-- Europe --

L'avenir de la Bretagne au sein d'une république européenne

Gilles-Martin Chauffier
Gilles-Martin Chauffier

Samedi 31 mars, à 15h, au Palais des Arts et des Congrès de Vannes, Breizh ImPacte avait invité plusieurs personnalités à participer à une conférence pour débattre de l'avenir de la Bretagne dans l'Europe :

Gilles Martin-Chauffier, rédacteur en chef de Paris Match et auteur du livre «Du bonheur d'être breton». Il y développe une idée originale : «De l'indifférence à devenir français... Au bonheur de l'être... Puis à l'idée de ne plus l'être... Et la joie d'être enfin breton. En Europe.»

Forough Salami-Dadkhah, vice-présidente du Conseil régional de la Région Bretagne, chargée de l'Europe et de l'International. A propos de décentralisation et des statuts existant dans les DOM-TOM, elle a déclaré : «Il y a de la place pour l'inventivité, pour l'expression de voix qui portent un message vigoureux, respectueux des institutions de la Ve République mais novateur sur l'organisation territoriale. C'est ce qu'ont bien compris l'Alsace ou récemment les élus du Rhône. La Bretagne ne peut être en retard de cette dynamique».

Yann Choucq, avocat, coordination des juristes de Bretagne. A propos des événements en Catalogne, il déclarait récemment : «Ils ont réalisé aujourd'hui aux yeux du monde une crevasse dans le vieux système UE. A nous de multiplier les fissures pour édifier à sa place l’Europe des citoyens libres et des peuples solidaires».

Patrick Mahé, délégué à la culture bretonne et aux relations internationales de la Ville de Vannes, est un journaliste et un écrivain prolifique sur le thème interceltique. Il a été le rédacteur en Chef de Paris Match, place qu'occupe aujourd'hui Gilles-Martin Chauffier. ll a créé le Salon du livre en Bretagne dans les jardins des remparts de Vannes.

Les débats étaient animés par Jean Pierre Le Mat, avec la patte artistique et humoristique du dessinateur Nono. A noter que la politologue allemande Ulrike Guérot qui propose une nouvelle république européenne de citoyens égaux devant la loi et basée sur les régions historiques n'a pas pu venir mais ce n'est que partie remise.

Cette conférence contient des informations historiques sur la Bretagne, la France et l'Europe inédites, ou peu connues, qui éclaireront le débat politique d'un jour nouveau.

©agence bretagne presse

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Philippe Argouarch est un reporter multi-média ABP pour la Cornouaille. Il a lancé ABP en octobre 2003. Auparavant il a été le webmaster de l'International Herald Tribune à Paris et avant ça, un des trois webmasters de la Wells Fargo Bank à San Francisco. Il a aussi travaillé dans des start-up et dans un laboratoire de recherche de l'université de Stanford. Voir le site et Voir le site

Vos commentaires :

Peri loussouarn
Lundi 2 avril 2018

Le temps de l'Europe est passé !

Avec l'exemple de la Catalogne martyrisée par les têtes pensantes européennes,

on constate que Démocratie et Europe font deux.

L'Europe était un beau projet, on voit ce qu'en ont fait les chantres de l'économie : une chimère.

Après l'heureux Brexit, vive le Frexit à suivre !

Jacques
Lundi 2 avril 2018

L'Europe n'est certainement pas dépassée, vu qu'elle existe depuis plus de 2000 ans.... L'histoire de la Bretagne est là pour témoigner, mais bon... qui connait l'histoire de Bretagne et par rebond qui connait l'histoire de l'Europe???

L'Union-Européenne des états-nations issu de la 2GM, elle a du plomb dans l'aile c'est une évidence... par l'abandon de la démocratie au profit d'une classe dirigeante oligarchique, déculturée et affairiste.

Quand à appeler à un Frexit sur ABP, il faut le faire...!

Ici c'est la Bretagne pas la France, il y a pléthore de média français pour faire ce genre d'appel!

Pour en revenir au sujet...

Ok, ça discute.... mais nous savons que refaire le monde pour imaginer LA vision idéale est le passe temps préféré du mouvement breton du haut de ses 3 à 6% d'électeurs... un passe temps bien loin d'atteindre les oreilles de nos citoyens bretons noyées dans les médias parisiens... mais aussi les journalistes et blogueurs bretons qui ne peuvent évoquer la Bretagne sans apposer dans le texte le politiquement correct ''notre belle région de France'' et autres nombreux dérivés de la formule...!

(Et encore, je n'évoque pas les militants bretons fiers de voter jacobin, surtout si c'est socialiste ou apparenté...! Une vraie spécificité bretonne...! La mort du PS a fait plus d'une larme au sein du mouvement breton...!)

Ne faudrait-il pas en parallèle nous poser aussi la question de comment faire vivre le mouvement breton avec les citoyens bretons?!!

Car je suis toujours surpris de voir le nombre de bretons potentiellement ouvert à un autre discours (celui d'une Bretagne dans l'Europe, sans avoir à passer par la France) qui se plaignent de ne pas savoir où et comment s'informer tant pour connaître les acteurs du sujet que pour se rassurer sur leur sérieux/crédibilité (par exemple sur ce qu'en pense le monde économique breton et ces acteurs et de leurs idées...)...!

Emilie Le Berre
Mardi 3 avril 2018

Présente lors de cette conférence, bien qu'il était important de la faire mon impression générale reste circonspecte.

Comme mentionné, quelques faits historiques intéressants mais le débat n'a pas vraiment décollé. On est resté dans le marigot breton et les incantations républicaines. Alors que l'on ne cesse de nous rabacher "l'ouverture sur le monde", le cadre républicaine semble indépassable de l'avis des présents sur scène, traduisant ainsi un encagement de la pensée.

Gilles Martin-Chauffier nous a parlé d'une centralisation parisienne qui va translater vers Bruxelles. Que ce serait le sens de l'Histoire. On reste dans un schéma centralisateur calqué sur celui d'un hexagone, pas d'imagination en s'inspirant de ce qui peut se faire ailleurs et je ne parle même pas d'invention.

Je ne comprends pas ce qu'ont les bretons dans la tête, je me sens de plus en plus étrangère dans mon pays.

Il faut rendre hommage à l'association organisatrice Breizh Impacte, on peut regretter l'atonie des bretons, sans elle ce serait le néant.

Paul Chérel
Mardi 3 avril 2018

Les deux derniers paragraphes de @Jacques méritent une réflexion profonde. Aussi bien le soi-disant "mouvement" breton que les "acteurs" de son sujet, se révèlent incapables d'argumenter - sérieusement pour convaincre - des bénéfices que pourrait tirer la Bretagne d'une indépendance par rapport à la France et d'une adhésion à une Europe digne de son apitude à devenir une voix et une voie mondiales. Sans parler de ses petites divisions à la française ( gauche/droite, riche, vs;pauvre exploité, démocratie solidaire, écologie de pacotille, etc. du pur copier/coller de la France ) le "mouvement" breton dédaigne à merveille toutes les valeurs qui ont fait LA BRETAGNE et ses BRETONS au cours des siècles : sa vie maritime, sa renommée mondiale, l'exploitation de ses propres richesses,sa spécificité culturelle, son ardeur au travail, etc. Le Breton n'a hérité du Français que ses défauts. Seule petite remarque sur le titre de l'article, l'expresion "république europeéenne". Yann Fouéré avait trouvé "L'Europe aux cent drapeaux". Pourquoi pas-, au mieux, les Etats-Unis d'Europe, ou encore "Union des peuples d'Europe. Etats-nations au placard ! Paul Chérel

Léon-Paul Creton
Jeudi 5 avril 2018

Huñvreadennoù, dremmwellioù hag hentoù evit en amzer-da-zont !(Rêveries, horizons et chemins pour un futur!)

Pas présent lors de cette conférence à Vannes mon impression ressentie, en me basant sur l’article et les vidéos de Philippe, n’en est pas moins aussi circonspecte que celle d’Émilie Le Berre.

J’ignore donc de quel public était composé l’auditoire, mais je suppose _à tort peut-être_ qu’il était majoritairement de Bretons « éclairés » tout autant que les aristos et pas moins que les quelques évêques un peu « insoumis » de 1789 ? Pas de Monseigneur Mélenchon, ni de baron de Corbière, mais qui partagent cependant, aujourd’hui avec eux, dans l’hémicycle parisien, une forme de parenté intellectuelle et obsessionnelle, qui perdure pour la Bretagne deux cent vingt-neuf ans après !

Je suppose donc que ce dit auditoire, a été condamné à seulement écouter sans doute. Les vidéos ne m’indiquent pas que, questions de sa part il y a eu de posées (?). Il était ce public, ou devait être assez au courant de tout ce passé qui s’étire encore, pour que lui soit évité absolument ce long-cours dramatique d’Histoire ancienne. Qui aurait pu , dû être administré au Peuple breton par des médias adéquates, dans des émissions et documentaires élaborés par les Bretons eux-mêmes !

Ils auraient eu comme exigences nouvelles de ne pas en faire, ne pas affabuler une « fresque », qui ne soit que mensonges, ou vérités tronquées ! Mais un roman du vrai, pourquoi pas pour fois dans le Monde ?

Mais où sont les projets pour le futur ? Où sont les propositions de stratégies pour obliger l’état parisien ? Où sont les engagements et charismes qui entraînent ? Sont-ils les « leader’s » nécessaires ? Mis sur notre route par une « Providence » qui sème souvent les pires cochers, qui mènent nulle part, ou dans les fossés profonds où les peuples se noient ?

Je me demande si après tant d’années à Paris-Match, ou ailleurs une fois en retraite (bonne), ils ne sont pas devenus, chacun à sa façon « Ur Breizhad oc’h adkavout Breizh » ? Et si au travers de l’histoire de ces deux siècles et demi, sans s’en rendre compte ce n’est qu’eux qu’ils ré-instruisent. Re -création de « racines », plantations pensives à la mode, à la mode de Paris !

C’est-à-dire comme St just, Mirabeau et autres … en écrivant des pages et des pages…Mais ce n’est pas suffisant tout ça ! Surtout pour le Bretagne et les Bretons restés au pays ! Qui, d’ailleurs n’avaient qu’à s’en occuper eux-mêmes !!!

Les marins, sur les quais, quand ils existaient encore en Bretagne disaient en blaguant à moitié en regardant, connaisseurs , les lames s’écraser sur les digues : « Vierge Marie priez pour nous, que ceux qui sont en mer, qu’ils se démerdent… »

Le sens de l’Histoire sur lequel Chauffier parie beaucoup, c’est l’attente passive. L’objectif passif, ayant comme moteur l’espérance, que l’action, l’erreur, la décadence, l’enrichissement, etc…de l’autre, sera notre accouchement sans douleurs! La croyance dans des cycles qui seraient plus ou moins réguliers, des causes produisant les mêmes effets… Mais sont-ils souhaitables pour nous ? Bons ou mauvais pour nous ?

Mais comme humains, nous avons une grande part d’imprévisibilité, nous ne voulons absolument pas, à aucun prix, d’un grand nombre des mêmes effets connus, et c’est dans les solutions et les actes pour ce faire, que je prête un intérêt qui peut n’être que momentané, à vous lire, ou vous écouter. Et dans cette conférence je n’ai rien trouvé à part des promesses aléatoires ,et assez limitées, que demain si l’autre se casse la jambe, je pourrais enfin marcher dans la direction d’un nouvel horizon, qui m’attire.

Patrick Mahé, remplaçant, dans le fief(féodal ?) des Goulard, prédécesseur de Chauffier à Paris-Match, nous a délivré un discours/constat qui aurait dû l’être depuis très longtemps, non seulement par lui, mais par d’autres, s’ils avaient vécu les expériences nécessaires. S’ils avaient eu l’intelligence minimum pour en percevoir les éléments, et enfin le courage de les exprimer en jetant dans les poubelles de l’Histoire de France, les idéologies aliénantes qui ont étouffé leurs cerveaux. Idéologies et intérêts personnels égoïstes, cet immense rideau mental, qui a rendu invisible la Bretagne et que peu arrivent à déchirer, pour passer de l’autre côté…

Madame Forough Salami-Dadkhah, que JPLM a présentée comme étant plus bretonne que les Bretons, comme immigrée que je suppose aujourd’hui française, pouvait-elle faire un autre discours que celui-ci :

«Il y a de la place pour l'inventivité, pour l'expression de voix qui portent un message vigoureux, respectueux des institutions de la Ve République mais novateur sur l'organisation territoriale. C'est ce qu'ont bien compris l'Alsace, ou récemment les élus du Rhône. La Bretagne ne peut être en retard de cette dynamique».

Il faut un peu d’astuce et de réflexion (pas tant que cela), pour faire traverser une rivière à un loup, une chèvre et un chou sans que l’un des trois ne se fasse dévorer, lorsqu’il n’y a qu’une place disponible, dans une barque avec le nécessaire passeur qui lui les veut entiers de l’autre côté. Quand il les reprendra en main. Le loup(France), le chou (l’Europe) et la chèvre (la Bretagne et ses Bretons). Madame Forough Salami-Dadkhah, leur a bien fait passer la rivière… Breizh Impact peut être satisfaite.

De ceux que les promesses et rêveries ne mènent pas par le bout du nez, je n’ai rien trouvé pour l’avenir, de concret ! Mais je n'étais pas présent, alors... Et non, et non les salons parisiens n’sont pas morts ! Pourrions-nous encore chanter. Tenue de campagne pour un livre ? Des livres ?

J’aurai pu faire encore plus long, beaucoup, il y a de la matière ! (;0)

Kenavo da c’hentañ gwell !

Fañch
Vendredi 6 avril 2018

Gilles Martin Chauffier conférence à Vannes nous raconte l'histoire par le bout de la lorgnette de l'historien-romancier qui n'a aucun sens du droit public et en oublie les traits principaux  :

- la Bretagne n'avait plus d'armée. (à cause des traitres à la nation)

- Anne de Bretagne et la signature d'un Traité international entre 2 chefs d'États souverains de leurs 2 nations qui traitaient sur un pied d'égalité en droit : le Traité de Nantes de 1499. (avec Louis XII)

- les traitres de la famille Rohan et leurs intèrêts particuliers qu'ils partagaient avec François 1er. (contre les intèrêts du Duché)

L'Europe appartient aux peuples et non pas à la technostructure de Bruxelles. L'Union Européenne ressemble de plus en plus à l'ex URSS avant l'implosion. (c'est pourquoi elle à tout fait pour que la Grèce reste dans l'Europe, idem pour le Brexit).

La Catalogne d'aujourd'hui est dans le même état que la Bretagne à l'époque (riche, mais sans armée pour faire respecter les droits du peuple et de la nation Catalane)

A la fin il essaie de nous faire peur sur le thème de la monnaie en expliquant que ce n'est pas possible de sortir de l'Espagne à cause de la monnaie. Comme il y a quelques mois ou l'on expliquait qu'il n'était pas possible qu'il y ait un Brexit et que l'Angleterre sorte du jeu Européen.

Lorsque le jeu est pipé les joueurs sortent du tour de table et ne reste que les bonimenteurs et les idiots qui vont se faire plumer.

Ceux qui sont sortis (et qui ont protégé leur souveraineté : la Monnaie et les Lois) vont à une autre table ou les règles sont autres ou créent un nouveau tour de table et y invitent d'autres joueurs.

On est plus à l'époque ou les dirigeants concentraient tous les pouvoirs et surtout le pouvoir médiatique, grace à internet l'information circule, c'est ce qui a fait tomber des gouvernements lors des révolutions arabes. Les pays européens faussement démocratiques comme la France ou l'Espagne (Démocratures) n'en sont pas à l'abri.

Loïc. L
Vendredi 6 avril 2018

@Fañch

" A la fin il essaie de nous faire peur sur le thème de la monnaie en expliquant que ce n'est pas possible de sortir de l'Espagne à cause de la monnaie."

La Bretagne n'aurait pas cette question de la monnaie à se poser: le verdict rendu par la cours de européenne de justice lors de l'affaire Goarnig stipule que le tribunal donne aux enfants Goarnig la citoyenneté européenne, les reconnaissant de nationalité bretonne.

l'Europe reconnaît donc que la Bretagne est une nation faisant partie de l'Union européenne. Et cela fait donc jurisprudence européenne.

Si la Bretagne devait prendre son indépendance, elle serait de facto incluse à l'UE, grâce à cette jurisprudence émanant de cette même UE.

Iffig Cochevelou
Vendredi 6 avril 2018

Alors on fait quoi ? Une seule liste aux prochaines régionales et 25% des voix ? J'ai l'impression d'entendre la même chose depuis 50 ans

Loïc. L
Samedi 7 avril 2018

@ Iffig Cochevelou

Même si l'ère du temps va dans le sens de l'autonomie ou de l'indépendance, Ecosse, catalogne, Corse... (d'où les résistances d'États nations), votre proposition est la seule à faire. Si elle ne marche pas pour nous et depuis 50ans, alors il faut continuer, mais autrement.

En parallèle communiquer sur l'histoire de la Bretagne auprès des Bretons.

Et défendre la langue.

Politique, histoire, langue (et culture, mais ça roule déjà tout seul). Et si ça marche pas on change la manière de faire. Nous devons innover

Mais tout cela demande de la coordination.

Paul Chérel
Samedi 7 avril 2018

@Iffig et @Loïc. Il faut surtout que ceux qui veulent gouverner la Bretagne montrent qu'is en sont capables, qu'ils dessinent ensemble un avenir moderne à la Bretagne, et qu'ils s'affranchissent totalement de toute référence à une organisation partisane française. La gauche, la droite, les écolos, Paris et sa tour Eiffel, au placard ! Une Bretagne redevenant une nation à part entière vraiment maritime et commerciale, connue du monde entier pour son art de vivre. Paul Chérel

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