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Maïwenn Raynaudon et Lionel Buannic.
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Lionel Buannic et Lena Louarn.
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Le camion de lien avec Internet.
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Une partie du public.
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La DJ Blue.
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- Interview -
La WebNoz 3 à Nantes-de-Bretagne, mardi soir 20 février 2007 au Lieu Unique
Le thème en était : “Perak kaozeal brezhoneg e Naoned ?” Pourquoi parler breton dans des lieux dont la langue est absente depuis longtemps ? Qui sont ces bretonnants ? Quelles sont leurs motivations ? Environ 70 personnes ont assisté mardi soir 20 février à Nantes à la WebNoz retransmise en direct sur Internet et proposée par Lionel Buannic et son équipe de 10 à 15 personnes
Maryvonne Cadiou pour ABP le 21/02/07 19:10

Le thème de cette troisième webnoz était : "Perak kaozeal brezhoneg e Naoned ?" Pourquoi parler breton dans des lieux dont la langue est absente depuis longtemps ? Qui sont ces bretonnants ? Quelles sont leurs motivations ?


Environ 70 personnes ont assisté mardi soir 20 février à Nantes à la WebNoz retransmise en direct sur Internet et proposée par Lionel Buannic et son équipe de 10 à 15 personnes. Pour la plupart habitants de Nantes, mais aussi venus de Notre-Dame-des-Landes, Saint-Sébastien-sur-Loire, Saint-Étienne de Montluc ou encore Saint-Nazaire.


Un public réactif, concerné, bretonnant aussi, qui ne manquait pas d'applaudir ou de rire à certaines déclarations, tout en joie d'assister et de participer à cette première nantaise.


Installés au Lieu Unique, l'ancienne usine de la biscuiterie Lefèvre-Utile — devenue lieu mythique, en son état brut d'usine — Lionel Buannic et ses invités se sont entretenus en breton penn da benn. Des intermèdes musicaux étaient aussi prévus.


La jeune équipe technique avait pris possession des lieux rudimentaires avec talent et œuvrait avec sérieux et bonne humeur dans l'espace exigu entre les poteaux de béton, les fils, les pieds du public assis par terre ou qui s'infiltrait parmi eux. C'était agréablement convivial.


Parmi les invités, Émile Caër de l'Institut de Locarn, Armand Tosser président d'Ar Falz 44, Lena Louarn présidente d'Ofis ar Brezhoneg, Visant Roue directeur de l'antenne nantaise d'Ofis ar Brezhoneg, Jean Raynaudon, directeur du service culturel de la mairie de Nantes et sa fille Maïwenn, étudiante à Rennes, Laurent Motrot instituteur à Diwan Saint-Nazaire et traducteur récent en breton d'un livre d'Érik Orsenna, Katell Léon, professeure de breton et d'anglais dans l'Éducation nationale en Loire-Atlantique, Pierre-Emmanuel Marais auteur d'un guide historique de Nantes en français et en breton, et bien d'autres encore.


Le poste “régie et diffusion” situé dans les coulisses captait aussi les messages des internautes en temps réel. L'un des messages venait du Québec, et il fut, comme les autres, transmis à Lionel Buannic qui s'empressa d'y répondre avec ses invités. C'est l'interactivité efficace que permet maintenant la toile.



Le monde entier a donc pu suivre cette émission en direct par Internet sur les sites brezhoweb.com, surlaplace.tv et armortv.fr.


Après la première à Carhaix en décembre 2006, le rythme mensuel s'installa avec Cavan (22) en janvier 2007, puis à Nantes hier. La prochaine WebNoz est prévue à Lorient, en mars donc, en direct sur ces trois mêmes sites et en différé ensuite sur brezhoweb.com.


Un délai de 2 ou 3 jours est nécessaire pour que la WebNoz soit disponible en ligne après le direct. Patience donc. En attendant la Web Noz de Nantes, il est toujours possible de se brancher sur les deux premières, mais par brezhoweb.com uniquement.


Deux séquences musicales par Gweltaz Adeux, chanteur bretonnant de l'ex-groupe de rock breton-finnois EV, qui s'accompagnait à la guitare, permirent une pause et le changement des invités sur le plateau.


La troisième, par “DJ Blue” — une gracieuse toute jeune femme, compositrice et pratiquante de la nouvelle musique électronique, adepte du courant “Breizh 'n bass” qu'elle contribua à créer, y adaptant le courant “drum 'n bass” — nous fit profiter d'une surprenante gavotte podoù fer (vous savez, en fest noz, le “...Et tournez en arrière” !) par les sœurs Goadec : en effet DJ Blue l'avait “remixée électro” avec justement “drum 'n bass”.




Après l'émission, Lionel Buannic a gentiment accepté de répondre à quelques questions, malgré la fatigue qui était là, le démontage du matériel et le retour de nuit qui l'attendaient. Il était heureux de la soirée.


ABP — Lionel Buannic, bonsoir. Vous êtes un jeune journaliste de talent et bretonnant que beaucoup d'entre nous ont pu apprécier sur TV Breizh. Maintenant vous partez dans une nouvelle aventure. Quels sont vos buts ?

– Lionel Buannic : Créer pour le breton un espace supplémentaire dans les médias, utiliser les nouvelles possibilités techniques pour promouvoir la langue bretonne, avec inter activité, et ce, dans le monde entier. Nous avons raté le train de la télévision pour le breton, il ne faut pas rater le train d'Internet.

Mais aussi donner une image de la modernité de la langue, montrer que l'on peut parler de tous les sujets en breton, et cela sous une forme vivante et moderne, par le film, avec tournage en direct. Profiter de la liberté qu'offrent les nouvelles technologies pour développer l'expression de tous en breton, sans contraintes et dans la durée puisque nos émissions resteront sur le Net longtemps, alors qu'à la radio et à la télévision c'est éphémère.

Nous prévoyons environ quinze invités par émission ce qui est un gage de diversité dans l'expression, même si chaque fois un thème de base est proposé.


ABP — Qu'est-ce qui vous distingue des autres émissions de télévision en ligne, je pense à An Tour Tan par exemple, qui a innové en 1999 avec la diffusion mondiale en direct d'un cyber fest noz depuis Quimper, et qui se lance dans des débats en ligne ?

L. B. : Nous faisons une émission de flux, en direct, en breton, en prime time, une fois par mois, avec l'exclusive sur Internet. Tout cela à la fois, ça n'existe pas ailleurs et n'a même jamais existé à la télévision.


ABP — Vous avez reçu cette année le prix du meilleur site en breton décerné par FR 3 Ouest pour brezhoweb.com. Vous pouvez en parler ?

L. B. : C'est un nouvel espace d'échanges en breton, par écrit, pour des générations différentes et entre les Bretons du monde entier. Les bretonnants ont maintenant un lieu où s'exprimer.

Le site est toujours en mouvement. Inscrivez-vous à la Newsletter, vous serez au courant des projets !


ABP — Votre choix de venir à Nantes très vite, dès votre troisième émission, n'est pas neutre, c'est même un symbole...

L. B. : Oui, après la première émission dans un autre lieu symbolique, le lycée Diwan de Carhaix, puis à Cavan où vient d'être créée une antenne d'Ofis ar Brezhoneg, il est important de montrer que Nantes est en Bretagne. Les invités étaient de qualité, les échanges très riches. De plus la presse a été généreuse ici pour annoncer l'émission et le public nombreux et de tous âges.


ABP — Pouvez-vous chiffrer l'audience, compter les connexions à Internet pour vos émissions ?

L. B. : Oui. La semaine dernière nous en étions à 10.000 connexions sur écran pour la première émission, et déjà à 6.000 pour la deuxième, qui a un mois de moins. C'est inattendu.


ABP — Envisagez-vous de sortir de Bretagne pour d'autres webnozioù ? Au Havre, à Nancy, à Marseille par exemple, où il y a des Bretons en nombre, et à Paris aussi...

L. B. : Oui, bien sûr, j'y pense. Paris sûrement dans un premier temps, ça me plairait bien, mais pas la première année, notre petit budget ne nous le permet pas. J'ai toutefois bon espoir.


ABP — Et aller à New-York, au Québec, même au Japon, où une Association des Bretons vient de se créer, cela ne vous tente-t-il pas aussi ?

Il acquiesce avec un grand sourire jusque dans les yeux. Cela fait sûrement partie de ses rêves.


ABP — Lionel, le breton et vous, c'est depuis toujours ?

L. B. : Je suis du pays bigouden et j'ai toujours entendu mes parents parler breton à la maison. Je l'avais dans l'oreille, et à 16 ans, j'ai décidé de me mettre à l'apprendre sérieusement.


ABP — Merci Lionel, bravo à vous et à votre équipe, bon courage et bon retour.


Propos recueillis par Maryvonne Cadiou

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Correspondante ABP depuis février 2007.
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