
Le Pôle Action Internationale de la Région Pays de la Loire lance ce mois de novembre une opération visant à construire une "diaspora ligérienne" sur base identitaire. Selon la Région, il s'agit de renforcer les solidarités entre "Ligériens" à l'étranger et de promouvoir les Pays de la Loire à l'international. Un certain nombre de Bretons, se retrouvant derrière le label "BZH Network" et originaires de Loire-Atlantique, ont été contactés ...
Le Pôle Action Internationale de la Région Pays de la Loire lance ce mois de novembre une opération visant à construire une "diaspora ligérienne" sur base identitaire. Selon la Région, il s'agit de renforcer les solidarités entre "Ligériens" à l'étranger et de promouvoir les Pays de la Loire à l'international. Un certain nombre de Bretons, se retrouvant derrière le label "BZH Network" et originaires de Loire-Atlantique, ont été contactés ...
Rassembler la diaspora ligérienne
Selon les responsables de la Région, "Un grand nombre de Ligériens vivent actuellement à l'étranger et sont particulièrement sensibles au fait international et aux actions entreprises par la Région des Pays de la Loire". Se fondant sur cette assertion, les services administratifs souhaitent lancer une communication à partir d'une base de données restant à constituer : "Pour informer et rassembler cette diaspora ligérienne, la Région prévoit de créer un outil périodique d'information (type newsletter) sur les Pays de la Loire et ses actions à l'international, en s'attachant à répondre au plus près aux attentes et centres d'intérêt de celle-ci". Ils avancent enfin les axes d'action stratégiques : "L'objectif de ce projet est double puisqu'il vise à créer, à la fois un réseau d'appui et de soutien aux Ligériens à l'étranger, comme de promouvoir les Pays de la Loire à l'international".
La diaspora bretonne, objet de benchmarking ?
L'avance prise par les Bretons dans ce domaine est considérable. Certes, de nombreuses amicales culturelles existent déjà depuis plusieurs décennies et la thèmatique de la diaspora bretonne a fait l'objet de nombreuses réflexions et recherches récentes (potentiel économique). Cependant, le renouvellement récent de la dynamique a été porté par l'émergence des réseaux sociaux sur le web avec notamment la naissance de BZH Network (décembre 2005), le réseau social professionnel breton mondialisé http://www.viadeo.com/hub/affichehub/?hubId=0021thsa1f27zj3x . Aujourd'hui, il rassemble près de 3.000 membres sur Viadéo et 2.000 membres sur Facebook. Un site web a d'ailleurs été expérimenté, appuyé par les Régions Bretagne et Pays de la Loire (subvention de 64.000 euros) ; BZH Network ayant été Lauréat 2006 d'un important appel à projet http://www.region-bretagne.fr/CRB/Public/divers/cache-actualite/entreprises_11126934604897 . Depuis, les échanges se sont intensifiés et de nouvelles associations, jeunes et proactives, se sont développées en plus de celles existantes : Japon, Hong-Kong, Chine, Etats-Unis, Argentine, Mexique, Brésil, Russie, Hongrie, République Tchèque ...
L'intelligence collective n'est pas une base de données
Les Bretons ont réussi à constituer eux mêmes un puissant réseau mondialisé tout en osant afficher désormais leurs compétences professionnelles, ce qui est une nouveauté. Ils ne confondent pas la création d'une simple base de données par un centre avec le concept de diaspora, qui lui posssède une dimension à la fois collective et interactive (société civile).
BZH Network est une intelligence collective en réseau constituée d'individus solidaires. Cette nouvelle conscience collective renouvelle d'ailleurs notre identité et lui donne une dynamique moderne, faite pour l'action.
L'enjeu des relations Pouvoirs publics et Réseaux bretons
Les institutions locales ont cette chance de pouvoir s'appuyer sur ces réseaux bretons en France et à l'international.
Ainsi, la MEITO http://www.meito.com ne s'y trompe pas et lors de la promotion récente de l'opération "West Web Valley" (20 novembre) http://www.westwebvalley.com, elle explique que "c'est aussi l’opportunité d’attirer sur notre territoire, les compétences nationales et internationales dans ce domaine, notamment avec l'appui du réseau professionnel breton BZH Network et sa composante internationale".
L'économique est certes au centre des motivations mais aussi l'emploi. En 2009, l'opération "Formonjob", soutenue par BZH Network, pourrait bien défrayer la chronique http://www.smile-st-malo.com/forum-2009-_pa34.htm :
"Nous avons décidé de mettre du liant dans le réseau d'acteurs en place et dans les actions existantes ou à créer, avec pour objectif de marquer un coup décisif au développement économique et à la création d'emploi. A l'échelle de notre région, nous sommes en mesure de réaliser et de prouver que nous pouvons agir véritablement sur l'emploi. Associons nos actions, nos volontés et nos créativités pour dessiner un futur au service de l'emploi en Bretagne historique*" (SMILE). * intégrant la Loire-Atlantique.
Née du social, décidément la diaspora ne se décrète pas ...
Stéphane Péan
Initiateur de BZH Network http://www.viadeo.com/hub/affichehub/?hubId=0021thsa1f27zj3x
Président de Bretons du Japon http://www.bretonsdujapon.com/
Source : Campagne des Pays de la Loire "diaspora ligérienne"
http://affinitiz.com/space/coin-francais/content/repas-du-cote-francais---vide-grenier---ligeriens-recherches_8C44840A-2F08-4990-AC34-C1C5397372AB http://lists.idi.ntnu.no/pipermail/af-trd/2008-October.txt
Commentaires (5)
Après des PDL qui auraient existé en 1440 lu dans "nous deux", maintenant on découvre qu'il y aurait une diaspora ligérienne... Tout est devenu possible dans le grotesque. On arrive avec cette région bidon aux limites de l'absurde et aussi on est obligé de se demander si la réalité, celle qui s'impose, n'est plus que le résultat des campagnes de communication et des projets financés. Autrement dit nous vivons dans une société ou non seulement le présent, mais le passé et le futur sont fabriqués par le pouvoir, par l'État et son extension PDL. La réalité est financée. L'Etat, ses médias et ses agences de com créent la réalité.
En ce qui concerne les bases de données, je crois que tu te trompes, elles sont essentielles pour les diasporas pour créer des projets.
Il y a une confusion sur le web 3.0 créé, probablement accidentellent, par Loic le Meur. La conférence Web 3.0 qu'il avait organisé était en fait une conférence WEB 2.0 comme l'explique bien wikipedia. http://fr.wikipedia.org/wiki/Web_3.0
Le concept de WEB 3.O a été inventé par Tim Berners Lee qui est l'inventeur du web. Le web 3.0 est le web sémantique . Il est basé sur le développement de méta données, Oui la convergence, des données mondiales : http://fr.wikipedia.org/wiki/Web_s%C3%A9mantique.
Concernant l'observation de Philippe Argouarch, je voulais juste dire que pour développer une diaspora active, il ne suffit pas d'engranger des mails pour constituer une base de données et faire des mailings. Le succès repose sur une dynamique "Bottom Up" et non "Top Down". Et nos associations a l'international y participent en lançant des projets concrets avec des partenaires locaux.
Ceci dit, je voulais également montrer que les pouvoirs locaux pouvaient non créer une diaspora mais s'appuyer sur de l'existant et lancer des synergies car la diaspora en elle même n'a pas de stratégie propre. Depuis les réseaux sociaux, elle s'est constituée d'individus intercconnectés échangeant en réseau. Seule les institutions, régionale notamment, peuvent faire en sorte que cette dynamique puisse servir l'intérêt général.
La Région Bretagne et le CG 44 ont d'ailleurs décidé de promouvoir la fête de la Bretagne SAINT-YVES. En espérant à ce sujet de nombreuses synergies !
Quoi qu'il en soit, nous pouvons compter sur Stéphane Péan, notre "ambassadeur" breton au Japon, pour rétablir la vérité historique de la Bretagne auprès de son entourage. Pt Auxiette voudrait internationaliser la diabolisation des "Pays de Loire" qu'il ne s'y prendrait pas autrement. Encore un "machin ligérien" qui va aggraver la facture de la "Com" des PdL: 48 M€ en 4 ans d'après l'opposition régionale. MP
Construire sur du vide est voué à l'échec. Comment une région artificielle peut-elle créer du lien social ? Elle ne dispose pas de fondations sociales solides et ses habitants se reconnaissent en tant que Bretons, Vendée, Anjevins... selon qu'ils sont de Nantes, de la Roche ou d'Angers.
Retrouver à l'extérieur une unité qui n'existe pas à l'intérieur... grand défi... Le repli identitaire ligérien est-il compatible avec la construction du fameux "Grand Ouest" ? Les technocrates et les politiques vont se trouver une nouvelle fois face à de grosses incohérences...