-- Société --

L’association Nexus dénonce le projet aéroportuaire comme « superflu »

L'association Nexus, basée à Angers et à Rennes, milite pour l'amélioration des transports à Nantes et en Haute-Bretagne, en direction de la France afin de rendre meilleures les conditions de transport des travailleurs issus des départements français qui accomplissent chaque jour ou chaque semaine des migrations pendulaires vers les grandes villes bretonnes.

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Aujourd'hui, l'association écrit à Jacques Auxiette, président de la région administrative des Pays de la Loire, à Philippe Grosvalet, président du conseil général de la Loire-Atlantique et à Jean-Marc Ayrault maire de Nantes afin de réagir sur leur missive aux grévistes de la faim opposés au projet aéroportuaire de Notre-Dame des Landes (voir notre article). Elle fustige la conception de projets transport au coup par coup : en effet, les 3 présidents de collectivités veulent un aéroport international, puis une ligne ferroviaire à grande vitesse entre Rennes et Nantes et enfin le prolongement de la LGV de Sablé jusqu'à Rennes. La simple remise dans le bon ordre des projets montre, s'il en est encore besoin, le superflu d'un projet qui n'existerait pas sans l'inconditionnalité de l'un d'entre vous, poursuit avec hardiesse l'association. Dans ces conditions, l'action [des grévistes de la faim de l'ACIPA] est pleinement justifiée quant à son objectif, affirme le courrier.


S'appuyant sur la démarche des grévistes de la faim et le risque vital qu'elle pose, l'association propose aux destinataires de sa missive une confrontation entre leurs projets et le sien qu'elle estime beaucoup moins couteux et plus coordonné. Avec un certain courage, elle met le doigt là où ça fait mal votre définition de l'outil grève de la faim comme un symbole réservé aux luttes contre les dictatures nous paraît bien rude à l'adresse de deux citoyens honnêtes mais sans ressources suffisantes pour s'offrir au quotidien un martelage médiatique de leur argumentation : en effet, le projet aéroportuaire bénéficie, outre le soutien de presque toutes les collectivités locales qui n'en sont pas immédiatement riveraines, de l'appui général de tous les médias, qui n'offrent que fort rarement la parole aux opposants, et encore lorsqu'ils sont directement confrontés aux mesures de puissance publique (expulsions, expropriations, périmètres de sécurité autour des manifestations, débarquement de policiers et de gardes mobiles en nombre dans la campagne nantaise) que ces dites collectivités locales exercent contre eux. Les dictatures n'ont pas le monopole des abus, des trafics d'influence, de la désinformation, de la dissimulation de données, des faux et des contournements de la loi achèvent les émetteurs de la lettre dans une mise au point qui fait passer l'état actuel de la France – et de certains points de la Bretagne, malgré les Bretons eux-mêmes ou faute d'alternative sérieuse (voir notre article) – pour un pays émule du Mali ou du Sénégal. Seulement, eux peuvent d'une façon ou d'une autre se débarrasser d'une caste politique qui les mène à l'abîme.

Document PDF lettre2704.pdf Lettre du 27-4-2012. Source : Nexus Asso
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Étudiant en droit-histoire expatrié en Orléans, passionné par l'histoire et le patrimoine de la Bretagne. S'intéresse aussi à l'économie bretonne et à l'actualité de Loire-Atlantique.

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