Impôts locaux : l'Avis du Parti Breton /Tailhoù lec'hel : Ali Strollad Breizh

-- Politique --

Communiqué de presse de Parti Breton
Porte-parole: Sébastien Girard

Publié le 17/03/15 19:23 -- mis à jour le 00/00/00 00:00

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Tailhoù lec'hel: gwask arc'hant dic'houzañvus ha tarzhus

Dleout a rafe ar c'holl arc'hant bloaz gall tremen eus 4,4 % eus ar PDK (Produadur diabarzh kriz) da 4,3 %, evit tremen dindan gwehin 3 % e 2015. Divizet en deus ar gouarnamant evit-se arboellañ 50 miliard a euroioù etre 2015 ha 2017. Digresket e vo ar roadennoù-stad d'ar strollegezhioù lec'hel a 11 miliard a euroioù. E 2015, 56 % eus an 3,7 miliard a euroioù arboellet a vo kavet war chouk ar strollegezhioù lec'hel, en o zouez 70 % war hini ar c'humunioù ha 30 % war hini an etrekumunelezhioù. Direizh eo ar striv-mañ bet goulennet digant ar strollegezhioù lec'hel pa ouezer ne dalv dispignoù ar strollegezhioù lec'hel nemet 4% eus an dle publik gall.

War greskiñ bepred ez a dispignoù mont en-dro ar strollegezhioù lec'hel, buanoc'h eget ar savadoù. Ha pa ne ve ken gant emdroadur ar c'hoskor a vez stag ouzh pouez brasoc'h-brasañ an etrekumunelezhioù. Etre 2000 ha 2013, lodenn an dispignoù liammet d'an treuzkasoù eus ar c'humunioù d'an etrekumunelezhioù a zo bet daougementet o tremen eus 18 % da 36 %.

Gourlakaat a ra ar Stad dibaboù politikel breutaus pa dreuzkas savadoù arc'hant dister war un dro. Da skouer, ar sapre luskoù-skol gwall-vrudet a gas ar budjedoù lec'hel d'an traoñ abaoe bloaz zo. E 2013, ar postadurioù lec'hel, a vez diaes ober hepto, a oa bet 70 % eus ar postadurioù publik. Dont a ra 40 % eus dispignoù mont en-dro ar strollegezhioù lec'hel eus abegoù an diavaez. Strizh-tre eo frankiz an dilennidi lec'hel e-keñver an arc'hant enta.

P'emañ an holl strollegezhioù lec'hel oc'h aozañ pe o votiñ o budjedoù ez eo sorc'hennet an dilennidi lec'hel gant ar pal d'en em zizober diouzh troc'h ar sizailh. Da lavarout eo derc'hel krommenn an dispignoù dindan krommenn ar savadoù, dezho da gaout an disterañ galloud evit postadurioù. Asantiñ a ra an dud e-karg lec'hel a-benn ar fin lakaat da greskiñ an tailhoù bepred tra ma vez diaesoc'h-diaesañ d'ar geodedourien diluziañ lodennoù ar c'hresk etre ar gumun, an etrekumunelezh, an departamant, ar rannvro, hag ar veurgêr marteze a-walc'h ivez evit lod anezho. Evit Strollad Breizh, bez' emañ ar gwask arc'hant-mañ dic'houzanvus ha tarzhus.

Ober a ra van an holl da neuze da grediñ o deus ar strolladoù a c'houarnamant ar youl bolitikel da cheñch ar Stad c'hall evit gwellañ mad ar poblañsoù lec'hel en tu-hont d'ar meurgêrioù bras. An dilennidi lec'hel an hini eo a zo plaset ar gwellañ avat evit kompren anken an dud hag hini an embregerezhioù. Ar re wellañ int evit ijinañ doareoù nevez da skoazellañ an eil hag egile. Da empennañ un disparti disheñvel etre ar Stad kreiz ha Breizh gant savadoù an tailhoù. Da sevel nerzh evit lakaat Pariz da blegañ da gaout ur dezvad gwirel a emrenerezh kemedel, ekonomikel ha sevenadurel evit Breizh. Ha mont a raje Breizh war-raok a-drugarez d'an dilennidi lec'hel enta ? Ya, gant ma teuio ar santad a zireizhted a vez ganto da vezañ un harp d'en em sevel da vat...

Impôts locaux : pression fiscale intenable et explosive

Le déficit français devrait passer de 4,4 % du PIB en 2014 à 4,3 % en 2015, pour passer sous la barre des 3 % en 2017. Pour ce faire, les économies de 50 milliards d'euros, prévues par le gouvernement entre 2015 et 2017, impactent directement les collectivités locales d'une diminution de dotation d'Etat de 11 milliards d'euros. En 2015, 56 % des 3,7 milliards d'euros d'économies se portent sur les collectivités locales, dont 70 % pour les communes et 30 % pour les intercommunalités. Cet effort demandé aux collectivités locales est injuste puisque seulement 4% de la dette publique française leur sont imputables.

Les dépenses de fonctionnement des collectivités locales augmentent plus vite que les recettes. Notamment par l'évolution du personnel due à la montée en puissance de l'intercommunalité. Entre 2000 et 2013, la part des dépenses liées aux compétences transférées des communes aux communautés de communes a doublé, passant de 18% à 36%.

L'Etat impose des choix politiques discutables sans transferts financiers conséquents. Comme les trop célèbres rythmes scolaires qui plombent le budget local depuis l'année dernière. Les investissements locaux, toujours nécessaires, représentaient 70% des investissements publics en 2013. 40 % des dépenses de fonctionnement du bloc communal proviennent de décisions extérieures. Autant dire que la marge de man½uvre financière des élus locaux est faible.

Au moment où toutes les collectivités locales préparent ou votent leurs budgets, l'obsession des élus locaux est bien d'échapper à l'effet de ciseaux. C'est à dire, maintenir la courbe des dépenses de fonctionnement en dessous de celle des recettes, pour conserver un minimum de capacité d'investissement. Les responsables locaux se résolvent donc à augmenter continuellement les impôts alors que le contribuable breton a bien du mal à faire la part réelle des augmentations entre la commune, l'intercommunalité, le département, la région, voire la métropole. Pour le Parti Breton, cette pression fiscale est intenable et explosible.

Dans ce contexte, où chacun fait semblant de croire que les partis de gouvernement ont la volonté politique de réformer l'Etat français au bénéfice des populations locales en dehors des grandes métropoles, les élus locaux sont les mieux à même de comprendre l'angoisse des ménages et des entreprises. Les mieux à même d'inventer de nouvelles formes de mutualisation. D'imaginer une autre répartition des ressources globales des impôts entre l'Etat central et la Bretagne. D'établir un rapport de force avec Paris pour obtenir un statut particulier d'autonomie fiscale, économique et culturel pour la Bretagne. Le salut de la Bretagne, ne viendrait-il donc pas des élus locaux ? Pour peu qu'ils transforment leur sentiment d'injustice en révolte ...

Emile Granville - le 17/03/2015

Mouezh aotreet Strollad Breizh

Porte-parole du Parti Breton

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Le Parti Breton a pour but de rassembler, d'unir et d'organiser tous les bretons et amis de la Bretagne décidés à réveiller la conscience nationale du Peuple Breton afin que celui-ci se dote enfin des structures politiques, économiques, sociales et culturelles lui permettant d'assurer en tant qu'entité internationalement reconnue, son avenir et son épanouissement dans le cadre d'une Europe des Peuples et de la Solidarité

Vos commentaires :

SPERED DIEUB
Mercredi 18 mars 2015

Ce juste constat vous devriez le diffusez , aux forces vives de la Bretagne ,la société civile et les élus malgré que beaucoup d'entre eux sont des valets de la classe politique parisienne ,parfois malgré eux Ensuite en faire un thème mobilisateur prioritaire ,car c'est ce genre de photographie concrète qui peut amener les bretons à prendre conscience ,de la nature nuisible de l'impérialisme francilien centralisateur

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