Le magnifique "Un bal masqué" de Verdi est joué à Rennes

-- Musique --

L'opéra de Rennes propose cette semaine un classique de Verdi, Un bal masqué, selon le livret d'Antonio Somma.

47236_1.jpgL'affiche" Un bal masqué"

A l'époque du compositeur, en 1792, le roi de Suède a été assassiné pendant un bal masqué. La censure du XVIII siècle a interdit de montrer la mort d'un empereur sur scène. Verdi a donc historiquement déplacé son histoire et à la place d'un roi, il a choisi un aristocrate.

Dans la version 2019, la mise en scène est confiée à Waut Koeken, la scénographie à Luis F. Carvalho et la direction musicale à Pietro Mianiti.

On obtient un retour original sur le personnage principal que fut le roi de Suède, Gustave III. Il est malheureusement amoureux d'Amelia, la femme de son meilleur et fidèle ami, le comte Anckarström.

Amelia partage cette affection et est prête à tout faire pour effacer de son cœur ce sentiment. La voyante lui conseil une remède, la plante magique « d'oubli » qu'il faut ramasser à minuit dans la périphérie de la ville.

Amelia, terrifiée, s'y rend pour cueillir la plante. Elle est suivi par Gustave.

La scène la plus touchante du spectacle est quand les amoureux se rendent compte que tout est perdu, ils sont follement amoureux l'un de l'autre.

Mais des ennemis du roi les suivent... Cependant, le comte Anckarström arrive sur les lieux pour les sauver.Gustave à la chance de s'échapper. Les époux se retrouvent côte à côte. Amelia a mis un voile et tout le monde pense à leur retour qu'il s'agit d'une maitresse du roi.

Le peuple demande au comte, en le menaçant de mort, l'identité de la femme voilée. Pour protéger son mari, Amelia lève le voile, le comte comprend l'infidélité de sa femme et fait l'objet de moqueries.

Dans la scène suivante la décoration se sublime. L'appartement des époux symbolise l'arc d'amour cassé en deux. Le comte veux sa vengeance, d'abord sur sa femme mais après réflexion il souhaite tuer son rival.

De toute façon la sibylle a tout prévu......

Le spectacle est splendide.

La pièce reste universelle après trois siècles, comme toutes les histoires d'amours interdites, surtout dans le milieu royal.

Au XXe siècle, des scandales ont touché la famille royale d'Angleterre.

L'histoire du prince Charles, marié, qui a aimé en secret son ancienne amie Camilla a bouleversé le monde entier.

L'opéra est joué jusqu'au samedi 6 avril.

Tarifs lyrique: de 5 au 52 euros.

©agence bretagne presse

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journaliste-photographe abp pour rennes

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