à réveiller la conscience nationale du Peuple Breton afin que celui-ci se dote enfin des structures politiques, économiques, sociales et culturelles lui permettant d'assurer en tant qu'entité internationalement reconnue, son avenir et son épanouissement dans le cadre d'une Europe des Peuples et de la Solidarité
Vos 37 commentaires
  Jean-Claude Le Roux
  le Mardi 25 octobre 2022 18:37
Non. Le "gallo" c'est juste du français, ni plus ni moins.
Je remarque aussi que vous parlez de "nos" langue, alors que les Bretons n'ont qu'une seule langue : le breton.
Donc le Parti "breton" tombe comme par magie dans tous les pièges sémantiques grossiers que lui tend le pouvoir parisien, et se retrouve à jouer à fond la carte du nationalisme français le plus décomplexé, ça n'est vraiment pas beau à voir.
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De Krys 44 à Jean-Claude Le Roux
 le Mardi 25 octobre 2022 22:00
Le gallo est la langue romane bretonne . Je vous défie de le comprendre et de le parler . Le matraquage du breton a fait que le gallo s'est étendu au niveau des limites frontalières . Les frontières linguistiques ne sont jamais les frontières politiques . Je peux également vous parler de gens du Pays de Retz d'environ 13 ans qui ont eu des parents agriculteurs illettrés parce que parlant gallo . Dans nos campagne , dans le milieu agricole , les enfants n'allaient pas assez longtemps à l'école pour maîtriser une langue étrangère pour eux . Et très vite allaient au travail dans les champs et ne parlaient plus que le gallo !
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De Krys44 à Jean-Claude Le Roux
 le Mardi 25 octobre 2022 22:22
Mes excuses , erreur de frappe , ce n'est pas de 13 ans mais de 73 ans ...
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  KLG
  le Mardi 25 octobre 2022 19:35
Sur la photo, on se rend compte que la signalétique parisienne nous respecte plus que les militants du gallo.
Mais les militants bretons eux-mêmes ont accepté cela. C'est complètement aberrant et en plus un total révisionnisme historique. Quand le breton était parlé, il n'y a jamais eu une quelconque "conscience" de parler une langue spécifique et distincte du français du côté de Fougères, de Pornic, de Clisson ou de Loudéac. Qui croit d'ailleurs à une unité culturelle de cet ensemble constitué de terres où le breton a réculé plus ou moins précocément sans parler de ceux où il n'a jamais été majoritaire ?
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  KLG
  le Mardi 25 octobre 2022 19:38
Ceci étant, il est également incontestable que le rapport au breton n'est pas du tout le même entre l'Ouest et l'Est. C'est pour cela qu'une collectivité politique spécifique, avec son budget, son administration et ayant des compétences en matière d'enseignement est essentiel pour faire vivre le breton.
Ce n'est pas normal que le sort du breton soit lié au Conseil Régional de Rennes (et demain d'un Grand-Ouest ?). Toutes ces inepties linguistiques viennent en fait de là.
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  KLG
  le Mardi 25 octobre 2022 19:46
Les alsaciens ont obtenu une collectivité territoriale spécifique, les basques également. Il nous faut un Grand Finistère avec des compétences régionales...et de l'autre côté des transferts de l'Etat vers la Région Bretagne.
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  Pascal Lafargue
  le Mardi 25 octobre 2022 22:36
On avait vraiment besoin de cela, une guerre entre les defenseurs du Gallo et les defenseurs du Breton ?! C'est tres bien, super, continuez comme ca.
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  Jean-Claude Le Roux
  le Mardi 25 octobre 2022 22:49
Krys 44, vous avez tout faux :
Le français, le "gallo" comme vous dites, est une langue romane, donc le la péninsule italienne, loin, très loin de la Bretagne.
Cette langue étrangère, imposée chez nous par une Guerre des Gaules sangalnte et barbare, est vouée à s'éteindre au profit du breton.
Que vous le vouliez ou non.
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  Jean-Claude Le Roux
  le Mardi 25 octobre 2022 23:53
Pascal Lafargue, le Parti "breton" saute à pieds joints dans la manipulation à deux balles, et vous venez jouer la voiture balai.
Le problème, votre problème en fait, c'est que malgré les efforts du Parti "breton" pour exiger des moutons qu'ils acceptent leur rhétorique suprémaciste française pro-"gallo", ça fait pschitttt : votre chantage culpabilisant ne fonctionne pas.
La langue des Bretons est encore et toujours le breton ; ça vous agace ? c'est votre problème.
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  Sebgi35
  le Mercredi 26 octobre 2022 06:18
Nous demandons un statut national avec coofficialité pour le breton et statut différent pour le Gallo qui pourrait être un statut particulier c'est cela qu'il faut retenir de notre communiqué.
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  Gilles M.
  le Mercredi 26 octobre 2022 15:50
"Structures associatives", "langue gallèse", "nos langues", "des aides et des directives doivent être transmises", "accélérer la présence du gallo", "garantir un soutien fort aux associations de promotion et d’apprentissage du gallo"... ça sent le Camembert tout à coup ! tous les éléments de language du patriotisme cocardier institutionnel y sont... à croire que les communiqués du Parti Breton sont rédigés directement par les services préfectoraux.
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  Flo Madec
  le Mercredi 26 octobre 2022 19:59
Monsieur Krys 44, pensez-vous vraiment qu'un Inuit du "Québec" doive baisser les yeux et rougir de honte sur-le-champ à la simple évocation d'un francophone agé vivant sur ses terres ?
Moi non plus.
L'indécence outrancière de vos propos a de quoi glacer le sang.
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  Tanguy Hamon
  le Jeudi 27 octobre 2022 10:55
Puisque l'immense majorité des Bretons est défavorables aux parlers "gallos" le PB se tire une balle dans le pied.
Je suppose qu'il sera présent à la manif du 19/11 pour le "gallo" à la télé où il se ridiculisera avec une cinquantaine de manifestants au plus.
Je suppose qu'il soutient la milice Poulain qui démonte les panneaux bretons pour les remplaçer par des panneaux en "gallo" dont on ne sait quelle écriture utiliser tant les variantes sont importantes.
Je suppose qu'il soutient la pression sur le Conseil Régional pour augmenter les crédits aux gallomaniaques et notamment en audiovisuel (cf doublages à Dizale ces jours-ci).
Le PB ne reconnaît pas au breton sa primauté comme langue nationale.
Bref le PB se tire une balle dans le pied.
Bevet ar brezhoneg, yezh vroadel ar Vretoned !
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De Yves Cozannet à Tanguy Hamon
 le Jeudi 27 octobre 2022 11:13
Le fatras de patois de Haute Bretagne ne fait pas une langue, au sens commun du terme (je ne me prononce pas au point linguistique). Personnellement je suis contre lapromotion d'un idiome complètement inadapté à la vie moderne. Il était adapté à la vie agricole d'antan mais aujourd'hui transmettre ce sabir revient à donner un outil de communication incomplet et inadapté, ce qui n'est pas le cas du breton, dont la littérature sort des centaines de livres tous les ans et dont les linguistes ont produit des dizaines de dictionnaires pour décrire le monde d'aujourd'hui : voir le travail de Preder et de l'Ofs ar brezhoneg entre autres. Qu'est qu'il existe en comparaison en "gallos" ? Presque RIEN? TOUT serait à faire. Mais la chose qui rend le "gallo" impossible à promouvoir pour les Bretons, c'est que c 'est des parlers d'oil donc très proches du français qui lui est notre ennemi MORTEL.
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  Emile Granville
  le Jeudi 27 octobre 2022 11:28
La forme Berieu sur un panneau est sans doute symbolique, mais n’apporte pas grand-chose, au contraire. Cette forme déstructure la signification du nom du premier évêque de ce pays, venu du Pays de Galle, un des sept saints fondateurs de la Bretagne. On ne retrouve plus la racine Bri qui signifie dignité, estime, noblesse. Peut-être que cette racine est à rapprocher de l’expression bretonne, dougen bri da u.b, avoir des égards pour qqn. L’évolution est la suivante : Brioc, Brieuc, Brieu, Berieu. La graphie officielle montre encore l’influence de la langue bretonne et correspond bien à la forme moderne du breton Brieg (prononcé ék). La création de la forme Berieu est tout simplement une métathèse. C'est-à-dire, la modification d'un mot par transposition d'une lettre ou d'une syllabe. C’est un phénomène courant. En français, on aura par exemple : brouette/berouette, ici Brieu/Berieu. En breton, les métathèses sont aussi très nombreuses : breton/berton, anal/alan, balan/ banal, debriñ/drebiñ. On peut faire le rapprochement aussi entre peuple en français et people en anglais qui introduit une voyelle non-écrite entre le p et le l pour faciliter la prononciation. En conclusion, la forme Berieu, au niveau linguistique, c’est du pur français, mais ce n’est pas une forme à retenir car elle perd la racine Bri.
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  Pascal Lafargue
  le Jeudi 27 octobre 2022 13:43
A force de taper sur les gallesants depuis des decennies, ces derniers se defendent. C'est logique. Ils sont dans la meme situation que les defenseurs du breton qui autrefois s'en prenaient aux panneaux. Les victimes d'hier reproduisent aujourd'hui les agressions passees de leurs oppresseurs.
Quand je lis dans l'un des commentaires que la langue bretonne doit etre politique, mon sang se glace. Une langue doit etre de l'ordre de l'affectif et pas un machin ideologique froid. On nous parle meme ici des mechants Romains ?! C'est la fete ! Il n'y a pas longtemps encore, des militants bretons du meme acabis, voulaient la mort du breton vannetais... Le gallo ressemble trop au francais semble etre l'argument profere dans un francais impeccable par ces chevenementistes de la langue bretonne, sans s'emouvoir du devenir incertain de cette culture specifique et originale qui a faconne ces hommes et ces femmes de Bretagne pendant des siecles et des siecles.
Il faut un statut officiel pour le breton et pour le gallo.
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De Marcão à Pascal Lafargue
 le Jeudi 27 octobre 2022 14:18
Ceux qui se défendent ne sont pas les galesants, puisqu'ils s'expriment partout tout le temps en français. Et vous devriez relire l'argumentaire de ces nouveaux militants du galo, leur but est justement de faire du galo une langue politique : ils l'écrivent noir sur blanc !
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De iffig à Pascal Lafargue
 le Jeudi 27 octobre 2022 15:42
"[les gallomanes] sont dans la même situation que les défenseurs du breton qui autrefois s'en prenaient aux panneaux" je réponds que les stourmerien ar brezhoneg s'attaquaient aux panneaux en frnaçais alors que les gallomanes se gardent bien de les dégrader et s'attaquent aux panneaux bretons. "Les victimes d'hier reproduisent aujourd'hui les agressions passées de leurs oppresseurs. " ... sauf que c'est pas les défenseurs du breton qui seraient les "oppresseurs" du gallo !!! Les défenseurs du breton par définition ne s'occupent pas forcément du "problème" des parlers d'oil de Haute Bretagne, c'est leur droit. Chacun ses combats. Quant à dire que votre sang se glace quand je dis que la vocation du breton est d'être la langue nationale de toute la Bretagne c'est que vous n'êtes pas nationaliste, voilà tout : libre à vous et n'ayez crainte vous ne risquez rien. De toutes manières le "gallo" tombe à l'évidence dans les poubelles pleines de l'histoire alors que le breton, lui, a une chance de s'en sortir, justement en revendiquant sa dimension de langue nationale. Les sondages très favorables au breton vont dans ce sens mais justement nos politiciens de l'Emsav n'utilisent pas le breton qui devrait permettre la transformation dans les urnes. Regardez Saunders Lewis au Pays de Galles : il a dit aux gallois de détruire TOUS les panneaux en anglais et le LENDEMAIN ils avaient le bilinguisme. Si c'est pas une politique nationaliste de la langue cela. Au lieu de cela ici on n'a toujours pas de télé. Là-bas Evans a fait une grève de la faim. Mais c'est vrai que là bas Plaid Cymru c'est pas le PB et encore moisn l'UDB. Au sujet du statut officiel : il existe en B4 sur le papier depuis environ 2014. Les gallomanes ont eu ce statut GRACE aux bretonnants et ils en veulent toujours plus en surfant sur les durs combats menés par les bretonnants ; et après ils font la guerre aux bretonnants. Moi je dis que ces gallomanes pour faire avancer leur smilblik feraient mieux d'élever leurs enfants dans le parler qu'ils veulent et monter des écoles comme on l'a fait pour le breton ; qu'ils aillent jusqu'à monter un parti nationaliste de Gallèsie pour aller jusqu'au bout de leurs idées et du ridicule. Enfin il est indéniable que étant donné que ce sont des parlers d'oil ils sont par définition très proches du français aussi je conteste les statistiques du nombre de locuteurs parce que moi aussi je connais des mots en gallo et que les gens qui sont interviewé sur PLUM FM je les comprends alors que je n'ai pas l'ubiquité des langues.
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