Le débat actuel pour la présidentielle occulte une question majeure : l'indispensable rénovation du mode de gouvernance de la France. La réforme territoriale ratée du gouvernement Hollande, réforme, on ne l'oublie que trop, dans laquelle Emmanuel Macron porte aussi une responsabilité, a engendré 13 nouvelles régions sans consultation aucune des populations concernées.

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Deux entités ont été particulièrement lésées. La Bretagne, qui faute d'avoir retrouvé son intégralité historique, se retrouve dorénavant reléguée au dixième rang du classement, la privant ainsi de sa dimension européenne. La seconde, l'Alsace, se retrouve noyée dans un ensemble hétéroclite purement technocratique qui fait oublier son rôle charnière ancestral dans le bassin de vie rhéno-alémanique.

Et pourtant monsieur Hollande et les conseillers occultes de la haute administration française auraient été plus avisés de se souvenir d'une observation capitale de Napoléon : «En histoire, c'est la géographie qui commande». Ils ont donné la préférence à une décision autoritaire et injuste forts de pouvoirs générés par une constitution de type monarchique.

C'est avec une tout autre vision que nous voulons concevoir l'avenir de la France en faisant remarquer que nos voisins européens, à l'exception de quelques entités, fonctionnent tous sur le mode fédéral. C'est particulièrement le cas de l'Allemagne et c'est une évidence de constater que sa robuste santé économique est la conséquence de son mode de gouvernance.

La Bretagne n'a pas envie de se trouver entraînée dans la spirale descendante du déclin. Seule une gouvernance régionale innovante peut nous satisfaire. Nous en donnons ci-dessous les grandes lignes.

1- Réunification de la Bretagne.

2- Régionalisation du système éducatif.

3- Maîtrise des subventions européennes.

4- Maîtrise de 66 % de la fiscalité régionale.

5- Application de la Charte européenne des Langues minoritaires.

6- Droit de légiférer dans les domaines non régaliens de l'État central (1).

7- Non-cumul des mandats et réduction du nombre de députés et de sénateurs.

Ces éléments d'un statut spécifique permettront à la population bretonne de retrouver un développement économique, social et culturel vigoureux replaçant ainsi notre péninsule dans une position d'équilibre harmonieux entre son appartenance hexagonale et ses légitimes ambitions européennes.

Alliance Fédéraliste Bretonne.Emglev Kevredel Breizh.

(1) C'est ce qui sépare le Fédéralisme du Régionalisme.

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