
Une nouvelle affaire semble évoquer une destruction de menhirs à Tregastel. Koun Breizh dépose plainte ce jour pour qu'une enquête pénale permette de clarifier les choses. Régulièrement, notre association est alertée sur des faits identiques commis plusieurs années auparavant, ce qui ne permet pas d'agir utilement. Notre patrimoine mégalithique fait l'objet d'une déconsidération inquiétante.
L’association patrimoniale Koun Breizh dépose plainte ce jour entre les mains du Procureur de la République près le Tribunal judiciaire de Saint-Brieuc du chef de destruction de vestiges archéologiques suite aux éléments signalés par le journal actu.fr faisant état d’une destruction de menhirs avec la photographie d’un tas de monolithes ressemblant fortement à ceux dégagés sur Carnac, lors de l’affaire du chemin de Montauban.
Selon les éléments fournis par la presse, le chantier a été arrêté par la mairie et la DRAC de Bretagne prévenue, a fait état de la découverte de nouveaux monolithes dans ce lieu chargé d’histoire puisqu’il jouxte la fameuse allée couverte de Kerguntuil.
Association reconnue d’intérêt général, Koun Breizh est habilitée par ses statuts à défendre le patrimoine historique et culturel breton et à exercer, le cas échéant, toute action judiciaire en ce sens. C’est notre association qui avait conduit à l’ouverture d’une procédure pénale concernant les événements de Carnac, dossier soumis à la BR de Lorient et toujours en cours à ce jour.
Cette nouvelle affaire troublante suscite l’émoi des habitants de Tregastel et mérite d’être clarifiée par une enquête pénale. A ce stade, s’il est difficile de conclure à la caractérisation du délit de destruction de vestiges archéologiques, certaines affaires récentes nous ont amenés à faire preuve de la plus grande vigilance.
Cette plainte pénale ne vise pas à nuire à qui que ce soit, mais a pour objet de faire toute la lumière sur cette affaire.
Depuis de nombreuses années, nous avons relevé un certain mépris pour notre patrimoine mégalithique, le plus riche d’Europe et dont le berceau de la civilisation mégalithique occidentale se trouve en Bretagne selon les plus anciennes datations remontant à près de 8 000 du côté de Carnac.
La présence de mégalithes un peu partout, dérange et les cas de destruction ne sont pas rares.
Nous sommes persuadés que nos actions judiciaires sont de nature à dissuader d’autres personnes qui pourraient être tentées de se débarrasser de leurs menhirs.
Nous vous tiendrons informés de la suite de cette plainte.
Pour l’association Koun Breizh
Yvon Ollivier président
Commentaires (10)
La même situation en Brière existe à Saint Lyphard en Loire Atlantique et sommes sans nouvelles?
Dans le centre Bretagne aussi il y a des projets d'éoliennes, en plein sur des mégalithes, ce n'est pas un hasard, les lieux sont repérés puis rasés.
Rasés comme notre langue, comme la loire atlantique, comme nos manoirs et toute notre Histoire.
Comme les statues du Parlement à Rennes démolies à la masse, nos talus, nos chapelles et églises qui prennent l’eau, les noms de nos lieux-dits effacés, nos école en langue bretonne qui ferment. Le bulldozer jacobin tourne à plein régime.
Avez vous vu l arrivée à Lokemo??
Pas mal de pierres poussées au bout des champs. Peut on les réhabiliter??
Y a-t-il au moins des photos montrant la construction mégalithique avant que la barbarie ne la détruise ?
À
L'enjeu parait assez clair = foncier rare et cher. Le BTP fait de la place et les élus locaux ferment clairement les yeux...
Sauf classement public, immédiat et général, puis mise en valeur, le patrimoine mégalithique (Dr Betina PAULSON) dont les habitants de la Bretagne ont la responsabilité depuis environ sept millénaires est en très grand danger.
Et pour le protéger, un minimum de volontarisme est indispensable.
Sinon, c’est foutu !
A
La protection des sites historiques en Bretagne est urgente.
Nous ajoutons la défense du Morta en Brière qui est pillé actuellement par une société nazairienne .
Vous allez recevoir des informations dans les jours qui suivent.
Malheureusement ce n'est qu'un épisode de plus face à une urbanisation débridée.
on parle éventuellement de fouilles préventives,pudiquement,avant de recouvrir le tout sous le béton.on peut citer aussi les cas de petits ruisseaux, rus,disparaissant ainsi en catimini,alimentés par une source si essentielle en cette époque de changement de climat.
Pourquoi tous ces sites ne sont-ils pas répertoriés ? N'est-ce pas possible ? Ce serait , je pense , la seule façon sûre de les protéger !