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Le Finistérien Eric LEOST présent sur la liste du Parti Fédéraliste Européen de Yves Gernigon

Yves GERNIGON et Eric LEOST à la journée du Parti breton en mai 2019 à Brocéliande.
Yves GERNIGON et Eric LEOST à la journée du Parti breton en mai 2019 à Brocéliande.

En place n° 51 sur la liste du Parti Fédéraliste Européen, Eric LEOST, 54 ans, Indépendant dans la communication par l'objet, est aussi un créateur, récompensé d’un Prix création Bretagne en 2000 pour la peluche bretonne Iffig, un lapin sonneur traditionnel pour les enfants.

Conseiller municipal de Plonéour-Lanvern depuis 2014, Eric LEOST était présent en tant que Régionaliste avec Isabelle Le Bal sur la liste de Marc Le Fur pour le Finistère aux élections Régionales en 2015 . Il est l'un des membres du parti autonomiste breton Breizh Europa en 2013 dès sa fondation, dont le président est aujourd'hui Frank Darcel. Le Parti Fédéraliste Européen, créé en 2011 et présidé par le chef d'entreprises Yves Gernigon, a fédéré en Bretagne le Parti breton, En avant Bretagne et Breizh Europa pour sa liste aux Européennes. Ce sont neuf candidats du Parti breton et de Breizh Europa répartis sur les cinq départements qui seront présents sur la liste du PFE, en plus de Jean-Jacques Page pour En avant Bretagne, en 3e position. Les bulletins de vote du Parti Fédéraliste Européen seront disponibles dans tous les bureaux de vote en Bretagne et sur 10 % du territoire français.

ABP : Qu’est ce que l’Europe aujourd’hui pour vous ?

E. L. : «L'Europe, elle commence dans mon jardin», où j'y ai un drapeau européen depuis plusieurs années. Je le mets dans le même état d’esprit que les Américains au fronton de leur maison, car je revendique le Fédéralisme, c'est-à-dire un président européen élu au suffrage universel, la suppression de la commission, un gouvernement responsable devant le parlement avec quelques grandes missions régaliennes et la création de grandes euro-régions, dont la Bretagne réunifiée. De ce jardin, je défends l'identité bretonne et sa langue en Europe et dans le monde, comme beaucoup de Bretons je pense.

ABP : Qu’est-ce qui vous a mené à une pensée fédéraliste ?

E. L. : Mon déracinement à Paris dans les années 90 y a contribué. J’y travaillais dans les industries culturelles, l’édition musicale entre autres. J’y ai rencontré par ce biais Claudine Mazéas à Guingamp, une musicologue et collectrice, déportée à Drancy avec sa mère et son frère sous l’occupation car sa mère était juive. Nous avons démarré et poursuivi une amitié pendant de longues années. Son père, Goulven Mazéas, était un négociant breton devenu pacifiste après la 1ère guerre mondiale. Il a rédigé Social-Fédéralisme en 1935 après avoir pris ses distances avec les nationalistes bretons. Il disait, «aimer son pays n'est pas un devoir, c'est un instinct». Je suis ses préceptes et pour une grande partie ses idées politiques et économiques pour l'Europe, qui restent d'actualité, sur le monde rural notamment, mais aussi l'harmonisation fiscale et sociale ainsi qu’une défense commune. Le Fédéralisme c'est aussi rapprocher la prise de décisions au plus près du citoyen, les gilets jaunes ne me démentiront pas.

ABP : Comment voyez-vous l’Europe aujourd’hui ? :

E. L. : Pour faire simple, les nationalismes d'État et le racisme font leur retour et l'Europe d’aujourd'hui n'est qu'un super-club d'États ingérable. Il faut la réformer en profondeur car faute de sa non-organisation politique, elle peut tomber à moyen terme aux mains des nationalistes opportunistes, qui font du Parlement maintenant un objectif. Les jeunes ne s'en rendent pas compte car ils sont nés avec une Europe en cours de construction et surtout ils ne l'ont pas vue détruite par les bombes. Par contre ils sont très avisés des trente prochaines années et des changements radicaux planétaires en cours, tant en terme de ressources énergétiques, climatiques et migratoires et de la dangerosité guerrière associée qui en découle. C'est pourquoi je les encourage à aller voter pour la démocratie, pour le Fédéralisme, pour l'autonomie, pour la sagesse et l'ouverture aux autres. C'est un nouveau Gandhi qu'il faut élire à la tête de l'Europe. Pas un pendant agressif aux présidents des grandes puissances actuelles, encore moins un nouvel Hitler, on a déjà vu le résultat. Les jeunes savent de quoi je parle quand on parle d'autonomie car un jour aussi eux ont dû quitter leurs parents et se prendre en main.

ABP : Comment avez-vous ressenti les déclarations de Jean-Michel Blanquer sur l’immersion ?

E. L. : Mal, 40 ans après la création de Diwan, entendre encore ça... Mais vous savez, ici on ne renoncera jamais. Au fait, vous avez vu la semaine dernière ? 40 ans après Plogoff, les Plonéouristes Nicole et Félix Le Garrec montent les marches à Cannes pour la diffusion restaurée de leur film « Plogoff, des pierres contre des fusils », ici on ne renonce jamais je vous dis, l’esprit breton est ancré dans ce film, et on les récompense pour l’avoir montré !

ABP : Vous représenterez-vous sur une liste aux prochaines municipales de 2020 ?

E. L. : Frank Darcel, le président de Breizh Europa, pense créer une liste ouverte aux prochaines élections municipales à Rennes en 2020. Je réfléchis moi-même à la constitution d'une liste pour Plonéour-Lanvern aux municipales en faisant appel, pour partie notamment, aux gens extérieurs venus s'intégrer en pays bigouden, car ils ont souvent un avis pertinent et du recul.

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