Put your name here

connexionS'accréditer | S'abonner | Se connecter | Faire un don
> Logo ABP
ABP e brezhoneg | ABP in English |
De G. à dr. Michel François. Pierre-Yves Le Rhun. Jean-Yves Bourriau. Julian Bonnet.
Nantes. Maison des associations. Rue Harrouys.
De G. à dr. Michel François. Pierre-Yves Le Rhun. Jean-Yves Bourriau. Julian Bonnet. Nantes. Maison des associations. Rue Harrouys.
<i>Ty Keltiek</i> rue Harrouys ancien conservatoire de musique. Siège du Centre Nantais de Culture Celtique (CNCC) et actuelle maison des associations.
Ty Keltiek rue Harrouys ancien conservatoire de musique. Siège du Centre Nantais de Culture Celtique (CNCC) et actuelle maison des associations.
<i>Gwenn ha Du</i> à Ty Keltiek. Photo de août 2011.
Gwenn ha Du à Ty Keltiek. Photo de août 2011.
Affiche première.
Affiche première.
Affiche modifiée. Les trois présidentiables qui soutiennent la réunification de la Bretagne.
Affiche modifiée. Les trois présidentiables qui soutiennent la réunification de la Bretagne.
Le découpage de l'ouest de la France proposé par Bretagne Réunie dès 1996.
Le découpage de l'ouest de la France proposé par Bretagne Réunie dès 1996.
Le découpage de l'ouest de la France. Carte des 4 régions fortes de Jean Ollivro pour Bretagne Réunie.
Le découpage de l'ouest de la France. Carte des 4 régions fortes de Jean Ollivro pour Bretagne Réunie.
Couverture du mensuel Armor magazine d'avril 2007. <i>Les enjeux bretons des élections</i>. Dessin de René Le Honzec. On reconnaît Marie-George Buffet. Dominique Voynet. Ségolène Royal. Olivier Besancenot. Jean-Marie Le Pen. Nicolas Sarkozy...
Couverture du mensuel Armor magazine d'avril 2007. Les enjeux bretons des élections. Dessin de René Le Honzec. On reconnaît Marie-George Buffet. Dominique Voynet. Ségolène Royal. Olivier Besancenot. Jean-Marie Le Pen. Nicolas Sarkozy...
- Communiqué de presse -
L'association Bretagne Réunie fait le point sur les réponses des candidats à l'élection présidentielle
Bretagne Réunie donne une conférence de presse pour exposer le bilan de son action, faire part des réponses connues à ce jour à ses questions aux candidats, pour justifier du bien-fondé de la consultation – qu'elle demande pour 2008 – des populations concernées par la réunification de la Bretagne et
Maryvonne Cadiou pour ABP le 6/04/07 21:07

En ce lieu nantais mythique de la rue Harrouys – l'ancien Conservatoire de Musique devenu CNCC ou Centre Nantais de Culture Celtique, créé en 1972 – l'association Bretagne Réunie fait le point sur les réponses des candidats à l'élection présidentielle au sujet de la réunification de la Bretagne.

Sans faire l'historique du découpage régional actuel né en 1941 sous le gouvernement de Vichy, ni en exposer les raisons en détail, on peut rappeler que le mouvement pour la réunification de la Bretagne qui en découle existe sous différentes appellations depuis 1969, et a été porté par de nombreuses personnalités, qui agissent encore actuellement pour la Bretagne dans différentes associations et/ou fonctions. Son germe en est le comité «Nantes en Bretagne» créé en 1969 par le peintre nantais Michel Noury, qui avait protesté contre le décret dès 1941. Lui succède, en 1974, «B5» (Bretagne 5 départements), plus revendicatif, directeur Yves Lainé. Il devient en 1981 le «C.U.A.B.» (Comité pour l'Union Administrative de la Bretagne), premier président Patrick Mareschal, l'actuel président du Conseil général de Loire Atlantique, et en 2004, prend le nom plus parlant de Bretagne Réunie (voir le site)

L'histoire du mouvement pour la réunification de la Bretagne est jalonnée de nombreuses actions telles que manifestations publiques, interventions, discours, publications, stages, pétitions, sondages, l'obtention de signatures d'élus pour une Charte demandant «au gouvernement de lancer le processus de modification des limites de l'actuelle région Bretagne...»

Les revendications de Bretagne Réunie se sont toujours appuyées sur le Droit, sur des décrets, des articles de lois ou du Code général des Collectivités territoriales. Elles sont donc parfaitement recevables et justifiées.

Monsieur Jean-Yves Bourriau, président de Bretagne Réunie depuis avril 2006, en compagnie de Michel François, trésorier, de Pierre-Yves Le Rhun, deuxième président du CUAB, et de Julian Bonnet, jeune membre de la Commission permanente de l'association, dresse un premier bilan de l'action de sensibilisation des candidats à la nécessité de revoir le découpage des régions administratives lorsque la demande en est exprimée par la population, ce qui est le cas en Bretagne.

Dans la copie du dossier «Réunification de la Bretagne ? Une question de démocratie» rédigé en janvier 2007 par Bretagne Réunie et envoyé à chaque candidat à l'élection présidentielle, deux pages, titrées «Démocratie et réunification de la Bretagne, le point en janvier 2007» où sont rappelés les lois concernées, la recommandation du Parlement européen, les résultats des différents sondages d'opinion et enquêtes, de 1998 à 2006, qui convergent, la signature de la Charte par plus de 4200 élus de Bretagne, le «vœu du 22 juin 2001 voté par le Conseil général de Loire-Atlantique» ainsi que la «résolution du 8 octobre 2004 votée par le Conseil régional de Bretagne administrative».

Il y est fait mention aussi de la création qui en découla de la «Commission mixte» sur la réunification et le renforcement de la coopération entre la région Bretagne et la Loire-Atlantique. «Mais, depuis le 8 octobre 2004, le gouvernement n'a pas enclenché la procédure légale». Pierre-Yves Le Rhun confie une des raisons de «...ne pas toucher au découpage : pour des questions de sièges et de personnes qui occupent ces sièges...»

Jean-Yves Bourriau déclare : «Les vœux ayant été votés à la quasi unanimité, il y a bien un double consensus politique remarquable des élus bretons au sein des assemblées concernées pour réunifier la Bretagne».

Au vu de ces avancées certaines, Bretagne Réunie a décidé d'enclencher «ce qui est un peu le combat de la dernière chance» en assurant qu'elle n'a «jamais perdu pied».

L'édition d'une affiche fut décidée rapidement après les prises de position favorables à la réunification et à la mise en place d'une consultation populaire de «François Bayrou le 11 janvier à Quimper» puis de «Dominique Voynet le 26 janvier à Nantes» ( voir l'article ). Depuis, très récemment, «Olivier Besancenot» [photo 5, l'affiche retouchée] s'y est aussi montré favorable (à lire dans Armor Magazine). L'entourage de «José Bové», vu à Nantes, laisse entendre qu'il irait aussi dans le sens de la réunification, soit une demi réponse positive de plus.

Armor Magazine (voir le site) vient de publier, dans son numéro d'avril, avec une couverture humoristique de René Le Honzec, les réponses des candidats reçues (ou des extraits) ainsi que les non-réponses, à cinq questions sur la Bretagne, les régions, la France et l'Europe. Ce bilan très bien fait est un ‹must› pour tous les Bretons.

[Titre de couverture : ‹Les enjeux bretons des élections, questions à ces candidats et à quelques personnalités bretonnes sur les enjeux de ces élections›. Légende du dessin : ‹Marie-George Buffet, Dominique Voynet, Ségolène Royal, Olivier Besancenot, Jean-Marie Le Pen, Philippe de Villiers, Nicolas Sarkozy, François Bayrou : c'est «l'an-dro des postulants à l'élection présidentielle vus par le dessinateur René Le Honzec›]».

Bretagne Réunie s'appuie sur cet article, déclarant en outre : «Nous n'avons pas d'autres réponses directes et aucun candidat ne s'est déclaré hostile», pour renouveler la proposition faite par lettres du 12 juin 2006 au président de la République et au Premier ministre – également au ministre de l'Intérieur par lettre du 17 juin 2006 – d'une « Consultation populaire sur la réunification de la Bretagne»

Le ministre de l'Intérieur est le seul des trois à s'être manifesté – indirectement toutefois – en réponse à cette correspondance, auprès du président de Bretagne Réunie par une lettre du 12 mars 2007 émanant du ministre délégué aux Collectivités territoriales, monsieur Brice Hortefeux. [lettre en PDF]

Sans doute, la campagne battant maintenant son plein, il a été jugé opportun, au ministère de l'Intérieur, de sortir la lettre de Bretagne Réunie du dessous de la pile où elle avait dormi neuf mois... Pour accoucher de propos lénifiants qui n'engagent à rien de nouveau.

Chacun pourra juger du délai pour répondre, de la tiédeur des propos et de la maladresse d'avoir repris à son compte ce que Bretagne Réunie sait déjà des règles en vigueur – notamment l'article L.4122-1. Plus grave, monsieur Hortefeux demande que les modifications de la région Pays de la Loire soient l'objet aussi d'une délibération du Conseil régional des Pays de la Loire, ce qui revient en fait à bloquer tout espoir de réunification.

Bretagne Réunie rappelle que les referendums existent justement pour pallier les verrouillages des élus.

Pierre-Yves Le Rhun confie : "On nous a susurré : une consultation de cette nature, cela coûte cher ! Vous n'y pensez pas !" Jean Yves Bourriau enchaîne : "Nous affirmons donc que, si le gouvernement tient à consulter les électeurs, les élections municipales de 2008 offrent une opportunité exceptionnelle pour consulter, dans les meilleures conditions démocratiques et économiques, les électeurs et les électrices de Loire-Atlantique, afin qu'ils se prononcent, par un OUI ou par un NON, sur l'entrée de leur département dans l'actuelle région Bretagne".

Il poursuit : "Cette consultation pourrait ainsi se faire “sans frais supplémentaires d'organisation”, deux ans avant les élections régionales, “sans déranger une fois de plus les électeurs, avec l'assurance d'une participation forte”, ce qui est un argument essentiel car une forte abstention réduirait l'impact d'un résultat positif. Nous attendons encore la réaction du gouvernement à cette proposition. Toutefois une ministre a demandé des précisions...".

De plus, déclare-t-il : "Est-il concevable qu'un gouvernement démocratique s'oppose à l'application d'une loi de la République au risque d'affaiblir la confiance des électeurs dans leurs élus et dans leur gouvernement, confiance qui est le ressort de toute démocratie ?"

Quand la réunification de la Bretagne se fera, cela entraînera la nécessité d'un redécoupage régional de la partie ouest de la France [photo 7, ‹flyer› de Bretagne Réunie] depuis la Haute-Normandie jusqu'au Poitou-Charentes, en passant par un nouveau Val de Loire au si joli nom au lieu d'une région Centre sans âme aucune dans le vocable. Ce redécoupage fut déjà exposé en 1996 dans l'ouvrage collectif Géographie et aménagement de la Bretagne sous la direction de Pierre-Yves Le Rhun, paru aux éditions Skol Vreizh. Le projet et les avantages en découlant y sont déjà, il y a plus de dix ans, solidement argumentés, n'ont aucunement vieilli et peuvent même être renforcés.

L'Ouest de la France en «Quatre régions authentiques plutôt que six artificielles», peut-on lire sur le document édité par Bretagne Réunie [photo 5], régions liées, de plus, à la force économique de «l'Arc atlantique».

Pierre-Yves Le Rhun précise "Le résultat de la proposition dépend évidemment de la volonté des habitants des autres départements différemment regroupés".

Jean-Yves Bourriau déclare : "Le sujet émerge, il est sorti du silence, Ouest France Vendée a publié, au lendemain de notre assemblée générale [le 10 février 2007 à Nantes] la carte de notre proposition de nouveau découpage".

Il cite rapidement le cas d'autres départements et régions concernés qui auraient intérêt à un nouveau découpage : "La région Centre, on n'en parle pas, on parle de Val de Loire, qui pourtant n'a pas d'existence administrative. Dans la Sarthe, on est attiré par Paris et l'Île de France. Si l'aéroport de Notre-Dame des Landes se faisait, les Sarthois payeront pour, par leur appartenance aux Pays de Loire, mais ne l'utiliseront pas car les communications seront plus directes avec Paris et l'aéroport de Roissy... "

La Normandie va-t-elle suivre la Bretagne ? On pourra relire La Réunification de la Bretagne et de celle de la Normandie : une convergence ? ( voir l'article ) dont voici un extrait sous la plume de Jean-Yves Bourriau : "Pour les candidats à la présidence, l'affaire mérite d'être suivie de près. Si on additionne les populations de Bretagne et Normandie, soit 4,2 + 3,2 = 7,4 millions d'habitants, dont on sait, par les sondages, que les deux tiers sont favorables à la réunification, cela fait presque 5 millions de personnes dont l'opinion peut compter dans une compétition à l'issue incertaine".

Bretagne Réunie remet donc à sa une, au vu de la conjoncture actuelle de l'élection présidentielle, l'axe principal de son combat – la réunification de la Bretagne – et deux axes corollaires : en amont, la consultation démocratique, en aval, le nouveau découpage administratif régional.

Ce projet de l'association, mis en place par des géographes aussi qualifiés et compétents que Jean Ollivro et Pierre-Yves Le Rhun méritera un exposé particulier de ses détails et des raisons sérieuses qui l'ont généré. "Il ne manque qu'une volonté politique pour régulariser", déclare Jean-Yves Bourriau en ajoutant :

"Après les élections présidentielles et législatives, nous aurons de nouveaux députés, nous allons donc suivre chaque étape. Si nous retombons dans une situation stagnante, nous reprendrons nos actions, nous relancerons la question auprès des toutes nouvelles personnes".


Maryvonne Cadiou (texte et photos

Document PDF hortefeux.pdf . Source :
Document PDF crbrreuniehortefeuxconfbr4-04-2007.pdf Réponse du ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux du 12 mars 2007 à une lettre de Bretagne Réunie du 12 juin 2006.. Source : Bretagne Réunie
Document PDF br-reunie-sondages1998-2002-reunification.pdf Les résultats des différents sondages d'opinion et enquêtes sur la réunification de la Bretagne de 1998 à 2006.. Source : Bretagne Réunie
Voir aussi :
Cet article a fait l'objet de 3315 lectures.
Correspondante ABP depuis février 2007.
Voir tous les articles de de Maryvonne Cadiou
Vos 0 commentaires
Commenter :
Votre email est optionnel et restera confidentiel. Il ne sera utilisé que si vous voulez une réponse d'un lecteur via email. Par exemple si vous cherchez un co-voiturage pour cet évènement ou autre chose.
ANTI-SPAM : Combien font ( 8 multiplié par 2) + 2 ?

ABP

Publier

Nous suivre

2003-2024 © Agence Bretagne Presse, sauf Creative Commons