L'État communautariste français en fin de vie : danger pour la Bretagne et toutes les régions

-- Politique --

Reportage de Christian Rogel

Publié le 28/10/14 21:01 -- mis à jour le 00/00/00 00:00

A Carhaix, le 26 octobre, lors du Salon du Livre en Bretagne,le débat sur le « printemps des régions » a presque rempli la grande salle de cinéma. Erwan Chartier, historien et directeur de maison d'édition, animait une table ronde avec débats rassemblant cinq personnalités, à la fois très diverses dans leurs opinions politiques, mais qui trouvent beaucoup de points d'accord sur ce que Marc Le Fur, député UMP de la circonscription voisine, a appelé une cohérence de territoire afin de présenter sur certaines demandes un front uni face à un Etat et un gouvernement qui continuent de fonctionner sur des principes obsolètes, en n'ayant plus d'argent à faire miroiter aux provinces.

Imagine-t-on Merkel se mettre à découper la Bavière ?… Le vrai sujet, c'est que la crise de l'Etat-Nation… qui se crispe._Marc Le Fur

Marc Le Fur, le seul député qui ait coiffé le bonnet rouge, a été déçu, car, il avait cru, un moment que François Hollande voulait réellement transférer des pouvoirs aux régions, car, « les régions sont des bébés de 40 ans ». Mais, « les régions ne se découpent pas, elles se constatent… Imagine-t-on Merkel se mettre à découper la Bavière ? ». Il doit y avoir « un consentement d'appartenance », seul moyen de faire des choses ensemble, car l'être humain est fait pour agir dans des communautés petites et grandes.

L'État en faillite agite l'épouvantail du communautarisme, alors que son modèle pyramidal est mort et que l'on va vers des fonctionnement en réseau. « Qui dit réseaux, dit modernité de l'identité ». Pour lui, le vrai sujet est bien «la crise de l'État-Nation » qui est européenne. Il insiste aussi sur le fait qu'il faut faire alliance avec les autres régions, comme l'Alsace et la Région Centre qui souhaite s'appeler maintenant Val de Loire, d'Angers à Orléans. Par ailleurs, Paris devra résoudre une équation impossible : la crise des finances condamne l'existence des départements, mais leurs présidents et le Mouvement des radicaux de gauche veulent s'y opposer.

Le modèle juridique français se fracasse sur la contrainte extérieure ...La France doit se réformer, mais n'en trouve pas le ressort… les élites politiques se reproduisent, car, il n'y a plus plus d'ascenseur social (et) au nom de l'égalité, aggravent les inégalités._Yvon Ollivier

Yvon Ollivier, magistrat, auteur de « La désunion française » et du roman « Lom ar Geol », insiste sur le fait que les Bretons sont un peuple et doivent se constituer comme tel. Il cite l'exemple de la Pologne qui a su se prendre en main. « Le modèle juridique français se fracasse sur la contrainte extérieure... La France doit se réformer, mais n'en trouve pas le ressort » et est donc incapable de faire sa « révolution copernicienne », c'est-à-dire de «responsabiliser les gens » et organiser des délégations de pouvoirs, y compris législatif. Avec cet accès de jacobinisme du pire qui met « ensemble des gens qui n'ont pas grand chose à faire ensemble…... Nous allons vers la mondialisation, tous nus et les mains liées derrière le dos », alors que la France est multi-fracturée socialement et territorialement, que les élites politiques se reproduisent, car, il n'y a plus plus d'ascenseur social (et) au nom de l'égalité, aggravent les inégalités ». Ces élites que, la veille, il avait qualifiées de communautaristes, car, repliées sur elles-mêmes, continuent de parier sur la désunion du mouvement revendicatif en Bretagne, mais, « la clé, c'est nous qui l'avons, car il y en a toujours une quelque part ».

Daniel Cueff, Vice-président du Conseil régional de Bretagne (groupe Bretagne Écologie), maire de Langouët (35), montre que les 10% d'autonomie fiscale viennent des cartes grises et de la TIPP, à rebours des programmes écologiques de la Région. La métropolisation, n'est pas une solution en Bretagne du fait du nombre de petites villes et il ne faut pas faire comme Toulouse qui a « dévoré sa région ».

Il y a « une pensée d'État » qui veut que tout vienne par le haut et il rappelle que «la métropolisation qui veut retirer des compétences aux régions » est « basée sur de vieux schémas de la DATAR » et a été initiée par le précédent gouvernement en décembre 2010. Il rappelle que la différenciation des lois et règlements pour les adapter localement est prévue dans les articles 74 et 76 de la Constitution.

Il voit une scission forte entre les élus régionaux et les hiérarques parisiens, un faux dialogue entre une délégation du Conseil régional de Bretagne et l'homme de confiance de Manuel Valls, le rapporteur de la loi sur la réforme territoriale. A la vision partagée par trois élus de sensibilités politiques différentes de pouvoir gérer de manière fine des éléments spécifiques à la Bretagne (politiques de la mer, agriculture, culture), Carlos da Silva a laissé tomber un impérial et définitif commentaire : « Je ne laisserai jamais installer dans la loi un seul espace pour le repli identitaire ». Voir plus de détails dans la vidéo.

Christian Troadec, conseiller général du Finistère et maire de Carhaix, venait combler l'absence de deux élus socialistes qui s'étaient excusés de ne pouvoir venir, inventait une belle image du dialogue de sourds en parlant de « ceux qui voient la Bretagne depuis la Tour Eiffel et ceux qui la voient depuis le phare d'Ouessant ». Il a été rappelé qu'il fait partie du collectif, dont le slogan est « Vivre, décider et travailler en Bretagne ».

Il lance un bon mot en expliquant que « les élus confondent double langage et bilinguisme ». Face à la trahison des élus des trois métropoles bretonnes qui prônent la fusion, face à Marylise Lebranchu qui dit avoir changé d'avis, « c'est hallucinant », le couvercle doit sauter, car, pour lui, l'État ne fonctionne plus et on va vers de graves problèmes sociaux et, pour s'en dépêtrer, il faudra « décider par nous-mêmes », en instituant un rapport de force.

Les Bretons de la diaspora ont une mentalité de combattants._Jérôme Abassene

Jérôme Abassene représentait une sensibilité bretonne et écologiste et est revenu en Bretagne après avoir étudié à Sciences Po Paris, où il y a co-fondé l'association des étudiants bretons, ayant eu à batailler avec le préfet de police pour faire admettre que les statuts soient bilingues, français-breton.

« Le débat doit s'engager avec la population et le printemps des régions, c'est s'organiser par nous-mêmes ». Il invite à ne pas trop regarder le passé, pas même le printemps 1942. Comme Marc Le Fur, il invite aussi à regarder les Bretons de la diaspora qui ont « une mentalité de combattants ». Il insiste sur l'importance pour la Bretagne de se tourner vers les énergies renouvelables et le développement durable.

Des questions venant de la salle ont fait poser la question de savoir par quels interstices il est possible de faire sauter les blocages politiques, chacun des débatteurs a répondu et Marc Le Fur pense, à la fois, qu'il y a des interstices à trouver en créant des rapports de force, quand on est dans un parti, mais c'est, au fond, une révolution démocratique et sans bombinettes qui doit être faite. Il pointe les élus bretons qui n'ont pas saisi l'occasion au plus fort du mouvement des Bonnets rouges, quand Paris était traumatisé.

Daniel Cueff a été effaré du fait que les socialistes et communistes ont appelé à la manifestation anti-Bonnets rouges à Carhaix, le 2 novembre sans analyse sérieuse du mouvement qu'ils qualifiaient de poujadiste. Pour lui, l'Assemblée de Bretagne est un moyen de simplification et d'élimination des étages de bureaucratie. Quand les situations sont intenables pour les administrés, il n'y a jamais de responsable.

L'ensemble des propos a été clair et bien argumenté, mais, que doit-on penser du fait que les élus jacobins, députés ou encartés, se cachent et refusent de débattre.

Aucune radio ou télévision n'est venue pour enregistrer un débat pourtant pleinement d'actualité (Vote définitif de la loi en novembre). On doit regretter le mauvais éclairage de la salle qui n'est pas à la hauteur dans un lieu pour des conférences.

L'essai d'Yvon Ollivier intitulé « La désunion française » (L'Harmattan) a été commenté dans une revue de l'Institut culturel de Bretagne ( voir l'article )

Daniel Cueff «La Bretagne, un horizon démocratique pour notre République » (Le Temps Editeur, 2014). Voir présentation ( voir l'article )

Christian Rogel

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Cet article a fait l'objet de 1513 lectures.
Christian Rogel est spécialiste du livre, de la documentation et de la culture bretonne.
Vos 15 commentaires
S. Rio
Mercredi 26 janvier 2022
Très bon article.
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PIERRE CAMARET
Mercredi 26 janvier 2022
Oui excellent article .Je viens de recevoir des Nouvelles d'Alsace . Mr de VALLS maintient il n'y a pas de people alsacien , donc il n'y aura pas de Conseil Unique d'Alsace , cela malgre les manifestations et le voeux de la majorite des alsaciens .
Les Bretons ont egalement manifeste cela sert a quoi . Aux dernieres nouvelles B4 existe et les PDL aussi . La LA est ligerienne . On en arrive a une absurdite . Mais ces gens, la Messieurs ne comprennent rien.
Cela ete dit et redit 1 million de fois DEMOCRATIE , mais ce mot est intraduisible dans la langue Francaise .
Alors que faites t-on ???comme les 500?? on envahit la Chambre des Deputes et on les fout tous a la Seine .Ce n'est pas loin .
N'allez pas chercher , la Dictature , le Pouvoir Personnel , ailleurs ils sont a Paris .
Doue Beniguet j'habite l'Australie c'est un pays libre . Le Gouvernement tient compte de l'avis des mouvements d'opinion .
J'ai la nausee de HOLLANDE , de son laquais VALLS et de leurs courtisans . Des Talibans englues dans leur ideologie ( qui sert , je pense leurs interets ). France sucks .
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Emilie Le Berre
Mercredi 26 janvier 2022
Brav kenañ.
Gourc'hemennoù
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M.Prigent
Mercredi 26 janvier 2022
A propos de démocratie, ce mercredi sur BFMTV, V.Giscard d'Estaing conversait avec Cohn-Bendit sur l'Europe.
A un moment ce dernier a avancé l'idée d'introduire plus de proportionnelle (principe de base de la démocratie) dans les élections françaises.
Giscard repondit:(Il a écrit un livre: "La démocratie Française").
-"Je ne veux pas disserter à ce sujet...Les USA ont le même code électoral depuis 1790, l'Allemagne depuis 1945...En France, elle est à géométrie variable selon le bon vouloir des gouvernants du moment".
C'est celà la "démocratie française", celle qui permet aussi à Hollande (dit "François Le Juste" (sic P.Camaret) de différer les élections de 1 an pour les cantonales et de 1 an et demi pour les Régionales, sans que les autres partis, ni le Conseil Constitutionnel, sans doute complices ne s'en offusquent.
Ainsi, "notre" code électoral, dans sa grande flexibilité permet de valider l'élection de Frédéric Lefbvre à la fonction de député des français de l'étranger avec 86,5% d'abstention, et de rejeter le référendum sur l'assemblée unique de l'Alsace qui a pourtant recueillie 57,6 % de Oui.
Moi, à la place de Hollande, je me décrèterait Président à Vie....Histoire de voir.
Après tout, sur un coup de bluff, il est bien devenu Pt de la République !
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PIERRE CAMARET
Mercredi 26 janvier 2022
En effet M.PRIGENT . Tout dans cette merveilleuse Republique est une histoire de politique , de coquinage , de sens de ses interets, d'opportunites . Certains s'y complaisent , moi j'en suis a bout .
L'Australie , pays jeune a tous les defauts de la jeunesse... mais la malhonnete ne passe pas.
President a vie pourquoi pas !!! je lis en ligne , il semble que Francois et Manuel ont quelques problemes de concubinage ???? Attention Manuel , ta place plait a M.AUBRY ..... cela serait l'apotheose de ce reigne .
Me meus traouar .
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Ar Vran
Mercredi 26 janvier 2022
Effectivement le système politique et administratif français est à bout. Mais le problème est que tous nos élites politiques ont été formées (je dirais même formattées par lui) Idem pour la fonction publique.
Il ne sert à rien de discuter avec des zombies pareils qui ont placé la république française et son jacobinisme comme religion d'état. Avez-vous déjà essayé de discuter avec des intégristes religieux?
C'est hélas la même chose: vous parlez dans le vide et les personnes en face de vous sont persuadées qu'elles ont par définition raison et donc elles ne vous écoutent pas...
Ce que je retiens de cet article est le passage de Mr. Le Fur qui parle de rapport de force pour la politique française et que sans ce rapport de force, cela ne peut fonctionner.
En résumé cela veut dire qu'il faut que les Bretons votent enfin pour des Bretons dignes de ce nom...
Le problème est : en ont-ils le courage? Comme dirait P. Camaret, la soupe est bonne et que tout compte fait face à l'incertitude à voter breton, finalement "on n'est pas si mal", on a la Sécu, on mange à notre faim et on peut avoir des aides sociales...
Faut-il par conséquent attendre que l'on atteigne le fond du précipice pour que les Bretons se réveillent, au risque que cela soit trop tard???
Je pense sincèrement que ce que l'on a vu pour les dernières élections (les européennes) où un front commun breton s'est constitué est un bon début. Il faut maintenant transformer l'essai pour les prochaines échéances électorales (départementales et régionales) et ne pas avoir peur de dénoncer les hypocrites ou les valais bretons du ce pouvoir jacobin à bout de soufle.
Pour donner une lueur d'espoir à ce combat. Le jacobinisme étant une idéologie d'état, son pendant dans les pays de l'Est qui était le communisned'état a disparu. Or rappelez-vous il y a de cela 30 ans, personne n'aurait parié sa disparition.
Donc il est temps maintenant que le jacobinisme français rejoigne les livres d'histoire comme une idéologie disparue...
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PIERRE CAMARET
Mercredi 26 janvier 2022
AR VRAN ... eh! oui rapport de force .... LEFUR a raison , mais pour cela les Bretons n'ont pas su creer cette force contre ..... pour les jacobins detruire les stations ECO TAX ( ce qui va couter 1 ,2 milliards pour annulation de contrat ) ce sont des bavures , des gamineries .... ils gueulent les Bretons , mais ils paieront.
L'Alsace se debrouille ( a priori mieux ) soutien de l'Allemagne ??? je ne crois pas , mais je ne sais pas . Ce que je sais ..il y a quelques annees la seconde langue enseignee dans les pays rhenans etait le francais ... puis ils ont change pour l'anglais . Hurlement de Paris , a quoi ont repondu les lander , nous n'avons rien a donner a la France qui empeche nos frères de Alsace -Moselle de s'instruire en Allemand .
Les elus Bretons ( sauf certains dont LEFUR ) sont des lavettes .Je parlais de tout cela aujourdhui avec un ami anglais ( qui parle parfaitement le francais ).Nous etions d'accord ON VOTE POUR UN HOMME et NON pour UN PARTI . C'est mon cas . On Bretagne Durant monn bref sejour j'ai ete le Chatelain ROUGE .. car j'vais dit que pour les elections MUNICIPALES , j'etais pret a voter pour un Communiste , si celui ci etait un bon gestionnaire, mais par contre je ne voterai jamais pour un Communiste comme depute a l'Assemblee Nationale .Les consequences etaient autres .Mal compris .
Je pars demain pour la Nlle Caledonie , pour l'enterrement de mon ami . J'y resterai 5 jours .
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Ar Vran
Mercredi 26 janvier 2022
@Pierre Camaret
Je connais très bien l'Allemagne car j'y suis souvent (raisons professionnelles obligent)
Il est toujours intéressant de constater à l'étranger proche (j'entends par là les pays bordant la sacro-sainte France) que les idées dites de valeur françoise entraîne au mieux de l'étonnement ou au pire une franche rigolade.
Petite info : quand je parle avec des Allemands, bien sûr que j'utilise l'Allemand mais la langue commune est.. ... l'anglais. Le français, plus personne le parle ou difficilement.
Pour revenir à notre sujet, si la France avait un fonctionnement féféral, cela ne pourrait être que mieux. Le problème en disant cela, je fait parti des mécréants, qui ont abjuré la religion d'Etat, à savoir le jacobinisme et son livre saint, la constitution FRRRançaise.
Je vous laisse trouver qui est son prophète ou son commandeur des croyants??? (lol)
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Fred
Mercredi 26 janvier 2022
Merci vras pour ce débat fort intéressant... Nous sommes dans une période critique, mais aussi pleine d'espoir ! Le mouvement des Bonnets Rouges à montrés que les clivages politiques et les corporations n'ont plus lieu être...... nous sommes simplement Breton ! Moi l'ouvrier militant... je n'aie aucun scrupule à marcher (ou rouler !) dans la rue avec un patron, bien au contraire, nous voulons simplement Vivre heureux et Travailler. Pour cela il faut Décider ! Un avenir économique et culturel en Bretagne ne peux voir le jour actuellement temps que nous continuerons à mettre en place des personnes remplis d'égo qui plus est coupé du peuple et obnubiler par le pouvoir ! Donc la raison doit l'emporter..... les Bretons doivent oublier les grands partis parisiens et voter " Bretons" !
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PIERRE CAMARET
Mercredi 26 janvier 2022
FRED . Le mal est la . Les Bretons voteront pour "not'maitre ", le Monsieur qui parle bien , le Monsieur qui a des relations et comment changer cela !!!!!!
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Reun koupa
Mercredi 26 janvier 2022
Bien parlé Fred, les bretons qui ont un tantinet de matière grise doivent désormais voter pour un seul parti : le parti pour la Bretagne, point final
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Pôtr ar skluj
Mercredi 26 janvier 2022
"il invite aussi à regarder les Bretons de la diaspora qui ont « une mentalité de combattants »."
Je ne crois pas qu'il faille attendre beaucoup d'eux. S'ils ont quitté la Bretagne, qu'on les en blâme ou qu'on les en loue, c'est qu'ils ont préféré leur réussite personnelle à leur pays.
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Christian Rogel
Mercredi 26 janvier 2022
@Pôtr ar skluj
Tel que je l'ai compris, à l'audition, cela voulait dire que les Bretons émigrés voient plus clairement la situation de domination de leur pays et sont susceptibles d'agir politiquement, soit, par un soutien à distance, soit par une implication, lorsqu'ils reviennent (expatriés temporaires).
Nombre de gens engagés pour la Bretagne ont souvent passés une partie de leur vie à l'extérieur (France ou étranger). Un nombre non négligeable sont nés de parents bretons hors de Bretagne.
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PIERRE CAMARET
Mercredi 26 janvier 2022
Potr ar skjluj.
Vous etes tres leger et superficiel dans votre jugement .
Si quelqu ún qui a passé une grande partie de sa vie a l'etranger , revient au pays,pour la retraite et 30 mois après repart .... pour toujours ... c'est qu'il a fait des comparaisons , des syntheses incluant ses responsabilites familiales,des projections sur l'avenir .... et que RIEN , je dis RIEN ne militait en faveur d'un maintient au pays .Simple n'est ce pas !
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Pôtr ar skluj
Mercredi 26 janvier 2022
"les Bretons émigrés voient plus clairement la situation de domination de leur pays"
Et pourquoi comprendraient-ils plus clairement la situation que ceux qui la vive au quotidien ?
Je ne juge pas les émigrés. Ils sont les jouets des déterminismes économiques qui forcent désormais à une mobilité à l'échelle mondiale. Et c'est précisément cette mobilité qui achève de détruire les identités locales.
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