-- Religion --

L’évêque de Vannes Monseigneur Centène ouvre la voie à la messe en breton

Les catholiques du diocèse de Vannes ont beaucoup de chance d'avoir Monseigneur Centène à leur tête. Solide rempart contre l'anti-chrétienté, il est aussi en train de mettre en place dans son diocèse une réflexion approfondie pour mettre en place une pastorale en breton.

25769_1.jpgBientôt à Vannes le breton à la messe pourrait ne plus être réservé aux pardons mais redevenir habituel.


Dix ans après son prédécesseur Monseigneur François Mathurin Gourvès qui avait ébauché dans un entretien à Kephas le retour assumé du breton au sein de la pastorale et de la messe l'actuel évêque de Vannes reprend ces bases pour fortifier la réflexion et mettre en œuvre ce qui a alors été ébauché. S'appuyant sur le renouveau culturel, depuis près de quarante ans, de l'identité et de la langue bretonnes, il montre que la culture bretonne est bien vivante, au travers d'un patrimoine architectural et musical prolifique, de modes de vie spécifiques et d'une langue qui est un des vecteurs fondamentaux de sa transmission, constituant par là une réalité et un terrain d'évangélisation que l’Église ne peut ignorer.


La réflexion a été étendue en quatre axes, à savoir annoncer l’Évangile à l'école et aux jeunes, annoncer l'évangile dans un monde qui a perdu ses repères religieux mais reste attaché à la culture bretonne, chanter et célébrer la gloire de Dieu en breton dans la liturgie, rendre visible l’Évangile dans tout ce qui constitue la richesse patrimoniale bretonne.. Ce qui aurait pour résultat de permettre la prédiction et la messe en breton, de façon pleinement assumée, et sur un pied d'égalité avec l'évangélisation et la liturgie en français, ou en latin selon les conditions du Motu Proprio. Le premier groupe de travail a été organisé Mercredi Saint de cette année, le 4 avril, et quatre groupes thématiques ont été créés. Des compte-rendus seront bientôt postés par l'évêché.

Louis-Benoît GREFFE

Voir aussi :

Cet article a fait l'objet de 2284 lectures.
mailbox imprimer

Étudiant en droit-histoire expatrié en Orléans, passionné par l'histoire et le patrimoine de la Bretagne. S'intéresse aussi à l'économie bretonne et à l'actualité de Loire-Atlantique.

Vos commentaires :

Ar Vran
Mercredi 2 mai 2012

C\'est bien tard, et je dirai même que cela vient trop tard de l\'église catholique. L\'église catholique a honteusement abandonné le breton pour le français après la deuxième guerre mondiale car elle jugeait que les bretons étaient d\'abord français avant d\'être breton. En faisant cela, elle s\'est comportée comme un agent de propagande jacobine franchouillards et cela a eu pour résultat que la majorité des bretons soient francophones mais qu\'ils se détournent de leur foi chrétienne. alors qu\'un siècle plutôt le soutient à la langue bretonne venait de l\'eglise catholique.

Ce que l\'on attend ce n\'est pas éventuellement de proposer de faire la messe en breton (c est trop tard) mais des excuses et surtout que cette église se conforme en acte comme par exemple soutien actif à la réunification de la Bretagne, d\'évolution, etc... Sinon il a de forte chance que les messes en Bretagne n\'existeront plus en Bretagne occidentale dans 20 ans...\'

Alwenn
Mercredi 2 mai 2012

Si ce que dit Ar Vran est vrai dans l'ensemble, il y a quand même un point sur lequel je ne suis pas d'accord : il n'est pas trop tard pour bien faire, même pour l'église !

Tout ce qui peut favoriser la langue bretonne est le bienvenue, quelles que soient les croyances.

Fab
Mercredi 2 mai 2012

Ce que dit Ar Vran est stupide. L’Église se conforme aux vœux des fidèles. Or ceux-ci voulaient du français dans les années soixante, pour faire comme tout le monde !

L’Église n'a pas d'excuse à donner, n'importe quoi ! Elle a toujours été à la pointe du combat pour le breton. Ce n'est pas un petit laïc qui ne connaît rien qui doit dire ce que doit faire l’Église ou pas ! L’Église n'a pas à faire de la politique, ce n'est pas son rôle; son seul rôle est d'annoncer l’Évangile et d'administrer les sacrements, elle n'a pas à se positionner sur des problèmes politiques comme la réunification ou la dévolution; dont la majorité des fidèles se foutent en plus ! Ce n'est pas à une minorité active d'imposer ses vues sur l’Église !

Les messes en breton attirent beaucoup de monde donc réjouissons-nous de ce travail accompli par le diocèse de Vannes; surtout que les école bilingues catholiques y sont légion.

Bevent Breizh hag an Iliz !

Jak le Dreuzic
Mercredi 2 mai 2012

L'Eglise a l'éternité devant elle, il n'est jamais tard !

SPERED DIEUB
Mercredi 2 mai 2012

C'est vrai que dans les années 60 les fidèles voulaient du français et je pense l'église et l'état français ont du demander des comptes à l'église sans doute discrètement (en partie à tort et pas sans arrières pensées) suite à la libération en 1945 Sur le principe je suis bien d'accord que l'église n'a pas à faire de la politique et que sa vocation est universelle Seulement tout le monde le sait que jusque à récemment et encore , que l'église était liés aux notables et au partis de droite qui s'en servaient pour garder la main mise sur le peuple D'autre part il faut être naif pour croire que le pouvoir français n'influence pas l'église !! rien qu'au niveau de la nomination des évêques Elle est loin d'être politiquement émancipée du pouvoir parisien mais c'est aussi un peu la règle dans la plupart des pays du monde Un cas extrême la Chine ou on a une église officielle et une autre des catacombes

Ar Vran
Mercredi 2 mai 2012

@ Fab, vous êtes pro-Bretonnant ou êtes pro-français, je ne vous suis plus ?

Petite précision quand vous écrivez : " Ce n'est pas à une minorité active d'imposer ses vues sur l’Église !" Certes mais c'est à cette minorité de faire en sorte que l'Eglise revoit ses positions, nuance !!!

quant à dire que l'église se conforme aux voeux des fidèles, vous avez vu cela où ? Vous rêvez !

Ar Vran
Mercredi 2 mai 2012

@Fab

PS: s'il vous plait je me suis senti insulté quand vous écrivez que "Ce n'est pas un petit laïc qui ne connaît rien qui doit dire ce que doit faire l’Église ou pas !"

Qu'est-ce vous en savez ? vous me connaissez ??? moije ne vous connais pas !alors de grâce dans l'incertitude on évite d'écrire n'importe quoi.

Fab
Mercredi 2 mai 2012

Oui, l’Église doit se soumettre en partie à l’État qui gouverne le territoire où elle agit au nom de ce principe "Rendre à césar ce qui appartient à césar" et pour un aspect pratique d'administration facilitée.

Enfin bon, aujourd'hui, ce qui est bien, c'est qu'avec l'éviction vers la retraite des prêtres progressistes et le retour de prêtres plus classiques -voire traditionalistes- dans le jeune clergé, l’Église s'intéresse plus aux cultures locales et jouent à fond la carte de la dévolution au sein de l’Église, en prenant des décisions spécifiquement liées aux territoires qu'elle administre.

Pour ma part, je ne demande pas à l’Église qu'elle prenne position sur l'autonomie et la réunification, par contre, en tant que fidèles nous pourrions émettre l'idée que les évêques nommés dans chaque diocèse proviennent, eux-même, de ces diocèses. Ainsi, connaîtraient-ils mieux les particularités de leur diocèse et pourraient mener une pastorale mieux adaptée, prenant en compte les particularités de leurs fidèles.

En tout cas, pour nous, il y a du mieux ! Alléluia !

TY JEAN
Mercredi 2 mai 2012

Suite au concile Vatican 2 (1962-1965 ), la messe en latin fut abandonnée,remplacée par la messe en français, somme toute plus logique sauf pour nous autres bretons hélas !et que dire des générations de potaches suant sur les versions latines et l'odysée grecque à traduire en latin !le clergé comme du reste la société civile est partagé entre progressistes,réformateurs et conservateurs accrochés à des principes d'une autre époque révolue.Et comme le disait mon prof de français curé de son état: " le plus grand communiste fut le Christ ".

Ar Vran
Mercredi 2 mai 2012

Très bien alors je vous invite à lire ce vieux fil de l'ABP qui traite du sujet de l'église catholique et de la Bretagne. Très instructif !!! (voir le site)

En outre pour ce qui est de la position de l'eglise de France par rapport à la langue bretonne, prière de se reporter à ce lien de wikipedia ( (voir le site) )

En résumé pourquoi l'église catholique bretonne a abandonné le breton et la Bretagne au sortir de la deuxième guerre mondiale ? Pour mieux montrer sa soumission aux autorités françaises ? Le problème c'est qu'en Bretagne en raison de la posture française, quand on épouse trop généreusement l'administration française , cela ne peut qu'avoir des conséquences désastreuses en Bretagne ! et après on parle de ne pas faire de politique, alors c'est quoi alors ???

Pour votre info, je sais également de quoi je parle ayant été élevé dans la foi catholique en Bretagne... SIC

SPERED DIEUB
Mercredi 2 mai 2012

TY JEAN

Et si le Christ était actuellement en Chine populaire communiste ??? Quelle serait sa position ???

Fab
Mercredi 2 mai 2012

Ar Vran, cessez de dire n'importe quoi ! L’Église a utilisé le breton jusqu'à la fin des années 60. Merci de ne pas colporter les rumeurs anticléricales !

CF. (voir le site)

Fab
Mercredi 2 mai 2012

Et puis, c'est quoi cette manie de vouloir faire de mauvais procès, de mauvaises querelles à l’Église à chaque fois qu'on parle d'elle ?

Ici, on voit, que le diocèse de Vannes -son évêque en prime- fait un effort pour remettre le breton dans la liturgie d'une autre manière que symbolique, et des vieux grincheux nous ressortent de veilles querelles byzantines, largement fondées sur des mensonges !

Stop, laissez-nous respirer et vivre notre foi en breton, sans nous les briser menues !

Ar Vran
Mercredi 2 mai 2012

Fab

Que cela soit à partir des années 60 ou après à guerre, le résultat reste le même. Tout ce que je sais c'est que je suis né fin des années soixante et que cla ne fait pas de moi un vieux grincheux ou du moins pas encore. Je parie même quà propos de vieillesse vous devez être plus âgé que moi.

Et oui même si localement les prêches ont pu se faire en breton, la direction prise pour les évêchés bretons était bien en français! Et cela dans les années 50 c est à dire après la seconde guerre mondiale.

Pourquoi utilisez vous le langage familier, cela est agaçant à la fin et fait pitié pour quelqu un qui se prétend défendre la foi catholique . Que vous ont appris les prêtes ?

Naon-e-dad
Mercredi 2 mai 2012

N’eo ket re ziwezhat tamm ebet evit lidañ overennoù e brezhoneg . Sellit’ta ouzh ar pezh a vez savetr e bro Garaez abaoe dibenn 2011.

Il n’est pas trop tard pour célébrer des messes en langue bretonne, ou intégrant intelligemment le breton (lectures scripturaires et déroulé liturgique) en fonction de l’état de l’assistance,. Ce qui se fait dans le doyenné de Karaez me semble très intéressant et très encourageant. Plu encore après quelques réglages initiaux :

. une feuille (complètement bilingue, lectures comprises) est disponible pour chacun en début d’office. Elle présente un double intérêt :

. le non-bretonnant peut suivre de bout en bout.

. chacun, quel que soit son niveau linguistique peut s’accoutumer (se réaccoutumer) à lire du breton.

J’ajoute, à titre de témoignage direct et pour anticiper de possibles querelles (ha bez’ e vefe tudoù hag a blijfe dezhe pismigañ war ar poent-se ?), que lors des premières lectures (ancien ou premier Testament, épitres, ….) une oreille attentive et vigilante peut déceler ici ou là une adaptation de tel ou tel mot (du texte littéraire) au breton local. Aucun problème à l’expérience, cela prouve simplement que les bretonnants locaux natifs en se réappropriant la liturgie entendent aussi se réapproprier la langue en ses facettes. Cette observation me semble être un cas unique dans la culture bretonne contemporaine. Comme si le fil cassé se ressoudait. Comme si les bretonnants de pays, qui sont parfois – et même assez souvent - sans connexion avec quelque mouvance que ce soit, montraient une détermination, une fierté, une volonté ou un désir farouches qui sont loin d’être éteints !

L’homélie, elle est panachée, et pour la plus grande part en français ! On peut faire confiance au doigté, au courage et à la sensibilité du prêtre officiant sur ce point. Hemañ a oar e zeñved mat a-walc’h. Celui-là connaît pas trop mal ses moutons (ses brebis, e galleg) . De toute façon, on ne brusque pas la population du Kreiz-Breizh. Comme le disait un jour une paroissienne au départ d’un ancien recteur : « Celui-là a eu du mal avec nous ! On n’est pas faciles ! ». A propos, aujourd’hui l’on utilise le terme « curé » comme ailleurs, mais l’on parle du prêtre en disant « Monsieur Untel » ou en le désignant par son prénom. Tout simplement. C’est comme çà au pays des bonnets rouges. Evel-se emañ an traoù e bro ar bonedoù ruz. Et voilà tout !

On l’aura donc compris, place est faite aux ainés bretonnants locaux, mais aussi aux jeunes d’âge scolaire, quelle que soit la filière évidemment (Diwan, Divyezh, Dihun). Entre les deux, il existe tout un vivier de population, bretonnants passifs, qui comprennent la langue – partiellement ou complètement – mais qui ont perdu l’habitude de la parler. On peut ainsi faire de drôles de découvertes : tel(le) que l’on côtoie de longue date, connaissait donc la langue, même colorée selon les usages d’à-côté. Et ce trésor commun, qui unit souterrainement, passait inaperçu! Jusqu’à la mise-en-place de la messe en breton ! Ces célébrations peuvent aussi être une aubaine pour les néo-bretonnants, quel que soit leur âge.

J’exagère ? Mais voyez donc tous ces gens heureux de se retrouver au presbytère à la sortie de la messe pour un rafraichissement (coup d’cidr local, ou eau, ou autre !). La voilà de retour la convivialité qui manque à notre société ! Quel plaisir ! Pebezh plijadur bezañ asambles ha kaozeal un tamm gant den pe zen ma vefe anavezet pe get !

Ces messes demandent un travail de préparation important, de la part d‘une petite équipe. Pour l’instant, elles sont programmées une fois tous les trois mois. Ce n'est qu’un début, discret mais remarquable, et l’on peut espérer que la fréquence augmentera à l’avenir.

Et la Foi, dans tout çà ? Ce n’est pas l’objet de ce message: à chacun son cheminement. D’ailleurs, « qui êtes-vous pour juger les reins et les cœurs ? » (là, j’ai oublié la référence de cette citation biblique). Mais chacun sait que la langue peut être une puissante porte d’accès à la Foi. Là où sont plaisir du coeur et profondeur, beaucoup de choses peuvent survenir. Lec’h ma vez plijadur ar galon kenkoulz ha donder, emañ un douar evit ma ziwano ar Feiz.

Pour ceux qui souhaitent avoir accès aux textes bibliques ou liturgiques, voir par exemple les Editions du Minihi Levenez (29 Trelevenez), en version KLT et graphie brestoise. Si les messes en breton ou panachées breton/français redémarrent sérieusement, on peut espérer voir rééditer – à usage d’un nouveau public - des textes scripturaires en format pratique (poche, KLT graphie zh, version vannetaise) - Evangile, voire Bible complète.

Le Gall François
Mercredi 2 mai 2012

Malgré les efforts de quelques chrétiens courageux, la situation du breton dans l'Eglise catholique est assez misérable, il faut bien l'avouer. Quelques exemples :

- Il n’existe aucune structure permanente entre les diocèses bretons pour s’occuper de la langue bretonne. Une commission interdiocésaine se réunie de temps, pour quelques projets précis, sans grand moyens financiers. Ces projets généralement n’aboutissent pas, faute de moyens.

- La seule structure permanente pour la langue bretonne dans l’Eglise, est l’association Minihi Levenez, du père Job an Irien. Elle publie quelques ouvrages, mais refuse d’utiliser l’orthographe unifiée (sauf pour 3 bandes dessinées destinées aux enfants). Cette association ne repose que sur les épaules d’un seul homme. Elle vient enfin d’éditer un recueil de cantiques, qui faisait défaut depuis 40 ans !

- La question du catéchisme : à ce jour, la traduction du catéchisme de l’Eglise catholique en langue breton (traduite à l’époque par l’excellent abbé Lec’hvien) n’a toujours pas été publiée ! Les catéchistes bretonnants n’ont absolument aucuns outils sérieux pour faire travailler les enfants en breton ! A côté de cela, l’archevêque de Rennes à claqué plus de 60 000 € pour la création site internet : CatéOuest ! (Publier un bon catéchisme en breton ne couterait pas plus de 5000 € de frais d’impression à l’éditeur…)

- La question du missel : c’est tout un chapitre. Avant Vatican II (messe en latin, cantiques, sermons et catéchismes en breton : il existait un missel très bien fait, latin-breton, le missel du chanoine Uguen, vendu à des dizaines de milliers d’exemplaires, avec de très belles prières, et d’une qualité de langue plutôt bonne. Depuis Vatican II, c’est la misère ! Le concile Vatican II donnait la possibilité de célébrer toute la messe en langue vernaculaire (langue de la maison : vernaculum). L’abbé Le Clerc avait fait de très bonnes traductions en breton à l’époque, elles n’ont jamais été publiées en breton faute de moyens. Minihi Levenez a publié un missel pour le diocèse de Quimper, mais sans imprimatur (autorisation d’imprimer de l’évêque du lieu), car Rome n’avait pas accepté les traductions. L’abbé Marcel Derrien vient de publier tout seul, sans soutien financier de l’Eglise, le missel des dimanches en breton, selon la traduction officielle de la commission interdiocésaine, avec Imprimatur, mais en tirage très limité (à peine 50 exemplaires !). C’est une honte pour les évêques de l’avoir laissé tout seul pour faire un travail relevant des diocèses ! Enfin, signalons au passage que la maison d’édition Imbourc’h (à Tréflévénez) a publié une traduction du missel (latin-breton) avec en annexe un floraison des belles prières, selon la forme extraordinaire du rite romain (c’est à dire la messe catholique traditionnelle, en latin, d’avant Vatican II) à destination des familles bretonnantes qui, pour fuir les messes « boum, boum, tsouin, tsouin » en français, préfèrent aller à des messes en latin. L’Evêque de Quimper avait refusé à l’époque de relire ce travail avant publication pour y donner son imprimatur. Ce missel avait été jugé tout simplement inutile : « didalvoud ».

En conclusion, il est urgent pour l’Eglise, si elle veut faire un travail sérieux en faveur de la langue bretonne, d’offrir aux fidèles touts les outils adaptés pour vivre et approfondir leur foi en breton.

- Il nous faut un vrai missel en breton : avec Imprimatur, pour tous les fidèles, selon des traductions approuvées par Rome ! (Il faut aussi respecter le choix et la sensibilité des fidèles qui préfèrent aller aux messes en latin plutôt qu’en français, et ne pas mépriser les travaux qui sont fait en breton dans ce sens)

- Il faut que ce missel soit diffusé dans les librairies religieuses !

- Il nous faut de vrais recueils de cantiques bretons ! De vrais livres de prières !

- Il nous faut de vrais livres catéchismes pour les enfants !

Petit rappel du droit canon pour les têtes mitrés qui semble parfois l’ignorer : Les livres de prières et de dévotion pour les fidèles en langue vernaculaire (ie en breton) doivent être publiés sous la responsabilité de l’évêque du lieu, qui est obligé de nommer un censeur pour les relire, avant de leur accorder l’imprimatur.

Je ne sais pas ce que les initiatives de l’évêque de Vannes vont donner comme résultat, j’espère que ce sera pour le mieux. L’Eglise en Bretagne est un peu plus riche qu’ailleurs, elle a encore les moyens de s’occuper du breton. Ce sont les concerts de bombarde et orgues, et les concerts de chants breton qui remplissent les églises, pas les messes en français (qui elles ont eu plutôt effet de les vider).

Enfin pour finir, et si l’Eglise signait la Charte « Ya d’ar brezhoneg » ?

JBB
Mercredi 2 mai 2012

Aïe !!! Mais que signifie donc "anti-chrétienté" ? Aïe, aïe ! N'oublions pas que cette religion, d'origine étrangère, a participé -et de beaucoup- à notre asservissement !!!

marc iliou
Mercredi 2 mai 2012

Alors précurseur ou récupérateur l'évêque de Vannes ?

Yann LeBleiz
Mercredi 2 mai 2012

Pour mon mariage, nous avons exprimé au prêtre la volonté d'un chant en breton.

Sa première réaction fut de savoir si nous étions "traditionaliste"...

La réponse fut : nous sommes bretons, nous sommes en Bretagne, on chante en breton!

Le mariage fût en présence de très nombreux amis européens (50% de personnes présentes).

J'avais demandé à tous les bretons (britophones ou pas) d'apprendre le chant en breton, pour que nous les bretons tenions notre rang face à nos amis européens.

A ma grande surprise, au moment du chant en breton, TOUS les bretons se sont mis à chanter, et le prêtre (si inquiet à chanter breton) a pris le micro et a chanter de TOUT son coeur (il était britophone)!

Nos amis européens furent surpris de la ferveur des bretons! Je ne pouvais pas leur dire, que c'était la fièreté de chanter sans honte, dans leur propre langue, face à eux (les autres européens et pour un mariage) qui avait déclanché cette ferveur.

Oui, l'église a commis une faute envers le breton, à l'église de le reconnaître et de savoir faire réparation.

A l'église aussi de se rappeller, que jusqu'à la fin du 19ème, l'enseignement scolaire du breton à survécu grâce à l'enseignement en breton dans les écoles chrétiennes.

Job
Jeudi 3 mai 2012

Tard?? . . certainement, mais il n'est jamais "trop" tard pour bien faire; arrêtons de tirer sur le cheval de tête, encourageons le plutôt dans son effort !

Dalc'het mat ewit ar Vro hag ar brezhoneg béo !

Eflamm CAOUISSIN
Jeudi 3 mai 2012

Faisant partie du groupe de pilotage de cette initiative, je vous garantis que certains d'entre vous font de mauvais procès à nos intentions, et c'est bien dommage. Il n'y a ni plus ni moins de choses que ce que nous citons ici : (voir le site)

Des comptes-rendus réguliers sont prévus sur le blog AR GEDOUR, pour ceux que ca intéresse.

Et précisons que, nul doute que parmi les facteurs de problèmes,il y a les mauvais procès tels que nous en apercevons dans certains commentaires. Pourquoi voir le mal, la récupération, triturer le passé, alors que l'énergie gaspillée pourrait être utilisée à construire ?

Nous avons fait un point sur ce qui allait bien, ce qui n'allait pas, ce qui existait, ce qui n'existe pas... sans langue de bois, afin d'avancer, et en mutualisant les bonnes volontés et les moyens, plutôt que de travailler chacun dans son coin.

J'invite donc ceux qui critiquent à rejoindre eux-mêmes cette mission pour une impulsion bretonne diocésaine. Pour plus d'infos, vous pouvez me joindre via le blog évoqué ci-dessus.

A galon

Ar Vran
Jeudi 3 mai 2012

@Eflamm Caoussin

Très bien et merci pour cette précision. Assisterait-on à un miracle de la part de l'église catholique en Bretagne ?

comme disait ma grand mère, MA DOUE BENNIGET, MERSI BRAS VA DOUE

Elle chantait également "Enor ha gloar da Vab Doue"; je rajouterai donc "hag evel just da brezhoneg veo en oferennou e Breizh"

A galon

Vincent Le Floc'h
Vendredi 4 mai 2012

Et si l'église bretonne faisait un schisme genre anglicanerie ? Bretonicant, ça sonne bien !

Modérateur
Vendredi 4 mai 2012

Veuillez adresser, s'il vous plaît, les commentaires en langue bretonne aux articles de la rubrique " E brezhoneg ", aussi intéressants soient-ils ...

Merci de votre compréhension.

T Gwilhmod EmglevAnTiegezhioù
Vendredi 4 mai 2012

Demat deoc\'h,

l\'Eglise c\'est nous. Ni eo an Iliz.

A nous de nous remuer. Deomp ni eo ober bec\'h.

EAT est une association familiale catholique exclusivement bretonnante qui édite un bulletin en ligne (dans une semaine il y aura un article sur cet évènement dans le 56) et des ouvrages de toutes sortes, et particulièrement religieux.

Actuellement nous travaillons dans ce domaine :

1. pour arriver à la recognitio de Rome du Missale Romanum de Vatican II

2. Pour éditer une Bible catholique complète en breton ;

3. pour éditer un KT en breton ;

4. Nous recherchons 20.000 euros de dons pour éditer le second volume de 1945 pages de la Liturgie des Heures en breton, traduction directe de l\"édition typique en latin, page à page, du bréviaire romain. Notamment dedans la traduction des pères de l\'Eglise Il y aura en tout quatre volumes. C\'est un travail colossal qui peut paraître inutile, et pourtant, c\'est un document qui traversera les siècles car les textes utilisés (Bible dont les Psaumes, Pères de l\'Eglise, hymnes immémorriaux) font partie du patrimoine catholique depuis plus de ... 1000 ans au moins. Au pojnt de vue purement linguistique il est dans la droite ligne du renouveau de la langue littéraire en breton et a pour référence non pas le français mais le latin.

Evidemment, EAT acceuille toutes les bonnes volontés, il y a besoin de monde, ne serait-ce que pour dactilographier des centaines des pages. C\'est une excellent façon d\'approfondir et la foi et la langue.

a wir galon ganeoc\'h evit Breizh kristen

Enfin, il me semble urgent de trouver les moyens d\'organiser des camps de KT en breton et un réseau plus dense de messes en breton avec une vraie pastorale parroissiale attachée en breton. Cela n\'existe nulle part en Bretagne.

Sur notre site on trouve les infos pour savoir où il y a des messes en breton (site incomplet mais mis à jour régulièrement grâce aux infos.. que nous recevons)

(voir le site)

Tepod Gwilhmod

Jean-Loup Neuville
Lundi 4 juin 2012

Nous avons la chance de vivre dans un pays où de Dunkerque à Perpignan et de Brest à Strasbourg, tout le monde parle la même langue,ce qui devrait être un signe d\\\'unité. Personne n\\\'empêche les bretons de parler leur langue, mais en quoi est-ce si important? Alors qu\\\'aujourd\\\'hui on nous impose l\\\'anglais et le jargon américanoïde à longeur d\\\'antennes? Defendons d\\\'abord la langue française,ensuite il sera temps de défendre le breton,le basque le provencal, l\\\'alsacien,l\\\'auvergnat,le parler picard etc...

Ar Vran
Lundi 4 juin 2012

@Jean-Loup Neuville

Vous vous trompez. Vous avez oublié que l\'on parle français en Pays wallon (belgique) et en Suisse romande.

Donc pour être logique avec ce que vous dites, vous devriez militer pour que l\'église belge d\'expression francophone et son homologue suisse fassent partie intégrante de l\'Eglise de France !!!

Cela n\'a rien à voir avec une question de langue à opposer à un question d\'Eglise. On est en Bretagne et ce qui peut se passer à Marne-la-Vallée ou à Lons-le saunier, cela les regarde. En Bretagne il existe une culture spécifique qui n\'est pas que française, donc avant de défendre la Francophonie et la fRANCE, que celle-ci reconnaisse d\'abord les différentes langues parlées sur son sol depuis des siècles. et après peut-être que les Bretons seraient plus enclins à défendre le français...

SPERED DIEUB
Lundi 4 juin 2012

On pourrait avoir également la chance d'avoir une planète ou l'on parle que l'espéranto quitte à l'imposer à d'éventuels envahisseurs extra terrestre !!! Cependant le breton ne fait que revendiquer qu'un tout petit peu du territoire perdu vu que ses ancêtres linguistiques étaient parlés dans une bonne partie de l'Europe hexagone compris Le français s'est imposé alors qu'il est lui issu de la langue des envahisseurs romains alors évidemment Neuville c'est facile de tirer sur l'ambulance qui transporte le blessé à mort celte en stigmatisant les défenseurs du peuple dépositaire de cette langue

Naon-e-dad
Lundi 4 juin 2012

@Jean-Loup Neuville

Vous prenez les choses à l'envers. il faut défendre le breton avec le français. De la même façon - si l'on monte d'un cran dans la globalisation - qu'il faut défendre le français avec l'anglais (demain face au mandarin chinois, par exemple).

D'autre part, raisonner comme vous le faites revient à détricoter de proche en proche, et même assez rapidement, toutes les avancées techniques et civilisationelles, dont nous bénéficions. Etes-vous prêt à revenir à Cro-Magon ou Neanderthal? Non, alors, acceptez que la défense du breton soit une affaire sérieuse, et utile. Même si cela vous être très loin de tout cela, semble-t-il.

Cordialement,

Remember: "Small is beautiful"! Dalc'hit soñj "ar pezh a zo bihan a zo brav!"

JBB
Lundi 4 juin 2012

Je persiste et je signe : il me semble quand même que c'est le catholicisme qui a le plus désagrégé la celtitude ! (Destruction de la religion locale, récupération des fontaines sacrées, des fêtes religieuses, des contes et légendes... j'en passe et des meilleures !)

Alors que penser de cette démarche ? Coup de pub pour récupérer quelques ouailles... ou bien ?

Eflamm CAOUISSIN
Lundi 4 juin 2012

JBB, vous êtes à côté de la plaque. La religion locale n'a pas été détruite mais s'est désagrégée d'elle-même. Pourquoi ? Parce que, n'en déplaise à ceux qui veulent un revival druidique, le christianisme est venu donner des réponses concrètes à une population qui était en attente. Pour dire les choses simplement, le christianisme est venu sublimer le druidisme, et c'est ce qui a donné l'âme spécifique du christianisme celtique, dont on a encore trace aujourd'hui.

Bien entendu, il n'y a pas eu que du bon, et je pense en particulier à la façon dont Landévennec a été traité par le clergé et les seigneurs francs (même s'ils se dédouanaient et invoquaient la politique de Rome) pour des objectifs principalement politiques, pour ne citer que ce cas.

Mais au final, le catholicisme aura sauvé ce qui serait mort au fil des siècles, comme le furent avec leur civilisation. le culte des dieux égyptiens, grecs, aztèques... De même, grâce aux moines copistes des ouvrages qui auraient été détruits ont pu traverser les siècles. Une lecture objective de l'histoire apporterait bien plus que supposer des griefs, et permettraient de savourer des projets qui vont dans le bon sens.

Yann LeBleiz
Lundi 4 juin 2012

@ Jean-Loup Neuville

"Nous avons la chance de vivre dans un pays où de Dunkerque à Perpignan et de Brest à Strasbourg, tout le monde parle la même langue".

"Defendons d'abord la langue française,ensuite il sera temps de défendre le breton,le basque..."

Monsieur, les africains et les maghrébins parlent AUSSI français, pour les MÊMES raisons que les bretons et les basques...!

Pour nos enfants, dans l'Europe du 21ème siècle, il est bien PLUS important de parler breton (pour les bretons), basque (pour les basques), puis anglais, chinois ou arabe que de parler français!

Aux français de défendre leur langue!

Ils y parviendront en l'appréciant pour ce qu'elle est (leur langue), et non en l'appréciant pour ce qu'elle ne doit pas être (un outil de domination).

JBB
Lundi 4 juin 2012

@ Eflamm CAOUISSIN. Mais bien sur ! "La religion locale n'a pas été détruite mais s'est désagrégée d'elle-même."... On peut dire alors que la religion catholique lui a donné un sacré coup de main ! Changer la date de naissance du Christ pour la faire coïncider avec une fête païenne, christianiser la moindre fontaine et construire des chapelles dans chaque nemeton, imposer un Dieu unique, abattre la forêt originelle, faire disparaître une langue (tiens, là, ça n'a pas tout à fait marché !), s'approprier des terres (les meilleures !), lever des impots... "Déformer" (trahir ! ) des textes de transmission orale en y rajoutant des "saints" des "moines" et des "évèques" !!! C'est sur, la culture et la religion (on devrait plutôt dire "philosophie") celtes se sont "auto-détruites" !

T. Gwilhmod Emglev An Tiegezhi
Lundi 4 juin 2012

Monsieur Neuville pose une question intéressante : pourquoi est-ce qu\'en Bretagne nous sommes si attachés à notre langue ?

Tout d\'abord c\'est relatif : moins de 2% des enfants apprennent le breton dans les ecoles bilingues et moins de 5 % des bretons la parlent avec une moyenne d\'âge qui est sur la tangente des soins paliatifs !

Mais c\'est vrai qu\'il y a un petit reste de breton irréductibles. Moi je ne l\'explique pas et je le vis. Ma mère me demandait la même chose : \"c\'est bien le breton mais tu devrais d\'abord te battre contre le français quand même on est à l\'heure de la concurence avec l\'anglais\" etc.

Ma pauvre mère avait un esprit pratique qui lui dictait ce raisonnement simple. Elle n\'avait pas eu vent encore de cette espérience spirituelle que j\'avais vécu vers 7_8 ans en entendant le peuple de Plugüen chanter \"da vleñjal\" les cantiques bretons de chez nous. Mon père ne chantait pas le breton il le meuglait, oui. Et c\'était sa manière de déposer devant la croix de Jésus sa propre croix de sa vie quotidienne de labeur devant la croix et l\'autel de Jezuz. Et quand j\'ai compris cela, j\'ai compris en un éclair sans le formuler que je tenais là un trésor : ma vraie langue est la langue bretonne parce que l\'Etat français n\'en veut pas et c\'est bien normal puisqu\'il ne la maîtrise pas. Le breton c\'est la langue des chouans pour \"les trois points\". elle met en danger la République des coupeurs de tête qui ont imposé une société sans Dieu. Je veux Dieu dans la société, dans ma vie, dans ma famille, partout : pourquoi m\'imposerait-t-on les vues athées d\'un Etat français qui m\'est étranger ? Etait-t-il même là dans le lit de mes parents lorsqu\'ils m\'ont engendré, rpo-créé ? L\'Etat français n\'a aucun droit sur moi : je le subis. L\'Eglise, elle, est ma mère, elle me nourrit et elle est bonne, elle ne rejette pas la langue de mes ancêtres car c\'est un bien spirituel inestimable. Comment même peut-on être chrétien et ne pas respecter une chose aussi intime et aussi vierge des idéologies modernes de mort que la langue breonne ???

L. Berrou
Mardi 5 juin 2012

@ Jean-Loup. Cher Jean Loup. Les langues ne doivent pas être opposées les unes aux autres. Toute personne réellement bilingue (français-breton, par exemple), vous dira que l\'apprentissage de l\'une se nourrit de l\'apprentissage de l\'autre et vice-versa, à l\'image d\'un cercle vertueux.

Malheureusement, le problème vient souvent du fait que la problématique du bilinguisme est abordé par des personnes, des politicards souvent, qui ne le pratiquent pas.

Je parle d\'un véritable bilinguisme, soit l\'usage régulier dans la vie quotidienne de ces deux langues, en dehors d\'une situation diglossique.

Cette situation est d\'ailleurs dramatiquement fréquente en France, l\'un des seuls pays au monde où la pratique réelle des langues, in vivo et en dehors d\'un cadre scolaire, n\'est pas favorisée pour des raisons historiques et idéologiques. Trist eo !

C\'est dommage, car le bilinguisme est avant tout un facteur d\'épanouissement personnel à moult égards.

Naon-e-dad
Mardi 5 juin 2012

@JBB

Deux remarques à propos de votre dernier post :

« Changer la date de naissance du Christ pour la faire coïncider avec une fête païenne » écrivez-vous. Et bien, vous êtes bien le seul sur cette planète à connaître précisément la date de naissance du Christ ! Un scoop ! Les autres, dont moi-même, doivent se contenter d’une approximation assez large : -6 à -4 selon la fourchette communément admise. On peut juste remarquer que si Noël a été placée, d’un point de vue liturgique, au creux de l’hiver (dans l’hémisphère nord), les choses se présentent exactement à l’inverse pour les gens de…l’hémisphère sud! Mais comment faire, puisque la Terre est ronde et que son axe de rotation est incliné par rapport à son plan de révolution… ?

« Déformer» (trahir ! ) des textes de transmission orale » indiquez-vous. Votre remarque est très intéressante, car c’est bien la lutte de l’oral versus l’écrit qui est l’enjeu qui se profile en arrière-plan. Cette question est actuelle, très importante, et concerne tous les domaines et pas seulement celui de la transmission d’une parole dite « sacrée ». Mais l’enseignement en France nous insuffle subrepticement cette idée sous-jacente que l’écrit l’emporterait (brillamment) sur l’oral. Dans ce mode de pensée, encore une fois, l’orgueil républicain est à l’œuvre.

Or, il est acquis aujourd’hui que les textes de référence des premières communautés chrétiennes (les textes Evangéliques) ont été composés dans une culture et selon les techniques de l’oralité (« colliers »), dans leur berceau civilisationnel d’origine. Plus tard seulement (années 50à 90 de notre ère), et sans doute pour les besoins d’une diffusion lointaine, ils ont été reportés et insérés dans les textes écrits que nous connaissons. Je tire cela de Pierre Perrier, auteur dont l’apport me décisif.

Je comprends – pour partie - votre courroux. Considérez aussi que le christianisme repose sur l’oralité, et - pour les croyants et plus profondément encore - qu’il donne accès à la Parole, tout court. Cette dernière étape vivante se fait dans l’actualisation de la lecture (qui peut être personnelle ou communautaire). Et par ailleurs, quelle que soit la langue vernaculaire employée.

Naon-e-dad
Mardi 5 juin 2012

Hag evit echuiñ gant ur gêr e brezhoneg:

Pegen brav an overennoù ma c'heller selaou ouzh ar brezhoneg enne! Tizhout a reont ouzh donder ar galon, en un doare dispar.

Et pour terminer avec un mot de breton. Comme elles sont magnifiques et touchent au coeur les messes qui contiennent du breton!

JBB
Mardi 5 juin 2012

@Naon-e-dad, pour info.

Naissance du Christ : estimée entre les ans -5 et - 7 mais aussi fêtée au moyen-orient le 6 janvier depuis les origines (in "pour connaitre LES FÊTES" - juives - chrétiennes - musulmanes de Michel Coirault, éditions du CERF).

La Toussaint : instituée au VIIIème siècle pour se substituer à Samain ! (mêmes sources !).

Il est par ailleurs reconnu dans le même ouvrage (que l'on ne peut qualifier de "néo-druidique", ou de païen, vous le reconnaîtrez) "une utilisation et un amalgame assez marqué avec les fêtes pré-chrétiennes qui furent christianisées" !

Et pour ce qui est de "l'oralité" de la religion catholique qui se "targue" d'être l'une des religions du "Livre" (!!!)... je me passerais de commentaires !

Pour terminer, je ne suis pas plus "courroucé" que les autochtones pré-celtiques ne durent l'être lors de l'arrivée de la culture celte dans la région !

Jean-Loup Neuville
Samedi 20 octobre 2012

Bonjour l'unité de l'église !

Bretons êtes-vous et vous sentez vous français ?

Que vous parliez breton ne me dérange pas ,mais je

n'arrive pas à comprendre l'importance que vous

donnez à votre langue régionale .

A suivre votre raisonnement : Vive la tour de Babel !

Parlons chacun un langage différent et chacun pour soi !

Ma petite paroisse,et zut pour les non-bretonnants

Il est vrai que je suis un "occupant" français !

Franzouze Go Home !

excusez-moi, je ne sais pas comment vous dites en

breton.

Ar Vran
Jeudi 10 janvier 2013

Pour info (car je ne me souviens pas de l'avoir vu sur ABP.)

Bilinguisme. Reconnu par Rome, bientôt un missel romain traduit en breton (cf .article du télégramme : (voir le site) et celui de la Croix Rome a approuvé la traduction du Missel romain en breton)

Même si cela vient trop tard, cela méritait quand même d'être signalé car comme le dit Mme Malgorn (cf. interview dans "Bretons" de janvier 2013), "La religion a été longtemps le refuge de la bretonnité, on a tendance à l'oublier. Ceux qui prononcent des discours vengeurs contre les censeurs de la langue bretonne, se trompent de cible...")

Cela me fait penser que l'emsav pour que ses idées puissent enfin être acceptées par la population bretonne, puisse reconnaitre que la Bretagne a longtemps été une terre où la langue bretonne était associée à la pratique religieuse.

L'emsav ne doit pas être seulement vu comme le repère de post-68tards, dénigrant tout et étant anti-curé, tiers mondiste et socia.. mais être l'expression politique de tous les Bretons fiers de leur culture...

Ar Gedour
Lundi 9 septembre 2013

Cela avait été évoqué dans cette conversation ; ce sera chose faite : le diocèse de Vannes signe la Charte YA D'AR BREZHONEG ! Plus d'infos ici : (voir le site)

Écrire un commentaire :

ANTI-SPAM : Combien font 7 multiplié par 4 ?

Note : Ce lieu est un lieu de débat. Les attaques personnelles ne sont pas autorisées. Le trolling est interdit. Les lois contre le racisme, le sexisme, et la diffamation doivent être respectées. Les pseudos sont tolérés mais ne sont pas encouragés. Par contre l'utilisation d'anonymiseurs pour modifier votre numéro ip entrainera la suspension de vos commentaires.