Le Nobel de littérature à un Breton universaliste : Jean-Marie Gustave Le Clézio

-- Politique --

Communiqué de presse de UDB
Porte-parole: Nil Caouissin

Publié le 10/10/08 3:16 -- mis à jour le 00/00/00 00:00

Après Gao Xingjian en 2000, un Chinois naturalisé français qui écrit dans sa langue d'adoption, c'est à Jean-Marie Le Clézio, Breton d'origine et de choix, d'être honoré par le Prix Nobel de littérature 2008.

L'Union démocratique bretonne tient à saluer le choix de l'Académie Nobel, choix qui s'est porté sur la personne de Jean-Marie Gustave Le Clézio, choix qui s'est fait « pour son œuvre de rupture, œuvre de l'explorateur d'une humanité au-delà et en dessous de la civilisation régnante ».

Descendant d'une famille d'origine bretonne qui a émigré au XVIIIe siècle à l'Île Maurice, Jean-Marie Le Clézio garde de ses origines un goût prononcé pour l'errance, son sentiment de fraternité avec les peuples menacés de disparition, son attachement à la Bretagne. Tel Jack Kerouac naguère, il a souhaité retrouver la terre d'où sont partis ses aïeux. Et il nourrit régulièrement ses racines armoricaines de séjours en Bretagne. Il est l'auteur de mots très sensibles sur son sentiment d'appartenance « à cette nation-là ».

Jean-Marie Le Clézio est un écrivain remarquable qui met sa plume et son génie au service des faibles et des exclus; son œuvre est d'ailleurs perçue comme une critique de l'Occident matérialiste. Écrivain engagé, c'est ainsi que lors de son service militaire en Thaïlande en tant que coopérant, il sera expulsé en 1967 pour avoir dénoncé la prostitution enfantine. Écrivain engagé aussi quand il partagera pendant plus de quatre années la vie quotidienne d'Indiens du Mexique.

Pour l'UDB, ce prix Nobel de littérature n'est que la juste récompense d'une vie engagée et d'un talent unique au service de l'humanité.

« Quand en 1520 l'évêque espagnol Diego de Landa, pour venir à bout des dernières résistances du peuple maya, fit réunir sur la place de la ville de Mani tous les livres sacrés des Prêtres du Soleil et y mit le feu, son action n'était pas seulement barbare, elle était insensée. Les vrais livres ne peuvent pas disparaître dans le feu... ». J. M. G. Le Clézio.

Pour l'Union démocratique bretonne, la porte-parole Mona Bras

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