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La cour suprême des Etats-Unis. Seule la constitution est au 
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La cour suprême des Etats-Unis. Seule la constitution est au dessus.
- Editorial -
La justice à la française : Le rideau tombe
L'affaire DSK a eu le mérite de montrer la supériorité du système judiciaire américain qui, contrairement au système français, est totalement indépendant des autres branches du gouvernement
Philippe Argouarch pour ABP le 31/05/11 21:13

Un système hérité de l'Inquisition

L'affaire DSK a eu le mérite de montrer la supériorité du système judiciaire américain dit accusatoire, qui, contrairement au système français dit inquisitoire, est totalement indépendant des autres branches du gouvernement, comme il se doit dans une véritable démocratie.

Puissants ou simples citoyens, tout le monde est soumis à la même loi. Il y a pas de remise de peine, pas de sursis, pas de prescription. Les peines sont cumulées car elles ne peuvent être exclusives. Pourquoi le seraient-elles ? La loi est la loi et elle est expéditive même si les négociations sont possibles une fois admise sa culpabilité.

Les procès ne durent pas comme en France une éternité, avec 10 ans d'instruction. Dans le système américain c'est à l'accusation de fournir les preuves et à la défense de les remettre en question. Les juges anglo-saxons sont là pour juger, pas pour enquêter et faire une inquisition (du latin inquisitio = recherche).

Avant l'Inquisition au XIIe siècle, les systèmes de justice européens étaient tous accusatoires, comme le sont restés ceux des pays anglo-saxons et d'une grande partie de l'Europe.  On peut dire que l'Inquisition a perverti le droit européen. Sous l'Inquisition, le pouvoir ecclésiastique, puis finalement les monarques, pouvaient poursuivre en justice une personne sans que personne ne les accuse de quoi que ce soit. C'est la première marche vers le pouvoir totalitaire où "totalité" signifie simplement le cumul des pouvoirs (législatif, exécutif, judiciaire et, au XIIe siècle, le pouvoir religieux). Le totalitarisme c'est l'absence de séparation des pouvoirs. Certes, la révolution a exigé l'égalité devant la loi mais elle s'est tout de suite fourvoyée dans un système totalitaire dans lequel Robespierre (l'exécutif) commandait des têtes à Fouquier-Tinville (la justice). Napoléon a exigé que l'on rejuge le général Moreau car il n'était pas content de la première sentence trop lénifiante à son goût ! Ah ! Montesquieu où étais-tu ? Il est notoire que les constitutions de 1789, 1795 et 1789 prévoyaient toutes un pouvopir judiciaire indépendant et des juges élus mais que la terreur puis le directoire abandonnèrent les bons principes. On est revenu en France au système inquisitoire en 1799. C'est en fait la dictature du premier consul. Tous les juges sont nommés par ce premier consul.

Dans La France est-elle une démocratie ? de Charles Rouxel (2007), un livre épuisé, Rouxel distingue une "autorité" judiciaire comme en France, d'un "pouvoir" judiciaire comme dans les véritables démocraties. Il fait remarquer à juste titre que le président de la République (l'executif donc) est aussi le président du Conseil Supérieur de la magistrature et que le Garde des Sceaux, en est le président. Pour lui, le corps des magistrats, (du latin magister=celui qui commande) n' a aucune légitimité populaire puisque ces juges sont nommés au lieu dêtre élus et controlés par le peuple.

Idées fausses ou préconçues

Devant le désastre et l'effondrement du rideau de fumée qui, depuis 50 ans et des centaines d'émissions de télévision sur la barbarie de la peine de mort dans certains États américains (d'ailleurs votée très démocratiquement par référendums), les politiques français de droite ou de gauche sont montés au créneau durant les dernières semaines, accusant la justice américaine de tous les maux possibles.

On dit que nous, en France, on a le juge d'instruction ce qui assurerait une même défense pour tous en omettant de dire que le systeme permet que certaines affaires soient étouffées. Pour détourner le problème certains invoquent même des differences culturelles. Aux États-Unis, « c'est une culture puritaine » différente de "notre culture gauloise grivoise" disent-ils. Sans doute ces idiots utiles n'ont jamais vu une gay parade à New York ou à San Francisco, ni compris que les États-Unis sont les premiers occidentaux à avoir donné des droits aux femmes et aux homosexuels (droit de vote des femmes dès 1869 dans l'État du Wyoming, en France seulement en 1945).

L'important, et ce qui est rarement jamais dit dans les médias, est que dans la procédure accusatoire, l'accusateur n'a pas le pouvoir de décider seul de l' inculpation. Dans ce système, une personne ne peut pas être jugée tant qu'elle n'a pas formellement été accusée. (*). Il ne peut non plus y avoir de non-lieu arbitraire décidé par un juge ou le Parquet

Aux États-Unis, ce pouvoir de mettre en examen est généralement attribué à un jury composé de citoyens locaux. C'est ce « grand jury » de citoyens qui a décidé d'inculper DSK, pas un parquet aux ordres. Le parquet français est surtout bien pratique pour stopper des procès gênants pour le pouvoir. Il est commode quand les affaires touchent des responsables de la majorité au pouvoir avec un « non-lieu ». On remet le couvercle très facilement en France. L'état même, a le pouvoir de tuer dans l'œuf les « affaires ». Si la comptable de Mme Bettencourt avait bénéficié des mêmes protections que la femme de ménage du Sofitel, Dominique Woerth serait sans doute sur le chemin de la prison, au minimum vers un procès.

D'autres disent que seuls les riches aux USA peuvent se défendre en se payant de bons avocats, ce qui est totalement faux puisque les avocats qui prennent une part des indemnités sont toujours présents pour une bonne cause à défendre. Aux USA, il n'y a pas de plafonds aux dédommagements et aux réparations qu'un avocat peut demander. Afissatou Diallo, la femme de ménage du Sofitel de New York, si elle a vraiment été violée par Dominique Strauss Kahn, même pauvre, trouvera toujours un avocat, qui se fera payer sur l'immense réparation qu'elle demandera à DSK. De plus en plus cette justice américaine revient à ce qui se passait chez les anciens Celtes : le principe de réparation. Chez les Celtes d'avant la conquête romaine, un viol coûtait 20 vaches, un meurtre 100 vaches ou deux ans de services en tant qu'esclave. Ce n'était pas la justice que l'on payait, mais les victimes. Ce système a donné l'ancien droit coutumier du Moyen-Âge qui au début était accusatoire, pas inquisitoire.

En 2010, un jury de San Francisco a exigé de Philip Morris qu'il paye une indemnité de 2,5 millions de dollars à la famille d'une femme décédée pour avoir fumé pendant 27 ans. Le puissant fabricant de cigarettes perd régulièrement contre de pauvres citoyens, contre de simples citoyens. Ceci est juste un exemple parmi des milliers d'autres. Les trusts pharmaceutiques américains sont bien plus puissants que Servier et pourtant le médiator n'a jamais été mis en vente aux États-Unis. Un médicament contenant une molécule similaire avait déjà entraîné plusieurs milliers de procès contre le fabricant. Les citoyens avaient dit non. La judiciarisation de la société c'est aussi le pouvoir des citoyens. Ce sont les citoyens américains qui ont fait qu'aucune nouvelle centrale nucléaire n'a été construite depuis 45 ans aux États-Unis.

À noter l'arrogance bien française d'Alain Finkielkraut qui, dans l'émission Mots croisés du lundi 30 mai, s'en prenait à une justice américaine dont les juges sont élus. Les juges américains élus (comme les juges suisses d'ailleurs) seraient d'après lui trop sujets au désir de réélection et donc sensibles à l'opinion publique. Comme si les juges français ne seraient pas sensibles au pouvoir et à une bonne mutation : avant que le dossier d'Outreau ne devienne un scandale, le juge d'instruction Fabrice Burgaud n'avait-il pas été nommé au parquet de Paris, à la section antiterroriste (où il aurait été bien mieux payé), en récompense de son zèle tout particulier ? Si les juges étaient élus, le juge Burgaud n'aurait pas été élu. Bien mieux, il aurait jamais été élu car comme on le voit aux Etats-Unis, les élécteurs n'élisent pas de jeunes blanc-becs tout juste sortis d'une école de magistrature ou d'une -université. Les élus sont leplus souvent des procureurs ou des avocats expérimentés ayant une expérience et ayant fait leur preuves.

Dénonçant comme d'autres, la tendance vers la transparence des politiques comme une route vers le totalitarisme, Finkielkraut s'est vu asséné par Marcela Iacub, chercheur au CNRS : "Le totalitarisme ce n'est pas quand les citoyens s'immiscent dans la vie privée des gens au pouvoir  mais quand le pouvoir s'immisce dans la vie privée des citoyens".

Alors que les chantres de la République à la française mentent et s'enfoncent dans leur entêtement à défendre un système républicain obsolète dont ils tirent parti, le futur de la France apparaît de plus en plus comme devant être une démocratie à l'anglo-saxonne. Ce système vient avec le fédéralisme, la dévolution, l'indépendance de la justice, la démocratie directe et l'« empowerment » des citoyens (le pouvoir des citoyens) .

Philippe Argouarch

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Philippe Argouarch est un reporter multi-média ABP pour la Cornouaille. Il a lancé ABP en octobre 2003. Auparavant, il a été le webmaster de l'International Herald Tribune à Paris et avant ça, un des trois webmasters de la Wells Fargo Bank à San Francisco. Il a aussi travaillé dans des start-up et dans un laboratoire de recherche de l'université de Stanford.
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Vos 8 commentaires
Choubidou Le Mercredi 1 juin 2011 09:17
Vite un « grand jury » en France pour en finir avec cette affaire qui garantit depuis 15 ans grâce à un non lieu d'anthologie, l'impunité au directeur de campagne de F. Mitterrand afin de permettre le rapprochement de 2 journaux que l’on peut lire tous les jours.
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Olivier Braser Le Mercredi 1 juin 2011 15:20
"Fabrice Burgaud n'avait-il pas été nommé au parquet de Paris, à la section antiterroriste (où il aurait été bien mieux payé), en récompense de son zèle tout particulier ? "
Il faut quand même être juste et ne pas dire n'importe quoi. Le juge Burgaud n'a pas démérité, il n'a été condamné qu'à une simple réprimande, et encore, pour faire plaisir à un public très largement désinformé sur la réalité de cette affaire d'Outreau. L'enquête de l'Inspection Générale des services n'a rien pu relever contre lui. Pour les parlementaires, c'était différent, mais pas totalement dénué d'arrières-pensées.
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Yann FRASLIN Le Mercredi 1 juin 2011 15:25
Très bon article de fond. J'adhère complètement à cette démonstration ainsi qu'à la voix qui s'élève ici pour dénoncer, quelque part, l'antiaméricanisme primaire, qui sévit en France depuis des décennies sous l'impulsion de l'état, sans que cela ne soit jamais remis en cause.
Il faut allez aux USA, y travailler ou faire autre chose que du tourisme et abandonner ses lunettes d'arrogances, pour se rendre compte que l'"Amérique" c'est bien autre chose que cette grossière et absurde caricature que l'on nous sert régulièrement au travers de la plupart des médias français.
Les USA, comme tout pays, ne sont pas parfaits, cependant nous aurions beaucoup à gagner à les connaître "réellement" mieux, et surtout beaucoup à apprendre (ou réapprendre).
Le repli identitaire français et l'orgueil de la France obère sérieusement son avenir.
Il est encore temps de se réveiller !
Cordialement.
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Pascal Dazin Le Mercredi 1 juin 2011 18:13
L’appareil judiciaire français s’est radicalement et même volontairement éloigné de ce qui est écrit dans le marbre de la Constitution française.
La séparation des pouvoirs n’est plus guère vivace que pour ne surtout pas s’immiscer politiquement dans les dérives judiciaires.
De très longue date, et probablement dans un conformisme issu d’une autre totalitarisme, à savoir l’Inquisition, et à côté d’affaires délictueuses banales dont la régulation n’influe pas sur les éventuelles transformations sociétales, les juges d’instruction instruisent à charge ou à décharge dans toutes leurs affaires dites « sensibles ». Ils exercent donc très mal leurs missions, en toute connaissance de cause, prémunis contre toute critique, dénaturent leur rôle en fonction de la norme idéologique à valoriser ou protéger, et de la bonne marche des affaires judiciaires en bonne partie dirigée directement par ce lobby, et ce par le jeu du filtre des avocats, des 50000 avocats qui font outrancièrement leur publicité en plaidant vouloir défendre les droits différents de chaque citoyen, parent, salarié, voisin, enfant et même animal de compagnie.
Les juges d’instruction ne font plus que consolider la dérive judiciaire et la normalisation sociétale, jusqu’à l’étouffement des libertés fondamentales, qu’ils consolident à coups d’ordonnances monomorphes (et non pas monomaniaques, car ils ne sont pas si fous que cela !), respectant bien plus le souci de ne pas faire jurisprudence que celui de faire vivre et laisser s’épanouir chaque citoyen au sein d’une république démocratique.
En France, le principe sacro-saint de la séparation des pouvoirs, si bien plaidé par les élus qui respectent en aparte mieux leurs affaires et celles de leurs milieu que la dignité et les libertés bien comprises de leurs concitoyens, n’est plus qu’un alibi avancé par toutes celles et ceux, qui au gouvernement comme au parlement, ne veulent surtout pas déranger un lobby judiciaire infernal, dirigiste, intégriste, inquisitoire, pervers manipulateur, absolument immunisé contre les ravages sociaux et psychologiques qu’entraîne leur intrusion forcenée dans la vie de citoyens le plus souvent non délinquants : le paradigme de cette invasion, qui peut tout aussi bien s’appeler colonisation ou parasitage, est représenté par la « justice familiale », premier pôle d’affaires de toutes les corporations judiciaires.
Et les bras nous en tombent quand on sait que cet appareil judiciaire, sous prétexte de l’intérêt supérieur des enfants », viole chaque jour pour fonctionner deux Conventions ratifiées que la Constitution Française imposerait pourtant de respecter avant capturs parentales, démarches inquisitoires, alibis psychologiques par collaboration de spécialistes psys sous tutelle et bénéficiant de cette mâne et discriminations obligatoires puisque l’appareil judiciaire ne peut qu’être discriminant.
En France, des citoyens sont traînés devant les tribunaux autant parce qu’ils vont rapporter que parce qu’ils ont commis des délits : puisque l’on parle de « moyens humains » à gérer dans certaines entreprises libérales, il serait grand temps de parler de « moyens judiciaires » et non plus de citoyens éventuellement justiciables.
Ce système oppressif, castrant nos libertés, normalisant les mœurs, déformant les resepnsabilités, et révoltant tant de nos concitoyens placés en état d’impuissance qui rappelle parfois le servage, s’est progressivement imposé dans le silence des médias, lesquels, toutes tendances confondues, ne publient plus guère une information sans validation de leur service juridique, en lien avec les barreaux, et dans celui des élus, dont il faut remarquer qu’un nombre devenu presque comique fut, est ou redevient avocat ou juge.
Des gens comme ce socialiste milliardaire à la main leste (un avocat, lui aussi), sont-ils exceptionnels ? Certainement pas , toutes dérives comportementales confondues, que l’amoralité sexuelle est loin de résumer.
Ce qui s’est passé avec ce futur chef d’état (des tas d’avocats), prétendu « de gauche » alors que l’actuel est « de droite », est assez simple, et n’a surtout rien à voir avec les alibis que les experts pys lui délivrent déjà en France, à savoir qu’il aurait commis un acte manqué pour échapper à son destin de candidat à la présidentielle. Car il n’a rien manqué du tout, sauf de maîtrise, une fois de plus.
Il s’est cru en France, dans un hôtel français, et ses titres présents comme futurs l’ont intimement persuadé qu’il pouvait tout se permettre, et que comme d’ahbitude, par souci de carrière et opportunisme, tout le monde baisserait les yeux et hausserait les épaules, parlant de son « amour des femmes » alors que son c’est son besoin de possession et de puissance sur l’autre qu’il aime surtout.
La « présomption d’innocence » n’a jamais été un gargarisme aussi prôné ! Une juge qui met d’ordinaire tout le monde en examen écologique pleurniche sur les violences judiciaires américaines. On tremble dans trop de médias de voir le pauvre homme menotté et mal rasé, atteint dans sa dignité, exhibé au sortir d’un tribunal « entre deux colosses ». On n’en revient pas qu’il aie passé quelques nuits en prison ! Mais personne ne dit qu’en France aussi des gens qui sont menottés, parfois aux radiateurs, et ne sont même pas coupables de quelque délit que ce soit ! Que les prisons sont pleines de personnes non jugées, que les calomnies officielles entre parents pour faire vivre le commerce des avocats et celui des psys dits agréés font des ravages en termes de dépressions, de suicides et d’exclusions sociales, en parfaite violation de nos lois, bafouées impunémzent par les grands colonisateurs des libertés fondamentales, héritiers des Inquisiteurs et des Aristocrates.
Faut-il cependant valoriser, en tant qu’alternative, le système judiciaire qui est installé sur un autre continent si sensiblement différent dans son histoire globale, et qui est le fruit d’autres conquêtes et d’autres dérives?
Je ne le pense pas : car si l’idéal social du CNR est en ruines, si la répression a terrassé la prévention, si les manoeuvres ultra-libérales(puisque sans cesse impunies), c’est lui qu’il faut reconstruire, en s’épaulant notamment sur l’histoire de France et sur la malfaisance des Fouquier-Tinville, à juste titre rappelée et dénoncée, à juste titre mise en parallèle avec le caractère totalitaire de l’appareil judiciaire français, un système que j’appelle « légazisme », et qui ferait à ce jour vomir les fondateurs de la 5ième République Française.
Que les juges soient élus et non fonctionnaires impunissables, pourquoi pas ? Mais qu’ils soient surtout eux-mêmes sujets à des mises en examen qui les font vivre, qu’ils soient aussi comptables de leurs très nombreuses dérives volontaires, dans les formes et sur le fond, qu’ils commettent pour les raisons évoquées en début d’intervention. Que le CSM soit lui aussi jugé et condamné par un vrai jury populaire, et non pas protégé par les dignitaires de la cour de cassation et les opportunistes carriéristes qui nous gèrent sans vraiment gouverner, puisque c’est surtout, pour les plus hauts « gradés » d’entre eux, leur propre carrière qu’ils prévoient de protéger…
Que l’ordre des avocats soit enfin supprimé, puisqu’il ne fait que protéger avec un corporatisme sans éthique les exactions mercantiles de son sérail, et que là aussi, directement, des jurys populaires soigneusement non judiciaires les surveillent et puisse les sanctionner.
Que les élus respectent les conventions ratifiées et se dotent d’outils préventifs et d’organismes de médiation sociale (surtout pas judiciaire, la médiation judiciaire n’étant que l’antichambre de nouvelles affaires!).
Alors, nous pourrons de nouveau croire que la justice cherche à être juste selon nos idéaux républicains et redevient respectable, crédible, et même devient enfin honorable
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Kantreer Le Dimanche 5 juin 2011 16:15
Le rideau tombe ??? Non Philippe !
Où ? Sur qui ? Sur quoi ???
Non le rideau s’ouvre ! Il s’ouvre sur une pièce où chacun est appelé à en écrire un ou plusieurs chapitres _ou devrait l’être_ surtout par celui ou ceux et celles qui ont vécu et ou subi les effets du crime, et de la réparation quand elle existe, et que leurs connaissances des dossiers, éventuelles pourraient nous permettre de juger de la pertinence des deux systèmes et de leurs améliorations, si possible. Bien sûr, pour enfin qu’une fois, au moins une fois en ce domaine _comme dans tous les autres d’ailleurs_ les présentatrices (teurs) TiVi qui normalement ne devraient que présenter leurs charabias sans aucune fioriture ni pensées personnelles, les experts, les chroniqueurs et les guignols habituels de l’info, ne nous emmerdent pas, ne nous donnent pas « leurs » solutions, appréciations et bavardages vulgaires, organisant le balisage de ce que nous devons savoir, penser et tenter de comprendre, à la suite de leurs pseudo-enquêtes si et tant exaltantes…Sans doute est-ce ainsi que l’on doive considérer leurs petits gagne-pain ? Le petit pain est devenu très cher…Gare à la révolution. Surtout ne pas la chanter cette révolution avant de la faire …tous ceux qui ont chanté le « morceau de chiffon rouge » se sont endormis dessus , l’effet tisane des steppes sans doute…
Ne serait-ce seulement et par-dessus tout dans le domaine de la comparaison des deux estrades judiciaires, de ces grandes et merveilleuses démocraties, à nulles autres pareilles qu’il faut se pencher, au lieu de braire perpétuellement…à la française ? Bien entendu il est extrêmement difficile de comparer « l’américaine d'estrade » avec le modèle de « l’administration judiciaire frenchie » qui avant démonstration, se pare déjà de la prestigieuse dimension et dénomination incontestable de… JUSTICE ! Celle-ci considérée comme « achevée » et indépassable…la nôtre oui, la sublime française !!!
Pourtant elle est bien fatiguée, « ON ACHÈVE BIEN LES CHEVAUX !!! » La danse a trop duré, la vie est difficile et il faudra bien que quelqu’un prenne l’arme pour l’aider…Ce « service » il faut bien le lui rendre, à un moment ou un autre, à cette parodie de Justice!
Équitable comme bon commerce, qui se veut et se réclame, à charge et à décharge…et qui dans ces conditions n’a dans son barillet, que et seulement les cartouches et balles qui encombrent, que l’on oublie, que l’on ne sait si l’on doit garder celle-là ou telle autre ...ou que l’on y laisse à dessein( ?) Le juge armurier, grand, solitaire et vite mutable _ se qui ne doit pas responsabiliser beaucoup la corporation_ en décidera ( ;0), avec peut-être le doigté ou la corde d’un procureur, en plus.
Nous devons donc considérer que DSK et sa bite ne sont que des accessoires du veau de ville, des amusements de boulevards parisiens… et du Radio City Hall des nouilles hors quais. Tron un effet supplémentaire, exotique ma foi…et tous ceux que nous croiserons d’ici 2012, de plus ou moins bons figurants aux longs nez, à faire pâlir Rocco Ziffredi. Une année jubilatoire s'ouvre...
Vive le Gross Pariss…et sa braguette de chef d’orchestre.
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ALAIN GUILLOU Le Mardi 7 juin 2011 15:07
PAR ALAIN GUILLOU
co-fondateur du Collectif REPARE
Il est plus que probable que si le Sofitel avait été un Sofitel en France? l’affaire de l’avocat et homme public ultra-protégé DSK n’aurait pas vu le jour.
Par ailleurs, si l'élue de la République française Anne Mansouret, mère de Tristane Banon n’avait pas conseillé à sa fille de ne surtout pas porter plainte contre le présumé innocent ex-futur président (avocat lui aussi) cette affaire ne serait probablement pas arrivée.
DSK (présumé innocent ) probablement protégé mais échaudé aurait été plus prudent face à ses présumées pulsions présumées exlusivement séductrices mais non agressives.
Les technocrates preque tous femmes et hommes de loi de ce pays seraient encore en train de le pousser vers le podium présidentiel pour remplacer un autre avocat, un peu usé, non moins rusé.
Parce que cette femme a failli doublement, d’une part à son devoir de mère mais aussi à ses responsabilités politiques, je lui adresse la lettre ouverte que vous trouverez ci-dessous. Je vous invite à la recopier cette et à lui écrire pour lui demander vous aussi sa démission.
Pour en revenir à l’excellent article de Philippe Argouarch et au tout aussi excellent commentaire du Dr Pascal Dazin pour ma part J’ACCUSE !Je mets ici directement en cause le fonctionnement et les travers de la justice de ce pays par les hommes de droits et de lois, qui s'arrangent entre eux au lieu d'arranger les citoyens.
Par ailleurs, dans ce contexte et sans changer de sujet, parmi certains politiciens il en est qui ont fait médiatiquement, donc publiquement et à plusieurs reprises leur « coming out » pédophile sans qu’aucune des personnes en charge de responsabilités politico-judiciaires-legazi et ou tout simplement des émissions tv concernées ne s’en émeuvent vraiment.
D’autres, faussement sans regrets et pour de sombres raisons qui n’étonnent personne, préfèrent ne pas se présenter …. Ils surfent sur la ligne interdite qui borde le gouffre dans lequel tombe DSK … Ils savent pertinemment qu’ils seront aux ordres d’un pouvoir judiciaire qui les tiendrait alors avec une laisse rétractable comme celle que l’on utilise pour promener son chien… Et que l’opinion publique pourrait faire exploser « le couvercle d’une cocotte minute répoubelle en surchauffe ».
Les exploiteurs d'un droit républicain dénaturé (que j'appelle les "légazis") tirent les ficelles en arrière plan.
Questions :
Pourquoi tant de juges et ou avocats dans tous les partis accompagnent les femmes et hommes politique quand ils ne briguent pas eux même les responsabilité présidentielles?
Pourquoi la plupart des ministres sont furent ou deviennent des avocats?
Et voici maintenant que des juges se lancent gaillardement à l’assaut des plus hautes fonctions à coup de mise en examen ou de dénigrement avec l’appui de médias aux ordres. On ne peut d’ailleurs pas dire ex-juges si on en juge par les jugements de la juge Eva Joly qui juge les postulants au pouvoir à tour de bras et toujours avec la bénédiction des médias.
De gauche ou de droite, d’extrême gauche ou d’extrême droite il y a toujours un avocat ou un juge bien placé…. Un peu comme les bégons vert de la pub pour la lessive … sauf que pour le coup ce ne sont pas des verts, mais une véritable marée de bégons en robes noires qui déferle sur la France comme un stunami dévastateur. Le phénomène est mondial…. Dans la plupart des pays dit démocratiques c’est la classe juridique qui gouverne Angleterre, Allemagne , USA etc …
Bien sûr les légazis en robes noires s’empressent en France de dénoncer la violation de la séparation des pouvoirs par les politiques … Mais où est donc cette fameuse séparation des pouvoirs si les dirigeants du pays sont tous ou presque issus des écoles juridiques et de la magistrature ? Ce n’est que poudre aux yeux !
Ce pouvoir est de ce fait devenu totalitaire. La preuve flagrante: personne n’a jamais rien dit à part ceux qui en souffrent sans pouvoir l’exprimer vraiment dans les médias de la violation de la constitution française par la justice qui empêche dans les faits de mentionner dans les tribunaux la Convention Internationale des Droits des Enfants pour limiter les dégâts des ruptures parentales judiciarisées… perversité suprême ce traité fut ratifié par l’avocat Miterrand et rayé illégalement du marbre de la constitution par cet arrêt antirépublicain malgré l’article 55 de cette constitution qui donne autorité à tout traité ratifié par la France.
La justice française ne peut être comparée en aucune manière à la justice américaine puisque le sport national de « nos chers » légazis en robes noires est de muter avec promotion les hauts fonctionnaires de l’état que sont les juges et qui sont coupables avérés de crimes passibles d’emprisonnement longue durée (abus de pouvoir, sexe déviant, photos pédophiles, prises de vues de jeune filles dénudées et mineures de12ans en difficulté sociale dans un tribunal, actes d’extrême violence sur une femme infirme qu’on peut raisonnablement qualifier d’acte de torture et sans compter les autres bouffonnades du genre masturbation publique en plein tribunal pendant la signature d’un jugement ou encore le vol (en Allemagne au cours d’une conférence européenne sur l’éthique magistrale) d’une carte de crédit pour aller se faire tout aussi magistralement flageller par une prostituée payée avec cette carte …. Sans oublier bien sûr le rusé malin du sud de la France dont les exactions furent reconnues pas la police et par un procureur plein d’air chaud soliloquant pendant deux heures à la télé pour nous expliquer que la pire punition est la mise à la retraite avec plein salaire …. Sachant qu’a cette occasion on leur délivre d’office la légion d’honneur , ça fait froid dans le dos.
….Outreau n’est qu’une très infime partie de la face visible d’un iceberg de violences institutionnelles: muté sans erreur lui aussi avec promotion.
Que dire aussi de tous ces morts de pères dans les affaires dites familiales … Des pères qui se suicident parce qu’on leur a tout enlevé (j’en fait partie mais je ne me suis pas suicidé contre toute attente) … Ou qui rendus fous par des décisions judiciaires débiles finissent par perdre raison et par tuer leurs enfants et ex compagne . Certaines radios lancent systématiquement et périodiquement sur les ondes que tous les 3 jours une femme meurt sous la violence d’un compagnon ou d’un ex-compagnon …. Je doute qu’il y ait autant de fous furieux … Par contre je pense que ces violences sont en majorité le fait de pauvre types qui ont été détraqués par ce système immonde.
Face à cette situation je rêve d’un pays ou tous (100%) les habitants par acte citoyens refuserait de voter. Car voter c’est reconnaître le droit d’exister à tous ces politiciens (non issus du milieu juridique) qui ont démissionné de leurs devoirs républicains. Quand ils ne sont pas légazis ils sont mis en examen s’ils ne font pas ce qui leur est dicté.
Pour moi, voter gauche, droite, centre ou extrêmes de tous poils et tous genres ça revient au même : on vote pour les légazis qui manipulent l’argent et l’opinion publique.
Loin des manifestations publiques potentiellement sanglantes car tout le monde en a vraiment ras le bol , ne pas voter c’est leur dire sans appel et sans contestation possible :
DEGAGEZ: NOUS NE VOUS RECONNAISSONT PAS ! Vous avez prouvé que vous êtes incapables de diriger ce pays.
Ceci est malheureusement quasiment impossible. Dès lors la violence généralisée n’est pas si loin que ça . Pourtant ce serait la plus belle des révolutions dans l’histoire de l’humanité car totalement pacifique et ouvrant la voie à une reconstruction possible.
On peut toujours rêver non ?
Copie de ma lettre à Mme Anne Mansouret
Madame l’élue de la République française,
Les français vous ont entendu expliquer cette semaine sur les ondes publiques qu’il y a quelques années, vous avez déconseillé à votre fille qui se lançait dans le journalisme de porter plainte contre un homme, un avocat, devenu leader politique, dirigeant le FMI, et prétendant il y a une semaine encore au statut de chef d’état de la France.
Cette jeune femme, votre fille biologique, affirmait notamment à la télévision que ce personnage l’aurait sauvagement agressé, avait dégrafé son soutien-gorge lors d’une lutte au sol où elle aurait échappé de justesse à un viol total. Votre fille ajouta lors de cette émission télévisée qu’elle aurait consulté à l’époque un avocat, lequel exhiba un dossier impressionnant au sujet des violences commises antérieurement par cet individu, mais sans avoir convaincu ou pu convaincre ses clientes de porter plainte…
Vous-même, liée à cet individu par des liens familiaux et par l’appartenance au même parti politique français dominant, avez expliqué dans les médias que votre conseil d’étouffer cette prétendue agression sexuelle était motivé par le souci d’augmenter les chances de réussite dans le journalisme de votre fille.
Quant à votre fille, elle a expliqué dans une émission très vendeuse qu’elle ne voulait pas donner l’image d’une journaliste portant plainte contre un homme politique.
Ces faits sont terribles en eux-mêmes. Et de plus, ils sont terriblement révélateurs de la corruption organisée sournoisement par trop de nos élus, par trop de journalistes qui veulent faire carrière sans problème et étouffent ceux qui souhaiteraient être honnêtes, et par autant voire plus de membres des corporations judiciaires.
Ils sont totalement incompatibles avec le fonctionnement républicain et civilisé de notre société, tel qu’il était prévu dans une Constitution.
Vous avouez, en tant que représentante du Peuple français, vous être objectivement rendue complice du maintien en circulation d’un individu sexuellement dangereux, et le faire par souci du carriérisme de votre fille. Et vous annoncez sans vergogne n’être pas dupe du fait qu’en France, pour être un journaliste bien vu, il faut collaborer avec les dérives des puissants.
Personne ne sait exactement ce qui s’est passé dans cette chambre d’hôtel aux USA où votre ami politique et prétendu agresseur de votre fille a été tout récemment en relation avec une autre jeune femme présumée victime de ses débordements de puissance immature.
Tout le monde sait par contre qu’en France, cela se serait arrangé, la juge Jolly regrettant par exemple la violence de la justice américaine.
Mais à travers vos propres aveux, chacun sait qu’en France, le plus important n’est pas de « coucher » ou pas, mais de se taire et collaborer pour réussir, quitte à laisser éventuellement en liberté des personnages présentés comme violents et dangereux grâce à la complicité d’élus, d’avocats et de journalistes.
Nous attendons bien entendu vos excuses publiques et votre démission de tout mandat républicain. Des femmes et hommes politiques tel(le)s que vous déshonorent l’idéal républicain français et nous empêchent radicalement de porter tout espèce de jugement de valeur sur d’autres pays, non seulement sur d’autres démocraties, mais aussi sur des pays où l’intégrisme et le fanatisme se portent sur d’autres valeurs que votre carriérisme collégial, cynique et mercantile.
Alain Guillou
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Pascal Dazin Le Samedi 2 juillet 2011 10:22
Un tournant dans " l’affaire DSK et de la femme de ménage " ?
Un mois et demi après la mise en cause du coureur de jupons, l’avocat politicien et président du FMI DSK, le NY Times et le procureur qui avait l’accusé notamment de suspicion de viol nous apprennent que la victime présumée a souvent menti dans le passé, que ses affirmations de n’en être pas à son premier viol sont hautement suspectes, qu’elle s’est dérobée à certaines convocations depuis sa plainte, qu’elle entretenait une relation très étroite avec un trafiquant de drogue en ce moment incarcéré, que celui-ci lui avait confié des sommes très importantes en cash, qu’elle a déclaré au téléphone qu’elle pourrait tirer de l’argent grâce à cette plainte, que cette mère célibataire élevant seul un enfant et présentée comme vertueuse, pauvre et courageuse, avait poussé le courage jusqu’à nettoyer une autre chambre après la relation sexuelle commise ou subie dans celle du futur président de la république française présumé…
Un mois et demi après les faits, quels qu’ils aient été, et que nous ne connaîtrons peut-être jamais, un mois et demi après la mise en accusation, puis la très courte incarcération, la démission du président du FMI, le remplacement par une autre avocate plus américaine bien qu’également française, et l’assignation stricte à résidence de très grand luxe.
Cela se passe aux USA.
Comparons avec ce qui se passe en jurocratie française, à travers, par exemple l’exemple d’Outreau : après deux ans d’incarcération, l’ensemble des victimes du procès d’Outreau (sauf un, qui s’est suicidé) est plus ou moins réhabilité. L’affaire avait débuté quand une menteuse avérée (et non pas présumée), dont les mensonges étaient connus des centaines de juges et d’avocats ayant tournoyé dans cette juteuse affaire, avait déclaré des incohérences à la justice sous couvert de protéger des enfants victimes de violences sexuelles organisées, où un prêtre ouvrier , un huissier, une boulangère, etc consommaient de l’enfant comme on mâche un chewing-gum. Combien de semestres de souffrances engendrées par des racontars déblatérés en justice, connus comme tels, mais jamais critiqués, par protection d’un étouffant système judiciaire qui consiste à mieux protéger les gens de justice que les citoyens ? Et quelles suites ? Les protagonistes principaux vont très bien, ils ont retrouvé leurs fonctions, et distillent régulièrement leurs messages pervers, leurs doutes négationnistes. A Outreau, le système judiciaire dans sa globalité a surprotégé un faux témoin pour assurer la pérennité de son fonctionnement vicié.
Comparons avec ce qui se passe en " justice familiale " française, quand des centaines de millions (méditons sur ce chiffre impressionnant, accumulé sur des décennies) d’attestations sont versées par stratégie de l’élimination parentale et de rapports judiciaires, quitte à salir durant des années, une vie, des gens qui voulaient rester parents de leurs propres enfants. Une réhabilitation partielle après un mois et demi ? Cela ferait rêver tous ces pauvres gens transformés artificiellement en sales types, mauvais pères et maris dangereux.
Comparons avec ce qui se passe tous les jours, cent fois par jour, en justice française, puisque les procureurs français peuvent faire éjecter immédiatement des pères sur simple déclaration en gendarmerie de la mère qui craindrait que son mari puisse devenir violent quand il saura qu’elle est déterminée à le quitter par les voies judiciaires, et que nombre d’entre eux, ayant commis le crime d’être père , se retrouvent menottés dans le silence des médias. Retrouvent-ils tous une maison à X mille dollars le mois avant d’être blanchis ? Ont- ils d’ailleurs été blanchis une seule fois dans la myriade d’exemples de cette pratique?
Comparons les craintes de certains amis de DSK qu’il se suicide, avec la réalité des suicides d’hommes d’âge mûr français, exclus de leur vie de famille, désespérés, déboussolés, écœurés, perdant ensuite leur emploi et s’enlisant dans la spirale des exclusions.
Si nous faisions ces petits efforts de comparaison, la suspicion légitime sur le système judiciaire français se transformerait en acte d’accusation. Alors surtout, ne changeons pas les équilibres injustes, et Mesdames ou Messieurs les journalistes français, continuez , en bons auxiliaires de communication, de nous rapporter ce que DSK a mangé, quelle était la couleur de sa cravate, et quel vêtements portait sa fidèle épouse.
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pascal dazin Le Jeudi 21 juillet 2011 15:11

Dans le cadre de la plainte tardive, déposée par Tristane Banon, qui affirmait depuis plusieurs années avoir violentée en vue de viol par DSK, plainte déposée après que la justice américaine se soit penchée sur les mœurs libidinales de DSK , la mère de la plaignante française vient d’être entendue en tant que témoin par la police française, et a donc déposé officiellement.
Rappelons que la présumée violentée en vue de viol Tristane Banon est une journaliste ayant rédigé l'ouvrage "J'ai oublié de la tuer", relatif à sa mère, et qu’elle avait antérieurement décrit dans les détails même intimes son agression dans une émission télé « people », expliquant qu’elle avait longuement réfléchi et consulté son avocat à l’époque des faits allégués, que celui-ci lui avait montré une « pile de dossiers » contre DSK, qu’elle avait finalement préféré ne rien faire pour ne pas nuire à sa carrière, parlant à cette occasion également de l’alcoolisme et des besoins de séductions de sa mère Anne Mansouret,
et que de son côté Anne Mansouret est une élue socialiste, notamment Conseillère Générale, qui déclara dans divers médias et notamment depuis cette époque de faits sexuels présumés, qu’elle avait dissuadé sa fille de porter plainte, elle aussi pour préserver sa carrière, qu’elle avait constaté à quel point sa fille souffrait de cette agression, qu’elle avait « amicalement » conseillé à DSK « de se soigner », qu’elle en avait parlé à plusieurs de ses amis politiques (Fabius et Hollande), lesquels n’auraient pas réagi de façon constructive.
Or à présent que la plainte est déposée en France pour des motifs un peu comparables aux faits allégués qui auraient été commis par DSK aux USA, et surtout dans le contexte de la prise en charge américaine de tels faits, décrite je ne sais pourquoi en France comme « très violents » (je cite l’ex juge Eva Joly), alors que ce sont les faits allégués qui le seraient avant tout, Anne Mansouret, selon la presse française, déclare officiellement aux enquêteurs :
-qu'elle avait elle-même eu une "relation sexuelle consentie" avec le présumé violenteur DSK, que cette relation sexuelle était antérieure aux faits allégués par sa fille, et que celui-ci s'était comporté "comme un soudard". Surtout, elle témoigne officiellement qu'après avoir retrouvé sa fille très meurtrie par cette tentative présumée, elle avait demandé conseil à deux juges de sa connaissance, au sujet de la conduite républicaine à suivre. Ces deux juges, selon sa déposition, lui ont déclaré que sa fille Tristane Banon n'avait pas intérêt à porter plainte.
Il s'agit donc de deux témoins très importants, et d’une déposition critique, d’intérêt majeur ! Mais pourtant, l’appareil judiciaro-politique pseudo-républicain français se gardera bien de faire entendre ces deux magistrats pour vérifier les faits, car la collaboration entre les trois pouvoirs remplaçe de longue date l'indépendance de façade prévue par la Constitution : s’il est une leçon politique à tirer de toutes ces coucheries d’élites, c’est bien celle-là, bien au-delà des récupérations politiciennes droite-gauche et sainte-parlotte faisant habilement diversion, et qui nous sont déversées dans les médias depuis lors !
Le procureur Vance est théoriquement moins corruptible, selon les usages vicieux en cours ici, spécifiques à la dérive française. Il obéit probablement à une autre logique, certes imparfaite comme toutes choses en ce monde, mais dont les différences ne pourraient que nous enrichir, si nous ne passions notre temps à soutenir les consensus aussi mous que pervers dans lesquels nous nous laissons enliser, et à déverser avec cette prétention bien de chez nous des seaux de gauloiseries sur la tête des américains.
Même si les américains ne pensent probablement pas à nous délivrer du légazisme comme ils nous délivrèrent du nazisme (pour la seule raison qu'il n'y a plus ici suffisamment de résistants aux nouvelles dérives) , je forme donc des vœux pour que le procureur Vance confronte les témoignages de ces deux magistrats, lesquels, du moins si la parole officielle de l’élue Mansouret est crédible sur ce point, apporteraient au moins la preuve de la collaboration entre les pouvoirs, en France.
Comment ces deux juges, amis d’une élue, pouvaient-ils savoir à l'avance qu'un membre d'un parti progressiste et d'ailleurs féministe (comme les autres) nierait les faits qui lui seraient à juste titre reprochés en justice républicaine, d'autant plus que ce membre d'un parti français, par ailleurs avocat, était pressenti comme faisant partie de l'élite morale républicaine, au point d'accéder à la direction du FMI, et d'être presque présumé chef d'état?
Comment deux juges, hors de leurs missions républicaines, peuvent-ils se comporter dans les faits comme des avocats sélectionnant les affaires à accepter ou pas en fonction de critères qui leur sont personnels?
Il est évident que l’audition, aux USA du moins, de ces deux magistrats, serait à présent fondamentale pour mieux comprendre ces histoires de présumées turpitudes aussi glauques qu’immatures entre gens de pouvoir judiciaire et gens de pouvoir législatif faisant les messes basses et complotant sur des dérives mêlant comme toujours chez les gens dont la morale s’arrête là où ils n’ont plus de profit personnel, le sexe, le pouvoir et l’argent…
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