
En Bretagne, la tentation institutionnelle se renouvelle constamment. Depuis la "Constitution Nationale pour une République Bretonne", publiée en 1904, nous avons bénéficié de plusieurs Constitutions auxquelles personne n’a jamais songé
En Bretagne, la tentation institutionnelle se renouvelle constamment. Depuis la "Constitution Nationale pour une République Bretonne", publiée en 1904, nous avons bénéficié de plusieurs Constitutions auxquelles personne n’a jamais songé à se conformer. La dernière, celle de Lionel Guillory, date de 2013 ; d’autres sont annoncées.
Nous avons eu des "États de Bretagne provisoires" au cours des années 2000. Nous disposons aujourd'hui d’associations aux appellations impressionnantes : "État national", "Parlement de Bretagne", sans compter plusieurs "Gouvernements provisoires". Le citoyen breton, trop fier pour se résigner, mais pas assez pour s'insoumettre, fait appel à ses connaissances historiques et juridiques. Il se persuade qu’il est "dans son droit".
Aucune de ces créations institutionnelles n’a marqué l’histoire de Bretagne. Voici, en quelques mots, une analyse du phénomène.
La tentation d’anachronisme
La plupart des constructions intellectuelles récentes, comme l’"État national breton", le "Gouvernement provisoire", et tous ceux qui se réclament d’un retour au "duché" affichent des élans réactionnaires. Il faut leur savoir gré de cette clarté.
Le réveil d’une institution morte est une nostalgie. La référence à un ancien droit est étrangère au combat moderne pour la Bretagne. La revendication bretonne du XXIe siècle n’a rien à voir avec nos vieux souverains, leur chancellerie, leurs ministres, l’ancien Parlement, les États de Bretagne. L’ancien Parlement de Bretagne était une instance juridique. Les États de Bretagne étaient une instance politique. Une assemblée bretonne serait plus proche des États de Bretagne que de l’ancien Parlement. Mais tout ça, c’est du passé.
Le rêve d’une autorité supérieure
En rêvant de Parlement, il est possible d’éviter la nostalgie historique. Toutefois, la création d’une institution bretonne de type gouvernemental part toujours de l’idée que les Bretons doivent se référer à une institution supérieure. C’est là une autre nostalgie. La société actuelle ne fonctionne plus comme ça. Certes, la sphère politique est omniprésente dans les média. Mais elle est moins importante que les rapports économiques et sociaux. On vote de moins en moins. Il vaut mieux perdre ses droits civiques que de perdre son travail ou son statut social.
Être celui qui juge, faute d’être celui qui décide
Les institutions bretonnes autoproclamées se veulent crédibles. Elles se positionnent comme une puissance publique et doivent donc faire preuve d’autorité. Or, elles n’ont pas la main sur l’armée, la police ou l’éducation, comme les vrais États. Elles ne sont pas non plus profilées pour utiliser la violence physique, comme les organisations paramilitaires clandestines. Pour asseoir leur autorité, il leur reste l'arrogance.
La grandiloquence à défaut de la grandeur.
Être celui qui juge, faute d'être celui qui décide.
Institutions et libération nationale
Une autorité centrale censée administrer, ou donner des lois au pays, n’a rien à voir avec un mouvement de libération.
Une libération nationale nécessite une floraison d’initiatives culturelles, économiques et politiques. Ces créations et transgressions sont soumises à une sélection naturelle ; ne perdurent que les plus robustes et les plus adaptées à l’environnement. Il peut y avoir une convergence entre les différents mouvements. Mais la coordination se fait forcément entre ceux qui créent, qui agissent, qui osent. Elle n’est jamais déléguée à des éléments extérieurs, même quand ceux-ci arguent de leur compétence ou de leur "représentativité".
Le colonisé, le colonisateur et l'insoumis
Il y a ceux qui se prennent pour des Gaulois ou des Celtes ; ceux qui se prennent pour des chouans ou des sans-culottes ; ceux qui se prennent pour des Breiz Atao ou des résistants en guerre contre les fascistes ; ceux qui se prennent pour des compagnons d'armes de Che Guevara ou de Daesh. Ceux qui se prennent pour des chefs d'État ou des parlementaires bretons.
Quand l’ego est développé, on passe de l'imitation à la rivalité mimétique. Lors de l’épisode des Bonnets rouges, les uns étaient scandalisés de voir qu’un mythe auquel ils s’identifiaient était traité aussi trivialement par les activistes du XXIe siècle. D'autres, Bonnets rouges tardifs, faisaient surenchère de critiques contre le Collectif organisateur "Vivre, décider et travailler en Bretagne".
Ceux qui sont possédés du désir mimétique se croient seuls dignes d’incarner un mouvement qui les fait rêver. Ce désir d'imitation touche de la même façon les vieilles institutions disparues. Ce sont souvent les mêmes personnes que l’on retrouve dans les deux cas.
Le colonisé imite le colonisateur et jalouse l'insoumis.
Les institutions bretonnes autoproclamées se posent en rivales des institutions françaises. Elles vivent dans le même monde, celui des codes, des lois, de la représentativité et de l’autorité publique. La nouvelle Bretagne ne sortira pas de ce monde-là.
Commentaires (19)
"Les institutions bretonnes autoproclamées se posent en rivales des institutions françaises. Elles vivent dans le même monde, celui des codes, des lois, de la représentativité et de l'autorité publique. La nouvelle Bretagne ne sortira pas de ce monde-là."
Je comprends sans comprendre. Tant qu'un monde sans "codes", sans "lois", sans "représentativité", sans "autorité publique" n'existera pas (et je ne vois pas comment un monde sans "lois" et sans "autorité publique" pourrait exister dans les Etats modernes, et à peu près partout dans le monde je ne vois qu'Etats modernes), comment faire autrement que de vouloir faire nos propres lois et diriger nos propres institutions, notre propre parlement, etc. ?
La situation actuelle est celle d'une "domination" française qui nous impose ses lois, ses programmes scolaires, ses medias "nationaux", autant publics que privés, etc.
Donc, oui, il faut mettre fin à cette domination, et faire nos propres lois, nos propres programmes scolaires, avoir nos propres medias, publics et privés, etc. Il ne s'agit pas d'imiter les français, cela se passe partout comme cela. Avec cette différence essentielle qu'au lieu d'un pouvoir centralisé, comme c'est le cas en france, il faut un système fédéral, comme en Suisse, en Inde, en Allemagne ou aux Etats-Unis.
Il ne faut pas tant avoir des idées originales et inventer un nouveau monde que d'avoir les idées claires, politiquement parlant, et être lucide : les citoyens sont en attente d'institutions qui les aident, d'un Etat qui les protègent, pas d'une "révolution" vers un hypothétique monde sans lois...
Ce qui manque aux citoyens bretons c'est de comprendre comment fonctionne le monde, et comment fonctionne la "domination française", domination dont ils n'ont pas conscience parce qu'ils ne veulent pas en prendre conscience.
https://postcolonialbrittany.wordpress.com
Le vrai problème est plutôt le manque d'objectifs communs clairs, d'analyse de la situation, de stratégie, de moyens, de compétences aussi parfois, et au-dessus de tout cela cela manque d'unité et de constance.
Les objectifs sont toujours aussi terres à terre comme partout ailleurs sur le globe et cela n'a absolument pas changé...avoir un gouvernement pour décider au pays, des frontières acceptables...
L'analyse est intéressant mais relativement biaisée par le coté anarchiste de JPLM et son rêve d'une société qui s'autogouvernerait au-travers des réseaux dans une pureté démocratique ou l’État serait absent!
Rêve pour rêve, sur la planète il y aurait 324 pays dans le monde, donc autant d’États sans même évoquer les États autonomes comme l'Ecosse, le Pays de Galles, les 52 états américains, voir les landers Allemands, etc, etc....!
Mais des exemples concrets du rêve de JPLM, il n'y en a pas! Cela ne veut pas dire qu'il est sans intérêt!
Non.... Que ce soit le Parlement ou les États de Bretagne, ce type d'institutions existent toujours dans l'immensité des pays en tant que Chambres des Députés et Cours Constitutionnelles.... On n'est donc pas vraiment dans un archaïsme romantique...!
Le vrai problème, c'est que les Bretons ignorent dans leur quasi totale majorité que la Bretagne fut dotée d'un État et surtout que cet État n'a pas pris fin avec la perte d'indépendance mais avec la Révolution Français de manière unilatérale et ... illégale!
Qui sait que parmi les plus anciens jetons de vote connus se trouve des jetons bretons du 9ème siècles?!
C'est même Jean-Jacques Monnier qui affirme dans ses DVD (certes trop rapidement pour être compris) que les Bretons vivaient dans une monarchie de style britannique alors que les Français vivaient dans une monarchie absolue bien que partageant le même roi (Du fait, on ne vivait pas dans le même État!)
On peut se demander comment nos historiens ont fait l'impasse sur ce fait????
Même si JJM fait une approche du sujet!
Ignorance? Volonté de masquer? Manque de maîtrise des institutions?
Personnellement, j'opterai pour l'ignorance par manque de maîtrise des institutions!
Le résultat, les Bretons ignorant de leur histoire à plus de 80% sont encore plus ignorant de l'histoire de leurs institutions dans une proportion qui est une problématique majeure pour la conscience démocratique!
Alors, avons nous des rêveurs ou des pionniers (certes maladroits mais étant peu aidé..) d'un retour balbutiant à la Démocratie?
Une critique mais... Un parlement, que personne ne confond avec l'ancienne institution bretonne du même nom, est avant tout un lieu d'expression, de démocratie et de débat. Un espace public qui fait défaut à toutes les initiatives dont vous parlez, soumises à la sélection naturelle, mais qui, dans les faits, se traduisent par des combats de chapelle qui ne font que brouiller le message et empêchent nos compatriotes d'adhérer. Un peu à l'image de cet article, critique mais peu constructif. On devine l'initiative visée, mais des suggestions, nous n'en voyons pas.
"Le citoyen breton, trop fier pour se résigner, mais pas assez pour s'insoumettre, fait appel à ses connaissances historiques et juridiques. Il se persuade qu'il est "dans son droit"."
Je dirais plutôt qu'une petite minorité de Bretons est trop fière pour se résigner (et cela vaut infiniment mieux que rien, car c'est des minorités que viennent les solutions), mais que parmi eux, très faible est le nombre de ceux prêts à aller jusqu'à l'insoumission. Où sont les insoumis ? Je ne les vois pas.
Il est important et même fondamental non pas de "se persuader" d'être "dans son droit", mais d'en être assuré, d'en être certain (et nous sommes dans notre droit !), car en face, ils en sont, eux, bien auto-persuadés d'être dans leur "droit" de nous dominer et de nous éradiquer culturellement et politiquement, et ils le font au nom des "droits de l'homme" (mais pas de la femme !), en toute bonne conscience !
Et qui le leur conteste ? Qui leur conteste le "droit" de nous dominer et de nous éradiquer ? Pratiquement personne. Car pour l'immense majorité des Bretons, nos éradicateurs sont "légitimes" : ils sont élus, ils ont donc le "droit" pour eux. Ils sont l'Etat, et l'Etat est légitime.
"Une libération nationale nécessite une floraison d'initiatives culturelles, économiques et politiques."
On peut voir des mouvements de "libération nationale" en Ecosse, en Catalogne, et même en Corse, qui passent tous par la voie classique en démocratie de l'accession d'un parti au pouvoir, et donc à la tête des institutions. Ces mouvements de "libération nationale" sont accompagnés d'une "floraison d'initiatives culturelles, économiques et politiques", certainement, mais l'ampleur de cette floraison se mesure précisément dans le vote en faveur des partis nationalistes.
Une telle floraison existe-t-elle en Bretagne ? Le mot "nationaliste" et l'idée d'une "libération nationale" y sont plutôt des mots tabous, conformément à l'idéologie française. S'il y a des initiatives, il n'y a pas pour l'instant, très loin de là, floraison.
https://postcolonialbrittany.wordpress.com/2016/09/25/lectrices-lecteurs-2/
Nos rêves nous évitent de sombrer dans la désespérance mais pour avancer il nous faut être réalistes pour se remettre en cause. J'apprécie le réalisme de JPLM dans ce constat.
" La société actuelle ne fonctionne plus comme ça. Certes, la sphère politique est omniprésente dans les média. Mais elle est moins importante que les rapports économiques et sociaux. On vote de moins en moins. Il vaut mieux perdre ses droits civiques que de perdre son travail ou son statut social."
Une société bretonne digne de ce nom doit affronter des réalités pas toujours agréables pour se réinventer un avenir dans un monde en plein bouleversement. L'adversaire d'hier n'est plus celui d'aujourd'hui. N'étant élu que par une minorité, abstentions et blancs exprimés mais non comptabilisés , il n'a que le pouvoir qu'il s'attribue mais n'a plus de légitimité.
Monsieur Le Mat,
Puisque vous parlez des Bonnets Rouges:
N''étiez-vous pas membre influent du Collectif Officiel organisateur?
N'étiez-vous pas de ceux qui refusaient que les plus indépendantistes puissent faire partie de cet élan?
Curieux dans ce cas que fut né le slogan "Vivre, décider et travailler en Bretagne", si une partie des enfants de Breizh en était exclue! Tout aussi curieux d'ailleurs fut cette main-mise du collectif sur les comités qui tenait à les museler afin d'éviter tout débordement qui aurait pu nuire au mouvement.
Certains ont rapidement compris qu'ils étaient manipulés... par d'autres Bretons influents, aux intérêts étroitement liés avec ceux de la France, celle-là même qui continue de spolier les forces vives, les laborieux de Breizh.
"Être celui qui juge, faute d'être celui qui décide.":
A défaut d'autorité certains d'entre nous se poserait en juge... avec arrogance! Si arrogant est se positionner contre une injustice, comment qualifieriez-vous les agissements de l'Etat français envers la Bretagne?
Quelle autre solution reste t-il quand la situation demande à entrer en RESISTANCE! Car c'est bien en Résistance qu'il faut se positionner quand un Etat vous occupe illégalement au mépris des lois internationale, quand ce même Etat baffoue ses propres valeurs dès lors qu'il s'acharne à déculturaliser la population bretonne en tous domaines, ignorant jusqu'aux recommandations de la Commission Européenne, de l'Unesco etc.
A vous lire, beaucoup d'activistes bretons perdraient donc leur temps, et la "nouvelle Bretagne ne sortira pas de ce monde-là", autrement dit, s'opposer aux institutions françaises serait une erreur. Si tel est le cas, pourquoi ne donnez-vous pas le modus operandi?
N'étant pas partie prenante dans ces mouvements qui proposent quelque chose, vous avez visiblement choisi la voie de l'observation, le camp de la majorité des habitants de Bretagne qui préfèrent attendre que la France ne leur concède quelques miettes ; qu'importe si chaque jour qui passe, la Bretagne perd de son identité, qu'importe si le Breizh spirit et notre celtisme s'évanouissent. Pour qui se dit encore Breton, cela est inadmissible, anti-génique, ce serait se renier soi-même.
Pour finir, je reprends une phrase d'Alain Glon, "Le problème de la Bretagne, c'est la France", juste pour vous dire que beaucoup lui donne raison. Si cette évidence s'impose à nous, qu'en est-il pour vous?
Le problème c'est que Alain Glon est bien plus sur la ligne de Jean Pierre que la votre .Mais en ce qui concerne les bonnets rouges ce qui me déçoit le plus c'est que les instigateurs de ce mouvement ont abandonnés ceux qui sont actuellement condamnés à de lourdes peine . Notre problème c'est la France ,il voulait plutôt dire le système social français ,celui qui affirmait suite à une rencontre à l'Elysée ,avoir un bout de chemin à faire avec Monsieur Sarkozy . Que l'on cesse de prendre les bretons pour des cons .
Bonjour,Mr Le Mat.
Je me permets de reprendre quelques passages de votre éditorial :
Malgré vos apartés sur quelques initiatives extérieures où historiques, il est évident que votre intervention est destinée à la création du Parlement de Bretagne par l'association KAD.
Le timing n'est pas anodin.
'' Une autorité centrale censée administrer, ou donner des lois au pays, n'a rien à voir avec un mouvement de libération. ''
Sans projet politique construit, donc sensé donné une nouvelle autorité centrale type parlement, un mouvement de libération ne peut amener que le chaos .
Voir le mouvement des printemps arabes.
'' Mais la coordination se fait forcément entre ceux qui créent, qui agissent, qui osent. ''
De qui parlez vous ?
Sans doute des capitaines d'industries bretons, venus discourir aux meetings des Bonnets Rouges et disparus très vite, le mouvement devenu trop dangereux pour leurs affaires lorsque les revendications ont dépassées le cadre corporatiste.
Les électeurs et candidats aux élections du parlement ne seraient-ils pas des gens qui :
Créent avec ce parlement
Agisses en s'inscrivant comme électeurs.
Osent en se présentant comme candidats.
''Toutefois, la création d'une institution bretonne de type gouvernemental part toujours de l'idée que les Bretons doivent se référer à une institution supérieure. C'est là une autre nostalgie. La société actuelle ne fonctionne plus comme ça. Certes, la sphère politique est omniprésente dans les média. Mais elle est moins importante que les rapports économiques et sociaux. On vote de moins en moins. Il vaut mieux perdre ses droits civiques que de perdre son travail ou son statut social. ''
Le marché doit donc dominé le social.
C’est effectivement ce qu l'on constate actuellement dans les instances Françaises et Européennes avec la casse que cela va impliqué dans l'avenir.( Accorts TAFTA etc … )
Au contraire le parlement veut remettre le politique à la place qu'elle n'aurait jamais du perdre.
Remettre le fait politique au centre du débat est donc devenu pour vous une utopie ?
Les institutions bretonnes autoproclamées se veulent crédibles …..Or, elles n'ont pas la main sur l'armée, la police ou l'éducation, comme les vrais États. Elles ne sont pas non plus profilées pour utiliser la violence physique, comme les organisations paramilitaires clandestines. Pour asseoir leur autorité, il leur reste l'arrogance.
La grandiloquence à défaut de la grandeur.
Être celui qui juge, faute d'être celui qui décide.
Donc sans l'armé, la police voir la violence physique par des '' organisations paramilitaires clandestines '', point de pouvoir de décision ?
Ce type de philosophie à un nom .
A quand votre entrée dans la clandestinité ?
Attention ! Administré par un état possédant les moyen coercitifs que vous prônés, de plus en état d'urgence, vos propos pourraient être considérés comme subversifs.
Mais en raison de vos réseaux je pense que vous ne risquez rien.
Les institutions bretonnes autoproclamées se posent en rivales des institutions françaises. Elles vivent dans le même monde, celui des codes, des lois, de la représentativité et de l'autorité
publique. La nouvelle Bretagne ne sortira pas de ce monde-là.
De quel monde sortira-elle alors ?
Nous attendons avec impatience vos propositions pour sortir la Bretagne de sa situation actuelle.
Ce texte, à part un flot de sous entendus ne nous apporte rien de concret.
Le futur parlement aimerait travailler dans le constructif pas dans la polémique inutile.
Gilles Moisan
Candidat aux élections du Parlement de Bretagne
Le camp des calomniateurs avec l'article de son éminence grise vient de sombrer dans le camp pro jacobin des saboteurs... Grand bien leur fasse de cracher sur leurs compatriotes, cela porte un seul nom: trahison!
@jp Le Mat
1/" Une autorité centrale censée administrer, ou donner des lois au pays, n'a rien à voir avec un mouvement de libération."
2/"Une libération nationale nécessite une floraison d'initiatives culturelles, économiques et politiques."
Le problème c'est justement que depuis 50 ans on a essayé de passer par la phase 2 initiatives culturelles OUi, mais les initiatives économiques et politiques on ne les a pas vu - en mettant la charrue avant les boeufs- et qu'est-ce que cela a donné ? RIEN, sabots embourbés dans les marécages.
An niveau des instances internationales il n'y a que deux choix : la guerre de libération ou la désobéissance civile par le droit.
La phase 1 est la moins mauvaise des solutions - La souveraineté intérieure par le droit - puisque nous avons des droits par un accord international : le traité de Nantes de 1499 (que la France ne peut nier)
Nous nous devons de respecter ce traité (toujours en vigueur) et en faire la base de nos institutions par la voie démocratique : la réouverture d'un Parlement si nous voulons avoir une légitimité, peu importe le nombre. Et c'est par cette voie démocratique que nous nous ferons respecter au niveau international UNPO -ONU- et autres organismes car ces instances ne regardent que le droit.
Et bien sûr la transmission aux jeunes générations de ce droit et de l'Histoire de Bretagne. Ce qui a été fait en Corse mais pas en Bretagne et on voit le résultat aujourd'hui, pendant que les Bretons dansaient tous les étés à reculons les Corses chantaient leur histoire et leurs droits avec la jeunesse de l'Université de Corté et avançaient vers des institutions qu'ils ont conquis.
@ Jean Loup le Cuff
Dans un débat, j'apprécie les contributions structurées, même quand elles sont adverses. Elles m'apportent toujours quelque chose.
Je crains que, dans ce débat-ci, la contribution du futur président du "Parlement de Bretagne" ne soit pas à la hauteur de celles de ses électeurs, ni de celles de ses candidats.
@Jean Pierre LE MAT
Puisque vous venez d'écrire que vous appréciez les débats car ils vous apportent quelque chose dès lors que les contributions sont structurées, débat sous-entend un dialogue et donc l'écoute de la partie adverse! Force est de constater que vous ne semblez pas tenir compte de certaines réponses qui vous sont données, à savoir qu'aucun membre de KAD ne pourront avoir une fonction quelconque au sein du futur Parlement.
Je me permets d'ajouter ceci, en espérant que vous serez à même de répondre à cette interrogation:
Qu'est-ce qui peut amener un Breton à tenir les propos que vous avez, ici et avant, dans la presse écrite comme devant des caméras, propos qui vont à l'encontre de ceux qui veulent autre chose pour Breizh, à ceux qui revendiquent leur droit à une Bretagne libre?
Comment peut-on se dire Breton, en s'en prenant systématiquement à ceux qui résistent au pouvoir de nos voisins, et ignorer que telle position e fait que jouer le jeu de ceux qui ne cessent de spolier nos droits?
Mr Jean-Pierre Le Mat,
Vu que vous citez mon nom dans votre article, je pense avoir droit de réponse. Mr Le Mat, j'ai rédigé ce projet de constitution en 2013 et à l'époque je l'ai proposé au Parti Breton en perspective des élections européennes. En 2013, il restait encore une partie non négligeable de l'électorat qui avait confiance dans les institutions européennes. Avec quelques notions de droit vous avez compris l'importance de cette échéance..... A l'époque.
Maintenant, je garde de temps à autre un regard sur le microcosme politique breton tantôt "amusé" tantôt "dépité".
Cher Monsieur, cher Jean-Pierre,
Vous avez écrit en français, je vous réponds donc en français.
Coup de chance, j'ai quelques jours devant moi pour vous portez contradiction.
J'ai lu bon nombre de vos ouvrages avec plaisir. Peut-être tous d'ailleurs, je ne sais plus. Ma mémoire me fait défaut. Et je dois dire que j'ai été très surpris de votre article car pour moi il va exactement à l'encontre de ce que vous prônez depuis des années et des années.
Je me pose aussi la question de l'opportunité de la publication d'un tel papier maintenant, à la veille des élections au Dael (je préfère ce nom à celui de « Parlement », vous comprendrez bien par analogie avec le Dail irlandais »).
Dès votre préambule, je ne suis pas d'accord avec vous : « La tentation institutionnelle se renouvelle constamment ». La tentation politique se renouvelle constamment, vous voulez dire. Et c'est une chance pour nos compatriotes. Quel bonheur que nos concitoyens soient à la pointe du combat politique en Bretagne, qu'ils veulent être acteurs de leur existence. Je ne suis pas sur que tous les peuples qui composent la France, toutes les nations possèdent des habitants de cette qualité.
Rien qu'au dernières élections régionales, le renouveau de l'UDB, l'engouement des jeunes, de cette génération montante permet de faire évoluer le personnel politique. Je vois dans les actions répétées d'Ai'ta, une lutte tout à fait légitime, dans la candidature de TROADEC le prolongement de l'action menée par tous depuis des décennies, dans les manifestations des Bonnets Rouges une prise de conscience permanente.
« Il se persuade qu'il est dans son droit » écrivez vous avec ironie. Il est, nous sommes dans notre droit, encore que le mot ne me semble pas adapté. Nous avons le devoir, ne serait-ce que par égard envers nos aînés, le pouvoir de tenter notre chance. C'est vrai peut-être qu'avec les élections du Dael il s'agit d'une utopie, mais comme disait le vieux Glenmor « Ceux qui vivent de rêves ne vieillissent pas ». Alors nous allons tenter notre chance.
Du plus loin que je m'en souvienne, ou du plus loin que nous remontons le fil du temps, nous avons toujours revendiqué le droit d'exister, de vivre, de parler notre langue... Mais chaque jour que Dieu fasse, il nous a fallu conquérir chaque parcelle de ce territoire psychologique, politique, social, culturel et linguistique bien sûr.
La création de « Diwan » est avec « Gwalarn » la création majeure du XX° siècle et je fais le pari avec vous que la création du Dael sera l'événement majeur de ce morceau du XXI° siècle que je pourrais voir.
Il n'y a rien d'original dans ce fameux « droit » dont vous vous moquez, c'est exactement la même revendication que dans les années soixante avec la formule « Vivre, décider et travailler au pays ». Rien d'extraordinaire. Juste l'envie, le désir... je n'ose pas dire « le droit » de vivre chez nous. D'être au monde. Et pour ce faire, il faut prendre le pouvoir puisque l'Etat français et ses gouvernements successifs ne nous accordent pas « le droit » d'exister, dans la plénitude de notre liberté.
La tentation d'anachronisme
Il ne s'agit pas d'anachronisme, mais bel et bien de faire référence au passé, à l'histoire, à notre bien commun, du temps de notre indépendance et d'une certaine autonomie de nos privilèges (droits) jusqu'à la Révolution. C'est notre piédestal, celui duquel il faut s'élancer pour conquérir l'avenir. Nulle nostalgie de notre part, mais bel et bien la conscience pleine et entière que c'est petit à petit, pas à pas, qu'un jour après l'autre nous nous réapproprierons nos libertés collectives et individuelles.
Le rêve d'une autorité supérieure
« En rêvant de Parlement, il est possible d'éviter la nostalgie historique ». Comprends pas. Vous dites le contraire de ce que vous venez d'écrire précédemment. Certes, je suis d'accord avec vous les gens votent de moins en moins, mais il faut dire que les différents protagonistes qu'on nous propose et leurs programmes, plus les médias qui en rajoutent une couche et qui répètent systématiquement, à longueur de journées, d'émissions, les mêmes scènes, les mêmes questions stupides, les mêmes réponses et programmes qui n'en sont pas, n'a strictement aucun intérêt pour les citoyens que nous sommes. Aucun intérêt.
Je vois par exemple dans le rejet de la candidature de Cécile DUFLOT, un acte démocratique de la plus haute importance. Quelque chose que les Verts ont hissé très haut : la liberté. Contrairement à ce qu'on veut nous faire croire, ce n'est pas tant le rejet de la personne elle-même et les traîtres verts du gouvernement peuvent se gausser, ils n'arrivent pas à la cheville de cette dame. Bien au contraire. Bien sûr la claque fait mal et il faut rebondir et je ne doute pas qu'elle y arrivera d'une manière ou d'une autre. Mais c'est surtout aux électeurs, aux militants d'EELV qu'il faut rendre grâce parce qu'ils ont su par leur vote donner un coup de pied dans la fourmilière et permettre de renouveler non seulement le personnel politique, mais également de relancer le débat au plus haut niveau. Et les médias qui le savent parfaitement feraient mieux de parler, de communiquer sur cet événement fondateur plutôt que sur la défaite de la pauvre Dame et des railleries de COSSE, BOMPILI et PLACE qui sont à l'opposé total de leur propres électeurs. Mais ils n'en ont strictement rien à faire. Exactement comme HOLLANDE a trahi non seulement ses électeurs et le Parti Socialiste, mais la gauche toute entière.
En redonnant vie au Parlement, non seulement nous relançons les débats qui nous occupent tous, mais nous crevons l'abcès, nous mettons le doigt où ça fait mal. Nous tentons par nos actions de dépasser nos propres clivages politiques afin de réunir suffisamment de candidats et d'électeurs afin que sorte de nos réunions futures l'essence même de ce qui fait que nous existons et que nous revendiquons le droit d'exister. Je le répète : dans la plénitude de nos libertés retrouvées. Il n'est plus possible de continuer à quémander sans fin des miettes, culturelles, sociales, linguistiques et donc politiques, qu'on nous jette à la figure de temps en temps, en fonction des différents gouvernements et du rapport de force au Conseil Régional de Bretagne et à celui des Pays de Loire.
Comme les premiers parents des premiers élèves qui ont fondé Diwan en 1978, nous prenons le pouvoir !
Etre celui qui juge, faute d'être celui qui décide
J'adore votre phrase « Les institutions bretonnes autoproclamées ». Ca me fait beaucoup rire. Surtout le mot « autoproclamées ». En 1958, ce n'était pas « autoproclamées ». En 1870 non plus, « Commune » ou « Versaillais » pour rester dans le paysage français. En 1848, en 1830, en 1789, etc... Je pourrais remonter le cours du temps. Mais à quoi bon ? C'est bien demain qui vous intéresse autant que moi et c'est bien ce que nous allons réaliser, décider, ensemble (bon, d'accord, peut-être pas vous...) pour l'avenir de nos frères humains (pour paraphraser mon cher Villon) ici en Bretagne.
Nous créons, nous mettons en place les structures, les organes principaux qui permettrons à nos concitoyens de débattre des enjeux majeurs de ce siècle et du millénaire en cours. C'est vrai nous partons de rien et en même temps, nous partons de tout, nous possédons tout. Point d'arrogance de notre part, mais bel et bien le souhait de redessiner le paysage politique de notre pays à la mesure des enjeux de demain.
Vous avez beau jeu de nous juger, justement. Tout se fait dans la transparence et aux yeux et à la vue de tous. A vous de choisir votre destin. Nous, nous faisons le pari sur l'avenir. A vous de polémiquer sur la grandeur et la décadence de votre engagement et du nôtre.
Institutions et libération nationale
Oh, comme je suis d'accord avec vous ! C'est pour cette raison que nous avons décidé de recréer le Dael, de manière à ce que chacun d'entre nous puisse y participer, être acteur de sa propre existence, sur ce territoire bien précis. A nous d'agir et d'oser, de mettre en place les structures qui nous permettrons de redonner vie à ce fameux parlement que vous raillez tant et de rivaliser avec les structures les plus étatiques de l'Etat français et de concurrencer nos propres compatriotes qui ont effectué un autre choix. Je ne les blâme pas. Bien au contraire, je les admire même. Il en faut du courage pour tenter de faire avancer nos revendications les plus légitimes dans des organes concurrents, voire opposés. Moi, personnellement, j'ai choisi une autre voix. Un autre chemin. Celui de notre liberté retrouvée dans un cadre authentique, différent, autonome.
Le colonisé, le colonisateur et l'insoumis
Je ne me prends pour personne d'autre que moi-même et mes petits camarades, à défaut de pouvoir m'exprimer en leur nom, sont, me semblent-ils dans le même état d'esprit. Et vous commettez une erreur grave dans le nom de votre paragraphe car je ne me sens porteur d'aucun des trois titres avec lequel vous nous définissez. Non je suis juste un citoyen comme un autre, un homme comme un autre. Pas plus, pas moins. Avec le simple désir d'être au monde, dans la plénitude de mes droits retrouvés, dans la langue que j'ai choisi, dans le pays qui m'a fait.
Le colonisé imite le colonisateur et jalouse l'insoumis
« Les institutions bretonnes autoproclamées se posent en rivales des institutions françaises ». Grave erreur, nous ne nous posons pas en rivales. Pour nous, elle n'existent pas. Elle sont totalement inexistantes par rapport à nos droits les plus légitimes, les plus simples, les plus basiques.
L'avenir dira qui de nous deux avait raison.
Cher Monsieur, cher Jean-Pierre,
Je dois vous remercier, tout d'abord parce que votre article légitime mon choix et l'action de mes camarades, que l'Emsav dans son ensemble commence à frémir à l'approche de nos élections et qu'enfin grâce à votre papier et ma réponse vous me replacez dans la course, que j'avais quelque peu déserté pour des raisons familiales, sociales, professionnelles et politiques. Grâce vous en soit rendue, j'étais timide, pas sur de moi, encore sur ma réserve. J'étais un militant linguistique, un militant de l'Emsav, je suis un candidat à l'élection bretonne pour le Dael et je serais, si mes compatriotes m'élisent, un Kannad (député... conseiller me semble plus juste) pour la Bretagne.
Bon, pendant que l'Emsav s'envoie la vaisselle et que le FN porte l'écharpe de l'Etat Breton (avec l'approbation de cette même Emsav du fait de son silence) dans une Bretagne qui s’accommode d'être l'unique nation sans état d'Europe où les nationalistes ne sont pas au pouvoir...!
Je vous propose cet exemple sur TV Liberté (la TV des souverainistes et nationalistes français) :
http://www.tvlibertes.com/2016/10/18/10845/anne-de-bretagne
Dans cet exemple, vous verrez que les nationalistes français semblent n'avoir pas de réelle difficulté à évoquer une Bretagne indépendante d'une manière relativement correcte!
Je dis relativement car la conclusion heureuse est un peu en delta avec la réalité!
Mais comme les nationalistes bretons ne réagiront pas et encore moins pour évoquer la continuité des institutions bretonnes, on peut se dire que c'est pas si mal!
Plus facile de faire dire à un nationaliste français que la Bretagne était indépendante que de faire dire à un Emsavien que la Bretagne avait ses propres institutions avant et après 1532!!!
Sur TV Liberté, il y a des reportages, des débats, des universitaires, des économistes, des militaires, des journalistes, des chefs d'entreprise qui s'expriment... et tout cela en Vidéo (on est au 21ème siècle)!
Rien de tel en Bretagne!
Personnellement je parie que le FN va faire au moins 25% aux prochaines élections, peut-être 30% au vu du travail régulier et constant réalisé par l'Emsav pour écœurer les Bretons!!!
@ Emmanuel Audren de Kerdrel, Cher Monsieur, cher Emmanuel,
Ne voyez aucune ironie dans ce que je vais dire : je vote pour vous !
Vous apportez dans ce débat de la tolérance, de la finesse souriante, des arguments. Je vous en remercie.
Je commençais à croire que la contradiction et l'humour en était bannie, et que je n'avais, hélas, que trop raison.
On a parfois l'impression que le vieil Emsav vit dans un rêve, dans un monde parallèle duquel il ne veut pas sortir.
On y parle de traité datant d'il y a plusieurs siècles déjà.
On y parle de luttes « anti colonialistes » totalement dépassées aujourd'hui dans un monde qui évolue et dans une histoire qui s'accélère à vitesse grand V. On y voit une partie de ces militants Bretons prendre faits et cause pour les colonisés d'hier qui, aujourd'hui, viennent sur notre territoire pour coloniser (d'une autre façon), en ayant en plus la démographie pour eux ...
On y projette une initiative tous les six mois, à base de bric et de broc, cet amateurisme qui est quasiment la marque de fabrique de l'Emsav depuis des décennies. Cet amateurisme qui pousse les Corses à n'avoir jamais voulu travaillé avec les militants Bretons, jugé peu fiables. Idem pour les Basques, qui se sont rapidement retirés des « projets communs » une fois qu'ils ont compris avec quels loustics ils s'embarquaient, loustics plus portés sur la beuverie et le folkore que sur la lutte de libération nationale, .
On y soupçonne chacun d'être un RG ou un flic, un délateur, un ennemi. On y lance des fatwas de comptoir , dont le peuple breton se fou allègrement ...On y a aussi un réel problème avec l'argent, systématiquement suspect. Quelqu'un qui a des sous et qui essaie de viser haut, ça ne peut être qu'un opportuniste ou un traitre !
On voit le monde évoluer, mais ce vieil Emsav a été tellement imprégné de marxisme culturel, de droit de l'hommisme et autre foutaise, que c'est au final la trouille, la peur du flic et de la pensée unique, qui règne en maître.
On tient des propos politiquement incorrects en aparté, en petit comité, mais en public, on s'efface, on se laisse marcher dessus, manipuler.
On joue à se faire peur, mais pas trop quand même ...
Ne vous étonnez pas alors, que des jeunes Bretons, qui n'ont ni le conditionnement mental des esclaves idéologiques du 20ème siècle, ni l'envie de se battre pour des combats d'arrière garde, oeuvrent désormais pour le futur de la Bretagne, pour les préoccupations principales de son peuple, loin du folklore, de la nostalgie de la mythomanie, et de la trouille.
Et contre les résidus de l'Emsav - qui ne représente absolument plus personne - s'il le faut.
Yann Vallerie, les notions d’assimilation/assimilés, d’indépendance, deviennent de plus en plus fréquentes dans les commentaires et analyses et c’est tant mieux, et je fais absolument partie de ceux qui ne se sont pas privé de diagnostiquer "la culturipoliticonévrose " qui perturbe profondément une presque totalité de nos compatriotes Bretons !
Bref "on" leur a fabriqué une personnalité étrangère presque imperméable qui prive d’oxygène l’originelle culture qui s’étiole et qui dans bien des cas produit les perturbations précitées qui se traduisent par des bouffées considérées comme « délirantes », mais qui sont en fait, et en profondeur des réactions profondes de survie !
Cette survie ne sera possible qu’à la condition de réduire cette personnalité rapportée, étouffante et imposée, un vrai "scaphandre" !
Ce sont, nous sommes des victimes (pas pleurnichardes) ! De malheureuses victimes, pour lesquelles nous devons réserver une grande part de la compassion que nous dilapidons « ailleurs », comme un refus de soigner notre propre jardin, qui n’est pas tout à fait Éden, dont à l’Ouest.
Le type, l’archétype même le plus connu, il y en a beaucoup d’autres mais anciens, ou beaucoup moins médiatique, C’est à tous les points de vue, JEAN-MARIE LE PEN ! Regardez le bien ! Écoutez le bien comme il est souffrant ! Son exemple, le modèle contemporain qu’il représente est de loin le plus abouti, d’une réussite d’un greffage idéologique parasite (Vous en trouverez d’autres sans doute)… Mais je vous l’assure à tous c’est un authentique Breton, une malheureuse victime de la France. Vous croyez le voir avec vos yeux, le juger avec vos neurones ? Eh, bien non !!! Ce sont les yeux du scaphandre, les neurones du scaphandre qui voient, ou pensent (ou plutôt : récitent)! C’est Jacobin Le Bras qui vous a investi, qui parle en vous Bretons, en Jean Marie!
Et puis j’ai entendu parler de La « déradicalisation » ! Difficile d’y échapper, hein ?
Figurez-vous tout comme Monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir, lorsque j’ai pensé que peut-être j'y étais… alors que j’avais déjà entrepris de prendre, de tenter de prendre de la distance avec le "léger conditionnement jacobin", je ne savais pas qu’en fait, c’était une vrai « déradicalisation ». Et ça marche…je n’achète plus, presque plus de camembert, de vin… juste breton, et je ne suis plus accro aux matchs de foot (là, je me suis vraiment rendu compte que j’avançais), sauf aux filles à cause/grâce aux Eugénie Le Sommer, et demoiselles Abily et Le Bihan…( ;0))
L’EMPREINTE est plus ou moins forte, en raison des événements vécus par chacun, des formes et des durées d’enseignement « adaptés » auxquelles sont soumis le(s) peuple(s) désignés et obligés de devenir, de se relooker, en"scaphandriers" caoutchouteux ! Non, non ! Je n’ai dit, ni penser plongeurs autonomes …
Personne ne viendra, ne voudra en hexagonie nous déradicaliser du jacobinisme salafiste ! Il faudra que nous le fassions nous-mêmes avec ce qui reste de notre petite tête de têtu, de têtards obstinés, de Bretons tout simplement.
J’ai toujours pensé que le siècle des lumières s’est achevé dans le sang de la révolution française, lorsque qu’un Fouquier-Tinville à éteint la lumière en faisant décapiter un certain Lavoisier et disant , sombre idiot : La République n’a pas besoin de savants !!!
Face à ce représentant de la Révolution et de la République, je n’ai plus peur d’être affublé de « l’abjectif » anachronique, colonisé, ou encore de rêver d’une autorité qui soit vraiment supérieure, et que j’espère qu’An Daël pourra en élaborer au moins les prémices !
Vive la Déradicalisation! Démocratiquement pour tous, mêmes jusqu'aux Français, surtout quand ils sont"jacobins"