


L'Organisation des nations et des peuples non représentés (UNPO) a tenu sa XXIe Assemblée générale à La Haye les 29 et 30 août 2026. Les représentants des nations et peuples membres de l'UNPO ont passé en revue les activités de l'organisation, débattu des évolutions affectant leurs communautés, adopté des résolutions et élu une nouvelle présidence.
L'Organisation des nations et des peuples non représentés (UNPO) a tenu sa XXIe Assemblée générale à La Haye les 29 et 30 août 2026. Les représentants des nations et peuples membres de l'UNPO ont passé en revue les activités de l'organisation, débattu des évolutions affectant leurs communautés, adopté des résolutions et élu une nouvelle présidence.
L'Assemblée s'est déroulée dans un contexte marqué par une évolution rapide de la géopolitique, une pression croissante sur le multilatéralisme et des défis financiers accrus pour les organisations œuvrant dans les domaines des droits de l'homme et de l'autodétermination. Les membres ont réaffirmé que tous les peuples ont le droit de déterminer leur avenir politique, économique, social et culturel, tout en soulignant que la solidarité et l'action collective sont essentielles pour faire progresser ce droit.
Élection d'une nouvelle présidence pour le mandat 2026-2028 :
L'Assemblée a élu Rubina Greenwood (Sindh) à la présidence. Abdirahman Mahdi (Ogaden) et Sofia Amini (Kurdistan iranien) ont été élus vice-présidents, et Tammy Breedt (Afrikaners) a été élue trésorière.
Les autres membres de la présidence sont :
Sénateur Paul Strauss (District de Columbia)
Mourad Amellal (Kabylie)
Sénatrice Tina Muna Barnes (Guam)
Zumretay Arkin (Turkestan oriental)
Nancy Sinay (Moluques du Sud)
Deedagh Jamalzhi (Baloutchistan occidental)
Ariadna Heinz (Catalogne).
Sous la direction de la présidente Greenwood, la nouvelle présidence poursuivra l'engagement de longue date de l'UNPO visant à placer le droit à l'autodétermination au cœur de ses activités. Elle mènera des actions de plaidoyer coordonnées, en portant efficacement les préoccupations et les aspirations des nations et peuples non représentés auprès des décideurs et des institutions internationales.
Remerciements à la Secrétaire générale sortante :
L'Assemblée générale a remercié Mme Mercè Monje Cano pour ses sept années au service de l'UNPO, dont près de quatre en tant que Secrétaire générale. Nous saluons son leadership et ses contributions, et lui souhaitons beaucoup de succès pour la suite de son parcours.
Repenser l'autodétermination :
Cette Assemblée a fait suite à la deuxième conférence de l'UNPO intitulée « Repenser l'autodétermination », organisée à La Haye les 27 et 28 août 2026 dans le cadre du 35e anniversaire de l'organisation.
La déclaration issue de la conférence a réaffirmé le droit égal de tous les peuples à l'autodétermination, ainsi que leur droit de déterminer leur avenir politique, économique, social et culturel. Elle a appelé à une participation et une représentation politiques significatives, à la préservation des histoires, des identités et des cultures, ainsi qu'au maintien de la solidarité entre les nations et peuples non représentés. Elle a également reconnu les opportunités de plaidoyer et les risques engendrés par les technologies numériques, notamment en matière de surveillance, d'intimidation et de désinformation.
Perspectives d'avenir :
La XXIe Assemblée générale s'est achevée sur un engagement renouvelé en faveur du droit à l'autodétermination et des droits des nations et peuples non représentés. Nous appelons les organisations régionales d'Afrique, d'Asie, d'Europe, des Amériques, du Moyen-Orient et du Pacifique à mettre en place des mécanismes concrets et des espaces permanents permettant aux nations et peuples non représentés d'exprimer pacifiquement leurs griefs, de défendre leurs droits et de participer aux décisions affectant leur avenir, conformément à la Déclaration universelle des droits de l'homme et aux principes fondamentaux d'égalité, de dignité et d'autodétermination.
L'UNPO remercie ses membres, ses collaborateurs du Secrétariat, ses partenaires et ses soutiens pour leurs contributions et leur engagement constant alors que l'organisation entame un nouveau chapitre de son histoire.
UNPO
Le lien vers l'article original en anglais: https://unpo.org/unpo-holds-xxi-general-assembly-in-the-hague-reaffirming-the-right-to-self-determination/
Ma contribution au micro de l'UNPO, traduite ici :
Bonjour chers amis de l’Unpo,
Je suis heureux de me retrouver parmi vous pour cette Assemblée Générale, et j’espère que l’UNPO va retrouver bientôt son indépendance financière, pour une force et une efficacité pleines et entières.
Je suis ici pour vous dire quelques mots sur mon pays la Bretagne. Aujourd’hui rien n’a bougé et rien ne bouge depuis des décennies: la France continue de tout contrôler en Bretagne, administrativement, politiquement, socialement, écologiquement, financièrement et culturellement.
La Bretagne n’a pas de voix, pas de parlement, pas d’autonomie ni de réel budget pour gérer ses affaires propres.
Ses langues, le breton et le gallo, sont toujours ostracisées et en voie de disparition. Sa culture est minimisée, et son histoire niée. Son territoire est toujours administrativement morcelé, le département de Loire-Atlantique toujours séparé des quatre autres départements.
Oui rien ne bouge en Bretagne, et avec la situation actuelle en France, nous avons peu d’espoir de voir les choses évoluer positivement.
C’est pour cela que nous avons plus que jamais besoin d’un UNPO fort et efficace.
Vive la Bretagne, vive l’UNPO, et vivent tous les peuples et cultures minoritaires du monde.
Merci à vous tous, chers amis de l’UNPO.
Pour KAD, JLLC.
Commentaires (18)
Il y a eu la pétition des 100 000 en Loire-Atlantique, mais qui n'a bénéficié d'aucune main secourable. Personne ne veut faire pression sur le Conseil départemental pour qu'il organise un vote de ses électeurs sur sa demande de changement de région. On peut toujours se plaindre, alors.
@ Anne Merrien
La lâcheté des politiciens bretons est proverbiale. Leur soumission au pouvoir central, leur incapacité à assumer une possible autonomie, les réduit au statut de simples exécutants ou courtisans du pouvoir dominant en place.
S'il vous plaît, vous serait-il possible de nous indiquer en anglais les mots que représente le sigle UNPO ?
D'avance, un grand merci.
S'il vous plaît, vous serait-il possible de nous indiquer en anglais les mots que représente le sigle UNPO ?
D'avance, un grand merci.
Bonjour Marie-France.
Pour vous répondre, UNPO en anglais signifie : The Unrepresented Nations and Peoples Organization.
En français : Organisation des nations et des peuples non représentés.
Cordialement.
Anne Merrien, Alain Bourges,
Votre point de vue britto-centré vous empêche de comprendre la motivation profonde de LA pour refuser toute consultation sur le sujet que vous qualifiez de réunification qui, ici, est perçu comme « annexion ».
Votre réunification se ferait au bénéfice exclusif de la Bretagne et au détriment de LA.
On peut comprendre les motifs de vos revendications.
Selon les critères, LA c’est entre 43 et 50 % de B4 au niveau démographie, PIB, emplois privés, épargne bancaire…
Les prétextes historico-culturels sont des faux nez.
La motivation est essentiellement économique.
Le poids économique de LA sécurise et est indispensable à la perspective d’autonomie réclamée par la Bretagne.
Il y a une réalité géographique que vous devez intégrer. Vue de Nantes et de LA, la Bretagne est un cul-de-sac. Si vous faites, au maximum, 350 km, vous êtes à la mer.
Les départements des PDL environnants LA donnent accès à l’Europe entière.
Pour cela, LA a besoin que les infrastructures terrestres (rail, routes…) soient, a minima, entretenues et, mieux, développées.
Imagine-t-on une région ou province ou ce que vous voulez « Bretagne », faire les investissements nécessaires en infrastructures entre LA et Angers/Paris, La Vendée/Bordeaux… pour améliorer la connectivité de LA.
Mettez-vous 2 secondes à la place des habitants de LA (hors diaspora bretonne) et vous comprendrez que rejoindre la Bretagne sur le plan administratif n’est pas un projet d’avenir.
Anne Merrien, Alain Bourges,
Votre point de vue britto-centré vous empêche de comprendre la motivation profonde de LA pour refuser toute consultation sur le sujet que vous qualifiez de réunification qui, ici, est perçu comme « annexion ».
Votre réunification se ferait au bénéfice exclusif de la Bretagne et au détriment de LA.
On peut comprendre les motifs de vos revendications.
Selon les critères, LA, c’est entre 43 et 50 % de B4 au niveau démographie, PIB, emplois privés, épargne bancaire…
Les prétextes historico-culturels sont des faux nez.
La motivation est essentiellement économique.
Le poids économique de LA sécurise et est indispensable à la perspective d’autonomie réclamée par la Bretagne.
Il y a une réalité géographique que vous devez intégrer. Vue de Nantes et de LA, la Bretagne est un cul-de-sac. Si vous faites, au maximum, 350 km, vous êtes à la mer.
Les départements des PDL environnants LA donnent accès à l’Europe entière.
Pour cela, LA a besoin que les infrastructures terrestres (rail, routes…) soient, a minima, entretenues et, mieux, développées.
Imagine-t-on une région ou province ou ce que vous voulez « Bretagne », faire les investissements nécessaires en infrastructures entre LA et Angers/Paris, La Vendée/Bordeaux… pour améliorer la connectivité de LA.
Mettez-vous 2 secondes à la place des habitants de LA (hors diaspora bretonne) et vous comprendrez que rejoindre la Bretagne sur le plan administratif n’est pas un projet d’avenir.
Monsieur David, on peut vous retourner tous vos arguments et les adapter au moment où la France a détaché sans concertation la Loire-Inférieure de la Bretagne, pour l'annexer à la région artificielle sans passé ni histoire, « les Pays de la Loire », créée pour l'occasion, pour affaiblir la Bretagne... Vous perdez votre temps et ne convainquez que les jacobins anti-bretons comme vous...)))
Monsieur Le Cuff,
Sur le plan administratif, la Loire-Inférieure n’a jamais fait partie de la Bretagne, car ce département a été créé en 1790, comme les 82 autres départements français, et concomitamment avec la disparition des provinces de l’ancien régime.
Effectivement, je ne suis pas certain qu’une consultation, un référendum ou un RIC aient été organisés à l’époque pour valider cette décision.
La construction des régions est un processus qui a débuté au début du 20e siècle sur des bases économiques et a progressivement été étendu au champ administratif.
Je ne suis pas jacobin anti-breton.
Je suis attaché aux intérêts de LA.
Vous refusez qu'on interroge la population de la Loire-Atlantique sous prétexte de la présence d'habitants venus d'autres départements bretons. Mais du côté du mouvement breton, certains craignent ce même vote du fait de l'arrivée de populations venues d'ailleurs que de la Bretagne. On ne peut pas geler le corps électoral comme en Nouvelle-Calédonie ! Le Conseil départemental est compétent pour demander à changer de région (même si on nous fait croire depuis toujours qu'il ne pourrait faire que des vœux inconsistants). Depuis 2005, ce même Conseil départemental peut organiser un vote de ses électeurs au sujet d'une de ses compétences, dont celle-là. Ainsi est la loi. Pourquoi l'Assemblée nationale a-t-elle voté cela ? Je ne sais pas. Peut-être pour se mettre au niveau des standards européens.
Pour ce qui est de l'économie, Rennes et Nantes sont excentrés en B5, ce qui suppose le développement des liaisons terrestres avec les régions environnantes. Disposant d'une grande façade maritime, le reste de la Bretagne ne peut pas être considéré comme enclavé.
Monsieur David, le Pays de Nantes fut pendant 682 ans dans le pays souverain appelé d'abord Royaume de Bretagne, puis Duché de Bretagne. Ensuite annexé par la monarchie française, il fut toujours une partie de la Province de Bretagne, entre 1532 et 1790... 682 + 258 = 940 ans... Ensuite appelé Loire-Inférieure par les républicains à la création des départements en 1790, et Loire-Atlantique le 14 mars 1957, avec à suivre la création des Pays de la Loire en 1960... 66 ans d'existence seulement hors de la « Région Bretagne », donc... Tous ces chiffres pour parler uniquement de la dimension administrative française... Mais l'administration française n'a jamais tenu compte de l'avis des Bretons ! Ce découpage n'est donc pas démocratique. En démocratie, avec l'avis des Bretons, le Pays de Nantes n'aurait jamais été retranché de la Bretagne... Et un jour, elle y reviendra de fait, comme si elle ne l'avait jamais quittée...
Je suis toujours intéressée par des marques officielles de la bretonnité de la Loire-Atlantique d'avant la funeste régionalisation. Quand le président Félix Faure est venu à Lorient en 1896, il a reçu un ouvrage regroupant des « vues de Bretagne » peintes par Le Sénéchal de Kerdréoret. J'aimerais bien savoir si on trouve logiquement des vues du littoral de la Loire-Atlantique dans cette commande de l'État.
Réponses à Anne Merrien et Jean Loup Le Cuff
Selon les règles en vigueur en France, ce n’est pas la population qui définit l’organisation administrative du territoire. Cet exercice relève de la compétence exclusive de l’État.
Pour autant, la situation actuelle n’est pas tenable.
Le découpage administratif des régions, initialisé en 1938 et confirmé en 1956, 1972, 1982… était basé sur des considérations de cohérence économique. Cette cohérence n’est plus depuis 2014/2015 et la création des grandes régions Hollande, basées sur un objectif d’économie des deniers publics (en regroupant les régions, ça coûte moins cher).
Par ailleurs, une administration de fait de ces régions par le pouvoir central est une aberration. Une plus grande autonomie (à définir) est nécessaire et ce, pour toutes les régions. La remise en cause du découpage est un sujet qui ne peut être écarté.
Le découpage de 1938/1956/1972/1982 répond-il aux enjeux actuels ?
Plusieurs pistes sont sur la table :
- des régions avec une cohérence avant tout basée sur l’histoire et la culture d’il y a 500 ans ?
- des régions avec une cohérence purement économique, comme avant 2014/2015 ?
- des régions intégrant, en plus des enjeux économiques (la situation du pays ne nous en dispensera pas), les enjeux climatiques.
Je ne suis pas du tout mélenchoniste, loin s’en faut, mais son projet d’écorégions et surtout les critères associés méritent d’être pris en compte.
Les électeurs de la Loire-Atlantique peuvent être consultés uniquement pour demander à changer de région. C'est l'Assemblée nationale qui décide de tenir compte ou non de cette demande.
Réponse à Anne Merrien et Kys44,
Pour ceux qui, à l'époque, s'intéressaient à la question (fort peu sans doute), le début de la visibilité, c'est 1938.
Visibilité accrue en 1956 avec la création des régions programme, qui, je vous le concède, n'étaient pas forcément visibles, mais correspondaient quand même, pour la zone qui nous concerne, à une réalité concrète.
En témoigne le compte-rendu du congrès de l'association bretonne de 1973 qui affirmait, entre autres, que « en dehors des liens économiques qui ont constitué la nouvelle région, il y a une certaine affinité de tradition et d'idéal entre la Loire-Atlantique, la Vendée et le Maine-et-Loire ; à une certaine époque de leur histoire, leurs populations ont lutté côte à côte et versé leur sang pour la même cause... »
S'ajoute le fait qu'en 1973, les Conseils généraux ont été consultés sur les limites des régions.
Le compte-rendu du congrès précédemment cité précise que « des votes des différents Conseils généraux de Bretagne ont montré que l'unanimité était loin d'être faite à ce sujet. »
Ces propos indiquent clairement que les liens économiques ont constitué la région des Pays de la Loire, liens renforcés par une histoire commune et que la vision de la Bretagne par les différents départements bretons n'était pas partagée, à tout le moins.
On est très loin du caractère artificiel dont est affublée, par certains, la région PDL.
J'ajoute que, depuis 1973, ces liens se sont renforcés sur le plan économique, mobilités, culture (Nantes-Angers Opéra), santé (ICO), enseignement supérieur (antenne de Nantes Université à La Roche-sur-Yon)...
Si le tracé des régions s'inspirait des bassins versants, il faudrait au préalable redécouper les départements, qui sont en général à cheval sur plusieurs bassins versants. C'est justement le cas de la Loire-Atlantique : bassin de la Vilaine, estuaire de la Loire, les petits fleuves côtiers de la baie de Bourgneuf, le lac de Grand-Lieu. Sans compter les canaux qui font communiquer les bassins versants.
Sans compter aussi les connexions des canalisations des régies des eaux.
Il est évident que la réunification de la Bretagne ne viendra ni de l'État, ni des élus, ni du mouvement breton qui est loin d'être clair à ce sujet. Je ne fais confiance qu'aux électeurs de la Loire-Atlantique. Encore faudrait-il qu'ils soient consultés à ce sujet ! Tout est fait d'ailleurs pour qu'on ne sache pas clairement dans quel cadre juridique ce vote pourrait avoir lieu. C'est profondément anormal.