-- Langues de Bretagne --

Le gouvernement refuse de changer la circulaire qui interdit le tilde dans l'état civil

Interrogée par le sénateur du Pays Bigouden Michel Canévet, la garde des Sceaux Nicole Belloubet a confirmé mercredi que la circulaire régissant l'utilisation des signes diacritiques ne sera pas modifiée. Le fameux ñ qui avait causé le refus d'enregistrement d'un Fañch à Quimper ne sera pas reconnu par l'Etat civil.

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la rédaction de l'ABP

Vos commentaires :

Lucien Le Mahre
Jeudi 5 juillet 2018

Sommes-nous en France ou encore en Francie ?

Il serait plus que temps de se mettre enfin à l'heure démocratique, au lieu de proroger une vision obtuse de notre "langue commune", le français, qui n'y est pour rien, mais que d'aucuns s'acharnent à imposer jusqu'à l'absurde comme "langue unique et souveraine", impériale suzeraine, à leurs yeux nostalgiques, disposant sans limite des langues gueuses réservées aux populations indigènes ensabotées.

Ne nous trompons pas d'époque. Les logiques coloniales ont fait long feu et leurs relents ne sont plus de mise.

Les fameuses "valeurs universelles" issues des Lumières, doivent concerner au premier chef le pays qui s'en fait publicité depuis deux siècles en omettant de les appliquer honnêtement sur son propre territoire.

kris braz
Vendredi 6 juillet 2018

Que diront les parents d'un petit Basque ou Espagnol né en France et appelé Iñigo ?

Reun Allain
Vendredi 6 juillet 2018

Soyons politiquement incorrects: Proposons nous de raisonner sur l'exemple du prénom musulman "Jihâd". Il signifie dans sa version soft, "effort personnel" ou "lutte sainte" mais est surtout traduit dans sa version hard au sens de "guerre sainte" par les islamistes. Compte tenu de la première interprétation ce prénom est réputé accepté par l'administration française bien que ce soit surtout la seconde interprétation qui fera que ce prénom soit lourd à porter par celui qui aura reçu ce cadeau de ses parents. Un tel choix n'est pas neutre !

Certains écrivent le prénom sans accent sur le "a", d'autres avec l'accent circonflexe et le prénom reste recevable puisque le signe diacritique fait partie des signes admis. Selon la logique administrative française l'appel à peine déguisé à la guerre sainte via le prénom d'un enfant ne deviendrait un problème qu'à partir du moment où l'accent circonflexe sur le "a "serait remplacé par le tilde comme dans "Jihãd". Voilà qui laisse rêveur sur la profondeur de la bêtise administrative française.

yvon jaouen
Samedi 7 juillet 2018

Pourquoi diantre quémander à l'administration française le droit d'employer un signe qui appartient à notre langue depuis toujours?

Puisqu'en France tout se règle par le vote que 3.5 millions de bretons promettent à

Macroñ, à la prochaine élection présidentielle, de lui ajouter un "tildé d'honneur" à la mano sur son bulletin

et vous le verrez courir dans les couloirs de l'Elysée pour réclamer une révision en toute urgence de la circulaire qui nous accable.

Je doute qu'il puisse se passer de 3 millions de bulletins ainsi invalidés.

Ne manque donc aux bretons que la volonté de se faire respecter, pour le reste c'est "d'une facilité déconcertante".

Idem pour les maths en breton etc etc.

Jacques
Lundi 9 juillet 2018

Il faudra un jour se poser la question de la crédibilité de l'état d'esprit des Bretons...

Je n'ai pas la mémoire courte, je me souviens que Macron était le chouchou ''politiquement correct'' du mouvement breton... (certes par défaut de voter socialiste jacobin).

Je me souviens que nombre de personnes exprimaient une forme de satisfaction, souvent avec un air de supériorité de celui qui a ''l'intelligence de voter bien''...

Or, le mouvement breton est toujours ce truc où l'on soupçonne de ''fascisme'' (totalitaire) au moindre mot non balisé pour justifier son appartenance au ''propre sur soit''...

Sauf qu'interdire l'usage de l'alphabet d'une langue au nom d'une supériorité, interdire à des parents de donner un nom traditionnel de leur identité à son enfant, infliger des sanctions à des élèves pour l'usage en examen de leur langue, mettre en fragilité financière des écoles et qualifier toute une nation par un qualificatif péjoratif (qu'on n'oserait pas faire pour d'autres communautés mais pour les Bretons c'est de l'humour)... Qu'est-ce que cela sinon une dérive fascisante (au sens général du terme actuel : signifiant l'autoritarisme raciste).

Donc, il faut être clair : le MOUVEMENT BRETON vote majoritairement FASCISTE (autoritarisme raciste)...!

Et si demain il faut retourner aux urnes... Problème financier à Diwan, ñ, prénoms non autorisés, examen non corrigé... le mouvement breton votera MACRON!!! (se trouvant toutes les bonnes raisons pour se justifier...)

Encore une fois... où est le problème... chez Macron où chez les Bretons???

Personnellement, je suis lassé de voir ces Bretons qui votent Macron, Hollande (jacobin de manière générale) avec une AUTOSATISFACTION CONDESCENDANTE... venir nous pleurer au sujet du ''méchant'' gouvernement français qu'ils ont LARGEMENT cautionné...!

P. Argouarch
Lundi 9 juillet 2018

@Jacques . C'est pas si simple que çà car si cette circulaire n'existait pas, un immigrant nord-africain ou syrien pourrait écrire son nom en caractères arabes. L'État est obligé de s'en tenir à l'alphabet français pour éviter une anarchie totale dans l'état civil. Certes le ministère pourrait ajouter le tilde dans les signes apocryphes mais pourquoi alors refuser le a accent aigu, le u et le o accent aigu de l'espagnol par exemple ? Le vrai problème n'est pas le tilde mais le fait que le breton ne soit pas reconnu comme langue co-officielle en France. Tant que la langue bretonne n'est pas reconnue, ses signes diacritiques ne seront pas reconnus. Le tilde est symptomatique d'un problème bien plus important , la non-officialisation du breton. Je ne pense pas que le ministère imagine des mesures vexatoires contre les Bretons, ces gens à Paris ont peur non pas des minorités historiques qui sont assimilées presque en totalité, mais des nouvelles minorités arrivées d'Afrique du nord qui eux aussi pourraient, sous l'influence islamiste, demander des droits linguistiques et culturels.

En ce qui concerne Macron on ne peut qu'abonder dans votre sens. Il n'a jamais été girondin et ne le sera jamais.

Jacques
Lundi 9 juillet 2018

@ Philippe,

Je n'évoquais nullement les Arabes... C'est impressionnant qu'on ne peut plus s'exprimer s'en faire référence aux populations non européennes sur des problématiques purement internes aux Européens...

Et je ne suis pas d'accord avec votre perception d'une peur (?) qui n'existerait plus envers les populations européennes non françaises et que la problématique serait orienté vers les populations non Européennes...

Au contraire, l'état français ne supporte pas que les Bretons (Basques et autres Européens qui ont la chance d'être français) puissent simplement imaginer se détourner de cette ''chance''...!

Quand le mouvement breton enseignera l'histoire à ses enfants, certains aspect de la psychologie des souverains francs/français depuis Clovis (République ou pas) seront peut être plus aisés à évoquer... Idem concernant la raison pour laquelle la langue bretonne n'est pas co-officielle dans la République... (évoquer les Arabes et leur alphabet apparaîtra totalement hors sujet... pour ne pas dire autre chose)

Vis à vis des populations non Européenne, le ''non racisme'' accorde des droits ''naturels'' dont nous ne disposons pas... et je pense que vous le savez parfaitement... Comme évoqué dans un commentaire précédent, appeler son enfant "Jihad'' est parfaitement accepté et à part ceux qui ont un problème avec le réel, on sait exactement ce que nommer son enfant signifie pour ces populations coupée de leurs racines en Occident... (Je fais erreur, je sais parfaitement que le ''Jihad'' est un prénom qui fait référence au combat psychologique pour améliorer son soit intérieur... un peu comme le yoga ou la méditation...)

D'ailleurs, ces populations sont tellement un non problème qu'il n'y a eu aucun article ni communiqué sur 5 jours d'émeutes à Nantes... tant il est vrai que tout va bien... situation banale liée à la spécificité de notre culture celtique... (Bruler 40 voitures et détruire un quartier est tellement inscrit dans nos traditions bretonne... un peu comme les Pardons...)

Mais je ne souhaitais nullement aborder ces sujets.

Je voulais seulement mettre en lumière la responsabilité majeure des militants bretons qui bien souvent prennent les gens de haut avec leur "propre sur eux'' et qui dernièrement votaient massivement Macron (au nom de ''valeurs'' communes... terme souvent entendu) dans les difficultés que connait aujourd'hui la Bretagne...

Peu importe que Macron soit ceci ou cela, c'est un souverain français et il n'est pas en son pouvoir de changer une stratégie historique mais comme les autres il perçoit comme de son honneur de poursuivre l’œuvre...

Freud aurait certainement eu grand intérêt à étudier ces Bretons modernes qui par leur vote cautionnent les différents régimes jacobins (surtout ceux de gauches qui tiennent le double discours comme d'autre respire) et qui viennent ensuite évoquer les droits de l'homme, la larme à l'oeil pour le Ñ, la Réunification qui est un sujet ''dépassé'' et Diwan qui du haut de ses 40 ans pourrait très bien voir la fin de l'aventure...

Donc, lassé de voir les ''ouverts sur le monde'' autoproclamés qui agissent à l'inverse total de ce que l'on voit ailleurs dans ce monde... à l’exception d'un petit groupe de lycéens et de collégiens... un espoir?

P. Argouarch
Mardi 10 juillet 2018

@ Jacques : interdire le prénom jihad est contraire à la constitution française et aux conventions internationales signées par la France alors qu'interdire إبراهيم (qui est Ibrahim écrit en arabe) est conforme à la loi et aux conventions. On en est là. Je le redis , tant que le breton n'est pas une langue officielle, ce combat est perdu d'avance. En ce qui concerne 'Jihad' par contre, il pourrait être interdit dans le cadre des lois anti-terroristes mais je ne suis pas juriste pour savoir si ces lois peuvent aller jusque là.

En ce qui concerne l'interdiction de passer le BAC en breton, le ministère de l'education nationale peut aussi se rabatte sur la non-officialisation du breton, le français étant la langue de la république. Mais là l'État s'est mis dans une impasse car la Sorbonne offre des MBA en anglais dont les examens sont aussi en anglais. (voir le site)

Jacques
Mercredi 11 juillet 2018

@ P.Argouarch

Personnellement, une convention ou une constitution qui amène à ce que Jihad soit un prénom autorisé en Bretagne et que Fañch ne le soit pas me pose un vrai problème concernant la démocratie (le pouvoir du peuple)...

Le prénom ''Jihad'' n'a rien à faire ni en Bretagne ni en Occident... ceux qui veulent ce genre de prénom ont suffisamment d'espace ailleurs sur cette planète pour pouvoir donner ce type de prénom à un enfant...

Par contre, nous les Bretons nous sommes chez nous.... ''horreur, je vais me faire qualifier de f...'' et depuis déjà quelques milliers d'année en plus (c'est dire si notre gène f... est ancien)... et sur notre terre notre droit élémentaire de nommer nos enfants et d'écrire leur nom selon notre orthographe nous est interdit...

Accepter cela, l'imaginer même que cela puisse être acceptable... c'est la négation de toutes formes d'humanisme... (oui, c'est la négation de l'être humain)

Pour le diplôme, sauf erreur de ma part, un MBA est un diplôme privé (d'origine américaine) alors que le bac est un diplôme étatique... Donc, je ne vois pas en quoi l'état est dans une impasse...

Par contre, si je note la force de conviction des Bretons (qui représentent notre futur, oui, ceux qui enseignent leur langue et leur religion à leurs enfants et qui descendent dans la rue pour défendre un malfrat multirécidiviste) et que je compare aux autres Bretons (qui représentent notre passé, oui les ''dépassés'' qui ne sont que 200 à 300 pour défendre une autre langue de Bretagne et se fichent bien tant de leur religion que d'enseigner leur histoire et leur tradition ), je me dis que les examens en langue bretonne seront probablement accepté plus rapidement qu'on le pense quand sous la pression la langue arabe sera autorisé dans les examens pour représenter la diversité.

Je suis prêt à prendre le pari qu'à l'heure d’aujourd’hui, la première langue autre que le français enseigné en Bretagne et ayant un lien identitaire direct avec l'apprenant n'est PAS la langue bretonne... (mais chut, il parait que la société bretonne nous intéresse...)

Sauf erreur de ma part, c'est ainsi déjà que les prénoms bretons ont été autorisé par Mitterrand... Il n'y a que les Bretons pour oser imaginer avoir joué un rôle dans cette évolution... d'où le prénom ''Jihad''... en Bretagne...

Donc, je le dis à nouveau... je suis totalement en désaccord avec votre affirmation que l'état ne fait pas cela pour vexer les Bretons... Non, il fait cela pour nous faire disparaître définitivement... avec notre consentement...

Et les nouveaux bretons (eux qui devaient normalement devenir les soutiens de la République universaliste) semblent à notre différence avoir la volonté de ne pas se laisser faire... Comme disait, une Africaine sur une émission de grande écoute (je peux retrouver le lien) ''votre Europe va disparaître, ne résistez pas, c'est inéluctable...''

La preuve : ce qui s'est passé à Nantes et qui est un événement majeur dans la société bretonne (or normalement partis politiques et média s'intéressent à la société) ne nous intéresse pas... et pourtant cet événement a existé et il est annonciateur de quelque chose de bien plus puissant que ce que le Mouvement Breton est capable d'imaginer pour faire en sorte que les Bretons historiques existent encore dans l'avenir...

N'avoir aucun avis, aucun questionnement ni analyse, démontre bien que nous avons tourné le dos à la Bretagne...

Michel Onfray justement exprime également un avis intéressant sur cette situation....

Donc nous, les Bretons historiques créons nous même notre propre tombe... Comme l'état français a déjà construit la tombe de nos voisins français...

Le breton langue officielle, cela arrivera probablement un jour... reste à savoir l'intérêt réel de la chose pour la société bretonne au moment au cela surviendra...!

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