-- Politique --

Jane Birkin soutient Aung San Suu Kyi, prix Nobel emprisonnée en Birmanie

Jane Birkin et le maire de Douarnenez.
Jane Birkin et le maire de Douarnenez.

Fluette et décontractée, grave et discrète, Jane monte les marches de la mairie de Douarnenez, elle a assisté au déroulement de la banderole devant la mairie de Douarnenez pour honorer la femme prix Nobel de la paix, toujours en assignation à résidence en Birmanie, qui souffre d'importants problèmes de malnutrition, Aung San Suu Kyi.

La Birmanie est une dictature militaire depuis 50 ans. 50 % du budget du pays est consacré à l'armée, d'innombrables minorités sont persécutées, 3.500 villages ont été détruits, les deux dernières manifestations se sont soldées par des milliers de morts.

Aujourd'hui, la Birmanie essaie de s'acheter une meilleure réputation avec la promesse d'élections démocratiques qui auront lieu en novembre. Élections truquées, précisent les représentants birmans venus à la cérémonie. Le parti démocratique d'Aung San Suu Kyi n'ayant pas la possibilité d'être élu.

Crime contre l'humanité, génocide ... Tout se passe dans un silence assourdissant des médias. Il est temps d'agir, de dénoncer Total, la BNP, Alcatel qui financent la junte militaire.

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Docteure en Breton-Celtique à l'Université de Rennes 2 et au groupe Ermine-CRBC, enseignante au lycée Diwan. Autres sites : Tv bro Kemperle et Tvlise Diwan Karaez. Contributrice à l'ABP depuis 2005 : des centaines d'articles, des centaines de vidéos en français, comme en breton.

Vos commentaires :

Henri Le Guen
Mardi 31 août 2010

Le festival est sur les caraïbes cette année. Que l'on parle de la dictature en Birmanie , qui n'est pas dans les Caraïbes, ca ne me choque pas, mais qu'on ne parle pas de la dictature de Cuba, qui elle, est une île des caraïbes me choque.

Qu'il n'ya pas de représentants des millions de cubains et descendants qui ont quitté leurs pays pour la Floride et voté avec leurs pieds souvent au péril de leur vie et qu'il n'y est pas de débats ou forum sur la situation à Cuba me choque . Comme en Birmanie, il n'y a pas d'éléctions à Cuba, et comme en Birmanie les opposants politiques y sont systématiquement emprisonnés voire assassinés.

Deux poids deux mesures donc au festival du cinéma de Douanenez.

Jakez Le Fol
Mardi 31 août 2010

Bien dit, bravo M. Le Guen.

Jos Le Métayer
Mardi 21 septembre 2010

Ah ! Le Festival des Minorités ! Ce regard qu’il est ! Quêteur, inquisiteur, accusateur, révélateur, sur et pour ces communautés à la nôtre pareille… Ou presque, à bien des égards ! Ainsi que sur leurs geôliers…

Il y a plus de trente années passées, à sa naissance, je me suis emballé pour cette manifestation que je voyais comme un merveilleux, sinon un bon outil d’éveil et d’information pour la cause bretonne, son autonomie, sa langue, son développement. Dans une prise de conscience commune avec ces minorités également opprimées.

Je l’ai suivi ce festival et soutenu pendant une douzaine d’étés (encore l’été) puis… disons la vie, m’en a écarté durant près de vingt ans, juste un léger suivi par journaux interposés. L’année dernière j’y suis retourné, je n’ai ressenti qu’une terrible sensation de régression de son identité bretonne. Bouffée, me dis-je par le travail de sape d’une identité de gauche de militants bretons ( ?), plus active ? Voulue et construite, ou inconsciemment dominante, avec toutes ses influences et pressions intellectuelles des partis de gauche français.

Avait-elle d’ailleurs existé cette idée , en dehors de ma croyance, que ce festival puisse servir la Bretagne? Efficacement ?

Dès ce retour, cette visite, au festival, je n’y ai plus senti cette dynamique, ni reconnu son utilité pour la cause bretonne au sens pratique, actif, activiste… Dessillés mes yeux ? Car de plus je ne vois dans le temps, aucun résultat « d’importance » à lui attribuer à ce festival qui aujourd’hui pourrait tout aussi bien se passer à … Brie Comte Robert, et pour l’Île de France, socialiste et jacobine bien entendu.

Jane Birkin résidente en Bretagne à temps partiel, nous a parlé l’année dernière de Battisti il me semble ! Cette année elle devrait parler d’Aung San Suu Kyi... et file déjà sur Sakineh. Ajoutant « la « petite remarque-flatterie _des milliers de fois rabâchée_ sur « l’esprit d’ouverture des Bretons ». Elle sera là sans doute là encore l’année prochaine, avec d’autres, pour un injuste lointain…

Au sein des nombreuses minorités (v) agissantes , sera trouvé un champ plus vert… ailleurs ! Tellement commode afin d’éviter de s’attaquer au jardin en friche qui est à ses pieds, au seuil de sa maison Breizh. Dispersion?...Pourquoi pas l’année prochaine une semaine entière pour faire un « check-up » sur Breizh, de chair et de terre. Sur les carences des Hommes, partis et institutions …Sur qui et quoi, salope notre avenir, toujours plus gris !

Edwy Plenel, lui non plus, ne vient pas en tous les cas nous parler de la Bretagne, ni de son « baragouineur d’ancêtre », ni analyser et expliquer les ressorts cachés de son attitude distante durant tant d’années, face à cette identité dont il semble vouloir dire, qu'elle est un peu la sienne.

L’ancêtre « baragouinant », une grand-mère bretonnante, un oncle conteur de « mistères », que l’on avait décidé d’oublier, mais qui « pour la circonstance pour ou contre » même Bachelot… tout à coup vous rend, vous permet de faire sentir, que l’on est aussi soi-même un peu victime...parmi les victimes ou que l’on connaît la question. Pas responsable de ses choix ? À chacun donc la liberté, la faculté de reconnaître ou pas son (ses) fantôme (s)...Et durant de longues années, comme Edwy, l’on s’est engagé dans d’autres combats, d’autres revendications, davantage dans le vent et la mode, en se fabriquant des idées et en menant des ferraillages qu’il n’aurait pas été déplacé pour certains, de mener et d’élaborer, comme Breton dans son Histoire !

Je suis obligé de constater que depuis quelques temps, la parisiano-brittophilie se manifeste, chez des personnes « d’origine bretonne », mais pas seulement, qui muets sur la matière bretonne contemporaine durant toute leur vie, font une espèce de « coming-out » identitaire utilisée d’une manière singulièrement opportune…

Je n’arrive pas vraiment à décider si l’intérêt manifesté n’est que de circonstance : Vendre un bouquin, ou engranger pour une vulgaire ambition politique future. Peut-être encore, les temps n’étant plus d’afficher son mépris ou ses complexes et contradictions pour la bretonnitude, alors à l’intervieweur l’on dit aimer la Bretagne...Oui mais ! Ses côtes et paysages...Sa lumière...Ses fruits de mer et ses crêpes...Ses vieux villages retapés et ses ports pittoresques qui reçoivent parfois ces grands voiliers lourds de rêves et de voyages... Pour les souvenirs, les goûts et les odeurs de toutes les vacances passées dans l’enfance à St Malo, à Dinard, dans le golf du Morbihan etc...etc...

Qu’ont-ils donc fait, en chemin, du reste c’est-à-dire des Bretons et Bretonnes et de leur Histoire ? De leur culture ? De leurs légitimes aspirations à vivre une autre liberté, celle de leurs choix, de leur autodétermination ? Depuis quand s’en sont-ils préoccupés réellement ? Sont-ils allés « En tu all d’ar gorre » ? De leur confort des pré-pensés, discours pré-mâchés de gauche et de droite et intérêts immédiats, ont-ils osé s’éloigner de quelques réflexions supplémentaires? Encablures c'est plus local. Vers une prise de conscience et un engagement différents et assumés ?...Même et surtout en prenant le risque de se tromper un jour, ou bien d'être trahi par l’Histoire et les Hommes, choisir enfin en toute sincérité ! Pour que ça change…mais dans les faits !

Je suis amer ? Oui ! Homme libre tu chériras l’amer! Aigri ? Sans doute ! Vieilli ? Sans aucun doute un peu! Mais aux âmes bien nées et relativement informées, la critique, la révolte, ne subissent pas le nombre des années. Surtout elles ne s’en dispensent pas!... Pour le moins de les crier…

« Vingt ans après », dans une atmosphère ambiante je _ depuis longtemps déçu_ n’y ai reniflé que le « suint » des gauches et autres... aux vieilles laines sur des dos plus jeunes… et bu quelques verres de vin là où, pour moi, Breizh n’a même plus valeur d’alibi...

Adieu cher Festival des Minorités de Douarnenez, qui n’a (presque toujours) été en fait que celui « d’une » minorité, celle de ceux qui en retirent les gratifications habituelles des grands organisateurs, aussi celle de ceux qui y trouvent tribune et celle de ceux qui le fréquentent avec le sentiment profond d’appartenir à une « minorité d’éveillés-éveilleurs », de penseurs d’élite…Trois en Une, pour un festival bien huilé. Illusoires mécaniciens du Monde. Sans doute nécessaires, mais cela est …très largement insuffisant !

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