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- Communiqué de presse -
La démocratie moquée
La démocratie moquée Personne ne peut évoquer lui-même sa propre innocence sans l’avoir séance tenante perdue. Quand on parle de démocratie, le mot lui-même excède la théorie politique pour s’étendre à tous les types de relations sociales. Le citoyen parle bruyamment au comptoir du café du commerce et nul ne
Jean Yves Quiguer pour Mouvement fédéraliste de Bretagne le 18/10/06 8:57

La démocratie moquée

Personne ne peut évoquer lui-même sa propre innocence sans l’avoir séance tenante perdue.

Quand on parle de démocratie, le mot lui-même excède la théorie politique pour s’étendre à tous les types de relations sociales. Le citoyen parle bruyamment au comptoir du café du commerce et nul ne saurait le faite taire : nous sommes en démocratie.

C’est assez surprenant de voir comment le concept de démocratie circule à des niveaux différents mais que c’est sorti de son contexte théorique qu’il s’impose avec vigueur et qu’il trouve sa radicalité révolutionnaire : le droit universel à la politique.

Quand on se réfère à la démocratie politique, les principes sont connus et sans ambiguïté. Sachant par expérience que le pouvoir corrompt, sa limitation et sa division apparaissent comme des mesures et règles saines et sensées.

Depuis Locke et Montesquieu, chacun sait que la séparation des pouvoirs constitue un principe basique de l’exercice de la démocratie.

Tout le monde le sait, sauf en France ou tout le monde l’ignore.

Nous connaissons tous un député-maire, ou un sénateur-maire. Nous connaissons donc tous la démocratie bafouée.

Non seulement cette exception française du cumul est insupportable, mais elle est un viol des principes de base de la démocratie quand le même individu exerce des pouvoirs législatifs et exécutifs.

Rassurez-vous. En 2007 il y aura une « rupture ».

Les hommes politiques sont, paraît-il, conscients de la crise de la représentation politique. Il faut changer…..

Prenons acte.

Allons nous faire du neuf avec du vieux ?

Nicolas Sarkozy, neuf comme un vieux sou : Député en 1988, Ministre du Budget en 1993…….

Ségolène Royal, neuve comme Jeanne d’Arc : Députée en 1988, Ministre de François Mitterrand en 1992….

François Bayrou, illuminé par sa propre pensée : Député en 1986, Ministre en 1993…

De qui se moque t-on ? Qui sont-ils ? que font-ils ? qui les paient ?

Ségolène Royal est députée, rémunérée à plein-temps Elle est Présidente du Conseil Régional de Poitou-Charentes, rémunérée à plein temps. Et elle aussi candidate à la candidature du Parti Socialiste et parcourt à grands frais les routes de France.

Son taux d’absentéisme au Conseil Régional frise les 100%

Est-il inconvenant de lui rappeler que nous ne sommes plus en monarchie ?

Cette remarque s’adresse aussi au Ministre de l’Intérieur- Président de l’UMP- Président du Conseil Général des Hauts-de-Seine- Candidat en campagne…..

Le mensonge n’est pas une erreur. Il ne le serait que pour le trompé qui trouve quelque chose de suspect là-dedans et qui oublie parce qu’il a d’autres choses à faire.

Mais pour le trompeur, le mensonge est toujours univoque. Il se fabrique une supériorité injuste, prétentieuse, une position dominante dont il est tout naturellement le bénéficiaire.

Nous ne sommes plus au temps où il fallait se rendre au pied du chêne et rencontrer le Prince pour que dans sa divine stupidité héréditaire il daigne trancher.

Un élu est choisi pour faire ce que nous lui avons demandé de faire. Il est notre serviteur. Et quand il ne le fait pas, il doit partir. Cette double procédure, accounting et empeachement, est répandue dans les véritables démocraties.

Sortons de cette hiérarchie délétère qui habite les gens de pouvoir.

Seul le peuple est souverain.

Et plus cette notion de peuple est géographiquement restreinte, comme c’est le cas dans le fédéralisme, mieux cette souveraineté s’exerce.

Oui à la rupture nécessaire de 2007,

Mais pas avec les prébendés historiques d’un Etat qui nous a mené à la ruine et au désespoir,

J-Y QUIGUER

Président du Mouvement Fédéraliste de Bretagne

Le Mouvement Fédéraliste de Bretagne plaide et milite pour l'adoption d'une architecture fédérale en Bretagne, en France et en Europe. Membre de l'Union des Mouvements Fédéralistes (UMF), il défend le concept de fédéralisme contractuel dans le cadre des institutions et celui du fédéralisme intégral dans le cadre de la société. LE MFB n'adhère pas à l'idée d'une fédération d'états-nations qui n'est qu'une forme de confédération conduisant aux mêmes échecs que l'actuel état-nation dont nous allons prochainement porter le deuil. C'est ce qui justifie un fédéralisme inspiré de la doctrine contractualiste en opposition avec la doctrine étatiste. Ce qui est bon pour le tout, l'est aussi pour les parties. Il ne saurait exister de fédéralisme européen sans un fédéralisme local, d
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