Langue bretonne : réponse à l'exécutif de la Région Bretagne

-- Langues de Bretagne --

Communiqué de presse de Rouedad ar brezhoneg
Porte-parole:

Publié le 30/08/19 17:39 -- mis à jour le 30/08/19 18:08

Suite à la réaction de la Région Bretagne parue dans les colonnes du Télégramme ce 30 août, nous tenons à apporter quelques précisions.

Nous n'avons en aucune manière déclaré que la Région ne fait rien pour la langue bretonne, ce serait dénué de sens. Nous sommes conscients des difficultés budgétaires, mais également qu'en politique tout est affaire de choix. Nous demandons également aux autres collectivités bretonnes et à l’État de prendre leur part pour sauver la langue bretonne.

Nous avions déjà alerté la Région en octobre 2018. Il nous avait été répondu par son Président qu'un plan d'action serait annoncé rapidement et que la Région convoquerait une conférence territoriale sur la question avant l'été. Nous attendons toujours le plan d'action, c'est pourquoi nous avons pris l'initiative de l'établir et de le proposer aux élus régionaux. La conférence territoriale a bien eu lieu avant l'été…. On ne peut pas dire que ce fut une réussite. Comment aurait-il pu en être autrement en convoquant les élus des différentes collectivités territoriales 15 jours avant la rencontre ? Rencontre qui de plus se tenait le même jour que l'assemblée départementale du Finistère, le seul département ayant une politique linguistique.

Monsieur Chesnais-Girard nous demande de faire preuve d'honnêteté dans les chiffres, soit. Si l'on ajoute les aides départementales à celles de la Région on arrive à la somme de 3,2€ par habitant pour la langue bretonne, on est bien loin des 7 € avancés par le Président de la Région. Par ailleurs, le chiffre de 7 € par habitant de dépenses pour la langue corse que nous avançons concerne bien la Collectivité Territoriale de Corse avant la fusion avec les deux départements contrairement à ce que sous-entend M. Chesnais-Girard. Dans tous les cas de figures, il est évident au regard des résultats de l’enquête socio-linguistique de 2018 que les moyens mis en oeuvre ne sont pas suffisants en Bretagne.

Enfin Monsieur Chesnais-Girard dit faire le job pour notre langue. Le job en question, à l'heure actuelle, est fait en grande partie par les associations et permet seulement d'assurer les soins palliatifs pour la langue bretonne. Ces associations sont pour un nombre d'entre elles dans des situations financières précaires quand ce n'est pire comme l'association An Oaled qui doit mettre la clef sous la porte ce mois-ci. Or, tout comme la Région, nous voulons redonner à la langue bretonne sa place de langue sociale. Pour cela, un effort beaucoup plus important doit nécessairement être fait par la Région Bretagne.

Voir aussi :

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Le collectif pour la défense de la langue bretonne.

Vos commentaires :

Burban xavier
Samedi 31 août 2019

Notre région détient un patrimoine linguistique indiscutable: la langue bretonne , or aucun projet valable et valide n'est venu défendre durablement celui-ci , l'exécutif régional actuel de la Bretagne administrative a une responsabilité , c'est à dire de mettre les moyens financiers à la hauteur de l'enjeu au lieu de faire des déclarations pleines de suffisances habituelles et en se défaussant sur les autres collectivités qui mènent de façon identique dans leur exécutif un but semblable ignorer les problèmes et ne pas les traiter avec vigueur , j'ajouterai que sur le problème de la réunification de la Bretagne , la posture est similaire . Heureusement que Chesnay - Girard n'a pas d'armée !

Voir ses déclarations récentes ! Heman a foultre kaer gant hor yezh : ar brezhoneg !

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