-- Histoire de Bretagne --

La civilisation mégalithique est née en Bretagne

L'expansion mégalithique (source Bettina Schulz Paulsson paper)
L'expansion mégalithique (source Bettina Schulz Paulsson paper)

Il y a 35 000 sites mégalithiques en Europe. La chercheuse Bettina Schulz Paulsson, du Département d'Histoire de l' Université de Göteborg en Suède a eu l'idée de les répertorier et de les dater. Bien sûr les pierres elles-mêmes n'ont pas d'indications de la date de mise en place, mais il est possible de dater, au carbone 14, les restes humains, le bois et les poteries que l'on découvre lors des excavations des sites. Schulz Paulsson a répertorié 3 470 sites et en a conclu, à partir de Statistique bayésienne que les plus anciens se trouvaient en Bretagne. De là, cet aspect de la vie du néolithique aurait essaimé par voies maritimes sur toute la façade atlantique de l'Europe. Les plus vieux monuments sont le Cairn de Barnenez en Plouezoc'h et le cairn Saint-Michel (voir le site) dans le Vannetais. Suivis de près par certains dolmens autour de Carnac qui ont été construits lors de la seconde moitié du 5e millénaire av. J.-C., soit il y a 6 500 ans (±300 ans). Le cairn Saint-Michel aurait 7 000 ans.

L'étude est parue le 11 février dans Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America (PNAS) et a été reprise par le Courrier International. (voir le site)

Les mégalithes de Carnac et du Sud Morbihan ont été proposés à d'inscription au patrimoine mondial de l'UNESCO en 1996.

Document PDF 46868-megalithes.pdf Le papier de Bettina Schulz Paulsson. Source : Université de Göteborg
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philippe argouarch est un reporter multi-média abp pour la cornouaille. il a lancé abp en octobre 2003. auparavant il a été le webmaster de l'international herald tribune à paris et avant ça, un des trois webmasters de la wells fargo bank à san francisco. il a aussi travaillé dans des start-up et dans un laboratoire de recherche de l'université de stanford. (voir le site) et (voir le site)

Vos commentaires :

Lucien Le Mahre
Vendredi 15 fevrier 2019

Surprenant, car on croyait que le mégalithisme était remonté du sud vers le nord, c'est-à-dire de la péninsule ibérique vers la péninsule armoricaine, puis les iles britanniques etc... Or cette étude semble démontrer sérieusement que le foyer de cette immense civilisation, très technique dans ses pesantes réalisations, naquit sur notre sol ancestral avant de se diffuser ailleurs.

A la réflexion cela ne surprend au fond qu'à moitié quand on considère la Rome ou la Mecque préhistorique que dut être l'ensemble mégalithique de Carnac, unique en son genre et qui survit encore fièrement aux millénaires. Ce centre cultuel avait très bien pu exporter ses missionnaires, prêtres, achitectes et maîtres-d'oeuvre de l'époque afin de diffuser au loin leur foi solaire avec son architecture sacrée.

Par voie de mer, nous précise-t-on.

Si on en pressent la précarité, on a du mal à imaginer l'aspect des embarcations de ces époques reculées, mais cela nous fait toujours plaisir d'entendre évoquer, dans d'autres cultures de la mer - comme les iles britanniques ou ici l'ex-domaine des Vikings - la réalité et la permanence des routes maritimes qui échappent trop souvent à une perception lettrée française d'essence continentale, alors même qu'elle est assise sur l'un des domaines maritimes les plus étendus de la planète !

Leurs monuments étaient orientés vers l'Est, nous dit-on, c'est-à-dire vers le Soleil Levant.

C'est, comme on sait,un point que ré-inventeront ou reprendront les Celtes bien plus tard, le Levant étant également pour eux le repère principal (ils ouvraient les portes de leurs chaumières ou de leurs temples face à cette direction) leur gauche étant du coup le nord actuel et leur droite le sud actuel avec tout la symbolique qui s'y rattache. Le couchant où l'astre du jour s'enfonce à l'horizon figurant les domaines surnaturels de l'Au-Delà ...

Une interrogation cependant : on est frappé par la quasi concomittance des mégalithes originels de chez nous avec ceux de la lointaine Corse : un demi-siècle d'antériorité pour les nôtres, cela ne fait pas beaucoup dans des calculs qui, pour être scientifiques, n'en restent pas moins toujours sujets à controverse.

A moins que n'ait joué la fameuse spontanéité universelle des découvertes qui fit que des sociétés humaines sans aucun contact inventèrent par elles-mêmes des techniques identiques : le feu, l'épieu, l'arc et les flêches etc... Et donc pourquoi pas les mégalithes, sait-on jamais ?

Alain E. VALLÉE
Vendredi 15 fevrier 2019

Cette découverte au sujet des Mégalithes est fondamentale pour la Bretagne.

Il est très étonnant que personne ne se soit donné la peine de faire cette recherche avant. Merci Madame.

A +/- 300 ans, les preuves les plus anciennes remontant à : - 4700 ans BC + 2000 AC soit 6.500 ou 7.000 ans, la Bretagne continentale et réunie est donc le site incontestable d’une des plus anciennes civilisations du monde et nous vivons dans l’un des plus anciens berceaux de l’Humanité avant ou concomitamment avec Sumer.

Mais, contrairement à Sumer, il ne reste apparemment rien ou très peu de cette civilisation primordiale en Bretagne. Il est impossible de la qualifier de « bretonne » puisque les Bretons virent beaucoup plus tard en Bretagne continentale depuis la GB.

Pourquoi un Carnac en Bretagne et un Karnak en Egypte. Et ailleurs ?

L’absence de volonté à financer la recherche se déplore. Son enjeu actuel serait de relier cette primordiale civilisation et la Bretagne d'avant les conquêtes celtique, romaine, viking, bretonne puis germaine c’est-à-dire franque.

L’évidence est que la Bretagne, constituant un finistère occidental majeur du continent euro-asiatique, fut nécessairement un lieu attractif et mythique à forte symbolique religieuse et cosmique. Il convient de tenir compte des évolutions climatiques et du niveau des mers.

Une opération « ADN » (Cf : Etrurie) serait peut-être utile ici mais controversée et polémique. Il faut donc surtout compter sur des intelligences et des volontés externes.

Au total, voici qui renforce le renom de l’actuelle Bretagne.

AV

Jakez Lhéritier
Vendredi 15 fevrier 2019

Un comble :les sites mégalithiques bretons toujours pas classés,alors que la ville du Havre construite en béton l'a été récemment.

L'enseignement des contes et légendes de l'histoire de France est à revoir ,pour les Celtes bretons vikings,de Bretagne. 4700 ans ...§

Je croyais que la civilisation des pierres étaient originaires de Lybie ?

Lucien Le Mahre
Vendredi 15 fevrier 2019

J'ai parlé un peu rapidement de la Corse, mais il s'agissait plutôt de la Sardaigne, ce qui ne change rien au raisonnement.

Job
Samedi 16 fevrier 2019

"Il est très étonnant que personne ne se soit donné la peine de faire cette recherche avant. Merci Madame."

Oui et tout le monde partait du principe d'une origine méditerranéenne ou proche-orientale ici visiblement !

Surement encore les conséquences d'une vision complexée et chrétienne de l'Histoire. Cela nous poursuit inlassablement sur à peu prés tous les sujets évoqués ... et signe notre disparition.

P. Argouarch
Samedi 16 fevrier 2019

@job : attention il s'agit uniquement des mégalithes européens. Il y a des sites bien plus anciens en Turquie comme Göbekli Tepe (voir le site) au Kurdistan près de la frontière syrienne. Ce temple peut être considéré mégalithique et est vieux de 10 000 ans.

Job
Samedi 16 fevrier 2019

Merci pour le lien.

On peut dire que ce ne sont pas du tout les mêmes types de mégalithes.

Ma remarque était beaucoup plus dans le sens d'un phénomène qui se serait propagé jusqu'à chez nous. On voit bien sur votre carte que ce n'est pas possible au vu des datations (et tout simplement du type de mégalithes).

Didier Lebars
Dimanche 17 fevrier 2019

Bel article, une thèse qui remet en cause l'histoire d'une Bretagne au bout du monde. Au contraire ça aurait été un centre civilationnel. Cette thèse est cohérente avec les analyses ADN et l'homme de l'Atlantique.

Quand je regarde la carte, je vois aussi des sources indépendantes qui partent de Catalogne et Sardaigne.

Quand on parle de voies maritimes, on pense tout de suite aux bateaux. Ne faudrait-il pas aussi considérer que dans un territoire sans route et avec des forets, les plages offraient des routes à pieds sures et naturelles. Pour developper une civilisation il faut des voies de communication. On peut imaginer des villages cotiers ayant échangé.

Léon-Paul Creton
Lundi 18 fevrier 2019

Lorsque l’on regarde la carte et les dates, au premier regard l’on remarque l’expansion côtière de la civilisation des mégalithes, à partir de la Bretagne considérée comme foyer dans l’hypothèse, avec les datations à l’appui

La Bretagne un territoire en cul-de-sac pour les peuplades migratrices du néolithique, et bien avant depuis au moins 700 000ans.

De de Bretagne et Cotentin, jusqu’à Almeiria par Gibraltar il y a une continuité d’implantation. Puis rupture jusqu’au niveau de Barcelone, à la datation l’on pourrait se demander si cette extension-là ne se serait pas faite par voie terrestre, assez rapidement après le développement en Bretagne 450 ans environ ?

Dans cette expansion de peul-vaen, taol-maen, maen-hir, kromlec’h et tumulus… l’on peut remarquer que les points les plus anciens sont sur des avancées sur la mer, c’est aux environs des caps où les datations sont les plus anciennes.

Et les développements en vert, concernant la partie Bretagne/Espagne pourrait être des expansions à partir des Caps et s’étendant entre et venant de deux caps : D’Armorique vers le sud de la côte du Golfe de Gascogne, en Galice du Cap Ortegal et Cabo Fistera (ou Cap Finistèrre) vers l’Ouest sur la Galice et Les Asturies et vers le Sud, sur le Portugal.

Du cap St Vincente/Sagrès au Portugal sur ses environs, puis expansion vers au nord, le Cap Finisterre. Le foyer du Cap St Vincent, par Gibraltar vers les environs d’Almeiria avec à proximité le Cap Gata. Expansion en vert entre le Cap St Vincent et le Cap Gata. Après ce Cap Gata, au Sud-sud ouest de l'Espagne en Méditerranée l’on ne retrouve rien jusqu’au niveau de la Catalogne/Barcelone actuelle.

Il est curieux de constater qu’autour de ces caps, l’antériorité dans Péninsule Ibérique soit de 4200 et plus. Et entre les Caps de 200 à 700 ans de moins.

Les datations de Sardaigne notamment sont proches de celles de Bretagne. Celles de Corse moins. L’expansion n’a pu se faire que par mer. Mais à partir d’où ?

Je suppose que les pêcheurs, les pennoù-sardin Douarnenistes, n’allaient pas encore à Messine pêcher la sardine…Qui sait ( ;0)

L’on voit également, qu’au fur et à mesure que l’on s’éloigne de de l’Armorique/Ibérie l’expansion se fait de plus en plus tardive, s’affaiblit. La zone Pays-Bas, entre Germanie/Baltique et Belgique ne semble plus irriguée…

Encore moins dans l’espace méditerranéen immédiat, Italie, Sicile, Baléares. Les temps changent, la métallurgie se développe, les croyances évoluent.

Et pour les Îles Britanniques/Irlande l’écart est de 800 à 900ans d’avec l’Armorique, curieusement l’Écosse plus éloignée au Nord, l’écart n’est que…de 500 ans. Nos ancêtres voyageurs, de l’époque sont assez étonnants. « Étonnants voyageurs » bien avant ceux de Michel Le Bris.

Par intérêt généalogique, je me suis fait faire une analyse de mon ADN. Sans entrer dans les détails, je peux dévoiler que 100% concerne l’Europe du Nord et du Sud. De ce total, 84% vient de l’Europe du Nord (Îles Britanniques, France, Allemagne, Belgique, Hollande, Suède, Norvège et jusqu’en Finlande. et 16% de l’Europe du Sud (Espagne, Italie), dont une partie qualifiée par le laboratoire comme « Ibère » (pas espagnol), et une autre part concernant l’Italie.

Le travail de ces chercheurs est très intéressant !

P. Argouarch
Lundi 18 fevrier 2019

@Leon-Paul qui écrit "Dans cette expansion de peul-vaen, taol-maen, maen-hir, kromlec’h et tumulus… l’on peut remarquer que les points les plus anciens sont sur des avancées sur la mer, c’est aux environs des caps où les datations sont les plus anciennes." , C'est parce que le centre le plus ancien est probablement sous la mer il a été recouvert par la remontée du niveau après l'âge glaciaire. Voir le Krom-lec'h de l'ile d'er Lannic qu'il serait aussi interessant de dater et qui est à moitié submergé. Voir le mégalithe trouvé par 23 m de fond dans le golfe du Morbihan.La mer remonte depuis 10 000 ans.

"Les datations de Sardaigne notamment sont proches de celles de Bretagne. Celles de Corse moins. L’expansion n’a pu se faire que par mer. Mais à partir d’où ?" Ne pas oublier que la methode statistique élimine les points dit "abérants" , les extrêmes sont jetés aux paniers. Donc le cairn-allée-couverte-tumulus de Saint Michel a probablement été jeté alors qu'il a 7000 ans, date de 5000 BC, plus vieux de 300 ans que tous les autres y compris ceux de Sardaigne.

J'ai aussi remarqué que les mégalithes écossais sont plus anciens que ceux trouvés en Angleterre et dans le Cornwall qui en est bourré mais beaucoup de datations restent à faire dans le Cornwall. Pour moi les plus beaux monuments sont en Ecosse comme à Canvendish dont les mégalithes des rings ou krom-lec'hioù ont été préservés dans la tourbe des milliers d'années. J'ai malheureusement perdu mes photos avec mon disk dur. Je rêve d'y retourner.

Job
Lundi 18 fevrier 2019

L'absence d'inscription au patrimoine mondial est stupéfiante pour ne pas dire scandaleuse (demande effectuée en 1996...)

Léon-Paul Creton
Mardi 19 fevrier 2019

Je comprends Philippe, Depuis 10 0000 ans et plus, jusqu’à nos jours, la mer a remonté de 120 mètres, ou un peu plus. Depuis 7000 ans c’est entre 30 et 40 m.

Oui dans le Morbihan la mer a recouvert des parties de champs de « maen-hir » et autres monuments mégalithiques. Mais le rivage de Mor Bihan n’est pas composé de hautes falaises à ce qui me semble, et ce qui est recouvert est relativement dans la continuité de ce qui existe émergé. Ou encore de savoir si ce qui existe, qui émerge encore, serait une construction « réactualisée » au fur et à mesure de la montée des eaux, afin de permettre à l’ensemble de continuer sa fonction et son rôle, durant autant de millénaires.

Cela pourrait laisser supposer que ce qui est sous l’eau serait plus ancien. Non informé, encore moins spécialiste, je ne conteste, ni ne réfute l’hypothèse d’une ancienneté plus importante des parties immergées… Au contraire j’aimerai bien que l’on puisse le savoir.

Mais là-dessus je n’ai aucune donnée, et je me demande d'ailleurs, si les éléments qui pourraient permettre de dater, existent encore. Ou sont possiblement exploitables ?

Par contre les marins qui sont passés souvent par le détroit de Gibraltar et approché son « rocher », qui ont doublé le Cap St Vincent, le Cap Finisterre et Ortegal d’assez près et quelques fois, savent que les falaises sont autrement plus hautes et qu’une continuité supposée demande de connaître les fonds marins aux pieds des falaises, notamment aux pieds et environs de ces caps.

Connaître la configuration sous-marine serait intéressante afin de savoir si ces caps sont des « rostres » granitiques et plongeant à quelles profondeurs, ou des surélévations perçues comme « sacrées » et devenues des foyer d’expansion au milieu ou en bordures de plaines, désignées propices à la construction de leurs monuments, qu’ils soient calendriers, d’observation célestes et/ou autres, rituels et religieux.

.

Face au soleil couchant et à l’immensité et la puissance de cet Océan Atlantique faire s’interroger nos ancêtres sur le OÙ plongeait, se cachait donc chaque jour leur Soleil ? Ar C’huzh Héol.

De ma fenêtre tournée vers le Levant, ar Sav Heol, en été, je le vois se lever presque derrière le sommet raboté, arrondi, par les centaines de millions d’années du Menez C’Hrom (Menez Hom ?)

Pierre Robes
Mardi 19 fevrier 2019

il faut rappeler que la mer Britannique (Manche) n'existait pas entre - 15 000ans et - 10 000 ans il y avait une toute petite rivière. les hommes circulaient à pieds de l'île de Bretagne au continent. Donc ils pouvaient suivre les cotes de l'Europe de la péninsule "Bretonne" à la péninsule ibérique. Ils avaient probablement des embarcations, le poisson étant fort nombreux et plus facile à prendre que le gibier, pourquoi auraient ils été plus idiots que les ancêtres des kanaks qui ont traversé les océans en péchant, il y a 5 à 10. 000 ans.

ce que l'on perçoit aujourd'hui comme des mégalithes au bord de mer étaient pour eux des mégalithes sur des hauteurs (sans compter ceux qui se trouvent sous l'eau)

P. Argouarch
Mardi 19 fevrier 2019

@Pierre Robes : une petite rivière ? non pas du tout. Un énorme fleuve dans le quel se jetait la tamise et le Rhin ! presqu'aussi large que l'Amazone ! par contre il pouvait probablement être pris dans des glaces l'hiver il y a encore 8000 ans et sans doute être traversé à pieds.

Mickaël Cohuet
Vendredi 22 fevrier 2019

Avec cette recherche effectué par Schulz Paulsson et les commentaires qui suivent ici, il me vient une réflexion : Et si les Euskariens / Basques étaient les derniers représentants en ligne directe ou à minima les plus proches parents de ceux qui sont à l'origine de la civilisation mégalithique ?

En janvier j'ai lu un article qui parlait du changement brutal de la population de l'île de Bretagne vers -2450 ans avant notre ère (la population fut remplacée par des populations indo-européennes [proto-"celtes" ?]). On en ignore pour le moment la raison (épidémie ?). Peut-on envisager que les Pictes, dont le substrat ethnique serait un mélange de Bretons non-romanisés (Celtes) et d'un peuple pré-indo-européen, seraient 1) des survivants de ce changement brutal de population 2) également apparentés aux Basques ?

Je ne maîtrise pas la question Basque. Si quelqu'un à des éléments de réponse à ce sujet...

Yannick Lecerf
Samedi 23 fevrier 2019

Par ces travaux de mes collègues suédois, par les avancées de la recherche linguistique, la Bretagne va progressivement prendre conscience que son identité culturelle ne doit pas grand chose aux mythiques discours sur le celtisme.

Voilà le temple celte de Stonehenge et les inhumations cinéraires confirmés dans des créneaux bien plus anciens que ceux souvent affirmés. De leur coté de grands linguistes européens ayant rendu leurs conclusions les années passées démontrent sans ambiguïté la réalité de deux groupes linguistiques aux origines différentes: le groupe de la façade atlantique dont les sources semblent se situer vers le tout début du Néolithique et le groupe plus récent d'Europe centrale proche du Lépontique présent dans un secteur Suisse, Autriche et nord Italie.

Par ailleurs la navigation et les échanges de matières premières sont parfaitement attestés dès le début du Néolithique par les découvertes archéologiques récentes (transport du plomb, de la cassitérite, du littoral de la Manche vers la Méditerranée, apport de la variscite d'Espagne présente dans certains monuments mégalithiques, etc...)

Dans mes deux dernières publications (Le peuplement de la Bretagne, des origines à la conquête romaine 2014; et Bretons et Celtes quand l'archéologie s'interroge, ou les incertitude de la celtitude 2017) tous ces points traités démontrent sans ambiguïté que l'identité culturelle des peuples bretons doit bien peu au mythiques discours en vogue aujourd'hui.

Aussi fortes soient-elles les convictions ne suffisent pas à faire une vérité.

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