Le fest-noz reconnu au patrimoine immatériel de l'humanité
Dépêche de Philippe Argouarch

Publié le 5/12/12 16:42 -- mis à jour le 00/00/00 00:00
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Un fest-noz (mot breton signifiant « fête de nuit », pluriel festoù-noz), est une type de fête genre bal populaire réinventé dans les années 1950 dans le but de recréer les rassemblements festifs de la société paysanne qui ponctuaient les journées de travaux agricoles ou les fêtes calendaires somme les Pardons et les foires.

Si les festoù-noz avaient quasiment disparu dans les années 1930, leur renaissance peut-être attribuée à Loeiz Roparz et leur popularité a été assurée par des chanteurs de kan-ha-diskan comme les soeurs Goadec et les frères Morvan avant de ce généraliser à toutes les générations, un phénomène rare dans le cadre de la musique. L'aspect trans-générationnel des festoù-noz fait parti des facteurs positifs de la cohérence sociale de la la société bretonne avec d'autres comme des villes de tailles moyennes.

C 'est l'association Dastum, une association qui collecte le patrimoine musical et oral breton et qui fête ses 40 ans cette année, qui a pensé à proposer d'inscrire ce trésor culturel à l'UNESCO dans le cadre de l'inventaire du patrimoine de l'humanité. D'autres associations comme Warleur, Kendalc'h et FALSAB (Confédération des jeux et sports traditionnels de Bretagne) ont aussi joué un rôle important dans la préparation du dossier et ceci dès 2008.

La notion de patrimoine culturel immatériel de l'humanité est apparue au début des années 1990, après les recommandations de 1989 sur la protection des cultures traditionnelles, et en contrepoint du patrimoine mondial tourné essentiellement vers les aspects matériels de la culture.

Philippe Argouarch

Philippe Argouarch

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Philippe Argouarch est un reporter multi-média ABP pour la Cornouaille. Il a lancé ABP en octobre 2003. Auparavant, il a été le webmaster de l'International Herald Tribune à Paris et avant ça, un des trois webmasters de la Wells Fargo Bank à San Francisco. Il a aussi travaillé dans des start-up et dans un laboratoire de recherche de l'université de Stanford.
Vos 1 commentaires
lin von Kaenel-Dégland
2012-12-06 20:36:15
Mieux vaut tard que jamais. J\'en connais qui y ont laissé leur Vie. Tout honneur à ces anonymes qui nous ont transmis ce trésor culturel maintenant reconnu par l\'UNESCO! C\'est tout simplement très émouvant. Trugarezh.
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