La mort des assos programmée à la rentrée ?

La rentrée s'annonce difficile... et pour le milieu associatif, c'est encore pire :

"Cette semaine, madame la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, vient d'annoncer la suppression possible des contrats aidés, CUI-CAE, d'ici la fin de l'année. Pour l'instant toutes les personnes non contractualisées avant le 9 Août 2017 voient leurs possibilités d'embauches retoquées par l'Agence pour l'emploi et les employeurs ne peuvent plus faire de demandes d'ouverture de dossier.

La redistribution de la richesse nationale auprès des structures d'intérêt collectif et général semble à son crépuscule. Les conséquences s'annoncent désastreuses...

Les associations sont en effet des actrices incontournables de la solidarité, de la culture, et de l'environnement. Elles ont une identité citoyenne et solidaire qui n'a pas vocation à développer un modèle économique basé sur la rentabilité marchande dans un marché concurrentiel. L'émancipation individuelle et collective, l'épanouissement et le bien être, une économie plus solidaire et démocratique… Ces enjeux ne peuvent pas être sacrifiés sur l'autel du libéralisme économique."

source : (voir le site)

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Auteur de l'article :

Kerne Multimédia

Docteure en Breton-Celtique à l'Université de Rennes 2 et au groupe Ermine-CRBC, enseignante au lycée Diwan. Autres sites : Tv bro Kemperle et Tvlise Diwan Karaez. Contributrice à l'ABP depuis 2005 : des centaines d'articles, des centaines de vidéos en français, comme en breton.

Vos commentaires :

Emilie Le Berre
Vendredi 18 août 2017

Effet de la diminution des rendements énergitiques qui s'installe. Le plus intéressant est pour plus tard.

yann pevar
Vendredi 18 août 2017

les contrats aidés une panacée pour les assos ? Sans doute mais pour les salariés des contrats pourris sans perspective après leur échéance...

et les associations peuvent être des employeurs aussi rudes que ne le sont les entreprises privées, les exemples ne manquent pas chez les ogec du privé catholique ou certaines écoles diwan...

Lheritier Jakez
Vendredi 18 août 2017

Il faudrait connaître la proportion d'emplois aidés servant dans des structures municipales ou para municipales et qui sont les tremplins vers les partis politiques. Cela s'appelle le clientélisme de droite comme de gauche..

Il faut aussi remettre à plat le système de la formation continue pour tous les travailleurs et ceux qui en sont exclus,notamment dans les petites entreprises.

Un montant d'argent publique ,extraordinairement élevé ,est détourné par les organisations politiques et syndicales.Je crois avoir vu une des promesses de Mr Macron sur ce sujet.

La formation des exclus du système scolaire et de l'enseignement professionnel est à restructurer,et ne pas servir de bouche trous dans la plupart des cas pour réduire statistiquement les chiffres du chômage.Une rustine sur un pneu crevé...

Enfin de véritables statuts et des salaires décents font parti des remèdes.

La précarité de ces travailleurs en contrat aidé,révoquable selon le bon vouloir du pouvoir en place est à dénonçer.

On l'a vu avec la suppression des polices de proximité,initiée avec Jospin,stoppée par Sarkozy et que Macron veut rétablir.Il ne seront pas en statut précaire!

Paul Chérel
Samedi 19 août 2017

Les emplois aidés, c'est une fumisterie inventée, mise au point, par des gens qui n'ont guère d'expérience entrepreneuriale. Il s'agit tout juste d'essayer de façon artificielle et surtout éphémère, de "truquer" les chiffres de l'emploi avec la complicité bienveillante de l'INSEE. Le premier paragraphe du commentaire de Jakez Lhéritier l'explique très bien. Le dernier paragraphe de l'article concerne les «associations, actrices INCONTOURNABLES de la solidarité, de la culture et de l'environnement». Cela se discute sur le plan philosophique mais n'a rien à faire sous la forme d'emplois aidés. Elles ont peut-être besoin de subventions, d'aides financières de l'Etat, etc. mais en aucun cas de renforcement d'effectifs sous forme d'emplois aidés. Un très grand nombre d'associations fonctionnent d'ailleurs grâce à un bénévolat ou éventuellement une adhésion payante. Ne tombons donc pas dans les roueries d'un Etat incapable de gérer les seules missions qui lui sont confiées électoralement. Laissons-le inventer des emplois aidés pour ses administrations déjà pléthoriques jusqu'à ce que le "bon Peuple" en ait assez de son incompétence flagrante en matière de vie publique et du gaspillage des impôts qu'il nous prélève abusivement.. Paul Chérel

mineur de fond
Dimanche 20 août 2017

Beaucoup d'emploi depuis 30 ans ont été créés par le biais d'embauches en contrats aidés dans un premier temps dans les associations. Dans beaucoup de ces associations les salariés en contrats aidés étaient salariés sur la base de la convention collective de la branche.

Un peu plus de factuel et un peu moins d'émotions de temps en temps ...

Le manichéisme de certains commentaires est au niveau de la pauvreté intellectuelle qui a du les engendrer.

Lheritier Jakez
Lundi 21 août 2017

les commentaires devraient être acceptés que sous un nom identifiable.

Pas de pseudo ,du courage svp.

Emilie Le Berre
Lundi 21 août 2017

Il est important de pouvoir commenter sous pseudo afin de se protéger. D'un point de vue professionnel par exemple, on peut exprimer un avis critique à rebours de celui partagé dans le milieu dans lequel on exerce. D'un point de vue politique, aujourd'hui les ligues de vertu sont pléthores.

mineur de fond
Lundi 21 août 2017

Du courage pour quoi ? On est pas en guerre .Aucun de mes propos n'est difamatoire, violent ou irrespectueux. C'est quoi le problème avec les pseudos ? l'anonymat est une liberté aussi, respetez là. Discutons, échangeons sur cet espace et pas ailleurs.Vous ne parlez qu'aux personnes auquelles vous pourriez nuire ? Allez revenons au sujet: Connaitre des personnes qui ont bénéficié de contart aidés pour construire leur insertion professionnelle donnent une autres positions, un autre angle de vu. Les associations bien qu'étant capables de faire largement aussi mal que les entreprises commerciales sont aussi capable de faire bien aussi bien avec leurs salariés.

spered dieub
Lundi 21 août 2017

Vous dites Jakez

les commentaires devraient être acceptés que sous un nom identifiable.

Non je suis de l'avis de Emilie .Par contre ,ceux qui utilisent un pseudo, doivent s'en tenir à donner leur opinion ,sans porter atteinte à autrui ,surtout de manière insidieuse dans le but de ridiculiser leurs idées , en leur faisant subir des vexations de surcroit et mineur de fond est à la limite ... .Parfois pour tromper l'ennemi certaines personnes utilisent même plusieurs pseudos comme ,Yann ,Jacques ,Alain !!! Ainsi ils montent plusieurs façades d'eux mêmes ,pas très honnête de leur part .

mineur de fond
Mardi 22 août 2017

Toujours pas de réponse sur le sujet ? (rappel: disparition des contras aidés= mort des associations)

Paul Chérel
Mardi 22 août 2017

@mineur de fond. Restez donc dans votre anonymat ! Concernant le sujet traité, que répondre à un postulat ? car c'en est bien un : « disparition des contrats aidés = mort des associations. Comme VOUS semblez en connaître un exemple, citez-le clairement. C'est à dire un vrai contrat aidé qui se soit transformé en contrat à durée indéterminée : CDI ) Et ce , pour une association puisque tel est le sujet. Quant aux emplois de type administratif pour l'Etat et ses collectivités, on attend des exemples qui ne relèvent pas du truquage de statistiques avec complicité de l'INSEE. Paul Chérel

mineur de fond
Mardi 22 août 2017

J'ai vu dans ma carrière de responsable de formation passer environ une centaine de jeunes qui grace à des contrats aidés ont pu accéder ensuite, parfois en validant un diplome d'Etat au passage, à un emploi en CDI dans des centres sociaux, Maisons des Jeunes et de la culture, service animation de Mairie et autres associations. On ne peut nier ce qu'on permis ces contrats en termes d'insertion professionnelle. Interrogez les acteurs de la formation professionnelle, les responsables associatifs qui n'ont aucune raison de tricher ou de mentir sur ce sujet.

Chacun voit les choses de son point de vue et de son expérience. Accepter que "Votre expérience" ne soit pas le reflet précis de notre société.

Ne serait-il pas interessant de faire un vrai bilan de ces dispositifs? De partager nos expériences plutôt que de les opposer ?

Paul Chérel
Mercredi 23 août 2017

@mineur de fond. Attendons donc ce bilan ! Pourvu qu'il soit complet et OBJECTIF ! D'une France qui ne sait même pas contrôler son propre budget ? Et surtout pas de postulat/conclusion ! Laissons cela aux media ! ils savent, eux, se sortir du guêpier où ils se fourrent en permanence. Si la France savait faire de son Education Nationale un véritable outil d'entrée dans la vie active, ça se saurait ! Comme elle ne sait pas, elle invente des subterfuges ; ça ne lui coûte pas cher. La VRAIE formation professionnelle s'apprend alors presque essentiellement "sur le tas". Les exemples que vous citez sortent quelque peu de ce cadre, sauf qu'ils correspondent exactement à ce que je dénonce dans mon premier commentaire. Paul Chérel

mineur de fond
Mercredi 23 août 2017

@paul Cherel. Ce sera mon dernier post:

je témoigne de mon expérience de la formation (25 ans) et du mileu associatif (20ans).

Vous affirmez beaucoup " LA France, L'Education Nationale, La VRAIE formation professionnelle, etc ..;" Je vous parle monde associatif vous semblez faire une fixation sur l'Education Nationale, ... J'ai bien peur que les échanges soient difficiles s'ils ne sont que des renvois systématiques d'affirmations globales et définitives. Vous semblez détenir des vérités absolues, je vous envie. Mais cela ne semble pas vous rendre serein, dommage.

mineur de fond
Mercredi 23 août 2017

@paul Cherel. Ce sera mon dernier post:

je témoigne de mon expérience de la formation (25 ans) et du mileu associatif (20ans).

Vous affirmez beaucoup " LA France, L'Education Nationale, La VRAIE formation professionnelle, etc ..;" Je vous parle monde associatif vous semblez faire une fixation sur l'Education Nationale, ... J'ai bien peur que les échanges soient difficiles s'ils ne sont que des renvois systématiques d'affirmations globales et définitives. Vous semblez détenir des vérités absolues, je vous envie. Mais cela ne semble pas vous rendre serein, dommage.

CIP assoIAE
Jeudi 24 août 2017

Conseiller en insertion dans une association d'insertion par l'activité economique, nous embauchons exclusivement nos salariés en contrats aidés sous pretexte de les accompagner vers l'emploi ou la formation tout en leur remettant "le pied à l'étrier"

Mon point de vue n'est probablement celui attendu : avec 10 ans d'expérience, j'ai vu passer des centaines de jeunes et moins jeunes, certains ont pu se former, d'autres ont signé un cdd voir un cdi. Parfait me diriez vous mais combien ?? Si peu par rapport au nombre de bénéficiares de ces contrats. Quand bien meme, à la fin des contrats nous atteignons les 60% de sorties dites positives, quant est il a 6 mois ? 30% et à un an... bref, ce type de contrats, qui me permettent pourtant d'avoir un emploi - en cdi - sont, à mon avis, effectivement de médiocre efficacité. Souvent les personnes qui s'en "sortent" suite à un contrat aidé sont des personnes qui auraient pu sans sortir sans ! Pour les autres, les problématiques relevent plus du social voire psychologique que du professionnel. Les contrats aidés devraient davantage etre proposés aux entreprises afin de permettre, sur une periode déterminée et sous condition d'embauche, à l'employeur d'une part de "tester" la personne et à l'employé de prendre ses marques et pourquoi pas de se former...

Pour finir les activités "support" utilisées dans les associations d'insertion par l'activité economique sont des activités qu'on retrouve dans de "vraies" entreprises, comme l'entretien des espaces verts, le menage, le recyclage de papier... des sociétés qui pourraient avoir plus de marchés et peut-etre (je dis bien peut etre) pourraient embaucher.

Finalement, la disparition des cui ne changera pas la face de notre chere France et la mort des associations pourraient faire revivre certaines entreprises...

mineur de fond
Samedi 26 août 2017

J'avais dit mon dernier post, mais là c'est pas possible.

@CIPassoIAE:

Vous travaillez dans l'insertion? Vous êtes capable de dire "la mort des associations pourraient faire revivre certaines entreprises" Vous savez de combien d'emploi, de personnes, DE VIES, vous parlez ?? Les associations qui ont des salariés SONT des entreprises! Les PERSONNES que vous semblez condammner au chomage mangent, paient des loyer, élèvent des enfants, paient des impots, etc ....

Au passage :" Les contrats aidés devraient davantage etre proposés aux entreprises afin de permettre, sur une periode déterminée et sous condition d'embauche ...." Cela existe déjà, on appelle ça la période d'essai pour la version courte et le CDD pour la version longue.

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