La FUEN présente le Minority SafePack à la Commission européenne

-- Europe --

Dépêche
Par Philippe Argouarch

Publié le 12/02/20 21:51 -- mis à jour le 16/02/20 09:58
Conf de Presse de la FUEN après sa réunion avec la Commission européenne. (32 vues)

Le mercredi 5 février 2020, l'Union fédéraliste des communautés européennes, ou FUEN, a rencontré pour la première fois depuis le succès de la pétition citoyenne en 2018, la Commission européenne. Il s'agissait de présenter la MSPI, (l'initiative européenne pour la sauvegarde les minorités ou en anglais le Minority SafePack ). Cette réunion est l'aboutissement d'une campagne et d'une pétition qui ont commencé il a sept ans en 2013. L'avant-dernière étape en quelque sorte, la dernière étape étant l'adoption d'une loi européenne de protection de toutes les minorités nationales au sein des états membres de l'union.

Lors de la conférence de presse qui a suivi (voir la vidéo), le président de la FUEN, Loránt Vincze, a déclaré être content des échanges avec la vice-présidente Věra Jourová, la commissaire Mariya Gabriel et les autres officiels de la Commission.

«Nous avons clairement annoncé que notre but était de renforcer les législations européennes qui existent afin de soutenir les diversités linguistiques et culturelles qui font partie de notre héritage européen», a déclaré Loránt Vincze, le président de la FUEN et aussi un député au parlement européen.

Loránt Vincze est plutôt optimiste et pense que les prochains six mois apporteront les soutiens et les convictions nécessaires afin d'entreprendre des actions législatives basées sur les textes de la pétition citoyenne qui, rappelons-le, a rassemblé plus d'un million de signatures.

La FUEN

L’Union fédéraliste des communautés européennes (UFCE) en anglais : Federal Union of European Nationalities (FUEN), est une organisation non gouvernementale (ONG) internationale basée en Allemagne à Flensbourg. La FUEN a été créée en 1949 à Versailles par les Bretons Joseph Martray et Pierre Lemoine. Elle est dotée du statut participatif auprès du Conseil de l’Europe depuis 1991 et auprès de l’Organisation des Nations unies (ONU) depuis 1995.

Document PDF 50008-legislationproposition.pdf La proposition législative de la FUEN. Source : FUEN
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Philippe Argouarch est un reporter multi-média ABP pour la Cornouaille. Il a lancé ABP en octobre 2003. Auparavant il a été le webmaster de l'International Herald Tribune à Paris et avant ça, un des trois webmasters de la Wells Fargo Bank à San Francisco. Il a aussi travaillé dans des start-up et dans un laboratoire de recherche de l'université de Stanford. (voir le site) et (voir le site)

Vos commentaires :

Marie-Noelle Rinquin
Mercredi 12 février 2020

Je suis absolument enchantee d'apprendre que cette initiative citoyenne europeenne a ete accueillie positivement par la Commission Europeenne et de pouvoir esperer que nos langues minoritaires soient respectees, encouragees et protegees. La seule chose qui m'attriste est de voir que contrairement aux Basques et aux Occitans en Espagne, les Bretons, les Basques, les Occitans, les alsaciens n'aient pas suivi le mouvement des minorites europennes comme ils auraient du le faire. Sommes-nous donc en France si soumis à nos maitres jacobins successifs au point de nous contenter de folklore innocent et de nier l'essentiel, nos langues qui sont les outils indispensable nous permettant de transmettre notre culture et notre identité?

Il y a une 2ème initiative citoyenne européenne en marche. Il n'est pas trop tard pour la signer et demander ce qui nous est dû: un espace historique cohérent par exemple la Bretagne historique comprenant la Loire-Atlantique, comme elle l'était encore jusque 1972) ainsi que les ressources qui permettraient d'être autonomes et de developper nos territoires sur le plan économique ou culturel.

jakez Lheritier
Vendredi 14 février 2020

Quelles communautés ou organisations bretonnes sont dans la FUEN?

Peut on y adhérer individuellement et participer à leurs travaux et actions?

Lucien Le Mahre
Vendredi 14 février 2020

Bien sûr, tout avait été préalablement cadré lors des commissions, permettant alors au plus grand nombre de ne pas se déplacer à vue pour ne pas se mouiller publiquement, précaution d'autant plus urgente que les élections approchent.

Non-intégration des Langues Régionales dans les horaires scolaires, non-financement des écoles bilingues et même non-acceptation des signes diacritiques (un comble dans le suprémacisme linguistique que nous subissons ! ) : est-ce le reste des nécessaires propositions Molac ou la totalité, qui a été voté à « l’unanimité « : 46 votes sur les 49 présents ?

On se rappellera pour l’occasion que les citoyens rémunèrent 575 députés : 526 ont néanmoins jugé inutile de se déplacer, ce qui nous permet d'atteindre un 8,5% de présents jugé sans doute bien suffisant pour une misérable affaire de patois ensabotés !

Dommage que les absents n'aient pas entendu la députée européenne catalane qui s'exprimait en ces termes, il y a quelques jours, au nom du FUEN, devant la Commission Européenne (voir la vidéo ABP) : "Ce n'est pas une simple question de parlers, mais de droits civiques. Quand les droits linguistiques ne sont pas respectés, les droits civiques ne sont pas respectés, car ils sont indissociables".

Merci donc aux présents d’avoir rempli leur contrat, mais de là à dire que la démocratie se porte au mieux en république, il y faut quand même un bon moment de réflexion !

Mais plus fort encore : à part quelques rares fidèles à compter sur les doigts de la main, les députés bretons - qui doivent être une quarantaine - avaient estimé avoir mieux à faire que de participer au vote !

Là encore et bien qu'habitués du fait, on en reste pantois !

Quand on cumule les deux constats, on se dit que nous sommes décidément superbement bien défendus par les avocats que nous croyons pourtant à chaque scrutin avoir élus pour défendre notre cause !...

boned ruz
Vendredi 14 février 2020

En 2013 ou 2014 , Romain PASQUIER (politologue) expliquait à propos des bonnets rouges que les Bretons étaient selon lui des "jacobins refoulés", une manière sans doute d'étiqueter un mouvement qui échappait a toute logique française; cette réflexion fait-elle partie de la "caution morale" à laquelle nous sommes sensés adhérer et dès lors, doit on se considérer effectivement comme jacobin?

En fait, si on tient compte du résultat de l'action administrative et politique française en Bretagne sur le comportement de nos parents bretonnants pour ce qui concerne la Basse Bretagne au moins ( personne nés entre les 2 guerres), résultat qui s'est soldée par l' arrêt de la transmission de la langue à leurs enfants; soit environ 55% de nos parents qui auraient agit en ce sens d'une manière délibérée, mais aussi par près de 30 % de nos autres parents qui ont laissé faire..., Il est logique de se demander pourquoi ils ont agit comme ça? Pauvreté et modernisme à l'oeuvre ? Personnellement, je n'y crois pas, en tout cas cela ne semble pas suffisant car il reste malgré tout prés de 20 % de nos parents qui eux ont enseigné la langue à leurs enfants et ils n'étaient pas plus riches... Alors quoi? Disons que justement la pensée de Romain PASQUIER est peut-être mal construite et qu'il s'agirait plutôt de Bretons qui auraient opté pour la caution "morale française" et seraient donc devenus de faux jacobins ou plus vraissemblablement des "Bretons refoulés". C'est donc l'inverse il me semble.

Quand P MOLAC dit qu'il faut "travailler sur les Bretons", je suis d'accord avec lui...Ce choix malheureux de nos parents qui s'explique par la politique d'ethnocide menée depuis si longtemps par les gouvernances françaises, les a conduit à adopter cette " moralité française". Et leurs enfants ( nous-mêmes) en large part ne se posent même plus le problème ou à peine. Pour voter en faveur de l'ICE dont il est question, nos aînés ont une dure pente à gravir et notre génération en partie déconnectée de son identité est sur la même pente... Elle est située au plus profond d'eux-mêmes...établir ce qu'ils ont gagné et ce qu'ils ont perdu, relativiser les promesses aux jours désastreux d'aujourd'hui que connaît la "société" en hexagonie. Mais en ont-ils l'envie? ou même la force ? Sans eux, le changement ne sera pas pour demain... La caution morale des Bretons doit être bretonne et non plus celle qui a été imposée à travers la destruction de la langue.

On peut toutefois rester optimiste sur un terme plus long que celui de l'ICE: On constate l'envie d'une assemblée de Bretagne (sous condition d'élus valable et réellement Bretons dans leurs choix, j'imagine), on a suivi la pétition des 105 000 ou bien encore on voit des gens et il y en a qui apprennent le breton ( le gallo?) en se fichant royalement de l'injonction moralisatrice française... aussi: Bep un tammig e teu an neizh gant ar big

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