Avec l'arrestation par les autorités allemandes de Carles Puigdemont ce dimanche 25 mars, nous avons réellement changé d'époque. La démocratie européenne est menacée de mort.

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Après avoir sacrifié les courageux combattants kurdes sur l'autel de la realpolitik et laissé le nouveau caudillo espagnol emprisonner les «séditieux» démocrates catalans, c'est maintenant Angela Merkel qui, contrairement au gouvernement belge, décide d'arrêter le président catalan, coupable d'avoir gagné par deux fois des élections démocratiques.

Demander son indépendance est un droit, comme l’a montré l’exemple de l’Écosse et de la plus vieille démocratie du continent (l’Angleterre), et non un crime ; les dirigeants européens doivent veiller au respect de ce droit et ne pas se laisser entraîner dans les dérives d’une justice politique.

Devrons-nous bientôt craindre de participer à des élections pour ne pas risquer la prison ?

Le Parti Breton appelle les dirigeants européens et tous les démocrates à se ressaisir.

Le Conseil National

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Le Parti Breton est un parti politique républicain, réformateur, qui a vocation à regrouper les hommes et les femmes s'engageant dans le combat pour la reconnaissance pleine et entière de l'identité nationale du peuple breton. Il propose une vision spécifique de l'organisation sociale fondée sur la primauté de l'individu.
Il se définit dans les valeurs de l'humanisme, de la solidarité, de la démocratie et de la liberté.
C’est un parti de réforme, s’adressant à tous ceux qui œuvrent pour le progrès selon les principes des philosophies politiques allant de la Social-Démocratie à la Démocratie Sociale Libérale tels que ces concepts sont largement reconnus et répandus dans l’actuelle Union Européenne.

Vos commentaires :

Mickaël COHUET
Jeudi 29 mars 2018

"(...) La démocratie européenne (...)" ?

Je suppose que l'Auteur de ce communiqué parle de l'Union Européenne.

« Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens. »

Déclaration de Jean-Claude Junker, le Président de la Commission européenne (non-élue) dans un entretien accordé au Figaro (édition abonnés), le 29/01/2015.

C’est clair non ?

Nous sommes dans un système politique post-démocratique. Celui-ci se nomme : Union-Européenne (fondée par les États-nations qui nient aujourd'hui encore, en toute logique, les Nations sans État).

(voir le site)

L'Union-Europhilie des Bretons de l'emsav est atterrante.

Par ailleurs, je trouve invraisemblable que sur abp.bzh, ou l'on peut s'attendre à priori à un lectorat averti, que l'on confonde CONSTAMMENT l'Europe et l'Union Européenne.

Jacques
Vendredi 30 mars 2018

Il est clair que nous assistons là à un tournant majeur qui doit s'accompagner d'une prise de conscience...

Le développement de l'Union Européenne a apporté beaucoup à la Bretagne comme à l'ensemble des nations sans états, la Bretagne étant possiblement la nation qui n'a pas su tirer le maximum de cette opportunité....

Mais aujourd'hui, l'Union Européenne a changé de cap pour protéger les états-nations, ce qui implique une limitation de la démocratie au profit des intérêts de la classe oligarchique qui défend ses privilèges...

Une autre Europe doit émerger.... et cela ne se fera pas par le biais des états-nations... mais par le biais des nations donc des populations...

Nous avons vu l'Union-Européenne faire faire pression et menacer les Écossais lors de leur référendum...

Nous avons vu le même scénario se renouveler avec la Catalogne, mais avec un emprisonnement des élus du peuple...

Nous avons vu l'Europe fermer les yeux vis à vis du massacre de Kurdes quand par ailleurs elle soutient des milices islamiques...

Nous constatons que les Corses ont déjà tiré les leçons, et communiquent au maximum avec le peuple pour bien l'informer et maximiser la compréhension tant des objectifs corses que des réponses apportés à ces objectifs par l'état...

Nous voyons aussi l'Europe se scinder en deux, face à l'ambition d'imposer aux populations un changement d'identité par un afflux massif de non européens (par une utilisation abusive et idéologique de la tradition d'accueil de réfugiés...).... Avec à l'Ouest des scandales à répétition (le dernier en date, celui de la police britannique qui a laissé se développer le vol de plus de 1000 femmes européennes par un gang de non européens par peur accusation de racisme). L'Europe de l'Est, qui n'a pas de passé colonial, refusant démocratiquement cette évolution se voyant subir les foudres de Bruxelles... (Pour rappel, en Bretagne l'ancien maire Edmont Hervé a remis personnellement un diplôme à un Iman qui dans ses vidéos justifiait le viol des femmes non voilés, le même principe que revendique Tarig Ramadan l'ex-chouchou de l'oligarchie qui était présenté comme la réussite de l'intégration à l'Europe. Personnellement cette justification du viol ne fait pas parti de mes valeurs, mais elle devient celle des Bretons qui par politiquement correct préfèrent faire comme si de rien n'était... soit la même démarche que les policiers britanniques).

Tout le projet d'une Europe sur le modèle actuel de l'union Européenne se fissure de partout... en réaction à une dérive anti-démocratique...

Entendre des journalistes affirmer que le ''peuple a mal voté...'' est devenu banal...!

Même ABP, qui n'est pas un média bien méchant, s'est vu gratifier de ''fake news''... on croit rêver...!

Si le mouvement breton veut faire progresser la Bretagne, il va probablement lui falloir remiser le politiquement correct pour miser sur la démocratie et sortir de sa tour d'ivoire pour coopérer avec les autres nations européennes qui nous devancent sur ces questions...

Paul Chérel
Lundi 2 avril 2018

Bel argumentaire de @Jacques. L'Europe rêvée il y a plus de cinquante ans n'existe plus. Premier responsable, l'Etat-membre appelé France entraînant tous les autres dans un charabia démocratique qui ne veut plus rien dire. La Bretagne n'a rien à attendre de ce débris d'Europe. Concernant la remarque de @Mickael Cohuet, le vocabulaire journalistique est de plus en plus nul. On parle d'Europe comme s'il s'agissait d'un ensemble cohérent et bien défini. Les commissions, comités, et autres "machins" tirent à hue et à dia dans le plus grand désordre. Mais l'Europe n'est pas le seul sujet où le monde journalistique se prend les pieds dans le tapis. On parle de Turquie, là où il faut parle d'Erdogan. La Pologne, La Russie, les USA, la Syrie sont infréquentables.Les millions de morts s'accumulent un peu partout. Seule la France est raisonnable.

Paul Chérel
Mardi 3 avril 2018

Je repasse mon commentaire avec quelque corrections orthographiques.

Les deux derniers paragraphes de @Jacques méritent une réflexion profonde. Aussi bien le soi-disant "mouvement" breton que les "acteurs" de son sujet, se révèlent incapables d'argumenter - sérieusement pour convaincre - des bénéfices que pourrait tirer la Bretagne d'une indépendance par rapport à la France et d'une adhésion à une Europe digne de son aptitude à devenir une voix et une voie mondiales. Sans parler de ses petites divisions à la française ( gauche/droite, riche vs. pauvre exploité, démocratie solidaire, écologie de pacotille, etc. du pur copier/coller de la France ) le "mouvement" breton dédaigne à merveille toutes les valeurs qui ont fait LA BRETAGNE et ses BRETONS au cours des siècles : sa vie maritime, sa renommée mondiale, l'exploitation de ses propres richesses, sa spécificité culturelle, son ardeur au travail, etc. Le Breton n'a hérité du Français que ses défauts. Seule petite remarque sur le titre de l'article, l'expression "république européenne". Yann Fouéré avait trouvé "L'Europe aux cent drapeaux". Pourquoi pas-, au mieux, les Etats-Unis d'Europe, ou encore "Union des peuples d'Europe. Etats-nations au placard ! Paul Chérel

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