La pêche bretonne et l'Europe : une priorité pour la liste

-- Politique --

Communiqué de presse de Parti breton
Porte-parole: Gérard Olliéric

Publié le 14/05/09 8:22 -- mis à jour le 00/00/00 00:00

Les prochains députés européens devront se prononcer sur la Politique Commune des Pêches (PCP) qui entrera en vigueur en 2013.

Si la pêche est considérée par la France comme une activité économique de second ordre, elle est pour la Bretagne, qui représente plus de 40% de la pêche hexagonale, une activité de premier plan.

C'est aussi une filière qui en Bretagne offre de nombreux métiers d'avenir tels que ceux liés à la valorisation des coproduits. Cette filière devra aussi continuer à innover pour être en cohérence avec les ressources halieutiques.

Le Parti Breton fait de la filière pêche un enjeu vital. Voici quelques unes quelques unes de ses propositions.

a) Refus en l'état des QIT (quotas individuels transférables).

Le livre vert de la pêche, qui trace les perspectives de la PCP pour 2013/2020 prévoit la mise en place de Quotas Individuels Transférables. C'est-à-dire des quotas attachés aux bateaux, ou aux armements.

Si l'idée affichée de transférer la régulation des pêches aux pêcheurs eux-mêmes n'est pas à rejeter d'emblée, car elle responsabilise davantage la filière, la mise en place des QIT signerait la fin de la pêche artisanale hauturière. Les pêcheries industrielles en seraient les principales bénéficiaires. Des ports comme ceux du Guilvinec, Lorient ou la Turballe seraient durablement touchés.

L'exemple canadien, entre autres, qui fait machine arrière sur ce sujet, a montré que ce système conduisait les pêcheurs à céder leurs quotas individuels à des pêcheries industrielles et à laisser leurs bateaux à quai sans investissement pour continuer à se voir attribuer des quotas.

b) Voter les quotas de pêche par les pays concernés.

Seuls les pays ayant une façade maritime doivent pouvoir voter les quotas de pêche. Il est regrettable que des pays qui ne sont pas concernés par l'activité de la pêche puissent se prononcer sur les quotas de pêche. Ce vote sans enjeux pour ces pays, devient une monnaie d'échange sur d'autres politiques communes. Les députés européens du Parti Breton défendront cette position à Bruxelles. Ils pourront compter sur l'appui de plusieurs autres parlementaires européens à l'image des députés du SNP (Scottish National Party).

c) Créer un corps de gardes-côtes bretons.

Il est nécessaire d'améliorer la sécurité et les contrôles en mer par la création d'un corps de gardes-côtes bretons, coopérant avec nos voisins au sein d'une structure européenne. Il est en effet nécessaire d'avoir un commandement soumis au contrôle démocratique des Bretons et à l'efficacité accrue par une connaissance précise de son environnement. Le Parti Breton rappelle que ce corps de garde côte assimilerait trois administrations qui font actuellement redondance, l'administration maritime, les douanes et les gendarmes maritimes.

d) Clarifier les institutions représentatives.

Le Parti Breton demandera l'attribution directe des quotas à la Bretagne sans passer par les institutions parisiennes peu concernées sinon le plus souvent de manière politicienne. Le Comité National des Pêches souvent controversé est un étage inutile dans le mille feuilles déjà bien épais entre les pêcheurs et Bruxelles.

e) Normaliser la gestion des aides européennes

Le Parti Breton, à l'image de ce qui se passe partout en Europe, souhaite que les aides telles que le FEP (Fond Européen de la Pêche) soient gérées directement par la Bretagne. Il faut en effet gérer et adapter au mieux aux réalités bretonnes l'utilisation de ces fonds et en accélérer le déploiement et la gestion.. A cet égard, l'Alsace dispose déjà du droit de gérer des Fonds Européens depuis 2002.

f) Renforcer le lien Bretagne-Europe.

Les politiques européennes prennent de plus en plus de sens dans le cadre de territoires forts et largement autonomes. L'expérience nous montre que les nations qui ont acquis un large degré d'émancipation à l'image de l'Ecosse ou des Communautés espagnoles tirent mieux profit des institutions et des politiques européennes.

Pour le Parti Breton, il est indispensable de : - renforcer et unifier les instances représentatives bretonnes, - renforcer l'effort de lobbying à Bruxelles, - assurer une présence bretonne au Parlement européen, - assurer une présence bretonne au sein du Conseil Européen qui réunit les 27 chefs d'Etats et de gouvernement des pays membres de l'Union Européenne. A ce titre, en matière de pêche et plus généralement concernant les affaires maritimes, les élus bretons doivent pouvoir siéger au côté des représentants français comme le font les élus écossais qui siègent aux côté des représentants britanniques.

La nouvelle Politique Commune des Pêches entrant en vigueur en 2013 et ce jusqu'en 2020, l'échéance du 7 juin 2009 revêt une importance primordiale. Les pêcheurs bretons peuvent compter sur la solidarité et la vigilance du Parti Breton pour défendre leurs intérêts. Dites oui à la pêche bretonne ! Votez pour la liste du Parti Breton aux Elections Européennes.

Herve Le Gwenn Capitaine de Marine Marchande du Pays de Lorient, candidat sur la liste "La Voix de la Bretagne en Europe" du Parti Breton.

Les infos de la liste "la voix de la Bretagne en Europe" (voir le site)

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