On l'appelle toujours le député Diwan

Avec son écharpe blanche et son Borsalino sur la tête qui ne le quittent pas, Jean-Yves Cozan reste un homme politique atypique. Invité par Jean-Yves le Drian, il se souvient des premières années des pionniers de Diwan qu'il a tout de suite soutenus. Coups de folie, coups de colère, coups de bol aussi : les écoles Diwan lui doivent beaucoup dans le Finistère. Un problème avec une municipalité ? "Faites une bonne grosse fête". Un souci avec l'Etat ? Il fait confiance à l'ingéniosité et à l'initiative des gens déterminés.

Pour lui, la plupart des Bretons ne savent pas gérer les conflits. Grand admirateur de la culture chinoise (il a même voulu rentrer au Parti communiste chinois), il préfèrerait que les Bretons appliquent la stratégie de l'eau : "quand il y a un obstacle, l'eau contourne, s'enfonce, remonte en surface ..."

Quand Diwan peinait à trouver des issues, c'était cette stratégie qui était la plus efficace.

Il porte un regard amusé à l'inauguration des nouveaux locaux. Un peu de fierté aussi, parce qu'au fond, dans toute cette histoire, il a joué un sacré rôle. Et il n'a pas dit son dernier mot.

Youtubeuse, docteure d'Etat en breton-celtique à l'Université Rennes 2 / Haute Bretagne, enseignante, militante des droits humains à Cent pour un toit Pays de Quimperlé, des langues de Bretagne avec Diwan, Aita, GBB, ...., féministe, enseignante, vidéaste, réalisatrice, conteuse, chanteuse, comédienne amateure, responsable depuis vingt ans du concours de haikus de Taol Kurun, des prix littéraires Priz ar Vugale et Priz ar Yaouankiz, ...